The Centerfold Girls

Category: Films Comments: No comments

Comme quoi, on peut avoir les mocassins bien englués dans la production télévisée pensée pour passionner les 7 à 77 ans, et avoir apporté sa petite pierre à l’édifice du slasher flick, genre fréquemment hué pour son immoralité et sa violence gratuite. Passé de Perry Mason et Drôles de Dames à The Centerfold Girls (1974), dans lequel un puritain dément (Pléonasme? Pléonasme.) traque et égorge des mannequins donnant dans le dénudé, John Peyser participe, sans en avoir l’air ni s’en rendre compte, à ce battement d’aile meurtrier des seventies qui créera un véritable ouragan de haches et machettes dans les années 80.

Read More

Zombie Ass : Toilet of the Dead

Category: Films Comments: No comments

Repéré en 2008 grâce à son salissant manga live The Machine Girl, Noboru Iguchi n’a depuis jamais vraiment cessé de retourner dans la maison hantée du splatter façonné avec les doigts, malgré quelques récréations sucrées car plus romantiques ou dramatiques. Un fumet de fleur d’oranger qui ne saurait venir étouffer celui de sang coagulé, de ferraille meurtrière et de sous-vêtements trempés par la sueur après d’inimaginables batailles. A sa collections de notes olfactives, le Japonais ajoutait en 2011 la douce odeur du pet foireux via Zombie Ass : Toilet of the Dead, petit monument de mauvais goût tout entier dédié aux plaisirs de la mouscaille.

Read More

Vampire’s Embrace

Category: Films Comments: No comments

Depuis une certaine saga pleine de beaux gosses au teint pâle et de loup-garous mannequins parfumés au Givenchy, le vampire se traîne une vilaine réputation de monstre gigolo, surtout de la partie pour que les gothopoufs se mordillent la lèvre de désir à l’apparition de ces renards volants aux futes moulés. De quoi en faire perdre leur ratiches aux comtes Lugosi et Lee. Et faire oublier que, jadis, le fantasticophile mâle pouvait goûter lui aussi aux joies de l’amour aux dents pointues, puisque bien des vampirettes abandonnèrent la cape pour le bien des softcore avec Misty Mundae et ses copines. De la fesse, on en trouve également dans Vampire’s Embrace (1991), mais pas plus qu’il n’en faut, le propos général étant plutôt à la romance bien rose.

Read More

La Nuit des Damnés (Les Nuits Sexuelles)

Category: Films Comments: No comments

C’est clair, Filippo Walter Ratti n’est pas de la Champions League en cinéma bis, réalisateur méconnu souvent planqué derrière le pseudo de Peter Rush. Mais ce n’est sûrement pas une raison pour snober le bonhomme, auteur – entre autres – d’un sympathique Mondo erotico (1973) : un docu menteur et sexy sur les caprices d’Eros around the World. On connaît cette musique. Mieux encore, Filippo commit le très décadent I Vizi morbosi di una Governante en fin de carrière, ou Crazy Desires of a Murderer à l’export (1977) : ambiance lascive au programme, plantée par une intrigue sise dans un castel mystérieux avec de jolies donzelles qui se dénudent à tout-va… avant d’être énucléées par le maniaque de service. C’est un peu bavard (l’enquête policière), même si le film réserve son lot de beaux moments pour qui sait apprécier le giallo fin de série.

Read More

Memorial Valley Massacre (Death Valley)

Category: Films Comments: No comments

De randonnées sauvages et promenades sanglantes le slasher n’est jamais en manque, en vérité je vous le dis. Cela se confirme à nouveau avec Memorial Valley Massacre (1989), avatar supplémentaire des massacres en plein air et du charcutage au vert, et donc cousin éloigné des Massacre au Camp d’Eté, Carnage, Vendredi 13, Madman et compagnie. Mais contrairement à tous ses copains de chambrée partis vérifier si l’adolescent mort est bien biodégradable, le réalisateur Robert Hugues, déjà à la tête du forestier Hunter’s Blood (1986), cherche moins à transformer le teenager en compost humain qu’à montrer que le genre peut avoir du coeur et une conscience écologique.

Read More

Mulberry Street

Category: Films Comments: 4 comments

Grâce à quelques Séries B, parfois de luxe, très au-dessus de la moyenne (Stake Land, Cold in July, In the Shadow of the Moon), Jim Mickl s’est peu à peu placé à l’avant du peloton des « nouveaux talents » du ciné aventureux. De quoi nous donner l’idée d’aller réserver une chambre crasseuse dans son Mulberry Street (2006), premier film longue durée du bonhomme, penché sur une maladie changeant le bon peuple en de vilains rats mutants. Quatre tortues expertes en ninjutsu en plus et vous obteniez un grand divertissement, tiens.

Read More

Scarab

Category: Films Comments: No comments

Une mixture aussi improbable que cheap mêlant film d’aventures à la Indy, giallo, horreur paranormale et sexploitation, ça vous a toujours fait rêver ? Non ? Ben vous en prendrez une carafe quand même avec Scarab (1983), unique long-métrage de Steven-Charles Jaffe, par la suite heureux producteur des Near Dark et Strange Days de Kathryn Bigelow. Et à la vue de sa seule réalisation, on comprend que le bonhomme s’en soit tenu aux sièges douillets de la production…

Read More

La Chair du Diable (The Creeping Flesh)

Category: Films Comments: No comments

Communément relégué au rang d’ornement enchaîné aux parois rocailleuses ou condamné à prendre la poussière dans un coin de donjon, le squelette prend sa revanche dans La Chair du Diable (aka The Creeping Flesh, 1972) en faisant tourner la tête aux stars anglaises Peter Cushing et Christopher Lee. De la Hammer pleine de mousse tombale ? De la Amicus plongée dans le raisiné humain ? Ni l’un ni l’autre : c’est aujourd’hui la Tigon (La Nuit des Maléfices, Le Grand Inquisiteur, La Maison Ensorcelée) qui régale.

Read More

Popcorn

Category: Films Comments: No comments

Faux slasher mais vrai hommage au septième art plein de demoiselles en détresses pourchassées par des insectes radioactifs, Popcorn (1991) fit honneur à son titre en restant coincé en travers de la gorge d’un paquet de monde, la faute à une production loin de flotter sur un long fleuve tranquille et des résultats médiocres au box-office. Pas loin de trente après sa sortie, reste de ce film so 90’s épris de l’épouvante qui voit la vie en noir et blanc l’impression que tout bordélique soit-il, c’est encore son évident capital sympathie qui l’emporte.

Read More

La Soeur de Satan (The She Beast / Revenge of the Blood Beast)

Category: Films Comments: No comments

Etoile trop filante du cinéma bis européen, Michael Reeves n’aura eu le temps d’illuminer le ciel noirâtre de l’épouvante qu’à trois reprises : via La Soeur de Satan en 66 tout d’abord, puis au détour de La Créature Invisible (aka The Sorcerers avec Boris Karloff) en 67 et, surtout, du beau classique Le Grand Inquisiteur avec Vincent Price en 68. C’est le premier du trio, plus connu sous ses noms américain (The She Beast) et anglais (Revenge of the Blood Beast), qui passe au billard aujourd’hui pour révéler des premiers pas trébuchants mais néanmoins prometteurs.

Read More