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Les Prédateurs de la Nuit

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Le Docteur Jess Franco est appelé en salle 5. Je répète : le Docteur Jess Franco est appelé en salle 5. Et bien sûr, c’est pas pour vérifier que votre fiston n’a pas des pieds plats ou que bobonne n’a pas trop de varices, la spécialité de l’Espagnol étant plutôt l’ablation du visage. Et ce n’est pas franchement avec tact que le pro du bis européen opère, sous les ordres d’un certain Professeur Chateau…

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L’Abime des Morts-Vivants

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Lorsqu’il crève de soif et a besoin de s’humidifier les lèvres, le vieux copain Jess Franco se met en route pour l’oasis des zombies. Pas sûr que l’eau y soit potable, ni le film qui en est ressorti d’ailleurs, mais vous connaissez le crédo de Toxic Crypt : vérifions ça à dos de dromadaire !

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Une Vierge chez les Morts-Vivants

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Une Vierge chez les Morts-Vivants ! A la vue de l’affiche, je peux vous dire qu’elle va pas rester pucelle bien longtemps, la cocotte ! En plus, quand on repère le blase de Jess Franco sur l’affiche, on imagine bien vite que les doigts vont se montrer baladeurs et que les cuisses ne tarderont pas à s’écarter…

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Le Sadique Baron Von Klaus

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Retour dans la galaxie Franco, où le jazz le plus libre résonne dans de sombres caveaux renfermant des amours, là aussi libertins, qui se mélangent aux tortures les plus sordides. Et dans le genre Casanova infernal, le sadique baron Von Klaus, qui mérite bien son adjectif, se pose définitivement en modèle !

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Les Week-Ends Maléfiques du Comte Zaroff

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Il n’y a pas qu’Ogroff, Devil Story et La Revanche des Mortes-Vivantes qui comptent dans le tout petit monde du bis horrifique frenchy, il y a aussi Les Week-Ends Maléfiques du Comte Zaroff ! Une sacrée pelloche d’un Michel Lemoine plus connu pour ses coquineries, par ailleurs bien présentes ici aussi…

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Ogroff, Mad Mutilator

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C’est avec un peu de retard (trois fois rien, juste deux ou trois ans!) que la crypte toxique organise une fête en l’honneur d’Ogroff, Mad Mutilator, film culte du cinéma bis français s’il en est! Mais écartez-vous lorsque le bûcheron fou va souffler ses bougies, car cet allumé a le coup de hache facile…

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Dorothy

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Et si l’avenir du cinéma de genre français passait par le métissage ? On dirait bien à la vue de ce Dorothy réalisé par la Française Agnès Merlet dans une Irlande qui évite le syndrome carte postale pour mieux nous plonger dans une horreur aussi tangible que fantasmagorique...

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La Quatrième Nuit

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Il y a des jours comme ça qui vous redonnent espoir. Espoir parce que l’on vient de s’envoyer dans les mirettes la preuve que le cinéma fantastique français n’est pas totalement perdu. On l’avait remarqué via des bosseurs qui se cassent le cul pour réaliser leurs rêves et proposer du cinéma qui a pour ambition de montrer autre-chose que les déambulations d’un couple en crise dans leur cuisine. Des mecs comme David Marchand et ses gialli se déroulant dans les draps de Mère Nature, Joseph Catté et son univers très personnel ou encore Mike Zonnenberg et Fabio Soares, dont je reparlerai très prochainement. Pour l’heure, c’est les frères Leroux qui nous intéressent, Stéphane et Vincent de leurs petits noms. Deux gars qui ne comptent pas leurs heures lorsqu’il s’agit de matérialiser leurs passions et qui ont d’ailleurs créé une structures, World in Progress, pour souligner le sérieux de leur démarche, sincère et aux ambitions professionnelles. Preuve en est leur implication dans la production du dernier film du duo Bustillo/Maury, Aux Yeux des Vivants, et la sortie en DVD de leur court-métrage La Quatrième Nuit, qui s’offre pour l’occasion une édition gonflée aux hormones et blindée de bonus (interviews, making-of, reportage lors de la projection du film dans un festival,…) et accompagnée d’un CD contenant la musique du film. Quand on voit que certains gros films ne bénéficient que de galettes anémiques ne vous proposant même pas le trailer… Vincent et Stéphane se saignent donc chaque jour pour proposer le meilleur travail possible, que ce soit dans le packaging ou l’œuvre en elle-même. Mission accomplie…

