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Dracula, Prisonnier de Frankenstein

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Dracula contre Frankenstein, troisième round. A moins que l’on en soit déjà au quatrième, voire au cinquième ? C’est qu’on perd le compte dans cette tornade de canines arrachées et de boulons dévissés, les deux géants du fantastique gothique n’en finissant plus de se perdre en coups de genoux dans la cape et gifles sur les sutures suintantes. Et tout cela sur les rings les plus misérables qui soient, sinon ce n’est pas drôle. Pas d’Al Adamson ou de Paul Naschy à l’arbitrage cette fois, mais un Jess Franco qui regarde ailleurs et ne voit pas que le loup-garou s’infiltre dans Dracula, Prisonnier de Frankenstein (1972) pour ajouter encore un peu au bordel ambiant.

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The Vulture

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L’oiseau et l’épouvante font assez mauvais ménage, autant se l’avouer, et outre un célèbre Les Oiseaux et quelques zéderies tordantes (Poultrygeist, Thankskilling), le genre a rarement pris son envol malgré ses ailes nouvelles. Ne comptons pas trop sur l’ancien The Vulture (1966) pour bouleverser la donne, d’autant qu’à sa décharge notre rapace ne voltige avec la peur qu’à de rares occasions, préférant les secrets du mystery movie guindé.

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Zaat

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Dire que ça pleurniche en France pour un petit vaccin de rien du tout en 36 doses… Que diriez-vous donc si vous viviez en Floride, là où un savant forcément fou (vous vous doutez bien qu’on ne parlerait pas de Copernic dans notre petit caniveau) se transforme en monstre verdâtre et compte empoisonner l’eau pour forcer le bon peuple du sud-est des États-Unis à se métamorphoser en poissons-chats géants. En voilà une belle idée, au centre de ce Zaat (1971) plus fréquemment vu comme une grosse vérole faite film que comme une Série B valable. Et pourtant…

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Blackenstein (Black Frankenstein)

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Faut savoir rester à la page, et à défaut de garder les yeux ouverts, le fantastique savait ne pas fermer ses oreilles aux sons nouveaux. Ainsi, dans les 70’s, inspiré par le succès grandissant de la soul et des musiques funky, l’épouvante se tannait légèrement et entrait dans l’ère de la blaxploitation. Plutôt avec bonheur : les deux Blacula étaient bien agréables, et Dr Black, Mr Hyde même mieux que ça. Il fallait bien que ça cesse un jour. Enter Blackenstein (ou Black Frankenstein, 1973), parfois considéré comme la pire chose un jour égouttée du roman de Mary Shelley. Ce n’est pas totalement volé, sans être parfaitement véridique.

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Mutations (The Freakmaker)

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Mutations, The Freakmaker, Le Monstre Dénaturé, beaucoup de noms pour un seul film, daté 1974, dont les photographies dispersées dans les divers ouvrages et magazines n’en finissaient pas de faire rêver – du moins pour une audience vorace, pour tous les autres les clichés tenaient du cauchemar futur. Rimini s’était penché sur son cas il y a de cela quelques temps déjà, et nous montrait que Donald Pleasence avait la main verte.

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Help Me… I’m Possessed !

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Rangez vos prières, nous n’en sommes pas encore aux vêpres malgré le titre de Help Me… I’m Possessed !, garanti sans petite fille alitée avec le Diable. Sortez par contre vos belles blouses blanches et vos gants de latex, car cette menue bande d’exploitation de 74 nous traîne au labo d’un mad scientist, dont les travaux portent sur l’extraction de toute vilenie d’un être vivant. Ca n’avait pas réussi au Dr. Jekyll, pas de raison que ça profite plus au Dr. Blackwood, qui avec un nom pareil a le mot « désastre » gravé en long et en large sur la gueule.

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Doctor Death : Seeker of Souls

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Lancer une franchise horrifique menée par une figure maléfique reconnaissable entre mille, parcourant toujours plus de nuits de pleine lune au fil de séquelles toujours plus nombreuses, et collecter les droits d’auteur à chaque nouvelle sortie de tombe, n’est-ce pas là le rêve ultime de tout réalisateur et producteur donnant dans le putride ? Mais n’est pas la Toho ou la Hammer qui veut, et bien qu’il soit tiré à quatre épingles, qu’il s’y connaisse en punchlines assassines et semble prendre un plaisir réel au morcellement de bimbo, l’immortel savant de Doctor Death : Seeker of Souls (1973) voit sa vie soi-disant éternelle s’éteindre dès son premier opus, resté trop obscur pour entraîner une quelconque suite. C’est d’ailleurs bien dommage.

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Santo en el museo de cera

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Santo a tout vécu, tout vu, et surtout tout dégommé. Chicane avec Blue Demon dans les ruines de l’Atlantide, correction de quelques femmes vampires, rififi avec des Martiens que l’on renvoie chez eux en deux coups de manchette, débats agités (comprendre : on se défonce la gueule gaiement) avec une sorcière et ses sbires démons… Fallait bien que l’homme masqué finisse par aller voir s’il n’y a aucune baffe à distribuer dans les musées de cire, et bonheur !, Santo en el museo de cera (1963) lui sert sur un plateau doré une petite clique de monstres de paraffine qu’il serait bon de faire passer par-dessus la troisième corde.

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Le Désosseur de Cadavres (The Tingler)

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Quand Vincent Price, le Master of Menace en personne, s’alliait à ce petit prince du gimmick glaçant qu’était William Castle, ce n’était évidemment pas pour dénoyauter des cerises. Et si le gentiment culte Le Désosseur de Cadavres (The Tingler, 1959) n’oublie pas de se parer d’un soupçon de psychologie et joue avec la thématique du mariage malheureux, il fait surtout l’étalage de tout son macabre et lâche sur les foules un scolopendre de la taille d’un bras. De quoi faire sursauter le public des fifties, et si les fessiers devaient rester coller à leur siège, comptez sur Castle pour envoyer le coup de jus nécessaire à la faire lever.

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The Twilight People

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Fausse bande d’horreur et vrai film d’aventure, The Twilight People (1972) nous ramène sur la fameuse île du Dr. Moreau ; mais chut, il ne faut pas le dire, c’est un secret. De polichinelle alors, car même si l’îlot ne dit pas son nom et que le savant fou y rôdant ne porte pas le nom de jeune fille de ma grand-mère (oui, ma grand-mère s’appelait Moreau. On est prédestiné au fantastique ou on ne l’est pas), le Philippin Eddie Romero (Beast of the Yellow Night, Beast of Blood, Brides of Blood… un auteur aussi sanguinaire que bestial, donc) reprend le principe de la nouvelle de Wells pour la transformer, sans en avoir trop l’air, en un survival d’action.

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