Les Envahisseurs de l’Espace

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Ils sont des Envahisseurs de l’Espace (1970), ils sont Japonais et ils ne viennent pas pour déposer un ballotin de pralines sur le pas de la porte. Logique qu’ils ne soient pas du genre à le dire avec des fleurs puisqu’ils sont tirés du vivier de sales bêtes du grand Ishirō Honda, celui qui dompta la premier le roi des monstres, j’ai nommé Godzilla, et ce dès 1954. Fidèle à son style, le voilà associé une ultime fois à la Toho pour sortir des eaux un calmar, un crabe et une tortue comme de coutume pris de gigantisme.

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Psycho Sleepover

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Il suffit de jeter un œil aux caméos présents dans Psycho Sleepover (2008) pour savoir où punaiser sur notre carte du monde de l’horreur ce gros Z aux confins de l’amateurisme, dans lequel tournicotent donc l’égérie passée du slasher Felissa Rose, connue pour en avoir une sacrée paire sous sa jupe et avoir salement puni les mauvais bougres dans Massacre au Camp d’été, et le trublion Lloyd Kaufman, patron de ce monolithe du mauvais goût et de la connerie qu’est Troma. C’est mathématique, notre low-budget du week-end, emballé par Eric Gosselin et un Adam Deyoe par la suite amené à tourner Dead Season (2012), rendra donc équitablement hommage aux hécatombes des 80’s et aux bains toxiques montés avec les moyens du bord du père du Toxic Avenger, qui accueille d’ailleurs notre petite pelloche dans son catalogue.

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Goblin

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Lorsque Todd Sheets balance sur le marché Goblin en 1993, le zigomar n’en est pas à son premier plat de charcuterie, et cela fait quelques années déjà qu’il s’est payé une caméra bon marché pour planter son objectif dans de la barbaque encore dégoulinante de sa sauce au vin rouge. Convivial comme une soirée raclette, Goblin reste aussi dans le sujet en refilant un vilain mal de ventre à l’assistance, bonne pour finir la fête la tête dans le lavabo.

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The Sins of Dracula

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Dans sa longue carrière de prince des ténèbres, Dracula aura tout vu, tout connu, tout incarné, s’alliant par ici avec de sautillants revenants adeptes du kung-fu, se la jouant rockstar à minettes par là, posant ses valises au Pakistan pour retrouver des couleurs ou devenant à temps perdu le directeur d’une prison pour femmes de petite vertu. Par contre, autant que l’on s’en souvienne, et sauf à considérer Nosferatu comme un Dracula pur jus, et cela se défendrait, il n’a jamais été chauve et dût attendre 2014 et le The Sins of Dracula du stakhanoviste de Rhode Island Richard Griffin pour perdre son pelage de barbastelle. Enter the bald prince of darkness !

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RIP Norman J. Warren

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Il y eut la New Wave of British Heavy Metal menée par Iron Maiden, Judas Priest, Saxon, Diamond Head, Pagan Altar, Satan et quelques autres, armée de chevelus venus durcir le ton au pays de Sa Majesté, et il y eut ce que l’on pourrait nommer la New Wave of British Horror, entre autres guidée par Pete Walker, Anthony Balch, Piers Haggard et bien sûr Norman J. Warren, et dont le but était de faire passer les productions maisons de la Hammer comme d’aimables contes. Corser le message, Warren, qui nous quitta ce 11 mars à l’âge de 78 ans, sut le faire à grands renforts de figures sataniques, de sorcières vengeresses et d’extra-terrestres violeurs. L’Esclave de Satan, Terror, Le Zombie venu d’Ailleurs, Inseminoid, Réveillon Sanglant (alias Les Mutants de la Saint-Sylvestre) : autant d’exemples d’un cinéma imparfait, pas toujours suffisamment riche pour faire honneur à ses ambitions, et il serait mentir que de prétendre que l’on a systématiquement passé un grand moment devant un film sculpté par le Norman, son réveillon de la nouvelle année pouvant en particulier être perçu comme longuet. Mais il y avait toujours chez l’Anglais ce petit je-ne-sais-quoi de captivant, cette grisaille toute britannique couplée à des sujets presque dérangeants pour l’époque. On se souviendra surtout de la noirceur de Satan’s Slave et de son Michael Gough tout en fourberie, et de la SF glauque d’Inseminoid, encore et toujours les meilleurs représentants d’une filmo certes vulnérable, mais définitivement attachante.

