Gothique tagged posts

The Ghoul

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Créatures de la nuit autrement moins notoires que ces tristes sires de vampires ou ces grosses peluches que sont les lycanthropes, les goules n’en viennent pas moins de loin, et nous font remonter jusqu’aux Mille et une nuits, où elles sont décrites comme des mangeuses de chair, parfois morte, parfois pas, trouvables dans les cimetières ou les déserts du Maghreb. Vu que cela coût un pont de transporter toute l’Angleterre de l’effroi ou le grand Hollywood sur le sol arabe pour vérifier quel régime fait la bête, c’est généralement au dévoreur de cadavres de se payer un trajet, et après Boris Karloff dans les années trente, c’est à Peter Cushing de goûter au mythe via… The Ghoul (1975). Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

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Danse Macabre

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Des nuits de tous les mystères, le cinéma gothique en suinte plus qu’on ne saurait les compter, et s’il n’a pas toujours convaincu dans la crypte toxique (son Contronatura, pas terrible du tout), Antonio Margheriti a plus que joliment illuminé plusieurs de ces sorgues. Avec Danse Macabre (1964), on tient l’une de ses plus réputées, et ce n’est pas pour rien.

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Les Orgies Macabres

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Ah, Paul Naschy… Dans les seventies, il était pour ainsi dire impossible de trimballer ses guêtres dans une crypte sans tomber à un moment ou un autre sur la truffe de l’Espagnol, toujours dans les bons coups bis. On ne s’étonnera donc pas outre mesure de le retrouver accoudé à une pierre tombale dans le séduisant Les Orgies Macabres (1973, alias Orgy of the Dead, alias The Hanging Woman, alias La orgía de los muertos), mais on se laissera surprendre par son statut de petit rôle, le costaud étant à la même époque fort occupé par un autre tournage et ne pouvant donc pas faire acte de présence bien longtemps au bout de cette corde tressée par José Luis Merino. Pas grave, avec ou sans le loulou préféré des bissophages, la fête funéraire reste mieux que belle.

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The Mortuary Collection

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Depuis quelques temps, Shudder, le Netflix de la miquette, s’ingénie à tirer profit de l’amour renouvelé du public fantastique pour les anthologie, réactivant là Creepshow via une série, et prenant ici rendez-vous avec le croque-mort pour The Mortuary Collection (2020). Et celui-ci est plutôt une très bonne nouvelle pour le genre, enfin réhabilité après quelques VHS et ABC of Death tout sauf glorieux et des amas de courts-métrages attendrissants mais trop fauchés pour toucher au formidable (Scarewaves). Mieux, le nouvel espoir du genre Ryan Spindell nous ramènerait presque dans les sombres mausolées jadis érigés par Don Coscarelli.

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The Maze

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En devenant le chef décorateur d’Autant en Emporte le Vent (1939), William Cameron Menzies s’assura que son nom reste inscrit dans toutes les bonnes encyclopédies sur le septième art. Mais en tournant Invaders from Mars (1953), c’est dans les bibles de la science-fiction qu’il grava son nom, sans pour autant être le petit nouveau du quartier du fantastique, puisqu’il lui offrit avant cela quelques magiciens louches et même un Fu Manchu toujours aussi chafouin. C’est néanmoins sur son ultime long-métrage – suivront quelques courts et épisodes de série avant un regrettable décès en 1957 – le tridimensionnel et bien trop méconnu The Maze (1953) dans lequel on se perd avec plaisir aujourd’hui.

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Le Fantôme de l’Opéra

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De tous les Universal Monsters, le fantôme de l’opéra a toujours eu le statut de parent pauvre, celui que l’on invite aux soirées dans l’espoir qu’il ne bousille pas trop vite l’ambiance avec ses peines de coeur et qu’il jouera les taxis en utilisant sa vieille calèche pour ramener les plus cuits dans leurs mausolées maudits. Le défiguré romantique de Gaston Leroux, si ce n’est lorsqu’il était incarné par l’homme aux mille visages Lon Chaney, a donc toujours dû composer avec un rôle d’éternel bouche-trou, et c’est sans stupeur que l’on apprit que même sa version Hammer Films n’a jamais véritablement déchaîné les passions. Pire, alors que la plupart des bandes sorties des fourneaux anglais trouvaient public et succès sans même avoir à se faire suer, la version 62 de Terence Fisher fut bien vite considérée comme un échec. Un naufrage mérité ? Pas totalement.

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Le Corbeau

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Outre d’évidents talents lorsque vient l’heure de jongler avec des bourses à moitié vides, Roger Corman avait pour lui l’art de frayer avec du beau monde. Dans le cas présent les légendes Vincent Price, Boris Karloff, Peter Lorre, Hazel Court et un alors petit nouveau promis à une grande destinée, Jack Nicholson, tous réunis autour du funèbre plumage du Corbeau (1963). Mais si celui-ci claque du bec, c’est plus volontiers pour vous faire pouffer de rire que pour vous faire revivre la terreur ressentie par le grand Edgar Allan Poe lors de sa rencontre avec le petit rapace.

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La Vierge de Nuremberg

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Grand seigneur du fantastique rital, auquel il offrit quelques droites briseuses de mâchoire (Danse Macabre, Pulsions Cannibales, La Sorcière Sanglante) mais aussi de trop douces tapes (l’emmerdant Contronatura et le lent La Planète des Hommes Perdus), Antonio Margheriti eut également le mérite de faire du bourreau, d’ordinaire une banale guirlande accrochée au fin fond des fresques inquisitrices, la star d’une bisserie pur jus. La Vierge de Nuremberg (1963), malgré son âge avancé, ne manque donc jamais de sadisme, d’action, d’aventure et d’ombres menaçantes. Bienvenue à la maison.

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La Nuit des Damnés (Les Nuits Sexuelles)

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C’est clair, Filippo Walter Ratti n’est pas de la Champions League en cinéma bis, réalisateur méconnu souvent planqué derrière le pseudo de Peter Rush. Mais ce n’est sûrement pas une raison pour snober le bonhomme, auteur – entre autres – d’un sympathique Mondo erotico (1973) : un docu menteur et sexy sur les caprices d’Eros around the World. On connaît cette musique. Mieux encore, Filippo commit le très décadent I Vizi morbosi di una Governante en fin de carrière, ou Crazy Desires of a Murderer à l’export (1977) : ambiance lascive au programme, plantée par une intrigue sise dans un castel mystérieux avec de jolies donzelles qui se dénudent à tout-va… avant d’être énucléées par le maniaque de service. C’est un peu bavard (l’enquête policière), même si le film réserve son lot de beaux moments pour qui sait apprécier le giallo fin de série.

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La Chair du Diable (The Creeping Flesh)

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Communément relégué au rang d’ornement enchaîné aux parois rocailleuses ou condamné à prendre la poussière dans un coin de donjon, le squelette prend sa revanche dans La Chair du Diable (aka The Creeping Flesh, 1972) en faisant tourner la tête aux stars anglaises Peter Cushing et Christopher Lee. De la Hammer pleine de mousse tombale ? De la Amicus plongée dans le raisiné humain ? Ni l’un ni l’autre : c’est aujourd’hui la Tigon (La Nuit des Maléfices, Le Grand Inquisiteur, La Maison Ensorcelée) qui régale.

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