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The Witchmaker

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Satan peut bien se la couler douce et se laisser masser les doigts de pied par les âmes en peine qui jonchent son petit enfer personnel : vu le nombre de vils dévots peuplant le cinoche d’exploitation et trimant pour lui sans même qu’il le leur demande, Monsieur n’a pour ainsi dire même pas à lever la fourche. Il devrait pourtant mettre en place un petit contrôle qualité, car The Witchmaker (1969), malgré un décorum séduisant et de jolies prémices, ne peut s’empêcher de se prendre les pieds dans le tapis et se péter une corne au sol.

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Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood’s Coffin)

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Ce n’est pas parce que la Hammer mettait tout le monde d’accord et régnait d’une poigne de fer sur le fantastique de la fin des 50’s et du début des 60’s que tout le monde devait se courber et lui baiser les pieds, et la rébellion vint finalement de ce que l’on pourrait appeler les réseaux parallèles, ceux n’appartenant ni à la Amicus ni à la Tigon et refermant généralement les volets et rendant les clés de l’appartement après cinq ou six films maximum. C’est le cas de la petite baraque Caralan Productions, à laquelle on doit The Snake Woman (1961) et Le Gang de l’Oiseau d’Or (1969), mais aussi un Doctor Blood’s Coffin (1961) permettant à Sidney J. Furie de parfaire son métier avant qu’il ne rejoigne, casque de combat vissé au caillou, les champs de bataille du film de guerre des seventies.

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Le Fantôme de l’Opéra

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De tous les Universal Monsters, le fantôme de l’opéra a toujours eu le statut de parent pauvre, celui que l’on invite aux soirées dans l’espoir qu’il ne bousille pas trop vite l’ambiance avec ses peines de coeur et qu’il jouera les taxis en utilisant sa vieille calèche pour ramener les plus cuits dans leurs mausolées maudits. Le défiguré romantique de Gaston Leroux, si ce n’est lorsqu’il était incarné par l’homme aux mille visages Lon Chaney, a donc toujours dû composer avec un rôle d’éternel bouche-trou, et c’est sans stupeur que l’on apprit que même sa version Hammer Films n’a jamais véritablement déchaîné les passions. Pire, alors que la plupart des bandes sorties des fourneaux anglais trouvaient public et succès sans même avoir à se faire suer, la version 62 de Terence Fisher fut bien vite considérée comme un échec. Un naufrage mérité ? Pas totalement.

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Sangre de Virgines

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Si ce n’est à l’occasion des Plaga Zombies, nous ne nous étions pas encore véritablement penchés sur le cas de l’Argentine, contrée que l’on connaît plus pour son tango et son équipe de foot que pour sa capacité à nous coller une flippe d’enfer. Sangre de Virgines (dont vous aurez deviné la traduction : le sang des vierges) s’y essayait pourtant en 1967, période voyant le cinoche vampirique perdre peu à peu sa dorure. Un sous-genre mordant que le réalisateur local Emilio Vieyra (La Vengenza del Sexo) tente néanmoins de rehausser d’ardentes étreintes. Décidément, quels dragueurs ces Argentins.

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Destination Inner Space

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Peut-être trop habitués que nous sommes à lever le nez vers les étoiles dans l’espoir d’y trouver des OVNI tournoyants, nous n’avions plus pensé à aller chercher notre poids en petits hommes verts dans les fonds marins. Heureusement que Destination Inner Space (1966) est là pour se charger de nous pousser dans la pataugeoire.

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Le Monstre de Venise

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Ah, Venise ! Sa basilique, ses gondoles, ses masques de bouffons… et son assassin casqué d’un crâne, portant la bure de moine et sévissant dans les sous-terrain rocailleux de la ville des amoureux, où il embaume des conquêtes tout sauf consentantes. On en pince pas non plus pour ce giallo sorti avant la grande heure du crime en jaune, Le Monstre de Venise (1965) n’ayant en vérité que le charme de sa cité des doges pour lui.

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Le Corbeau

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Outre d’évidents talents lorsque vient l’heure de jongler avec des bourses à moitié vides, Roger Corman avait pour lui l’art de frayer avec du beau monde. Dans le cas présent les légendes Vincent Price, Boris Karloff, Peter Lorre, Hazel Court et un alors petit nouveau promis à une grande destinée, Jack Nicholson, tous réunis autour du funèbre plumage du Corbeau (1963). Mais si celui-ci claque du bec, c’est plus volontiers pour vous faire pouffer de rire que pour vous faire revivre la terreur ressentie par le grand Edgar Allan Poe lors de sa rencontre avec le petit rapace.

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La Vierge de Nuremberg

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Grand seigneur du fantastique rital, auquel il offrit quelques droites briseuses de mâchoire (Danse Macabre, Pulsions Cannibales, La Sorcière Sanglante) mais aussi de trop douces tapes (l’emmerdant Contronatura et le lent La Planète des Hommes Perdus), Antonio Margheriti eut également le mérite de faire du bourreau, d’ordinaire une banale guirlande accrochée au fin fond des fresques inquisitrices, la star d’une bisserie pur jus. La Vierge de Nuremberg (1963), malgré son âge avancé, ne manque donc jamais de sadisme, d’action, d’aventure et d’ombres menaçantes. Bienvenue à la maison.

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La Soeur de Satan (The She Beast / Revenge of the Blood Beast)

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Etoile trop filante du cinéma bis européen, Michael Reeves n’aura eu le temps d’illuminer le ciel noirâtre de l’épouvante qu’à trois reprises : via La Soeur de Satan en 66 tout d’abord, puis au détour de La Créature Invisible (aka The Sorcerers avec Boris Karloff) en 67 et, surtout, du beau classique Le Grand Inquisiteur avec Vincent Price en 68. C’est le premier du trio, plus connu sous ses noms américain (The She Beast) et anglais (Revenge of the Blood Beast), qui passe au billard aujourd’hui pour révéler des premiers pas trébuchants mais néanmoins prometteurs.

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Le Monde des Vampires

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Avec son blase à faire frémir un hypocondriaque, Alfonso Corona Blake n’a rien pour devenir top tendance Allociné et Senscritique cette année. Et c’est bien dommage. Certes, son mexicain Monde des Vampires (1961) reprend de nombreux éléments du Dracula version Lugosi sans que son blood sucker ne parvienne à hypnotiser les foules comme le faisait le dieu Bela. Mais avec son armée de goules impassibles, sa cave aux gouffres de pointes, son bossu bagarreur et ses rituels flirtant avec le satanisme, le réalisateur de Superman contre les Femmes Vampires (1962) délivre suffisamment d’esquisses tombales pour attirer les oeillades.

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