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Blood Diner

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Sol à damier, banquettes rouge cerise, vieilles photos de la première Cadillac du patron et des nez tordus des boxeurs du patelin, le bruit d’œufs crépitant dans leur poêle, une vieille odeur de croque-monsieur, un panier avec de longues frites noyées dans le ketchup sur la table… Prenez place sur l’un des tabourets de l’american diner, temple de la becquetance qui goûte « comme à la maison », de la croûte pas fameuse-fameuse mais qui, conjuguée à un décorum festif par nature, vous fait gagner quelques points de bonheur. Jackie Kong, que l’on connaît depuis le creature feature The Being (1983), s’y installe pour le bien de Blood Diner (1987) et épouse les caractéristiques premières de son sujet. Son film sera gras, tout sauf sophistiqué et s’essaie à la bonne humeur constante à travers un second degré qui fait basculer l’horreur dans la bouffonnerie.

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Meatcleaver Massacre

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On a la célébrité qu’on mérite, et dans le cas de Meatcleaver Massacre (1977), parfois précisé Hollywood Meatcleaver Massacre, sa renommée se fera sur le dos d’un Christopher Lee courroucé pour avoir été parachuté au milieu d’une petite production pour laquelle il n’avait jamais signé. Pour son seul et unique film, Evan Lee roule son monde, et le spectateur en premier lieu.

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Terreur sur la ville (The Town that Dreaded Sundown)

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Des films après lesquels nous nous voyions déjà courir au-delà de la retraite, nous en avons une liste longue comme dix bras. Grâce à Rimini, elle vient de perdre un radius. The Town that Dreaded Sundown (1976, chez nous Terreur sur la Ville, vous comprendrez qu’on s’en tienne au titre original…) se fraie enfin un chemin jusqu’à nos mains tremblotantes, et délivre enfin ses secrets les mieux gardés, ses plaisirs si bien cachés. Quelques fautes de goût aussi, hélas.

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Les Sadiques de Satan

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Born to be wild, ou Born to be Assholes si la Série B s’en mêle. Car une fois passée sous la douche de l’exploitation, dont le pommeau est tenu par le briscard Al Adamson (Dracula contre Frankenstein), le genre braque vers Viol-la-ville avec Satan’s Sadists (ou Les Sadiques de Satan, 1969). En faisant un petit détour, malheureux, par Pionce-le-bourg…

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Help Me… I’m Possessed !

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Rangez vos prières, nous n’en sommes pas encore aux vêpres malgré le titre de Help Me… I’m Possessed !, garanti sans petite fille alitée avec le Diable. Sortez par contre vos belles blouses blanches et vos gants de latex, car cette menue bande d’exploitation de 74 nous traîne au labo d’un mad scientist, dont les travaux portent sur l’extraction de toute vilenie d’un être vivant. Ca n’avait pas réussi au Dr. Jekyll, pas de raison que ça profite plus au Dr. Blackwood, qui avec un nom pareil a le mot « désastre » gravé en long et en large sur la gueule.

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Au-delà de la Terreur

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Frapper une grand-mère, c’est mal. Frapper une grand-mère satanique, c’est pire. Car vous ne vous en sortirez pas avec deux coups de canne dans les genoux et les condés aux trousses, mais avec Lucifer, des spectres revanchards et quelques nonnes momifiées au cul. Au-delà de la Terreur (1980) a beau se donner de grands airs Kubrickiens avec sa clique de voyous pillant et tuant à la chaîne, il n’en finit pas moins rattrapé par le bis ibère, et lâche une épouvante putride à deux mausolées de celle d’Amando de Ossorio. Contraint et forcé ?

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Christmas Evil

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Débarqué à l’orée des années 80, ce qui en fait bien malgré lui l’un de ces pionniers ayant creusé du bout de leur lame le genre du slasher flick, Christmas Evil (1980) est aussi de ces maniaques restés à se les geler sur le porche pendant que ses camarades plus fructueux faisaient à l’intérieur une bringue dont les échos se font toujours entendre aujourd’hui. La faute à un terrible quiproquo : malgré ses haches et poignards fermement tenus sur les différents visuels du film, celui qui fut tourné sous le titre Better Watch Out doit plus aux nocturnes flâneries de Martin Scorsese qu’aux coups de surins dans le névé de Bob Clark.

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Nightmare Detective

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Un rêve sans étoile est un rêve oublié. Et un cauchemar sans cruel détraqué est un cauchemar perdu. Ce n’est pas Shin’ya Tsukamoto, réalisateur du culte Tetsuo (1989), qui le dit, mais il n’en pense certainement pas moins. En sera témoin son Nightmare Detective de 2006, film de commande plus qu’oeuvre personnelle, ce que l’on ressent parfois dans ces sombres songes…

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Honeyspider

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Ca y est, c’est le grand jour. On a allumé les Jack-O-Lantern, planté nos canines dans de la gomme à l’orange, accroché les magiciennes au nez crochu aux fenêtres et nous nous sommes installés avec notre chat noir sur les genoux. Reste le plus compliqué : décider de notre amusette du soir, de la goule filmique avec laquelle nous allons passer deux petites heures en espérant qu’elle nous fasse frissonner bien comme il faut. Pas toujours facile, d’ailleurs, de savoir quel potiron soulever dans le champ des halloween movies, et qui s’est déjà retrouvé plusieurs fois devant ces anthologies nous contant encore et encore les mêmes historiettes ou face à une énième copie carbone des jeux de couteaux du Myers qui ne fait jamais risette sait que la méfiance est de mise. Ouf, aux bonnes petites surprises appartient Honeyspider (2014), petite production d’un Josh Hasty déjà de retour dans la tornade de feuilles mortes quatre années plus tard avec Candy Corn, et nous fait plaisir ici car il ne nous sort pas la même soupe à la citrouille pré-chauffée que les autres cuistos saisonniers.

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Le Sorcier Macabre

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S’il n’a jamais profité de la même aura d’intouchabilité que les Carpenter, Hooper, Craven et Romero, H.G. Lewis n’en a pas moins été « honoré » autant qu’eux par la vague de remakes frappant de plein fouet les années 2000. Et si ses plus vénérés confrères ont parfois vu leur héritage souillé par de la marchandise de consommation courante à mille lieues de la rugosité de ses modèles, le père éternel du gore qui ordonne le port du tablier s’en est tiré plus honorablement, les deux 2001 Maniacs respectant à la lettre les volontés du vieux Lewis en se roulant dans les entrailles et en riant de leur débilité profonde. Pas de ça pour le plus cérébral Jeremy Kasten, qui s’attaquait en 2007 à The Wizard of Gore avec l’objectif d’élever un peu le belliqueux tour de magie d’antan.

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