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House 3 – The Horror Show

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Sean S. Cunningham, apôtre du changement et de la redéfinition perpétuelle, ou capitaine privé de sa boussole naviguant à vue ? Dans tous les cas, après deux House tous publics, et dont le sympathique second volet flirtait avec l’enfantin en convoquant une chenille à tête de chien et un mignon ptérodactyle, le producteur braque dès le troisième opus et mise sur la découpe de gosses. Sans doute un reste de ses dernières vacances à Crystal Lake, et a tous les coups une envie de toiser Freddy Krueger sur son propre terrain.

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Bangin’Vengeance!

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Les poitrines ne sont jamais assez lourdes, c’est bien connu, et l’actrice dont le balconnet déborde de chair laiteuse peut être sûre que sa place de parking est déjà réservée devant chaque studio donnant dans la Série B. C’est pas avec ça qu’elle deviendra la cent-cinquantième petite copine du père Di Caprio, et c’est plutôt dans un star system au rabais que la mamzelle paradera un temps. Mais c’est déjà ça. Et surtout ce à quoi aspire l’héroïne de Bangin’ Vengeance (2011), prête à se faire gonfler les mamelles si cela peut l’aider à se trouver une place dans de petites productions. Mais lorsque l’opération lui écorche les seins plutôt qu’elle les embellit, all hell breaks loose

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Cure

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Le détour par la boîte aux lettres tient rarement du grand moment, tant celle-ci a pour habitude de nous vomir dans les mains son flot de factures et courrier indésirable, mais il lui arrive aussi de nous déposer un baiser glacé. Celui de la semaine se nomme Cure (1997), thriller japonais le dos collé au mur qui le sépare du fantastique, et l’un des opus les plus vantés de Kiyoshi Kurosawa (Creepy, Charisma, Kaïro, Loft). Rien de plus logique d’ailleurs que de le voir renaître cet été au format Blu-Ray grâce aux bons soins de l’éditeur Carlotta Films, dont le catalogue s’enrichit toujours plus de délices nippons.

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Censor

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Longtemps indissociable du cinéma horrifique, la censure a pourtant rarement été traitée par celui-ci, et plus rarement encore de manière frontale. C’est désormais chose faite avec Censor (2021), retour dans l’Angleterre des années 80, lorsque politiciens, journaleux et têtes pensantes de Scotland Yard faisaient de quelques VHS sanglantes l’ennemi numéro un de la société toute entière. Comme vecteur d’un climat de folie, la réalisatrice Prano Bailey-Bond choisit la triste Enid, jeune femme décidant des coupes à opérer dans les Séries B enragées qui lui sont soumises, troublée à la fois par la disparition vingt ans plus tôt de sa sœur et par un fait divers meurtrier, peut-être lié à un film qu’elle n’aurait pas assez charcuté.

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The Ghastly Ones

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« Des crétins avec une caméra. » Voilà comment Stephen King rabaissait Andy Milligan et son équipe après avoir vu The Ghastly Ones (1968), sans nul doute l’un des efforts les plus connus d’un auteur ayant connu le goudron et les plumes, parce que considéré comme l’un des pires qui soient. Je ne me hasarderai d’ailleurs pas à prétendre que les horribles du titre forment une belle escouade, le premier film de l’Andy à prendre des couleurs, même si c’est pour épouser une fade palette, restant effectivement un canard sacrément vilain, mais la bonne foi m’oblige à le voir comme plus qu’une crotte de nez collée sur la gigantesque fresque du cinéma fantastique. Oui, The Ghastly Ones est fin nul, mais il est aussi de ces quelques bandes d’exploitation à faire la bascule entre un âge d’or tout en retenue et l’ère des sauvages à venir, les meurtres ici perpétrés par un spadassin encapuchonné annonçant même la venue future du slasher flick.

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Le Cri des Ténèbres (Funeral Home)

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Si le Canadien William Fruet a passé une bonne partie des années 90 à secouer les plus petits avec la série Chair de Poule, il n’en essayait pas moins d’aussi faire frémir les poilus. Voir son rape and revenge Death Weekend (1976) pour s’en assurer. Mais plutôt que de se faire un billet facile en s’acharnant dans le sordide, Fruet opte en 1980 pour un retour aux fondamentaux avec Le Cri des Ténèbres (aka Funeral Home), sur lequel plane l’ombre d’un certain Alfred H.

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Les Secrets de l’Invisible (The Unseen)

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Que se serait-il passé si, plutôt que de succomber aux hécatombes barbares du slasher, la descendance du thriller horrifique à la Psychose avait continué sa trajectoire en misant sur le suspense, une poignée de personnages bien écrits et dont les tourments comptaient plus que les colères sanguinaires ? Paradoxalement, la réponse est apportée par un Danny Steinmann peu commémoré pour ses finesses, son Savage Streets (1984) étant un festival de seins mous et d’agressions sexuelles à la langue pendue tandis que son Vendredi 13, Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur (1985) reste l’un des plus beaux exemples de charcutage bas de plafond. Plus old-school dans l’esprit, The Unseen (ou Les Secrets de l’Invisible, 1980) retrouve les turnes isolées où sont nichés de présentables psychotiques, sourire au visage et saignoir caché dans le dos.

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House of Horrors

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A quelque-chose malheur est bon, dit-on, et si l’on ne saurait se réjouir que Rondo Hatton respira du gaz empoisonné sur le front français lors de la première guerre mondiale, l’Américain souffrant en conséquence d’une acromégalie transformant sa chair et ses os, force est aussi de constater que la relative célébrité de l’acteur tient justement à son allure de gorille courroucé. Il ne fallut d’ailleurs qu’un doublet horrifique pour que son nom se grave dans la légende, Rondo incarnant le Creeper dans House of Horrors et The Brute Man (1946 dans les deux cas), deux petites Séries B qui lui promettaient un bel avenir et toute une saga où il aurait pu jouer les étrangleurs nocturnes. Il n’en profita pas, décédant juste après les tournages en ignorant qu’il était en passe de devenir un Classic Monster

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The Mortuary Collection

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Depuis quelques temps, Shudder, le Netflix de la miquette, s’ingénie à tirer profit de l’amour renouvelé du public fantastique pour les anthologie, réactivant là Creepshow via une série, et prenant ici rendez-vous avec le croque-mort pour The Mortuary Collection (2020). Et celui-ci est plutôt une très bonne nouvelle pour le genre, enfin réhabilité après quelques VHS et ABC of Death tout sauf glorieux et des amas de courts-métrages attendrissants mais trop fauchés pour toucher au formidable (Scarewaves). Mieux, le nouvel espoir du genre Ryan Spindell nous ramènerait presque dans les sombres mausolées jadis érigés par Don Coscarelli.

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Psycho Sleepover

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Il suffit de jeter un œil aux caméos présents dans Psycho Sleepover (2008) pour savoir où punaiser sur notre carte du monde de l’horreur ce gros Z aux confins de l’amateurisme, dans lequel tournicotent donc l’égérie passée du slasher Felissa Rose, connue pour en avoir une sacrée paire sous sa jupe et avoir salement puni les mauvais bougres dans Massacre au Camp d’été, et le trublion Lloyd Kaufman, patron de ce monolithe du mauvais goût et de la connerie qu’est Troma. C’est mathématique, notre low-budget du week-end, emballé par Eric Gosselin et un Adam Deyoe par la suite amené à tourner Dead Season (2012), rendra donc équitablement hommage aux hécatombes des 80’s et aux bains toxiques montés avec les moyens du bord du père du Toxic Avenger, qui accueille d’ailleurs notre petite pelloche dans son catalogue.

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