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Le Retour de la Mouche

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Coriace la mouche, insecte dont le grand talent se trouve dans son art d’éviter la tape, et dont on sait qu’une fois effacée d’un bon coup du plat de la main elle sera remplacée par dix camarades bourdonnantes. A peine écrasée à la fin du fabuleux La Mouche Noire (1958), la revoilà à tourner autour d’un Vincent Price de retour dans la franchise, séduit par un script dont il apprécie tout particulièrement la première moitié. Malheureusement pour lui, à l’heure des coupes budgétaires faites par des producteurs à priori pas trop sûrs des qualités du moucheron nouveau, c’est justement sa partie favorite du scénar’ qui saute. Qu’il repose néanmoins en paix : sans atteindre le niveau bien trop élevé de son aîné, Le Retour de la Mouche (1959), pour de la Série B sortie des fours à la hâte, se grignote sans difficultés.

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Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood’s Coffin)

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Ce n’est pas parce que la Hammer mettait tout le monde d’accord et régnait d’une poigne de fer sur le fantastique de la fin des 50’s et du début des 60’s que tout le monde devait se courber et lui baiser les pieds, et la rébellion vint finalement de ce que l’on pourrait appeler les réseaux parallèles, ceux n’appartenant ni à la Amicus ni à la Tigon et refermant généralement les volets et rendant les clés de l’appartement après cinq ou six films maximum. C’est le cas de la petite baraque Caralan Productions, à laquelle on doit The Snake Woman (1961) et Le Gang de l’Oiseau d’Or (1969), mais aussi un Doctor Blood’s Coffin (1961) permettant à Sidney J. Furie de parfaire son métier avant qu’il ne rejoigne, casque de combat vissé au caillou, les champs de bataille du film de guerre des seventies.

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The Mad Ghoul

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Créature monstrueuse issue du folklore arabe, la goule fait aussi partie de ces bestioles dont le ciné fantastique n’a jamais trop su quoi faire, donnant son nom à un peu tout et n’importe-quoi. Pas de raisons que cela change avec le The Mad Ghoul (1943) de la Universal, qui garde le caractère de déterreur de cadavres de la bête des Mille et Une Nuits mais jette le reste aux orties, pour mieux se lover dans le film de savant fou jaloux du bonheur des autres.

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La Chair du Diable (The Creeping Flesh)

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Communément relégué au rang d’ornement enchaîné aux parois rocailleuses ou condamné à prendre la poussière dans un coin de donjon, le squelette prend sa revanche dans La Chair du Diable (aka The Creeping Flesh, 1972) en faisant tourner la tête aux stars anglaises Peter Cushing et Christopher Lee. De la Hammer pleine de mousse tombale ? De la Amicus plongée dans le raisiné humain ? Ni l’un ni l’autre : c’est aujourd’hui la Tigon (La Nuit des Maléfices, Le Grand Inquisiteur, La Maison Ensorcelée) qui régale.

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Frankenstein in a Women’s Prison

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Après un Dracula in a Women’s Prison (2017) ne parvenant pas à satisfaire toutes nos attentes, peut-être trop élevées, Jeff Leroy se devait de corriger le tir avec Frankenstein in a Women’s Prison (2017 itou), fausse suite venue faire perdurer le bel esprit du génial Werewolf in a Women’s Prison (2006). Bonne nouvelle : si l’enfer anatomique créé bout de chair par bout de chair par la doctoresse Tasha Tacosa n’atteint pas l’excellence de Werewolf…, au moins le niveau remonte-t-il par rapport à l’épisode vampirique.

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Le Château des Passions Sanglantes

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S’il y a débat quant au niveau d’implication du réalisateur/acteur Adrian Hoven dans le classique du film d’inquisition La Marque du Diable (1970, Michael Armstrong), aucun doute pour l’allemand Le Château des Passions Sanglantes (1968) qu’il aura bel et bien construit dalle par dalle et en usant sa propre spatule à ciment. Il n’y a cela dit pas particulièrement de quoi s’en vanter.

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I Was a Teenage Frankenstein

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Connue pour avoir inondé le marché des années 50 de Séries B fauchées de chez fauchées, la maison des goules miséreuses AIP l’était aussi pour avoir tenté un rajeunissement des troupes monstrueuses via I Was a Teenage Werewolf (1957). Avec succès, ce Teen Wolf avant l’heure récoltant suffisamment de biftons pour que certains gérants de salles ou de drive-in, surtout ceux situés au Texas, quémandent une pelloche du même tonneau à projeter dans les plus brefs délais. Paf, cinq mois plus tard sort un I Was a Teenage Frankenstein (1957) toujours en manque d’argent de poche mais se glissant néanmoins parmi les plus agréables tentatives de secouer le cadavre de Mary Shelley.

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Return of the Ape Man

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Nouvelles singeries pour Bela Lugosi avec Return of the Ape Man (1944) ! Une fausse suite du The Ape Man sorti une année auparavant, vu que ce prétendu retour remet en vérité les compteurs à zéro. Pas la peine d’avoir vu le précédent pour profiter de celui-ci, donc. Et pas la peine d’y chercher George Zucco (les films de momies de la Universal, The Mad Ghoul), haut-placé à l’affiche mais désespérément absent à l’écran…

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The Ape Man (L’Homme-singe)

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Tout comme on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, on ne se risquera pas à expliquer à Bela Lugosi comment jouer les sinistres, le Hongrois n’ayant jamais véritablement laissé tomber les smokings sombres comme ses intentions cachées et les sourires sardoniques. The Ape Man (1943), ou L’Homme-Singe en VF, apporte cependant le toujours bienvenu changement dans la continuité, notre prince des ténèbres y traînant une déprime carabinée depuis une expérimentation lui offrant des rouflaquettes à la Dick Rivers et une barbe de hipster. Un spleen bien compréhensible.

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Lady Frankenstein

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« Only the monster she made could satisfy her strange desires ! » Dans le genre tagline vous accrochant la gueule comme un croc de boucher à visée laser, on a rarement fait mieux que Lady Frankenstein (1971), promesse d’orgies monstrueuses passées entre deux flacons à bouillir et trois éprouvettes gorgées de jus de cervelet. Et le tout sous un orage tonitruant, cela va sans dire. Si cette production italienne rendant toujours plus floues les différences entre les films du pays et la production anglo-saxonne ne va pas aussi loin qu’on l’aurait imaginé dans les ébats fétides, elle n’en garde pas moins de fiers et solides arguments sous ses boulons.

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