Savant Fou tagged posts

Doctor Death : Seeker of Souls

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Lancer une franchise horrifique menée par une figure maléfique reconnaissable entre mille, parcourant toujours plus de nuits de pleine lune au fil de séquelles toujours plus nombreuses, et collecter les droits d’auteur à chaque nouvelle sortie de tombe, n’est-ce pas là le rêve ultime de tout réalisateur et producteur donnant dans le putride ? Mais n’est pas la Toho ou la Hammer qui veut, et bien qu’il soit tiré à quatre épingles, qu’il s’y connaisse en punchlines assassines et semble prendre un plaisir réel au morcellement de bimbo, l’immortel savant de Doctor Death : Seeker of Souls (1973) voit sa vie soi-disant éternelle s’éteindre dès son premier opus, resté trop obscur pour entraîner une quelconque suite. C’est d’ailleurs bien dommage.

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Santo en el museo de cera

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Santo a tout vécu, tout vu, et surtout tout dégommé. Chicane avec Blue Demon dans les ruines de l’Atlantide, correction de quelques femmes vampires, rififi avec des Martiens que l’on renvoie chez eux en deux coups de manchette, débats agités (comprendre : on se défonce la gueule gaiement) avec une sorcière et ses sbires démons… Fallait bien que l’homme masqué finisse par aller voir s’il n’y a aucune baffe à distribuer dans les musées de cire, et bonheur !, Santo en el museo de cera (1963) lui sert sur un plateau doré une petite clique de monstres de paraffine qu’il serait bon de faire passer par-dessus la troisième corde.

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Le Désosseur de Cadavres (The Tingler)

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Quand Vincent Price, le Master of Menace en personne, s’alliait à ce petit prince du gimmick glaçant qu’était William Castle, ce n’était évidemment pas pour dénoyauter des cerises. Et si le gentiment culte Le Désosseur de Cadavres (The Tingler, 1959) n’oublie pas de se parer d’un soupçon de psychologie et joue avec la thématique du mariage malheureux, il fait surtout l’étalage de tout son macabre et lâche sur les foules un scolopendre de la taille d’un bras. De quoi faire sursauter le public des fifties, et si les fessiers devaient rester coller à leur siège, comptez sur Castle pour envoyer le coup de jus nécessaire à la faire lever.

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The Twilight People

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Fausse bande d’horreur et vrai film d’aventure, The Twilight People (1972) nous ramène sur la fameuse île du Dr. Moreau ; mais chut, il ne faut pas le dire, c’est un secret. De polichinelle alors, car même si l’îlot ne dit pas son nom et que le savant fou y rôdant ne porte pas le nom de jeune fille de ma grand-mère (oui, ma grand-mère s’appelait Moreau. On est prédestiné au fantastique ou on ne l’est pas), le Philippin Eddie Romero (Beast of the Yellow Night, Beast of Blood, Brides of Blood… un auteur aussi sanguinaire que bestial, donc) reprend le principe de la nouvelle de Wells pour la transformer, sans en avoir trop l’air, en un survival d’action.

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I Was a Teenage Werewolf

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Si cette AIP versant aussi bien dans les nuitées macabres au caveau de Poe que dans les invasions de grosses bébêtes à pinces, eut l’image d’une maison de retraite où les Peter Lorre, Boris Karloff et en moindre mesure Vincent Price venaient profiter de leurs vieux jours, elle n’en goûta pas moins au jeunisme en lançant sur le marché I Was a Teenage Werewolf (1957), fer de lance de toute une vague de teen monsters ravagés par l’acné. Ou les premiers poils.

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The Killer Eye

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Promis, on va tenter de ne pas aligner trop de mauvais jeux de mots sur les mirettes alors qu’on se penche sur The Killer Eye (1999), production mal assumée par un Charles Band planqué sous pseudonyme, et réalisée par un David DeCoteau lui aussi caché derrière un nom de guerre. On n’a de toute façon pas envie de rire à la sortie de ce creature feature oculaire, nouvelle évidence que cela ronflait sévère sous la pleine lune du père Band, et ce malgré les déshabillages réguliers qui profitaient de sa lumière.

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L’Homme à la Tête Coupée

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Que Paul Naschy n’avait pas la tête bien vissée sur les épaules, on le savait depuis le bon Horror Rises from the Tomb (1973). La même année, on nous informait que la même binette dégringolait à nouveau dans L’Homme à la Tête Coupée, alias Crimson – The Man with the Severed Head, alias aussi Le Viol et l’Enfer des X ! Pourquoi un titre si dépravé ? Parce que c’est Eurociné qui régale, tiens !

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Le Cerveau qui ne voulait pas mourir

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Plus ils sont intelligents, plus ils sont méchants. The Brain that Wouldn’t Die (1962) en fait l’évidence même, sa réputée blouse blanche occupant son temps libre à collecter des membres et organes bons pour la corbeille pour les réanimer dans le secret de son sous-sol. Et lorsque sa fiancée manque de perdre la vie dans un accident de voiture, le mad doctor de garde cette nuit-là récupère et rend la vie à sa seule tête, dès lors bien pleine. De haine.

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Les Orgies Macabres

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Ah, Paul Naschy… Dans les seventies, il était pour ainsi dire impossible de trimballer ses guêtres dans une crypte sans tomber à un moment ou un autre sur la truffe de l’Espagnol, toujours dans les bons coups bis. On ne s’étonnera donc pas outre mesure de le retrouver accoudé à une pierre tombale dans le séduisant Les Orgies Macabres (1973, alias Orgy of the Dead, alias The Hanging Woman, alias La orgía de los muertos), mais on se laissera surprendre par son statut de petit rôle, le costaud étant à la même époque fort occupé par un autre tournage et ne pouvant donc pas faire acte de présence bien longtemps au bout de cette corde tressée par José Luis Merino. Pas grave, avec ou sans le loulou préféré des bissophages, la fête funéraire reste mieux que belle.

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Le Retour de la Mouche

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Coriace la mouche, insecte dont le grand talent se trouve dans son art d’éviter la tape, et dont on sait qu’une fois effacée d’un bon coup du plat de la main elle sera remplacée par dix camarades bourdonnantes. A peine écrasée à la fin du fabuleux La Mouche Noire (1958), la revoilà à tourner autour d’un Vincent Price de retour dans la franchise, séduit par un script dont il apprécie tout particulièrement la première moitié. Malheureusement pour lui, à l’heure des coupes budgétaires faites par des producteurs à priori pas trop sûrs des qualités du moucheron nouveau, c’est justement sa partie favorite du scénar’ qui saute. Qu’il repose néanmoins en paix : sans atteindre le niveau bien trop élevé de son aîné, Le Retour de la Mouche (1959), pour de la Série B sortie des fours à la hâte, se grignote sans difficultés.

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