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Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood’s Coffin)

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Ce n’est pas parce que la Hammer mettait tout le monde d’accord et régnait d’une poigne de fer sur le fantastique de la fin des 50’s et du début des 60’s que tout le monde devait se courber et lui baiser les pieds, et la rébellion vint finalement de ce que l’on pourrait appeler les réseaux parallèles, ceux n’appartenant ni à la Amicus ni à la Tigon et refermant généralement les volets et rendant les clés de l’appartement après cinq ou six films maximum. C’est le cas de la petite baraque Caralan Productions, à laquelle on doit The Snake Woman (1961) et Le Gang de l’Oiseau d’Or (1969), mais aussi un Doctor Blood’s Coffin (1961) permettant à Sidney J. Furie de parfaire son métier avant qu’il ne rejoigne, casque de combat vissé au caillou, les champs de bataille du film de guerre des seventies.

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Grim

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Il faut croire que les Anglais, en plus des saucisses au petit-déjeuner et de la bastonnade à l’entrée des stades ou à la sortie des pubs, sont particulièrement fiers de leurs grottes et souterrains, surtout lorsqu’ils sont malfamés. Ainsi, bien avant que Neil Marshall ne pousse ses petites copines dans l’antre de mutants chauves aux oreilles pointues et à la truffe de vieille chauve-souris pour le bien de The Descent (2005), l’ignoré Paul Matthews organisait une soirée spéléo dans une caverne où rôde une créature médiévale, croisement improbable entre le démon de Rawhead Rex, le chat roux éternellement comparé à Ron Perlman sur Twitter et la bestiole velue de L’Aventure des Ewoks.

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Le Fantôme de l’Opéra

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De tous les Universal Monsters, le fantôme de l’opéra a toujours eu le statut de parent pauvre, celui que l’on invite aux soirées dans l’espoir qu’il ne bousille pas trop vite l’ambiance avec ses peines de coeur et qu’il jouera les taxis en utilisant sa vieille calèche pour ramener les plus cuits dans leurs mausolées maudits. Le défiguré romantique de Gaston Leroux, si ce n’est lorsqu’il était incarné par l’homme aux mille visages Lon Chaney, a donc toujours dû composer avec un rôle d’éternel bouche-trou, et c’est sans stupeur que l’on apprit que même sa version Hammer Films n’a jamais véritablement déchaîné les passions. Pire, alors que la plupart des bandes sorties des fourneaux anglais trouvaient public et succès sans même avoir à se faire suer, la version 62 de Terence Fisher fut bien vite considérée comme un échec. Un naufrage mérité ? Pas totalement.

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Screamtime

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Derrière son titre particulièrement bateau, l’anglais Screamtime (1983) cachait le retour de Michael Armstrong aux affaires sérieuses, quelques treize années après le méritoire La Marque du Diable. Cette invitation aux hurlements est aussi, accessoirement, le dernier wagon accroché à la locomotive du film à sketchs made in Britain. Ou plutôt l’une des voitures situées juste derrière un certain Creepshow (1982), succès commercial qui donna, on le devine, des idées au père Armstrong.

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The Lodge

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Mine de rien, cela faisait déjà quelques années que nous ne recevions plus notre carte de bons vœux de la part de la Hammer Films ressuscitée, d’une discrétion exemplaire depuis la sortie du correct La Dame en Noir 2 (2014). Et c’est pile à l’instant où l’on commence à s’inquiéter un peu trop que la firme britannique se rappelle à notre bon souvenir via The Lodge (2019), christmas movie d’obédience auteurisante tourné en petit comité par le duo mixte Veronika Franz/Severin Fiala, déjà titulaire d’un Goodnight Mommy (2014) avec lequel leur dernière offrande partage quelques thématiques.