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Tribunal Fantôme

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On connaît bien le Dan Aykroyd casseur de fantômes, le Dan Aykroyd chanteur et danseur avec son faux frères John Belushi, le Dan Aykroyd persuadé que spectres et petits hommes verts existent bel et bien, et même le Dan Aykroyd vendeur de vodka. Par contre, il reste encore à beaucoup d’entre nous l’honneur de faire connaissance avec le Dan Aykroyd réalisateur, poste qu’il ne tint qu’une seule et unique fois lors de son Tribunal Fantôme (1991), gigantesque bordel horrifico-comique qu’il présidait sans savoir trop savoir ce qu’il faisait.

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The Maze

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En devenant le chef décorateur d’Autant en Emporte le Vent (1939), William Cameron Menzies s’assura que son nom reste inscrit dans toutes les bonnes encyclopédies sur le septième art. Mais en tournant Invaders from Mars (1953), c’est dans les bibles de la science-fiction qu’il grava son nom, sans pour autant être le petit nouveau du quartier du fantastique, puisqu’il lui offrit avant cela quelques magiciens louches et même un Fu Manchu toujours aussi chafouin. C’est néanmoins sur son ultime long-métrage – suivront quelques courts et épisodes de série avant un regrettable décès en 1957 – le tridimensionnel et bien trop méconnu The Maze (1953) dans lequel on se perd avec plaisir aujourd’hui.

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Femmes en Cage (Barbed Wire Dolls)

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Plus besoin de présenter Jess Franco, et pas la peine non plus de rappeler que l’Espagnol était à sa façon un vrai cinéaste à femmes, trouvant toujours une excuse, bonne ou mauvaise, qu’importe, pour les effeuiller sans honte. Avec la production suisse Frauengefängnis (1975) et sa prison pour dames pourtant ni vilaines ni revêches, notre érotomane préféré peut enfin s’autoriser tous les gros plans et zooms intempestifs sur ce qui l’intéresse vraiment : l’origine du monde.

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Démons

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De temps à autres, il est bon d’empoigner un bout de bois et d’aller vérifier si ce que l’on pensait être un vieux cadavre de plus de 35 ans abandonné par les vers gigote toujours une fois piqué. Aucun risque que Démons (1985), titre de gloire de Lamberto Bava, reste face contre terre alors que l’on s’amuse à le poinçonner : alors que vous n’avez rien vu venir, la bête est déjà redressée et prête à vous rappeler qu’en matière de gore, on n’a jamais vraiment fait mieux. Alors planquez femmes et enfants dans les abris antiatomique, posez votre casque de VTT sur le crâne et enfilez au moins deux cottes de maille : Dèmoni n’a pas perdu la moindre prémolaire et mord encore.

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Snoop Dogg’s Hood of Horror

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Si le toutou enfumé du hip hop américain Snoop est surtout connu pour son flow, ses polémiques ou ses nombreuses participations à des comédies tous publics – ah l’Amérique, cette terre où n’existe plus le mot « impossible », et où il est tout à fait normal de participer à un film Bob l’Eponge alors que l’on fut accusé de meurtre dans ses belles années! – le Dogg fut aussi brièvement une petite vedette de l’horreur. On se souvient de sa dégaine de lévrier à moitié stone dans le très correct Bones (2001), mais on se remémore moins souvent Snoop Dogg’s Hood of Horror (2006), film à sketchs sur lequel le doggfather enfilait le costume du crypt keeper

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