La Louve Sanguinaire

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Malgré notre satanée époque des réseaux sociaux où tout va vite, trop vite, chassant les plaisirs d’hier à grands coups de publications inutiles d’aujourd’hui, le souvenir de Neo Publishing reste particulièrement vivace chez les amateurs de cinéma bis, catalogue de qualité oblige. Mais si on se souvient toujours de leurs festins cannibales, de leurs carnages fulciens ou de leur sadisme à la mode giallo, on oublie vite qu’ils profitèrent de La Louve Sanguinaire et de sa pleine lune pour s’adonner à de sanglants ébats…

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Suffer Little Childern

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Le cinoche fantastico-horrifique déborde tellement de sales garnements qu’il faudrait probablement une armée de Super Nanny ou de Pascal le grand frère pour ramener toutes ces petites têtes blondes dans le droit chemin. Pas sûr que les stars du petit écran parviendraient à corriger la vilaine Elizabeth en lui faisant faire la vaisselle ou en la forçant à enchaîner les pompes dans le jardin, cependant : possédée par le Diable lui-même, il lui suffirait d’un regard pour les priver d’antenne. Vous l’aurez compris, Suffer Little Children contient du problem child au kilo.

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The Scarecrow Slayer

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Sans avoir cassé la baraque, The Scarecrow (2002) vendit assez de palettes de DVD pour que ces doux brigands de chez The Asylum donnent le feu vert pour une séquelle, The Scarecrow Slayer (2003). Avec une fois encore plein de teenagers zigouillés à la faucille, des prises de karaté et un second degré de tous les instants ? Oui, mais aussi un un soupçon de romance tristounette faisant de cette suite qui sent bon le vieux foin un slasher pas loin d’être dépressif.

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RIP Joe Pilato

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Bon ben voilà… On se plaignait il y a quelques heures à peine que la Faucheuse se refusait à prendre des vacances, ou au moins à quitter le champ du cinoche horrifique, et la voilà qui se remet au travail et nous prend Joe Pilato, décédé dans son sommeil à l’âge de 70 ans. Un grand acteur qui n’aura sans doute pas eu la carrière méritée, et dont le chemin est particulièrement lié à celui de Romero. On ne vous apprend d’ailleurs rien : Pilato, c’est surtout Le Jour des Morts-Vivants, dans lequel il jouait le détestable – et donc fascinant – Capitaine Rhodes, militaire changé en dernière bobine en mémorable festin pour zombies. Chez Romero, le Joe fit aussi partie de l’aventure Zombie et passa sur le set de Knightriders, retrouvant ensuite la franchise des revenants pour le non-officiel Night of the Living Dead: Origins 3D en 2015, où il ne fera que donner de la voix. Si c’est principalement sur le souvenir de Day of The Dead qui vivait Pilato, dont le gros des activités était désormais de participer aux conventions et signer du DVD ou des photos à tour de bras, le bonhomme fut tout de même de la partie sur plusieurs autres films dans nos genres. Citons en vrac Effects (1980) dans lequel l’équipe d’un tournage de film d’horreur se demande s’ils ne sont pas en train de tourner un snuff sans s’en rendre compte, le film d’action Terminal Force (1989) par Fred Olen Ray, avec lequel il shoote l’année suivante Alienator (1990), le bien taré Empire of the Dark (1990) avec son culte satanique et ses ninjas, le sous-Robocop au féminin de Robert Kurtzman The Demolitionist (1995), le thriller sexy Fatal Passion (1995), le culte Wishmaster (1997), Bloodbath (1999) et ses scream queens qui disparaissent, le DTV The Ghouls (2003), Someone’s Knocking at the Door (2009) et son taré tuant des jeunes drogués en les forçant à des parties de jambes en l’air brutales, Parasites (2016) et ses vilains clochards, The Chair (2018) qui se déroule dans le couloir de la mort, la comédie horrifique Shhhh (2018) et ses bruyants spectateurs d’un cinéma liquidés les uns après les autres, et enfin Attack in LA (2018). Une belle petite carrière principalement menée dans la Série B donc, avec à la fin des années 90 des participations vocales à des shows pour les plus petits, Pilato prêtant ses cordes vocales à l’un des dinosaures de Digimon et au grand méchant de Beetleborgs.

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Un Couteau dans le Coeur

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Difficile de parler d’Un Couteau dans le Cœur… avec la rage au ventre : au-delà de sa dimension purement artistique, et de ses enjeux exclusivement narratifs, le film de Yann Gonzalez fait d’emblée souci pour qui aime fouiner sur les réseaux et glaner quelques commentaires éclairés. J’entends surtout quelques réflexions bêtas de « progressistes » fous, qui se félicitèrent que les bisseux aimassent quand même Un Couteau dans le Cœur, eux qui flashent généralement sur les gros nibards et les belles donzelles, plus que sur les charmes bi- ou homos… Ouf, nous étions sauvés ! L’Amicale de la Tolérance avait parlé et avait estimé que nous progressions, car tout le monde le sait : le bisseux quelconque est un fieffé hétéro généralement, gilet giallo bas du front abruti par sa libido mâle, conservateur irrécupérable dans son amour baveux de la fifille bien carrossée, qui bande pour une paire de loches… et crie au scandale devant des mecs qui se tripotent. Bref, z’avez compris les bisseux : pour être dans les clous, z’avez intérêt à aimer le film, sinon vous passerez vite pour des types vaguement homophobes et vulgairement hétérophiles. Le film en propre ? On s’en branle, car the médium is the message pour ces thuriféraires du Progrès, tout le reste n’est rien, du moment qu’on adhère à la démarche et à la leçon de moral(in)e.

