Chute de fanzines à l’Offscreen 2017 !

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Le beau temps revient, le mercure remonte quelques paliers, les oiseaux reprennent leurs valses et opéras, les matous regagnent leurs lits feuillus pour profiter des lueurs d’Helios : pas de doutes, le printemps arrive et l’Offscreen le précède en beauté ! Et comme en 2016, Dame Sutour eut la bonne idée de réunir quelques agités du stylo lors d’une journée consacrée aux fanzines, évènement justement fêté par deux nouvelles sorties…

 

 

 

Si pour les Romains, Mars équivaut au dieu de la guerre, pour les bisseux purs et durs il évoque surtout le come-back de l’Offscreen, festival tentaculaire répandant ses appendices dans une pelletée de cinémas bruxellois (et même liégeois !) comme le Nova, la Cinematek, le Cinema RITCS ou au Bozar. Pour y répandre la bonne parole, bien évidemment, et changer un peu les Belges des tristes spectacles auxquels ils sont d’ordinaire habitués lorsqu’il s’agit d’aller poser son fessier dans une salle obscure. A la benne, les vannes d’ado ayant redoublé tant de fois qu’il est encore en maternelle de Kev Adams ! A la corbeille, ces Power Rangers tout moches tentant de séduire les gosses emboîtant leurs Transformers à la récré ! Au vide-ordures, les épisodes de Strip-tease sans l’humour mais avec une grosse cuillerée d’ennui que sont les films des Frères Dardenne ! A l’égout, cet érotisme pour boutonneuses qu’est celui des 50 Nuances de Grey, plus sombres ou pas ! Durant le troisième mois de l’année, le public de bon goût partira plutôt à la rencontre du cinéma bis Indonésien parfaitement mis en valeur par Lady Terminator, The Warrior et sa suite saurienne ; à celle des effluves satanico-psychédéliques de la représentation musico-visuelle de Black Mass Rising. Et puis ils iront bouffer le bitume avec l’exploitation branchée bikers (Werewolves on Wheels, Satan’s Sadists,…), verront de quel porno se chauffe Stephen Sayadian (Café Flesh), se prendront une bonne dose de suspense à la coréenne (The Wailing), découvriront les mille couleurs du cinéma venu de l’est via le cycle consacré aux oeuvres de Tchécoslovaquie,… Et on en passe, l’Offscreen proposant bien d’autres pelloches rares, aux saveurs variées, allant de l’artistique au déluré assumé. Autant dire que pour ne pas trouver au minimum un film intéressant dans le lot, il faut être un sacré difficile… Ou alors ne pas aimer le cinéma et préférer la lecture. Bonne nouvelle pour les amoureux des mots, Vanessa Sutour s’est une nouvelle fois alliée à Laurent Faiella (le Fanzinophile, si tant est qu’il soit nécessaire de le rappeler) histoire d’organiser une nouvelle journée du fanzinat. Bonne occasion d’ouvrir la Microboutiek et donc proposer à la vente des publications toujours aussi éloignées de Paris Match et Mon Jardin, Ma Maison.

 

offscreen1Photo gentiment prêtée par David, thanks dude!

 

