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Dans les Griffes de la Momie

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Peut-être pour tromper sa routine prise en Transylvanie, la Hammer décidait à intervalles plus ou moins réguliers de quitter les cryptes vampiriques pour aller se dorer la raie à quelques mètres des pyramides. Osiris ne veillait cependant pas toujours sur les Anglais, et pour un La Malédiction des Pharaons immédiatement entré au panthéon de la terreur égyptienne, le studio a ensuite souffert de mummy movies certes jamais détestables, mais jamais ébouriffants non plus. Et du lot, Dans les Griffes de la Momie (1967) est malheureusement le moins intéressant.

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Le Cerveau qui ne voulait pas mourir

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Plus ils sont intelligents, plus ils sont méchants. The Brain that Wouldn’t Die (1962) en fait l’évidence même, sa réputée blouse blanche occupant son temps libre à collecter des membres et organes bons pour la corbeille pour les réanimer dans le secret de son sous-sol. Et lorsque sa fiancée manque de perdre la vie dans un accident de voiture, le mad doctor de garde cette nuit-là récupère et rend la vie à sa seule tête, dès lors bien pleine. De haine.

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La Révolte des Triffides

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Dites-le avec des fleurs. Dont acte pour le vétéran hongrois Steve Sekely et le forgeur de frousses Freddie Francis, revenus du potager de la science-fiction avec dans leur pot une sacrée mauvaise herbe, née à la suite d’une chute de météores et désormais occupée à se nourrir de l’être humain, rendu aveugle par la luminosité des étoiles filantes. Bienvenue dans la triste serre de La Révolte des Triffides (1962), rare film de science-fiction qu’aurait pu commanditer la cancérigène firme Monsanto.

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Danse Macabre

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Des nuits de tous les mystères, le cinéma gothique en suinte plus qu’on ne saurait les compter, et s’il n’a pas toujours convaincu dans la crypte toxique (son Contronatura, pas terrible du tout), Antonio Margheriti a plus que joliment illuminé plusieurs de ces sorgues. Avec Danse Macabre (1964), on tient l’une de ses plus réputées, et ce n’est pas pour rien.

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The Ghastly Ones

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« Des crétins avec une caméra. » Voilà comment Stephen King rabaissait Andy Milligan et son équipe après avoir vu The Ghastly Ones (1968), sans nul doute l’un des efforts les plus connus d’un auteur ayant connu le goudron et les plumes, parce que considéré comme l’un des pires qui soient. Je ne me hasarderai d’ailleurs pas à prétendre que les horribles du titre forment une belle escouade, le premier film de l’Andy à prendre des couleurs, même si c’est pour épouser une fade palette, restant effectivement un canard sacrément vilain, mais la bonne foi m’oblige à le voir comme plus qu’une crotte de nez collée sur la gigantesque fresque du cinéma fantastique. Oui, The Ghastly Ones est fin nul, mais il est aussi de ces quelques bandes d’exploitation à faire la bascule entre un âge d’or tout en retenue et l’ère des sauvages à venir, les meurtres ici perpétrés par un spadassin encapuchonné annonçant même la venue future du slasher flick.

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Matango

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Dans la catégorie « fallait y penser », les Japonais ont souvent fait fort. En 63, la Toho et Ishiro Honda (père éternel de Godzilla comme chacun sait) unissaient à nouveau leurs forces pour Matango, film de naufragés pas comme les autres où des hommes-champignons profitent du sommeil des marins échoués pour leur rendre visite. C’est pas très spore, tout ça.

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The Witchmaker

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Satan peut bien se la couler douce et se laisser masser les doigts de pied par les âmes en peine qui jonchent son petit enfer personnel : vu le nombre de vils dévots peuplant le cinoche d’exploitation et trimant pour lui sans même qu’il le leur demande, Monsieur n’a pour ainsi dire même pas à lever la fourche. Il devrait pourtant mettre en place un petit contrôle qualité, car The Witchmaker (1969), malgré un décorum séduisant et de jolies prémices, ne peut s’empêcher de se prendre les pieds dans le tapis et se péter une corne au sol.

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Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood’s Coffin)

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Ce n’est pas parce que la Hammer mettait tout le monde d’accord et régnait d’une poigne de fer sur le fantastique de la fin des 50’s et du début des 60’s que tout le monde devait se courber et lui baiser les pieds, et la rébellion vint finalement de ce que l’on pourrait appeler les réseaux parallèles, ceux n’appartenant ni à la Amicus ni à la Tigon et refermant généralement les volets et rendant les clés de l’appartement après cinq ou six films maximum. C’est le cas de la petite baraque Caralan Productions, à laquelle on doit The Snake Woman (1961) et Le Gang de l’Oiseau d’Or (1969), mais aussi un Doctor Blood’s Coffin (1961) permettant à Sidney J. Furie de parfaire son métier avant qu’il ne rejoigne, casque de combat vissé au caillou, les champs de bataille du film de guerre des seventies.

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Le Fantôme de l’Opéra

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De tous les Universal Monsters, le fantôme de l’opéra a toujours eu le statut de parent pauvre, celui que l’on invite aux soirées dans l’espoir qu’il ne bousille pas trop vite l’ambiance avec ses peines de coeur et qu’il jouera les taxis en utilisant sa vieille calèche pour ramener les plus cuits dans leurs mausolées maudits. Le défiguré romantique de Gaston Leroux, si ce n’est lorsqu’il était incarné par l’homme aux mille visages Lon Chaney, a donc toujours dû composer avec un rôle d’éternel bouche-trou, et c’est sans stupeur que l’on apprit que même sa version Hammer Films n’a jamais véritablement déchaîné les passions. Pire, alors que la plupart des bandes sorties des fourneaux anglais trouvaient public et succès sans même avoir à se faire suer, la version 62 de Terence Fisher fut bien vite considérée comme un échec. Un naufrage mérité ? Pas totalement.

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Sangre de Virgines

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Si ce n’est à l’occasion des Plaga Zombies, nous ne nous étions pas encore véritablement penchés sur le cas de l’Argentine, contrée que l’on connaît plus pour son tango et son équipe de foot que pour sa capacité à nous coller une flippe d’enfer. Sangre de Virgines (dont vous aurez deviné la traduction : le sang des vierges) s’y essayait pourtant en 1967, période voyant le cinoche vampirique perdre peu à peu sa dorure. Un sous-genre mordant que le réalisateur local Emilio Vieyra (La Vengenza del Sexo) tente néanmoins de rehausser d’ardentes étreintes. Décidément, quels dragueurs ces Argentins.

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