Gothique tagged posts

The Maze

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En devenant le chef décorateur d’Autant en Emporte le Vent (1939), William Cameron Menzies s’assura que son nom reste inscrit dans toutes les bonnes encyclopédies sur le septième art. Mais en tournant Invaders from Mars (1953), c’est dans les bibles de la science-fiction qu’il grava son nom, sans pour autant être le petit nouveau du quartier du fantastique, puisqu’il lui offrit avant cela quelques magiciens louches et même un Fu Manchu toujours aussi chafouin. C’est néanmoins sur son ultime long-métrage – suivront quelques courts et épisodes de série avant un regrettable décès en 1957 – le tridimensionnel et bien trop méconnu The Maze (1953) dans lequel on se perd avec plaisir aujourd’hui.

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Le Fantôme de l’Opéra

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De tous les Universal Monsters, le fantôme de l’opéra a toujours eu le statut de parent pauvre, celui que l’on invite aux soirées dans l’espoir qu’il ne bousille pas trop vite l’ambiance avec ses peines de coeur et qu’il jouera les taxis en utilisant sa vieille calèche pour ramener les plus cuits dans leurs mausolées maudits. Le défiguré romantique de Gaston Leroux, si ce n’est lorsqu’il était incarné par l’homme aux mille visages Lon Chaney, a donc toujours dû composer avec un rôle d’éternel bouche-trou, et c’est sans stupeur que l’on apprit que même sa version Hammer Films n’a jamais véritablement déchaîné les passions. Pire, alors que la plupart des bandes sorties des fourneaux anglais trouvaient public et succès sans même avoir à se faire suer, la version 62 de Terence Fisher fut bien vite considérée comme un échec. Un naufrage mérité ? Pas totalement.

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Le Corbeau

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Outre d’évidents talents lorsque vient l’heure de jongler avec des bourses à moitié vides, Roger Corman avait pour lui l’art de frayer avec du beau monde. Dans le cas présent les légendes Vincent Price, Boris Karloff, Peter Lorre, Hazel Court et un alors petit nouveau promis à une grande destinée, Jack Nicholson, tous réunis autour du funèbre plumage du Corbeau (1963). Mais si celui-ci claque du bec, c’est plus volontiers pour vous faire pouffer de rire que pour vous faire revivre la terreur ressentie par le grand Edgar Allan Poe lors de sa rencontre avec le petit rapace.

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La Vierge de Nuremberg

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Grand seigneur du fantastique rital, auquel il offrit quelques droites briseuses de mâchoire (Danse Macabre, Pulsions Cannibales, La Sorcière Sanglante) mais aussi de trop douces tapes (l’emmerdant Contronatura et le lent La Planète des Hommes Perdus), Antonio Margheriti eut également le mérite de faire du bourreau, d’ordinaire une banale guirlande accrochée au fin fond des fresques inquisitrices, la star d’une bisserie pur jus. La Vierge de Nuremberg (1963), malgré son âge avancé, ne manque donc jamais de sadisme, d’action, d’aventure et d’ombres menaçantes. Bienvenue à la maison.

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La Nuit des Damnés (Les Nuits Sexuelles)

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C’est clair, Filippo Walter Ratti n’est pas de la Champions League en cinéma bis, réalisateur méconnu souvent planqué derrière le pseudo de Peter Rush. Mais ce n’est sûrement pas une raison pour snober le bonhomme, auteur – entre autres – d’un sympathique Mondo erotico (1973) : un docu menteur et sexy sur les caprices d’Eros around the World. On connaît cette musique. Mieux encore, Filippo commit le très décadent I Vizi morbosi di una Governante en fin de carrière, ou Crazy Desires of a Murderer à l’export (1977) : ambiance lascive au programme, plantée par une intrigue sise dans un castel mystérieux avec de jolies donzelles qui se dénudent à tout-va… avant d’être énucléées par le maniaque de service. C’est un peu bavard (l’enquête policière), même si le film réserve son lot de beaux moments pour qui sait apprécier le giallo fin de série.

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La Chair du Diable (The Creeping Flesh)

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Communément relégué au rang d’ornement enchaîné aux parois rocailleuses ou condamné à prendre la poussière dans un coin de donjon, le squelette prend sa revanche dans La Chair du Diable (aka The Creeping Flesh, 1972) en faisant tourner la tête aux stars anglaises Peter Cushing et Christopher Lee. De la Hammer pleine de mousse tombale ? De la Amicus plongée dans le raisiné humain ? Ni l’un ni l’autre : c’est aujourd’hui la Tigon (La Nuit des Maléfices, Le Grand Inquisiteur, La Maison Ensorcelée) qui régale.

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Double Assassinats dans la Rue Morgue

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Nouvelle légendaire s’il en est, le Murders in the Rue Morgue d’Edgar Allan Poe fut comme de juste un premier choix pour tous les producteurs désireux de taper dans l’effroi, ainsi qu’une valeur sûre pour un public effrayé à l’idée de se retrouver face à un singe muni d’un rasoir et prêt à encastrer vos restes dans une cheminée. Rien de tout cela dans la version 1971 d’AIP pilotée par Gordon Hessler (The Oblong Box, Scream and Scream Again, Cry of the Banshee), plus proche du sombre romantisme et de la haine masquée du Fantôme de l’Opéra que du terrible assaut simiesque.

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Le Château des Passions Sanglantes

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S’il y a débat quant au niveau d’implication du réalisateur/acteur Adrian Hoven dans le classique du film d’inquisition La Marque du Diable (1970, Michael Armstrong), aucun doute pour l’allemand Le Château des Passions Sanglantes (1968) qu’il aura bel et bien construit dalle par dalle et en usant sa propre spatule à ciment. Il n’y a cela dit pas particulièrement de quoi s’en vanter.

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The Dungeon of Harrow

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On connaissait bien évidemment le gothique à l’américaine façon Universal et sa descendance Cormanienne logée chez Poe, tout comme nous avions arpenté les citadelles hantées de la perfide Albion dont les visites guidées étaient assurées par une certaine Hammer Films, et nous avions, à plus d’une reprise, planté nos hamacs dans les cryptes aqueuses que peinturluraient gaiement Mario Bava et ses confrères italiens. Par contre, on l’avoue la queue entre les jambes, nous étions passés totalement à côté du gothique texan, mouvance à priori de courte durée et principalement incarnée par The Dungeon of Harrow (1962).

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La Bimba di Satana (Satan’s Baby Doll)

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Mario Bianchi avait de qui tenir si l’on en croit sa généalogie : d’après les RG, fils de Roberto Bianchi Montero (entre milles choses, le bon giallo La Peur au ventre), à la filmo barrée d’un gros X surtout… Parmi des titres hauts en couleur, j’avais été harponné par un Sexy Killer prometteur (1997) : j’y prédisais les parfums du thriller italien marié au porno 90’s. Mais après vérif’, rien à signaler de plus que des enfilades bourrines et viandardes…. Pendant plus de 2H30 en plus ! Même chose avec ce Lucretia – una stirpe Maledetta (ou L’Héritage de Lucrèce Borgia par chez nous) : les charmes de l’histoire italienne et les frasques de la famille Borgia ? Tu parles, Roberto Malone dans ses œuvres surtout, et les costumes n’y changent pas grand-chose…

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