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The Barge People (Mutant River)

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Il y a des mecs comme ça qui parviendraient à vous faire culpabiliser de vous lever après neuf heures le dimanche matin. Des gars comme Charlie Steeds, Anglais particulièrement prolifique puisqu’il signe entre 2016 et aujourd’hui neuf films, dont quatre tournés en 2020 ! A croire que le Covid 19 ne ralentit pas tout le monde, et certainement pas les mutants dont il est question dans le présent The Barge People (ou Mutant River, 2018), survival sous les influences, voyantes et combinées, de Massacre à la Tronçonneuse et La Colline à des Yeux.

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La Chair du Diable (The Creeping Flesh)

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Communément relégué au rang d’ornement enchaîné aux parois rocailleuses ou condamné à prendre la poussière dans un coin de donjon, le squelette prend sa revanche dans La Chair du Diable (aka The Creeping Flesh, 1972) en faisant tourner la tête aux stars anglaises Peter Cushing et Christopher Lee. De la Hammer pleine de mousse tombale ? De la Amicus plongée dans le raisiné humain ? Ni l’un ni l’autre : c’est aujourd’hui la Tigon (La Nuit des Maléfices, Le Grand Inquisiteur, La Maison Ensorcelée) qui régale.

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La Soeur de Satan (The She Beast / Revenge of the Blood Beast)

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Etoile trop filante du cinéma bis européen, Michael Reeves n’aura eu le temps d’illuminer le ciel noirâtre de l’épouvante qu’à trois reprises : via La Soeur de Satan en 66 tout d’abord, puis au détour de La Créature Invisible (aka The Sorcerers avec Boris Karloff) en 67 et, surtout, du beau classique Le Grand Inquisiteur avec Vincent Price en 68. C’est le premier du trio, plus connu sous ses noms américain (The She Beast) et anglais (Revenge of the Blood Beast), qui passe au billard aujourd’hui pour révéler des premiers pas trébuchants mais néanmoins prometteurs.

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Double Assassinats dans la Rue Morgue

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Nouvelle légendaire s’il en est, le Murders in the Rue Morgue d’Edgar Allan Poe fut comme de juste un premier choix pour tous les producteurs désireux de taper dans l’effroi, ainsi qu’une valeur sûre pour un public effrayé à l’idée de se retrouver face à un singe muni d’un rasoir et prêt à encastrer vos restes dans une cheminée. Rien de tout cela dans la version 1971 d’AIP pilotée par Gordon Hessler (The Oblong Box, Scream and Scream Again, Cry of the Banshee), plus proche du sombre romantisme et de la haine masquée du Fantôme de l’Opéra que du terrible assaut simiesque.

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Fright

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Pas de mauvais esprit s’il vous plaît, mais on préfère volontiers le thriller à la gastronomie chez nos amis anglais. Le genre est l’objet d’une belle histoire en Albion – qu’on ne racontera pas ici, mais quand même : premier de cordée, Alfred Hitchcock bien sûr, qui tira toute une ribambelle de films derrière lui. La liste est longue, et l’on peut citer tous ces « mini-Hitchcock » de la Hammer justement, ou ces thrillers plus « modernes » du début des années 70, quand l’Angleterre plongeait dans les eaux noires de la psychopathie – comme l’Italie dans une autre manière : Meurtre à haute-tension de Sidney Hayers (et ses motifs quasiment giallesques), Die Screaming Marianne de Pete Walker (admirateur fanatique du grand Hitch’ : tiens donc), And Soon the Darkness de Robert Fuest (plus connu pour un célèbre Docteur Phibes) ou Straight on Till Morning de Peter Collinson – l’homme de notre film justement, qui commit aussi le fameux Open Season en 1974. L’inventaire dressé ici est (très) incomplet bien sûr, auquel on peut encore ajouter le frisson du jour : le dénommé Fright, sorti dans les mêmes eaux que toutes ces belles choses (1971). Par chez nous, le film n’aurait été diffusé qu’en province d’après le site Encyclo-ciné (sous le titre on ne peut plus clair de La Peur) : tant pis pour les Parisiens… Disons que ça change un peu des habitudes. Oui, pas de bol les Parigos, car Fright est de ces films sacrément marquants, et ce à plus d’un titre.

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