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Le Désosseur de Cadavres (The Tingler)

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Quand Vincent Price, le Master of Menace en personne, s’alliait à ce petit prince du gimmick glaçant qu’était William Castle, ce n’était évidemment pas pour dénoyauter des cerises. Et si le gentiment culte Le Désosseur de Cadavres (The Tingler, 1959) n’oublie pas de se parer d’un soupçon de psychologie et joue avec la thématique du mariage malheureux, il fait surtout l’étalage de tout son macabre et lâche sur les foules un scolopendre de la taille d’un bras. De quoi faire sursauter le public des fifties, et si les fessiers devaient rester coller à leur siège, comptez sur Castle pour envoyer le coup de jus nécessaire à la faire lever.

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La Nuit de tous les Mystères / La Maison de l’Horreur

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L’horreur est une fête, et ça, le saltimbanque de la terreur William Castle l’avait sans doute mieux compris que tout le monde. En attestera une bonne partie de sa carrière, et surtout son classique La Nuit de tous les Mystères (The House on Haunted Hill, 1959), véritable tour en train fantôme avec comme conducteur the man, the legend, Vincent Price. Et bien installés sur la banquette de ce wagon hanté, nous avons attendu l’arrêt jusqu’au remake de 1999, La Maison de l’Horreur, derrière lequel se cache un hommage poignant à Price et Castle.

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I Was a Teenage Werewolf

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Si cette AIP versant aussi bien dans les nuitées macabres au caveau de Poe que dans les invasions de grosses bébêtes à pinces, eut l’image d’une maison de retraite où les Peter Lorre, Boris Karloff et en moindre mesure Vincent Price venaient profiter de leurs vieux jours, elle n’en goûta pas moins au jeunisme en lançant sur le marché I Was a Teenage Werewolf (1957), fer de lance de toute une vague de teen monsters ravagés par l’acné. Ou les premiers poils.

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Day the World Ended

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La fin des uns signe parfois le début des autres. En témoigne ce Day the World Ended (1955) qui nous chantait l’apocalypse nucléaire, et peut-être les derniers jours d’une humanité bosselée et réduite à peau de chagrin, mais propulsait aussi Roger Corman très haut dans le ciel des producteurs orientés low budget. On peut d’ailleurs comprendre que la AIP se soit éprise une bonne fois pour toutes du bonhomme, car pour une enveloppe à moitié vide le futur réalisateur de L’Attaque des Crabes Géants et La Chute de la Maison Usher fait quasiment des merveilles.

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L’Attaque des Sangsues Géantes

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Si l’on sait qu’il ne faudrait pas s’appuyer sur ses murs de peur de les voir tomber, on ne peut pourtant réfréner l’envie d’applaudir l’antre aux bêtes assemblées à base de petits riens par Roger Corman, grand prélat de l’épouvante cheap et de la science-fiction la plus dépourvue. Pour L’Attaque des Sangsues Géantes (1959), Tonton Roro refilait les clés de la maison à Leo Gordon (ici scénariste, mais ailleurs acteur, voir La Malédiction d’Arkham pour s’en faire la preuve) et Bernard L. Kowalski, réalisateur de Night of the Blood Beast (1958), SSSsss (1973) et quatre épisodes de Columbo. Et tout ça pour mener la danse d’une paire de limaçons mutants, enfouis sous la gadoue de marécages où les rednecks sortent la pétoire et les blondinettes font cocus leurs gros époux.

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Le Retour de la Mouche

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Coriace la mouche, insecte dont le grand talent se trouve dans son art d’éviter la tape, et dont on sait qu’une fois effacée d’un bon coup du plat de la main elle sera remplacée par dix camarades bourdonnantes. A peine écrasée à la fin du fabuleux La Mouche Noire (1958), la revoilà à tourner autour d’un Vincent Price de retour dans la franchise, séduit par un script dont il apprécie tout particulièrement la première moitié. Malheureusement pour lui, à l’heure des coupes budgétaires faites par des producteurs à priori pas trop sûrs des qualités du moucheron nouveau, c’est justement sa partie favorite du scénar’ qui saute. Qu’il repose néanmoins en paix : sans atteindre le niveau bien trop élevé de son aîné, Le Retour de la Mouche (1959), pour de la Série B sortie des fours à la hâte, se grignote sans difficultés.

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The Maze

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En devenant le chef décorateur d’Autant en Emporte le Vent (1939), William Cameron Menzies s’assura que son nom reste inscrit dans toutes les bonnes encyclopédies sur le septième art. Mais en tournant Invaders from Mars (1953), c’est dans les bibles de la science-fiction qu’il grava son nom, sans pour autant être le petit nouveau du quartier du fantastique, puisqu’il lui offrit avant cela quelques magiciens louches et même un Fu Manchu toujours aussi chafouin. C’est néanmoins sur son ultime long-métrage – suivront quelques courts et épisodes de série avant un regrettable décès en 1957 – le tridimensionnel et bien trop méconnu The Maze (1953) dans lequel on se perd avec plaisir aujourd’hui.

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Le Crâne Hurlant (+ Cursed)

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Avant de tourner le shocking thriller Point of Terror en 1971, et même avant de passer d’une liane à l’autre, peau de jaguar sur le torse, en shootant quelques épisodes et même deux films Tarzan, Alex Nicol donnait dans la bonne veille Série B à frissons avec Le Crâne Hurlant (1958), agréable dégringolade que fait une jeune épouse vers la folie, le squelette de la femme précédente de son nouvel mari revenant la hanter dans leur luxueuse maison. Mais avant d’en arriver à cette partie d’osselets, votre malheureux serviteur passa par le nettement moins louable Cursed (1990).

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Le Poignard de Bambou (The Four Skulls of Jonathan Drake)

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Au fil de ses nombreuses incursions dans le fantastique, l’épouvante ou la science-fiction, Edward L. Cahn (Creature with the Atom Brain, The She-Creature, Voodoo Woman, Zombies of Mora Tau, Invasion of the Saucer Men, It ! The Terror from beyond Space : pas un poussin du jour question effroi donc) n’eut de cesse d’essayer de nous retourner les tripes. C’est désormais la nuque qu’il vise avec Le Poignard de Bambou (1959), certainement plus connu sous son nom d’origine The Four Skulls of Jonathan Drake, par lequel il tente de nous faire perdre la tête. Pari gagné, puisqu’il signe ici son meilleur effort, mais aussi l’une des plus jolies émeraudes de l’horreur 50’s.

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I Was a Teenage Frankenstein

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Connue pour avoir inondé le marché des années 50 de Séries B fauchées de chez fauchées, la maison des goules miséreuses AIP l’était aussi pour avoir tenté un rajeunissement des troupes monstrueuses via I Was a Teenage Werewolf (1957). Avec succès, ce Teen Wolf avant l’heure récoltant suffisamment de biftons pour que certains gérants de salles ou de drive-in, surtout ceux situés au Texas, quémandent une pelloche du même tonneau à projeter dans les plus brefs délais. Paf, cinq mois plus tard sort un I Was a Teenage Frankenstein (1957) toujours en manque d’argent de poche mais se glissant néanmoins parmi les plus agréables tentatives de secouer le cadavre de Mary Shelley.

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