Ayant été gentiment convié – merci encore à Vanessa et le reste de l’équipe – et invité à passer la nuit chez Laurent (chambres séparées, posez vos bites et fantasmez pas trop), que je remercie à nouveau également, je prends donc le train avec, devant moi, une demoiselle chantant du Diam’s à tue-tête. Pas grave, ce test d’endurance n’est pas en vain puisqu’à l’arrivée se trouve un bon paquet d’amis, pour la plupart déjà présents lors de l’édition 2016. A savoir David Didelot (Vidéotopsie), Didier Lefevre (Médusa), Matthieu Nédey (Cathodic Overdose), Valentin Sannier (La Fraicheur des Cafards), Sandy Foulon (Cin’Exploitation), Damien Taymans (Cinemagfantastique), le duo Audrey Jeamart/Gabriel Carton (le blog Scopophilia mais les deux cinéphiles sont également passés par Médusa et le Steadyzine) ainsi que Hans Minkes, Néerlandais à qui l’on doit le fanzine Woof. Un joli petit paquet d’amoureux du noble papier, en somme, auquel aurait pu (du ?) s’ajouter beaucoup de monde, Vanessa n’ayant pas compté ses heures lorsque vint le moment de glisser quelques courriels dans les boîtes aux lettres dématérialisées des zineux. Etrangement, peu lui ont répondu, le gros des troupes (comprendre toutes les personnes non-présentes à la journée zine) ayant préféré nier l’invitation à ces quelques heures, pourtant imaginées pour mettre en avant la passion qui est celle des fanéditeurs. Un peu dommage, décliner poliment tout en félicitant l’initiative ne prenant que quelques menues secondes… N’empêche que les inspirés répondant « Préseeeeents » en levant le poing au ciel et en écrasant leur canette de bière sur le front du voisin sont bien contents d’être là ! Un problème de bagages, quelques présentations (Madame Lefevre : rencontrée !) et discussions plus tard, il est temps de se mettre en route vers le banquet, Vanessa sachant fort bien qu’une douzaine de bisseux, ça se nourrit. Direction le Kokob, restaurant Ethiopien qui nous avait gardé une grande table où furent vite amenées les spécialités africaines. Une petite présentation de la tenancière des lieux plus tard, nous voilà donc en train de tremper nos doigts (car oui, on mange à la main sur place, ou plutôt avec une sorte de crêpe amère) dans du poulet épicé avec une bouteille de coca de Madagascar en main. Bien sûr très particulier et pas forcément pour tous les palais, mais le principal était ailleurs : être ensemble ! Et c’était pas la réunion du G20, je peux vous le dire : discussions sur le doublage foireux du dessin-animé Batman des 70’s, prise de défense du cinoche de Zack Snyder, causeries musicales débutant sur un débat sur le meilleur album des Misfits (Famous Monsters, point final), nouvelles sur les avancées des projets des uns et des autres,… Et puis bien évidemment quelques échanges sur nos points de vue sur les fanzines et l’esprit qu’ils répandent, quand même ! Une fois le repas passé, direction les bouquinistes et vendeurs de vinyles : certains trouvent des vieux livres de la collection Angoisse, d’autres se jettent sur les OST de ReAnimator. Et puis il y a ceux qui viennent de Lyon pour voir les copains, c’est sûr, mais aussi pour acheter des jeux de société oubliés de tous comme AttaKube, trépidant combat opposant le Roi des Carrés au Seigneur des Hexaèdes Réguliers (merci Wikipedia). Les deux camps disposent de cubes aux pouvoirs variés comme « Fous ton cube sur un autre », « Le cube en face ne peut plus bouger » ou « Avance de trois cases » et c’est bien évidemment à une lutte psychologique et intense que se livrent les courageux s’y frottant. Il serait aisé de penser que les champions de pareilles disciplines sont des vieillards à la barbe grisonnante, fringués de ces vieilles vestes brunâtres, mais non ! L’acheteur est au contraire un jeune gus pas encore entré dans la trentaine et se trimballant avec la veste de Ryan Gosling dans Drive (scorpion inclus !) sur les omoplates ! Sont étonnants, à la rédaction de Cathodic Overdose

 

offscreen2Photo de David, once again, thanks again!

 

Après avoir répandu quelques billets dans les caisses enregistreuses des boutiques de la capitale et avoir dit au revoir à Damien, forcé d’aller changer les slibard de sa progéniture atteinte par la gastro, retour au Nova. Toujours un plaisir que de revenir à ce QG d’un jour d’ailleurs, véritable Biscave pour tous les Bismen du monde connu, toujours décorée avec goût et soin. Et il y avait de quoi halluciner cette année : accueillis par un mur totalement caché par des photos de satanistes ou de tueur en série (Charles Manson inside), nous passons ensuite au bar, pour sa part embelli par un monstre à l’énorme pénis, un loup-garou monté sur bécane, l’insigne de Café Flesh et une gigantesque bouche nous tirant la langue, encastrée dans le mur et tirée du Dr Caligari de Sayadan. Idéal pour causer eurotrash, exploitation, séries B et zéderies cultes, en somme ! Et pour faire une partie d’AttaKube, les naïfs Val et Matt décidant de défier l’habitué des jeux qu’est Laurent Faiella et le monstre de charisme que je suis lors d’une partie mémorable. Laurent, qui sortait le jeu de son atroce boîte pour la première fois de sa vie, lamine nos deux ennemis tandis que je triche lorsqu’ils ont le regard détourné. Une victoire propre et épique comme on les aime à un jeu capable de faire passer Puissance 4 pour le dernier Zelda. Cette humiliation passée, on claque la bise à Alan Deprez, jeune homme aux activités diverses et variées puisqu’il rédige des articles pour la presse pro (Mad Movies, Lui,…), le fanzinat (Médusa, Darkness,…), réalise des courts (Cruelle est la Nuit dont nous parlions voilà peu) en attendant de se fendre d’un long, également grand amateur des mollards puisqu’il adore en les traquer dans des piles de fringues. Avec autant de braves gens, tous heureux d’être là, difficile de ne pas se marrer, vanner, imiter, voire se foutre un coup dans le nez. Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin… C’est que les journées comme ça se finissent toujours vite, beaucoup trop vite, voire même prématurément, et c’est toujours un déplaisir de faire les bises finales à nos amis et leurs sympathiques épouses, pour celles qui sont venues. Heureusement, on revient avec quelques souvenirs pour se remémorer les bons moments : puisqu’il me semblait dangereux et peu pratique de décrocher le motard lycanthrope du mur pour venir le poser dans la Toxic Crypt, on revient avec quelques fanzines. Et il y en avait, pour tous les goûts, sur le stand de la Microboutiek (vous pouviez même vous faire dédicacer le livre Bruno Mattei, Itinéraires Bis sur un David Didelot a dos de vache, si ça vous tentait). Et comme pour fêter l’Offscreen, Sandy et Didier étaient venus avec quelques fanzines, soit tout neuf, soit épuisé depuis les nineties !

