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El Techo de Cristal

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D’Eloy de la Iglesia, nous connaissons bien le fameux Cannibal Man (La Semana del Asesino, 1972), œuvre la plus célèbre du bonhomme qui rappellera quelques souvenirs aux vidéophages de la belle époque (la VHS Scherzo, sortie en 1981). Un film étrange, inscrit dans la longue lignée des tueurs « à la Iglesia » comme on dira plus tard, dont l’antihéros massacrait sauvagement une poignée de pauvres hères… par désespoir. Inventorié dans l’infâmante liste des Video Nasties, La Semana del Asesino est de ces parfaits exemples de film culte, qui cache cependant la forêt d’une filmographie plus dense. Le film appartient en effet à cette petite série de thrillers, tendance érotique et/ou horrifique, qu’Iglesia enquilla au début des années 70 : parmi eux, Nadie Oyó Gritar (alias No One Heard the Scream, 1973), Una Gota de Sangre para Morir Amando (Le Bal du Vaudou, toujours en 1973) et ce El Techo de Cristal (ou The Glass Ceiling) sorti en 1971. Autant de « films de genre » qui permirent de contourner Dame Censure (parfois en vain), en abordant indirectement certains aspects immédiats de la société franquiste. Les codes et les conventions du cinéma populaire en un mot, au service de la critique politique et sociale. Tout cela vaut mieux que d’ennuyeux films à thèse, et les stratégies commerciales de producteurs voraces ont parfois du bon, comme les modes du box-office, surtout quand elles assurent à la Iglesia un succès certain : le meilleur atout pour imposer progressivement ses choix en matière de mise en scène. Ce qui se produisit d’ailleurs, après le succès critique et public d’El Techo de Cristal (plus d‘un million d’entrées sur le territoire espagnol...

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Cérémonie Sanglante

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Quelques semaines à peine après sa visite au Moulin des Supplices, Artus remet ça avec Cérémonie Sanglante (1973), bisserie gothique partie vérifier si une certaine Comtesse Bathory récure correctement sa baignoire. Ce n’est pas vous gâcher la surprise que de préciser qu’on y trouve encore quelques traces de la sève écarlate des vierges du voisinage…

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Les Expériences Erotiques de Frankenstein

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Il faut croire que le bon Frankenstein ne pouvait plus se contenter de sa célèbre fiancée, car le voilà, sous l’impulsion d’un Jess Franco plus déjanté que jamais, en train de s’adonner à de bien jolies expériences érotiques. Créature au teint d’aluminium, femme-oiseau aveugle, docteur revenu d’entre les morts, génie du mal immortel et cheptel de zombies caché dans une crypte : c’est La Maldicion de Frankenstein et croyez-nous, c’est de la bonne.

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Tender Flesh

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N’en déplaise à ses détracteurs, Jess Franco revient en force en cette année 2018, grâce aux efforts combinés du Chat qui Fume (qui s’apprête à sortir Les Possédés du Diable et Journal d’une Nymphomane) et d’Artus Films, pour sa part bien heureux de sortir d’un coup d’un seul quatre bobines de l’Espagnol. Dans le lot, Tender Flesh est peut-être l’une des plus intéressantes puisqu’elle fait partie des rares Franco « récents » (l’affaire date tout de même de 97) à sortir en galette par chez nous.

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Faust : Love of the Damned

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Après deux décennies bien remplies le voyant réaliser ou produire bon nombre de Monster Movies souvent bien barjos, Brian Yuzna semble avoir pris le pli de la glandouille depuis son sous-estimé Deep Water. Ce qui fait tout de même huit années d’inactivité (et cela fait un petit moment que l’on attend son The Plastic Surgeon, visiblement abandonné) et nous pousse à nous rabattre sur son travail passé. Pour l’heure, c’est sur Faust : Love of the Damned que nous allons faire nos griffes. A moins que ce ne soit l’inverse ?

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Mad Foxes

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Qui a dit que le Suisse Erwin C. Dietrich ne produisait que des films de fesse ou des Jess Franco traînants ? Certainement pas une assemblée un beau jour installée devant Mad Foxes, coproduction avec l’Espagne datée 1981 et véritable concentré de folie furieuse. Attention, port du casque obligatoire.

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Eyeball

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Le regretté Umberto Lenzi ne savait vraiment pas le dire avec des fleurs. Ainsi, lorsqu’il tombe d’amour au premier regard pour de jolies juilletistes, il ne peut s’empêcher de leur arracher les mirettes. Eyeball ou une conception des vacances à l’exact opposé de celle de Patrice Leconte et ses Bronzés

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La Rebelion de las Muertas / Vengeance of the Zombies

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Les bons réalisateurs sont comme les bons soldats : fidèles au poste, efficaces, obéissants… mais souvent oubliés, sacrifiés sur l’autel de la Grande Histoire et des Héros de l’époque. Leur nom est tout juste gravé sur le Monument aux Morts de nos villages, et puis voilà, jusqu’à ce que le souvenir s’efface… En cinéma, il en est souvent ainsi : certes, les data s’accumulent dans les disques durs, les filmographies s’allongent et s’enrichissent sur le Réseau, mais la donnée froide du langage binaire ne remplacera jamais la simple et chaleureuse estime de l’amateur sincère. De ces filmographies un peu oubliées, et parmi ces artisans réduits à quelques lignes de code, Leon Klimovsky tient la corde.

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El Enigma del Yate

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Pour des zigues comme nous, Carlos Aured est un réalisateur qui coche toutes les cases. Certes, l’Espagnol n’aura shooté qu’une petite quinzaine de films du début des années 70 jusqu’au milieu des années 80, mais la politique du chiffre n’est pas forcément de notre goût : qu’importe le nombre en fait, pourvu qu’on ait le plaisir et l’ivresse. En l’occurrence, celle distillée par une filmo quasi parfaite, et terriblement grisante pour les bisseux que nous sommes...

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Vampyres

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José Ramon Larraz, encore et toujours… Il y a quelque temps, nous devisions ici même du très chaud Black Candles et du plus cérébral Estigma, deux bobines millésimées 1980 : érotisme blasphématoire dans l’une, fantastique plus réflexif  dans l’autre. Le plus anglais des Espagnols s’y entendait donc bien pour varier les saveurs, au travers d’une filmographie plus riche qu’il n’y paraît. La preuve encore avec ce Vampyres, l’un des plus célèbres forfaits de Larraz, film culte aujourd’hui (pauvrement remaké par Víctor Matellano en 2015) qui eut d’ailleurs les honneurs de la Cinémathèque française en 1995, projeté en double programme avec cette autre petite merveille de l’euro bis 70’s, La Mariée sanglante de Vicente Aranda.

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