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Nightmare Concert

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Grand prélat de l’église du dégoût, Lucio Fulci, voyant ses derniers jours arriver, aurait-il décidé de s’abandonner au chant du cygne avec Nightmare Concert (1990) ? Voilà en tout cas une autobiographie tordue, dans laquelle l’Italien joue son propre rôle et sombre dans la folie à force de coucher sur pellicule des vortex de violence, tandis que son psychiatre en profite pour tenter de lui mettre sur le dos ses propres meurtres. Pourvu que la consultation ne chiffre pas trop haut…

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Evil Judgment

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Evil Judgment, petite Série B en provenance du Canada façonnée en 1981 mais ne trouvant le chemin des vidéoclubs qu’en 84, nous permet de remettre de l’ordre dans nos calculs et confirme quelques méchants soupçons que nous traînions depuis quelques années concernant les gialli. A savoir que la somme d’un tueur mi-pervers mi-ganté et celle d’une malheureuse traquée aux souvenirs brumeux n’égale pas forcément la somme des deux autres côtés. Et qu’une fois que l’on retire de l’équation des artisans chevronnés comme Sergio Martino, Lucio Fulci ou bien sûr Dario Argento, le genre perd son mur porteur et s’effondre de lui-même pour ressembler à un vilain épisode de série télé policière pour grand-mère. Soit la définition quasi-exacte du faux slasher Evil Judgment, qui sent finalement moins le burger au bacon que l’osso-bucco à la milanaise.

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Le Monstre de Venise

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Ah, Venise ! Sa basilique, ses gondoles, ses masques de bouffons… et son assassin casqué d’un crâne, portant la bure de moine et sévissant dans les sous-terrain rocailleux de la ville des amoureux, où il embaume des conquêtes tout sauf consentantes. On en pince pas non plus pour ce giallo sorti avant la grande heure du crime en jaune, Le Monstre de Venise (1965) n’ayant en vérité que le charme de sa cité des doges pour lui.

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El Techo de Cristal

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D’Eloy de la Iglesia, nous connaissons bien le fameux Cannibal Man (La Semana del Asesino, 1972), œuvre la plus célèbre du bonhomme qui rappellera quelques souvenirs aux vidéophages de la belle époque (la VHS Scherzo, sortie en 1981). Un film étrange, inscrit dans la longue lignée des tueurs « à la Iglesia » comme on dira plus tard, dont l’antihéros massacrait sauvagement une poignée de pauvres hères… par désespoir. Inventorié dans l’infâmante liste des Video Nasties, La Semana del Asesino est de ces parfaits exemples de film culte, qui cache cependant la forêt d’une filmographie plus dense. Le film appartient en effet à cette petite série de thrillers, tendance érotique et/ou horrifique, qu’Iglesia enquilla au début des années 70 : parmi eux, Nadie Oyó Gritar (alias No One Heard the Scream, 1973), Una Gota de Sangre para Morir Amando (Le Bal du Vaudou, toujours en 1973) et ce El Techo de Cristal (ou The Glass Ceiling) sorti en 1971. Autant de « films de genre » qui permirent de contourner Dame Censure (parfois en vain), en abordant indirectement certains aspects immédiats de la société franquiste. Les codes et les conventions du cinéma populaire en un mot, au service de la critique politique et sociale. Tout cela vaut mieux que d’ennuyeux films à thèse, et les stratégies commerciales de producteurs voraces ont parfois du bon, comme les modes du box-office, surtout quand elles assurent à la Iglesia un succès certain : le meilleur atout pour imposer progressivement ses choix en matière de mise en scène. Ce qui se produisit d’ailleurs, après le succès critique et public d’El Techo de Cristal (plus d‘un million d’entrées sur le territoire espagnol...

