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The Ghastly Ones

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« Des crétins avec une caméra. » Voilà comment Stephen King rabaissait Andy Milligan et son équipe après avoir vu The Ghastly Ones (1968), sans nul doute l’un des efforts les plus connus d’un auteur ayant connu le goudron et les plumes, parce que considéré comme l’un des pires qui soient. Je ne me hasarderai d’ailleurs pas à prétendre que les horribles du titre forment une belle escouade, le premier film de l’Andy à prendre des couleurs, même si c’est pour épouser une fade palette, restant effectivement un canard sacrément vilain, mais la bonne foi m’oblige à le voir comme plus qu’une crotte de nez collée sur la gigantesque fresque du cinéma fantastique. Oui, The Ghastly Ones est fin nul, mais il est aussi de ces quelques bandes d’exploitation à faire la bascule entre un âge d’or tout en retenue et l’ère des sauvages à venir, les meurtres ici perpétrés par un spadassin encapuchonné annonçant même la venue future du slasher flick.

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Le Cri des Ténèbres (Funeral Home)

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Si le Canadien William Fruet a passé une bonne partie des années 90 à secouer les plus petits avec la série Chair de Poule, il n’en essayait pas moins d’aussi faire frémir les poilus. Voir son rape and revenge Death Weekend (1976) pour s’en assurer. Mais plutôt que de se faire un billet facile en s’acharnant dans le sordide, Fruet opte en 1980 pour un retour aux fondamentaux avec Le Cri des Ténèbres (aka Funeral Home), sur lequel plane l’ombre d’un certain Alfred H.

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Les Secrets de l’Invisible (The Unseen)

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Que se serait-il passé si, plutôt que de succomber aux hécatombes barbares du slasher, la descendance du thriller horrifique à la Psychose avait continué sa trajectoire en misant sur le suspense, une poignée de personnages bien écrits et dont les tourments comptaient plus que les colères sanguinaires ? Paradoxalement, la réponse est apportée par un Danny Steinmann peu commémoré pour ses finesses, son Savage Streets (1984) étant un festival de seins mous et d’agressions sexuelles à la langue pendue tandis que son Vendredi 13, Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur (1985) reste l’un des plus beaux exemples de charcutage bas de plafond. Plus old-school dans l’esprit, The Unseen (ou Les Secrets de l’Invisible, 1980) retrouve les turnes isolées où sont nichés de présentables psychotiques, sourire au visage et saignoir caché dans le dos.

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House of Horrors

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A quelque-chose malheur est bon, dit-on, et si l’on ne saurait se réjouir que Rondo Hatton respira du gaz empoisonné sur le front français lors de la première guerre mondiale, l’Américain souffrant en conséquence d’une acromégalie transformant sa chair et ses os, force est aussi de constater que la relative célébrité de l’acteur tient justement à son allure de gorille courroucé. Il ne fallut d’ailleurs qu’un doublet horrifique pour que son nom se grave dans la légende, Rondo incarnant le Creeper dans House of Horrors et The Brute Man (1946 dans les deux cas), deux petites Séries B qui lui promettaient un bel avenir et toute une saga où il aurait pu jouer les étrangleurs nocturnes. Il n’en profita pas, décédant juste après les tournages en ignorant qu’il était en passe de devenir un Classic Monster

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The Mortuary Collection

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Depuis quelques temps, Shudder, le Netflix de la miquette, s’ingénie à tirer profit de l’amour renouvelé du public fantastique pour les anthologie, réactivant là Creepshow via une série, et prenant ici rendez-vous avec le croque-mort pour The Mortuary Collection (2020). Et celui-ci est plutôt une très bonne nouvelle pour le genre, enfin réhabilité après quelques VHS et ABC of Death tout sauf glorieux et des amas de courts-métrages attendrissants mais trop fauchés pour toucher au formidable (Scarewaves). Mieux, le nouvel espoir du genre Ryan Spindell nous ramènerait presque dans les sombres mausolées jadis érigés par Don Coscarelli.

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Psycho Sleepover

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Il suffit de jeter un œil aux caméos présents dans Psycho Sleepover (2008) pour savoir où punaiser sur notre carte du monde de l’horreur ce gros Z aux confins de l’amateurisme, dans lequel tournicotent donc l’égérie passée du slasher Felissa Rose, connue pour en avoir une sacrée paire sous sa jupe et avoir salement puni les mauvais bougres dans Massacre au Camp d’été, et le trublion Lloyd Kaufman, patron de ce monolithe du mauvais goût et de la connerie qu’est Troma. C’est mathématique, notre low-budget du week-end, emballé par Eric Gosselin et un Adam Deyoe par la suite amené à tourner Dead Season (2012), rendra donc équitablement hommage aux hécatombes des 80’s et aux bains toxiques montés avec les moyens du bord du père du Toxic Avenger, qui accueille d’ailleurs notre petite pelloche dans son catalogue.

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Tribunal Fantôme

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On connaît bien le Dan Aykroyd casseur de fantômes, le Dan Aykroyd chanteur et danseur avec son faux frères John Belushi, le Dan Aykroyd persuadé que spectres et petits hommes verts existent bel et bien, et même le Dan Aykroyd vendeur de vodka. Par contre, il reste encore à beaucoup d’entre nous l’honneur de faire connaissance avec le Dan Aykroyd réalisateur, poste qu’il ne tint qu’une seule et unique fois lors de son Tribunal Fantôme (1991), gigantesque bordel horrifico-comique qu’il présidait sans savoir trop savoir ce qu’il faisait.

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Raging Fury (Hell High)

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Et un de plus ! On n’en finit jamais vraiment, sur Toxic Crypt, de tomber sur de nouveaux one timer, ces jadis petits jeunes qui ont un jour décidé de miser leur avenir sur une petite Série B sans se douter que celle-ci tiendrait finalement moins du prometteur point de départ que de la sévère ligne d’arrivée. En 1989, ou plutôt en 86 puisque son film fut en réalité shooté bien avant sa sortie officielle, c’était à Douglas Grossman de tenter de décrocher les étoiles avec Hell High, menue bande nous renvoyant aux bancs d’école et parvenant, c’est un comble, à sonner à la fois comme trop scolaire… et pas assez.

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Killer’s Delight (The Dark Ride)

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Cela n’aura pas pris bien longtemps avant que je ne me contredise : samedi, alors que j’étais dans la gadoue jusqu’au cou pour cause de pique-nique avec le si vilain Rana, The Legend of Shadow Lake, je clamais haut et fort que plus un film à de titres différents, plus grandes sont les chances que la bande en question ait la grâce d’un Gérard Depardieu au sortir du Salon du Vin de Remouchamps. Comme pour me faire mentir, c’est au tour de Killer’s Delight (1978) de garer son van crasseux sur le parking de la crypte, l’unique méfait d’un certain Jeremy Hoenack se faisant également appeler The Dark Ride ou The Sports Killer sans pour autant se faire infamie.

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Ma

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Elle est gentille, Sue Ann, affectueusement surnommée Ma (Octavia Spencer, La Forme de l’Eau) et si tendue à l’idée que les petits jeunes du coin se mangent un arbre à la sortie de leurs beuveries qu’elle les invite à venir festoyer dans sa cave. Attention cependant à ne pas lui manquer de respect, car le courroux de la big mamma sait se montrer à la hauteur de sa bonté de façade. N’attendez cependant pas trop de ses sautes d’humeur : c’est du Blumhouse, donc du tiédasse.

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