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Island Claws

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Si ce n’est quelques vieux scarabées à la coque solide comme Jim Wynorski, Fred Olen Ray ou Dave Decoteau, le faiseur de B-Movie est un animal dont la durée de vie excède à peine celle d’une mouche du terreau. Voire celle de l’éphémère, bien nommée bestiole restant bien au chaud dans son cocon trois années durant et mourant quelques heures à peine après son éclosion. Hernan Cardenas était visiblement de ceux-là, signataire d’un seul et unique film, dit-on budgété à 4 millions de dollars, comme souvent un creature feature faisant appel à quelques vieilles gueules d’Hollywood. Island Claws (1980) que ça s’appelle, version légèrement modernisée, et un peu politisée, de L’Attaque des Crabes Géants de Roger Corman.

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Cutting Class

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On peut avoir bossé pour John Boorman et écrit ses Excalibur et La Forêt d’Emeraude pour se planter sur une petite Série B présentée comme incisive. Enfin, se planter… Certes, tout le monde se souviendra toujours et à jamais de Cutting Class (1987, mais sorti en 89) comme de l’un de ces quelques films qui servirent d’escabeau vers la gloire à Brad Pitt. Et très franchement, il fait aussi partie de ces slasher dont on ne sait si on doit les prendre par le manche ou la lame. Reste que le désossage d’adolescents a connu heures plus sombres…

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The Ripper (L’Eventreur)

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Si The Ripper (1985) est vaguement connu, c’est défavorablement pour s’être vendu sur la présence du gore wizard Tom Savini dans le rôle de Jack l’éventreur alors que notre ami moustachu n’apparaît en tout et pour tout que cinq minutes à l’écran. Dix ans plus tard, le maquilleur de génie s’excusait toujours à genoux auprès de ses fans ayant déboursé quelques dinars pour le voir si peu à l’action. Ceux-là furent effectivement très surpris de se retrouver avec un bon vieux shot-on-video des familles dans les pognes. Peut-être les moins marris aussi avaient-ils compris que sous la déception de l’absence du père Savini se cachait une petite incision plus charmante qu’il n’y paraît.

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Demonwarp (Transmutation)

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Que faire lorsque l’on s’appelle Emmett Alston, que l’on a déjà réalisé quelques petites choses dont le pas trop mal New Year’s Evil, et que l’on a la chance de tourner une nouvelle série B en lieu et place d’un John Carl Buechler parti shooter le septième Vendredi 13 ? Un film de bigfoot ? Une bande de zombies ? Une invasion d’extraterrestres ? Comme il est trop dur de choisir, autant faire les trois à la fois ! Demonwarp (aka Transmutation, 1988) plante sa cuiller dans tous les plats et nous fourre le tout en bouche dans l’espoir que le tout soit digeste. Surprise, ça l’est plutôt.

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The Hearse (Le Corbillard)

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Dernier taxi vers le grand sommeil, le corbillard ne pouvait rester bien longtemps sans se faire star d’une petite production horrifique. Certes, on en voyait déjà les jantes dans Phantasm et ses traces de pneus furent remarquées dans le Trauma de Dan Curtis, mais lui fallait encore le haut de l’affiche. Soyons honnêtes, ça sera pas dans The Hearse (ou Le Corbillard, donc, 1980), où la carlingue est limite accessoire au sein d’un film surtout branché maison hantée.

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Hard Rock Zombies

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Depuis le bien givré Hack-O-Lantern de Jag Mundhra, on sait qu’il ne faut jamais sous-estimer la capacité qu’ont les réalisateurs Indiens à nous forger une Série B à peu près aussi absurde qu’indéfinissable une fois leurs mocassins posés sur le sol de l’Oncle Sam. Rebelote sur le Hard Rock Zombies (1985) de Kirshna Shah, humble production profitant du succès alors grandissant du heavy metal pour écouler quelques VHS dans lesquelles on croisera donc des hardos, oui, mais aussi des nains monstrueux qui se dévorent eux-mêmes, un Hitler toujours collé à sa Eva Braun désormais lycanthrope, un couple de tueurs en série et, le titre vendait la mèche, des zomblards coiffés comme des bichons frisés. Horns up, motherfuckers !

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Hide and Go Shriek

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Petit mémo à l’attention des petits jeunes en rut : quand vous vous glissez de nuit dans un magasin de literie pour y jouer à cache-cache (un peu) et vous tripatouiller le boule (beaucoup), vérifiez qu’aucun tueur en série n’ait profité de la porte ouverte pour se glisser derrière vous. Hide and Go Shriek (semble-t-il sorti chez nous sous le titre La Prochaine Victime, 1988) fait office de piqûre de rappel.

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Blood Diner

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Sol à damier, banquettes rouge cerise, vieilles photos de la première Cadillac du patron et des nez tordus des boxeurs du patelin, le bruit d’œufs crépitant dans leur poêle, une vieille odeur de croque-monsieur, un panier avec de longues frites noyées dans le ketchup sur la table… Prenez place sur l’un des tabourets de l’american diner, temple de la becquetance qui goûte « comme à la maison », de la croûte pas fameuse-fameuse mais qui, conjuguée à un décorum festif par nature, vous fait gagner quelques points de bonheur. Jackie Kong, que l’on connaît depuis le creature feature The Being (1983), s’y installe pour le bien de Blood Diner (1987) et épouse les caractéristiques premières de son sujet. Son film sera gras, tout sauf sophistiqué et s’essaie à la bonne humeur constante à travers un second degré qui fait basculer l’horreur dans la bouffonnerie.

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Satan’s Storybook

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Ce n’est pas parce que l’on règne sur une mer de flammes et que l’on dispose à ses pieds d’armées entières d’âmes en peine que l’on ne peut pas avoir un gros chagrin. Satan en a donc gros sur la patate, et c’est pour tromper sa vilaine déprime que son bouffon personnel en vient à lui raconter deux histoires faites pour lui remonter le moral. Mais Satan’s Storybook (1989) ne va-t-il pas ruiner le nôtre ? La réponse est dans la question.

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The Black Cat (Demons 6 : De Profundis)

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Sans aller jusqu’à décrire Luigi Cozzi comme l’âme damnée de Dario Argento, difficile de fermer les yeux sur son statut d’ombre du virtuose de l’épouvante italienne, de domestique sacrifiant son existence tout entière à la juste cause de l’art de son maître, auquel il dédie boutique, livres et même le présent film. Méfiez-vous donc du titre Edgar Allan Poe’s Black Cat (1989), qui ne trouve justification que dans trois ou quatre gros plans sur des chats fâchés, car le petit bonhomme derrière Contamination ne marche pas dans les pas du poète, mais dans ceux de l’auteur de Suspiria. Sans laisser de grands souvenirs…

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