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Un Couteau dans le Coeur

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Difficile de parler d’Un Couteau dans le Cœur… avec la rage au ventre : au-delà de sa dimension purement artistique, et de ses enjeux exclusivement narratifs, le film de Yann Gonzalez fait d’emblée souci pour qui aime fouiner sur les réseaux et glaner quelques commentaires éclairés. J’entends surtout quelques réflexions bêtas de « progressistes » fous, qui se félicitèrent que les bisseux aimassent quand même Un Couteau dans le Cœur, eux qui flashent généralement sur les gros nibards et les belles donzelles, plus que sur les charmes bi- ou homos… Ouf, nous étions sauvés ! L’Amicale de la Tolérance avait parlé et avait estimé que nous progressions, car tout le monde le sait : le bisseux quelconque est un fieffé hétéro généralement, gilet giallo bas du front abruti par sa libido mâle, conservateur irrécupérable dans son amour baveux de la fifille bien carrossée, qui bande pour une paire de loches… et crie au scandale devant des mecs qui se tripotent. Bref, z’avez compris les bisseux : pour être dans les clous, z’avez intérêt à aimer le film, sinon vous passerez vite pour des types vaguement homophobes et vulgairement hétérophiles. Le film en propre ? On s’en branle, car the médium is the message pour ces thuriféraires du Progrès, tout le reste n’est rien, du moment qu’on adhère à la démarche et à la leçon de moral(in)e.

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Morte Sospetta di Una Minorenne (The Suspicious Death of a Minor)

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De Sergio Martino, le cinéphile bien mis connaît forcément les giallos des primes seventies. Plus encore, le bisseux curieux aura certainement vu les polars du bonhomme, et ses films d’aventures horrifiques de la fin des années 70. Et si l’on creuse encore, les plus fouineurs d’entre nous n’auront pas snobé le rayon comédies du réalisateur, non moins que ses post-apo 80’s un peu culte désormais : 2019 Après la Chute de New York et Atomic Cyborg. Deux belles petites choses certes, très appréciées des amateurs aujourd’hui, mais qui ne résument en rien la riche carrière de Sergio Martino, l’un des plus talentueux faiseurs de bis rital. En deux décades bien remplies – les années 70 et 80 -, le mec est passé par toutes les couleurs du bis si l’on peut dire, qui excella surtout dans le thriller étrange (un parmi d’autres : L’Etrange Vice de Madame Wardh), le proto slasher (l’extraordinaire Torso), et le polar très musclé, comme il en fleurit des bouquets dans les cités sauvages de la Botte : Rue de la Violence par exemple, sorti chez Neo Publishing en son temps…...

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Phenomena

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Ne bouffer que des concombres et des radis, ça inspire. Ainsi, à peine devenu végétarien, Dario Argento senti s’écouler en lui le besoin de retrouver « la pureté de la nature », comme il le dit lui-même, repoussant alcool et tabac pour mieux se concentrer sur Phenomena. Un opus daté 1985 qu’il présente comme « un hybride, moitié horreur et moitié giallo ». Et pour certains le début de la fin concernant le réalisateur de Suspiria. Alors Phenomena, le dernier bon film du maestro ou son premier mauvais ?

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Les Diablesses

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C’est sûr, Jane Birkin n’en était pas à sa première ballade lorsqu’elle se retrouva prise dans la toile d’araignée d’Antonio Margheriti pour les besoins des Diablesses (1973). Sauf que cette fois, pas de romance dans l’air, mais plutôt un mystérieux assassin planqué dans un domaine on ne peut plus gothique, où enquêtera notamment un Serge Gainsbourg pas toujours tendre avec sa Jane. Je t’aime, moi non plus ?

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Murderock

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Le train du slasher, si on ne le prend pas à temps, on reste à quai éternellement ! Peut-être lassé de ses cadavres séjournant dans des caves ou des morgues mal balayées, et possiblement nostalgique de son époque giallesque, Lucio Fulci décida d’y aller de son petit carnage estudiantin via le dansant Murderock… que l’on ne risque pas de monter en épingle.

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Eyeball

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Le regretté Umberto Lenzi ne savait vraiment pas le dire avec des fleurs. Ainsi, lorsqu’il tombe d’amour au premier regard pour de jolies juilletistes, il ne peut s’empêcher de leur arracher les mirettes. Eyeball ou une conception des vacances à l’exact opposé de celle de Patrice Leconte et ses Bronzés

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