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La Quatrième Nuit est le récit des nuits agitées vécues par un homme (incarné par Stéphane Leroux) qui semble être pris pour cible par deux extra-terrestres femelles, qui visitent sa chambrée une fois que le soleil s’offre un repos bien mérité. Pris de visions recelant des messages subliminaux, le malheureux va très vite sombrer dans la paranoïa, sortant pour l’occasion une pétoire qui pourrait se révéler bien utile… Difficile de parler de La Quatrième Nuit car je suis un peu tenaillé entre l’envie de vous expliquer pourquoi ce court-métrage est excellent et la nécessité de ne pas trop en dire pour ne pas déflorer votre première vision à l’avance. La première surprise est d’ordre technique, déjà, car il faut bien dire que le travail des frères Leroux (qui font tout puisqu’ils incarnent les personnages, réalisent, scénarisent, montent le film ou en créent la bande-son, une vraie entreprise familiale) est particulièrement bluffant. Doté de 1800 euros dans les poches pour emballer et faire la postprod de toute l’affaire, cette invasion du troisième type parait en avoir couté dix ou quinze fois plus, facilement! Dans l’interview qu’il a consacrée à Vidéotopsie (le numéro 15), Stéphane explique que la grande majorité des plans du film ont été truqués et on le croit volontiers puisque les frangins ne se sont pas contentés de deux ombres sur un mur et de quelques lueurs pour simuler l’arrivée des aliens. Non, les deux demoiselles d’une autre planète, nous les voyons et pas de manière furtive. Hors de question de révéler leur look, ce serait un crime d’annuler l’étonnement qui sera le vôtre face à ces dames que vous ne risquez pas de draguer en boite de nuit. Plus que réussies, elles font partie des extra-terrestres les plus flippants vus sur un écran, grand comme petit, car dotées d’un design travaillé sans verser dans l’improbabilité totale. On y croit, à ces rencontres nocturnes et au sort du personnage masculin qui leur fait face, parce que la réalisation nous y autorise le plus simplement du monde.

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Il aurait été aisé pour Stéphane et Vincent de verser dans le style du « court-métrage pour festivals », volontairement un peu rustre, assumant son amateurisme et jouant la carte du gore décomplexé, histoire de faire rire des festivaliers complices qui ne demandent qu’à faire la fête devant un programme taillé sur mesure pour ces occasions. Après tout, n’est-ce pas l’une des meilleures manières de se faire remarquer, de bénéficier d’un bouche-à-oreille positif ? Le court-métrage est souvent utilisé comme un moyen d’exprimer un délire ludique et faire passer un agréable moment aux spectateurs, surtout dans les milieux bis qui applaudissent peut-être plus facilement le splatter que le suspense pur et dur. Et c’est peut-être ce qui joua quelques tours aux frérots, La Quatrième Nuit ayant décontenancé certains goreux qui y ont assisté. C’est que nous avons là un travail sans doute plus réfléchi et très éloigné dans l’esprit de bêtes de festivals à la Dead Snow (qui n’est pas un court, certes, mais vous voyez l’idée), le but des auteurs (car ce sont des auteurs, c’est indéniable) étant de faire monter la pression progressivement et créer une œuvre qui vit encore un peu chez le spectateur après la vision, ce qui est parfaitement réussi par ailleurs. Visuellement, chaque plan est précis, étudié, et a pour vocation de faire passer une sensation, d’isolement tout d’abord, avec notre protagoniste principal qui est comme perdu dans une maison visiblement étriquée mais encore trop grande pour lui. Un sentiment de tristesse ressort un peu de La Quatrième Nuit avant même que l’aspect science-fictionnel n’entre dans la danse, en est témoin cette scène durant laquelle Stéphane Leroux fume une cigarette dans son jardin, les yeux dans le vague… On peut dès lors remettre en question la suite des évènements puisque nous ne serions pas si surpris que tout ce qui arrive à cet homme triste ne soit que le fruit de son imagination. Pourquoi pas, après tout ? N’est-il pas un créateur, en train de dessiner des affiches révélant déjà une certaine paranoïa, l’homme à tête de caméra (depuis devenu la mascotte de World in Progress) pouvant être perçu comme la peur qu’à ce dessinateur d’être surveillé, Big Brother style! Ce qui semble se confirmer avec les slogans « Contrôler, Sécuriser » qu’il note au-dessus de sa future aquarelle. La mise en scène laisse donc passer une certaine mélancolie mélangée à une pincée de folie, avec des plans aérés qui soudainement deviennent plus nerveux et passent aux gros plans à mesure que la menace extra-terrestre se précise. Nous ne sommes plus dans l’observation de la vie de cet homme (on revient à Big Brother!) mais dans le vécu, dans le sensitif. Et l’horreur de la situation n’en est que décuplée.