 

offscreen3Copyright David Didelot, évidemment!

 

Rompu à l’exercice du retirage depuis quelques mois déjà, Mister Lefevre connait donc aussi bien la chanson que tout le répertoire des Dead Rats, sachant fort bien que les plus jeunes ou les archéologues tardifs du fanzinat sont bien heureux de pouvoir profiter des plus anciens numéros. Les numéros 17 à 27 sont donc disponibles et pour patienter un peu avant l’arrivée du 28, prévu pour l’été, la gorgone d’Arras revient encore un peu plus loin dans le temps avec le cinquième numéro de Médusa. Pour un tirage plus limité que d’ordinaire, cependant, plutôt réservé aux fans purs et durs ou aux plus curieux, qui auront bien raison de plonger dans cette revue venue du fonds des temps et sentant bon la colle ! Car bien évidemment, pas de photoshop ou de Chris Steadyblog aux manœuvres à l’époque, le Didier tout juste sorti de l’adolescence devant alors se passer des logiciels de nos jours élémentaires et jouer de la machine à écrire, des ciseaux et des tubes Uhu ! C’est diffèrent, oui, mais pas forcément moins beau ou moins charmant puisqu’il transparaît même de l’ensemble une naïveté et une passion faisant bien plaisir à voir. Epée avec le sigle de Batman sur le manche, crâne démoniaque transpercé par un pieu, baril de dynamite avec la petite tête de mort bien mise en évidence, vampire et sa horde de chauve-souris brisant deux nuques de garnements malheureux (dessin de Didier en personne), petit monstre sautillant, découpages de jaquettes, Godzilla plaqués ici et là,… Old-school is the best school, comme qui dirait, et il est putain de plaisant de revenir à cette époque, certes moins pratique et épuisante pour le fanéditeur, mais aussi une preuve évidente de la sincérité et l’envie découlant de ses pores. Car pour assembler et engluer autant de pièces de puzzle, il fallait l’aimer, le bis. Non pas que ce précieux document fut nécessaire pour cerner l’amour du tenancier de la petite boutique de Médusa en la matière, on sait tous depuis bien longtemps qu’il préfèrera toujours les espions ringards des seventies ou les roulages de pelle à la grecque aux pièces vertes envahies de nazillons ou aux sorcières trop hypées. N’empêche que l’on se rend compte que l’idée que devait être son fanzine était déjà bien formée à l’époque, ce Number Five contenant déjà cette variété de sujets propre à la méduse actuelle : le cinéma Indonésien, des chroniques de romans, une filmo de Peter Lorre, de l’euro-bis en pagaille (Atomic Cyborg, La Maison de la Terreur, Alien la créature des abysses,…), du Giant Monster bridé, les suceurs de sang made in Mexico, un dossier sur Ruggero Deodato, un report d’Avoriaz par Christopher Darkness Triollet, du péplum et de l’espionnage à l’ancienne, du kung-fu woutcha !, du manga (Akira dans le bol) et même quelques blockbusters, même si ce n’était déjà pas le dessert favori de Didier, bien trop dur avec Robocop 2 et Gremlins 2. Alors c’est sûr, l’écriture du zineux aux boas dans les cheveux n’étaient pas encore très bien formée, n’empêche que ça se lit d’une traite et que c’est avec plaisir que l’on plonge dans cette photographie de la passion d’une époque. C’est poussiéreux comme une vieille VHS descendue du grenier ou remontée de la cave, et c’est sans doute pour ça aussi que c’est aussi bien : ça pue le vécu.