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RIP Larry Cohen

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A peine avons-nous refermé la rubrique nécrologique en râlant sur la disparition de John Carl Buechler que nous devons déjà l’ouvrir à nouveau… Cette fois, c’est à Larry Cohen de nous faire faux bond, ce grand homme du ciné d’exploitation nous ayant quittés le 23 mars à l’âge de 77 ans. Sorte de couteau-suisse du grindhouse, Larry posa sur son crâne les casquettes de réalisateur, scénariste et producteur. C’est bien sûr pour la première que bon nombre d’entre nous se souviendront de lui, Mister Cohen débutant sa carrière dans la blacksploitation (Black Caesar, Hell Up in Harlem) avant de plonger dans le cinoche d’horreur et y expérimenter le « high concept ». Soit des films aux pitchs que l’on peut résumer en une phrase et dont le principal intérêt se trouve dans leur idée de départ. Comme par exemple la naissance d’un bébé monstrueux (la trilogie Le Monstre est Vivant), l’arrivée à New York d’un gigantesque oiseau (Epouvante sur New York), une série de tueries commises par des fous de Dieu (Meurtres sous Contrôle), la transformation en homme-loup d’un jeune sportif (Full Moon High), l’enlèvement d’une femme par une mystérieuse ambulance (L’Ambulance), un yaourt capable de transformer en mélasse les malheureux qui y goûtent (The Stuff) ou encore la découverte que votre belle-doche est une vile sorcière (Ma Belle-mère est une Sorcière). De la suite dans les idées, et une imagination volcanique qu’il prêtera aux autres, et le plus souvent à son vieil ami Bill Lustig. Sortiront donc de sa machine à écrire les trois Maniac Cop et le slasher longuet Uncle Sam, mais aussi une poignée de Columbo, le Piège Intime de Anthony Hickox, le populaire Phone Game du père Schumacher ou encore Captivity avec Elisa Cuthbert. Un CV apte à faire des envieux, et auquel il faut ajouter, en tant que réalisateur, Les Enfants de Salem, suite du téléfilm Kingien de Tobe Hooper, et l’excellent Serial auto-stoppeur, l’un des meilleurs épisodes de la série Masters of Horror voyant deux tueurs en série se lancer dans une compétition sanglante. Belle preuve de l’importance du bonhomme d’ailleurs que de l’avoir convié dans MoH, au milieu des Carpenter, Dante, Argento et autres Landis, le nom Cohen ne faisant définitivement pas tache dans la liste… Et pour prouver encore à quel point ce créateur multi-tâches fut important dans le petit monde du cinéma acide et  avec du poil sous les aisselles, un documentaire, King Cohen, lui fut dédié. Autant dire que le gaillard nous manquera, et qu’on le remercie cent fois pour ses poupins maléfiques, ses pots de Danone à vous en faire fondre la gueule et ses serpents ailés venus faire leur nid dans des grattes-ciel.

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Eyes of the Werewolf

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Quelques années avant de se fendre du fabuleux Werewolf in a Women Prison (2006), Jeff Leroy tâtait déjà de l’homme-loup au détour de Eyes of the Werewolf (1999), une production qu’il réalise pour le compte du zédard ultime qu’est David Sterling. Enfin, qu’il réalise ou pas d’ailleurs, puisqu’est surtout crédité au même poste un certain Tim Sullivan. Le début des problèmes ?

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Capitaine Kronos, Tueur de Vampires

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Souvent considérées comme un simple bonus visant à prolonger une expérience sixties jugée comme largement supérieure, les années 70 selon la Hammer sont pourtant loin de démériter. Mieux : si la période ne fut pas la meilleure du studio sur le plan pécuniaire, elle vit les Anglais expérimenter, mixer les saveurs et saupoudrer leur cinéma gothique d’aromates psychédéliques (le sous-estimé et pas moins bon que ses grands frères Dracula 73), d’un petit regain de cruauté bienvenu (Le Cirque des Vampires), de bastons orientales (La Légende des Sept Vampires d’Or) ou même de pincées du film de cape et d’épées. Ce sera le cas sur Capitaine Kronos (shooté en 72 pour sortir deux ans plus tard), sur lequel la firme prouvait qu’elle pouvait encore montrer les crocs et pondre l’une de ses meilleures productions.

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Scream numéro 16

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Qu’Eric Denis me pardonne, mais la profession de foi qui gouverne à tous les Scream mérite bien d’être reproduite ici, extraite de l’une de ses dernières lettres : « J’aime tellement le cinéma bis et j’essaie de le faire apprécier à ma poignée de lecteurs. » Point barre et point final. D’une simplicité biblique, et d’une honnêteté parfaite. D’où cette fringale de la plume, d’où cette compulsion du clavier chez Eric Denis, sans calcul ni compromis : depuis des années maintenant, les Scream s’enchaînent et se ressemblent, et l’on ne parle là que de cette dernière série née dans les années 2010 (n°1 paru en 2013)… Plus encore, le bon Eric fait du prosélytisme bis puisque il convertissait sa fille il y a peu – Emilie, l’enfant des ténèbres – aux joies de fanzinat et aux plaisirs du ciné populaire. Tel père telle fille en un mot...

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Demonoid – Les Doigts du Diable

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Avoir la main baladeuse, c’est mal. A plus forte raison lorsque l’on prête ses doigts à Lucifer, dès lors parti répandre la mort et la désolation sur son chemin, quand il n’en profite pas pour se faire un peu de flouze à Las Vegas. Welcome to Demonoid (1980), Série B venue du Mexique dont on ne sait trop si on doit accepter la poignée de main.

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