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Scénaristiquement nous ne sommes pas très éloignés de la manière dont le sujet est traité dans Dark Skies, très bon film qui voyait une petite famille être progressivement emmerdée par quelques camarades de classe de Roswell, puisque l’on retrouve le principe de cette agression cachée, en sourdine. Ce qui n’empêche pas La Quatrième Nuit de se montrer assez graphique et généreux, par ailleurs bien plus que Dark Skies, pourtant largement plus argenté… Découverte de vestiges Mayas à l’arrière-plan, homme à tête de caméra qui s’approche, tronche d’alien qui scrute le personnage (et donc le spectateur vu son implication), effets de lumières numériques de toute beauté (faut voir le plan où Stéphane Leroux est allongé dans l’herbe et se redresse, le plan aérien du début ou les lueurs accompagnant les aliens). Il y a du boulot, c’est un fait, et l’on perçoit d’avance la carrière que vont mener ce nouveau duo de choc! Car comment imaginer que ces deux mecs, qui n’ont pas fait d’études de cinoche (dur à croire quand on voit le résultat), qui ont quasiment tout fait à eux seuls (quelques aides à certains postes mais on est loin d’une équipe classique) et avec leurs maigres moyens, puissent ne pas intéresser les producteurs ? Il est impératif de donner leur chance à ces gaillards, qui le valent bien, et Toxic Crypt ne peut que souhaiter une longue vie à World in Progress, qui risque de bien porter son nom vu la belle participation qu’ils viennent d’offrir au genre français. Du progrès, ouais, on peut le dire… Après les frères Chiodo, Raimi ou Spierig, le cinoche qui poutre vient de s’offrir une nouvelle fratrie qui arrache, du genre à ne pas attendre que leur bonne étoile vienne à eux car avec La Quatrième Nuit ils ramènent la voie lactée dans la chambre d’un malchanceux quidam!

Rigs Mordo

N’hésitez pas à visiter leur site officiel!

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La Revanche des Mortes Vivantes

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Pour la majorité des bisseux français, leur beau pays fromager n’aura fricoté avec les zombies qu’à l’occasion de quelques fêtes de cimetières orchestrées par Eurociné, genre Le Lac des Morts-Vivants. C’est oublier bien vite l’un des rares films gores frenchy de l’époque, à savoir le sympathique La Revanche des Mortes Vivantes.

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Le Masque de Cire

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De dernier film de l’un des grands du bis transalpin, Le Masque de Cire s’est transformé en premier film d’un spécialiste des effets spéciaux à l’italienne. De Fulci à Stivaletti, le sang aura eu le temps de se mélanger à la cire…

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