Psychopathes tagged posts

Ma

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Elle est gentille, Sue Ann, affectueusement surnommée Ma (Octavia Spencer, La Forme de l’Eau) et si tendue à l’idée que les petits jeunes du coin se mangent un arbre à la sortie de leurs beuveries qu’elle les invite à venir festoyer dans sa cave. Attention cependant à ne pas lui manquer de respect, car le courroux de la big mamma sait se montrer à la hauteur de sa bonté de façade. N’attendez cependant pas trop de ses sautes d’humeur : c’est du Blumhouse, donc du tiédasse.

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Blood and Lace

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Si l’affiche de Blood and Lace exagère volontiers l’aspect belliciste de ce brûlot des 70’s, elle ne manque pas de souligner que ce pur produit de son époque n’a rien d’un après-midi trampoline, les seuls rebonds qu’on y trouve étant ceux d’un marteau sur les crânes d’un couple assoupi. Merci du réveil. Et de rien pour la grande orpheline de dix huit bougies que le carnage laisse derrière lui, la malheureuse se retrouvant vouée à voir ses belles années filer dans une pension pour adolescents tenue par une directrice meurtrière. Décidément, quand ça veut pas, ça veut pas.

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Harvesters

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« C’est dans les vieux pots qu’on blablabla… » Cette vieille ritournelle, l’estimable et regretté Don Dohler semblait y croire dur comme fer, lui qui passa la majeure partie de sa carrière à conter encore et encore la même histoire d’invasion de petits hommes verts haineux. Pas de raison que la donne change lors de son come-back au début des années 2000, après une petite décennie d’inactivité, et c’est cette fois son plus terre-à-terre (toutes proportions gardées) Blood Massacre (débuté en 87, sorti en 91) qu’il réforme sous le titre Harvesters (2001).

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The Lodge

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Mine de rien, cela faisait déjà quelques années que nous ne recevions plus notre carte de bons vœux de la part de la Hammer Films ressuscitée, d’une discrétion exemplaire depuis la sortie du correct La Dame en Noir 2 (2014). Et c’est pile à l’instant où l’on commence à s’inquiéter un peu trop que la firme britannique se rappelle à notre bon souvenir via The Lodge (2019), christmas movie d’obédience auteurisante tourné en petit comité par le duo mixte Veronika Franz/Severin Fiala, déjà titulaire d’un Goodnight Mommy (2014) avec lequel leur dernière offrande partage quelques thématiques.

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Goth

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Si le film favori de tous les temps de Phoebe Dollar est Autant en emporte le Vent, la comédienne ajoute sans se faire prier que sur sa table de chevet gisent surtout des The Devil’s Rejects, Evil Dead et autres Tueurs Nés. Des préférences qui la dirigèrent comme de juste vers tout ce que l’industrie de la pelloche visqueuse compte de petits artisans à la scie facile, comme Joe Castro (pour Butchered) ou son éternel copain Jeff Leroy (sur Hell’s Highway, Charlie’s Death Wish, Creepies et on en passe). En 2003, c’était pour le très dépourvu Brad Sykes (Camp Blood et sa suite directe, Death Factory : des fonds de verre plutôt que des cruches bien pleines) et son Goth que la sympathique Phoebe se trémoussait, devenant la star d’un Goth ne pouvant exister que dans une fenêtre temporelle très étroite. Soit entre 1998 et 2003 (ouf, quelques mois de plus et le coche était loupé), période dorée pour un Marilyn Manson encore branché et celle voyant des hordes d’ados tout de noir vêtus envahir les rues. Un temps que les moins de 15 ans ne peuvent connaître, et que tous les autres ont largement oublié. Goth et sa piqûre de rappel tombent donc à point nommé.

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Le Diable, tout le temps

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Noir c’est noir cette année sur Netflix, le géant du streaming ayant à l’approche de l’automne déposé sur sa plate-forme un onyx du nom de Le Diable, tout le temps (2020), réalisation d’un Antonio Campos abonné aux drames pelliculés et adaptation du premier roman de Donald Ray Pollock, « jeune » auteur 65 ans occupé à décharger les espoirs brisés au pied de la croix du mensonge.

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The Centerfold Girls

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Comme quoi, on peut avoir les mocassins bien englués dans la production télévisée pensée pour passionner les 7 à 77 ans, et avoir apporté sa petite pierre à l’édifice du slasher flick, genre fréquemment hué pour son immoralité et sa violence gratuite. Passé de Perry Mason et Drôles de Dames à The Centerfold Girls (1974), dans lequel un puritain dément (Pléonasme? Pléonasme.) traque et égorge des mannequins donnant dans le dénudé, John Peyser participe, sans en avoir l’air ni s’en rendre compte, à ce battement d’aile meurtrier des seventies qui créera un véritable ouragan de haches et machettes dans les années 80.

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Popcorn

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Faux slasher mais vrai hommage au septième art plein de demoiselles en détresses pourchassées par des insectes radioactifs, Popcorn (1991) fit honneur à son titre en restant coincé en travers de la gorge d’un paquet de monde, la faute à une production loin de flotter sur un long fleuve tranquille et des résultats médiocres au box-office. Pas loin de trente après sa sortie, reste de ce film so 90’s épris de l’épouvante qui voit la vie en noir et blanc l’impression que tout bordélique soit-il, c’est encore son évident capital sympathie qui l’emporte.

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Sisters of Death

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Une initiation à une sororité qui tourne vinaigre, des cocottes réunies dans une maison isolée et dont il est impossible de s’enfuir, un vieillard revanchard pressé de punir celles qu’il considère comme coupables de la mort de sa fille, quelques coups de surin de-ci de-là… Vu de loin et avec une légère myopie, Sisters of Death (1976) a tout du proto-slasher. Mais de près et au microscope, on se rend surtout compte que l’on tient là une Série B lookée comme un vieux téléfilm, si chiante qu’après trente minutes on ne sait plus trop si on fixe la télé ou le mur planqué derrière…

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Blood Mania

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Une fois n’est pas coutume, nous n’allons pas parler d’un film d’horreur, ni d’un bon film tout court, mais de Blood Mania (1970), crime drama vaguement psychédélique que les affiches (une meuf à oilpé tenant un squelette alors que des mains dessinent le titre dans le sang) et taglines (« Terror that rips the screams right out of your throat ») tentent de nous vendre comme de l’insoutenable épouvante. Pourquoi on en cause ? Pour que vous ne tombiez pas dans le panneau, pardi !

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