 

medusa5Photo honteusement piquée à Didier Lefevre.

 

Pendant que Didier fouillait ses archives pour embellir nos soirées, Sandy tentait pour sa part de rallumer la mèche de Cin’Exploitation, entré au caveau trop jeune et désormais prêt à en sortir en vomissant ses asticots sur tout ce qui bouge. Car rien n’arrêter le Namurois (la ville des gens aux gros kikis, comme chacun sait), ni la fin du forum du même nom en 2011, ni le manque de réactivité de ceux qui l’entourent à l’annonce du retour du zine, après les numéros 0 et 1. C’est que tout le monde est affairé à ses propres projets et Monsieur Foulon se voit contraint de précipiter les choses, d’autant qu’il tient absolument à ce que ce numéro 2 (troisième sortie donc puisque la numérotation a débuté avec le zéro) soit disponible pour l’Offscreen, auquel il compte rendre hommage. Nous sommes au début du mois de février 2017, et Sandy est sans rédacteurs pour l’épauler, sans imprimeur pour cracher son encre et donner forme au zine, sans idée réelle de comment s’y prendre seul. Autant dire qu’à moins d’un miracle… Et il survient, le miracle ! Sandy retrousse ses manches et va sortir le phénix du cendrier, sortant bel et bien son numéro pour mars 2017, permettant aux chanceux venus à la Microboutiek lors de la journée zine de l’Offscreen de l’avoir en exclusivité. Rien que pour ce tour de force, chapeau bas… Alors évidemment, ce Cin’Exploitation renouvelé est plus rustique que les publications habituelles, avec sa reliure en plastoc rappelant les travaux de fin d’années des étudiants, le tout avec une maquette faite via Word. Mais qu’importe l’épiderme et ses quelques poussées d’acné si les entrailles sont bonnes… Et elles le sont ici, le rédacteur en chef, planqué sous le pseudonyme de Sangore, reprend les choses là où ils les avaient laissées quelques années plus tôt avec un plaisir communicatif. Qui connait un peu le jeune homme sait d’ailleurs à quoi s’attendre : pas de rétrospective sur les Popples, pas plus qu’une filmographie complète de Ray Liotta ou un best-of des meilleures comédies musicales. La La Land, Sandy n’en a rien à foutre (tant mieux, nous non plus !), le gaillard étant plus séduit par l’extrême, celui qui ne fait pas semblant et schlingue autant le pus que la vieille hémoglobine. Peu de chance dès lors d’être étonné devant un sommaire largement crapoteux, conviant des demoiselles emprisonnées et agressée sexuellement (Girls in Chain), deux flics chinois aimant une même femme bientôt violée (Body Weapon), une nouvelle aventure des Templiez zombies où l’on y pratique la torture et l’inceste (El Retorno de los Templarios), un pinku eiga arty virant au drame (Twilight Dinner), du Charles Band plus putassier que jamais et toujours disposé à jouer à la poupée (Les Geôles du Diable) et du snuff (pour de faux hein) au pays des samouraïs (Muzan-E). Peu de chances que vous tombiez un jour sur tout cela en prime-time avec présentation de Laurent Ruquier avant la diffusion, c’est certain ! On passe ensuite au gros du numéro avec un dossier sur l’Offscreen, le boss Sangore revenant sur l’expérience telle qu’il l’a vécue en 2016, se penchant sur les divers films (Brain Damage, I Drink Your Blood, Ne Nous Délivrez pas du Mal et de nombreux autres) sans oublier de faire venir à nos narines les parfums et l’ambiance du festoche en question. Et l’hommage ne saurait être complet sans annoncer le programme de la version 2017 et en donnant la parole à Vanessa via une chouette interview. Changement de programme pour la dernière partie de ces pages, qui marcheront nettement plus droit avec un article sur la littérature branchée nazisploitation. Avec les quelques extraits triés sur le volet (genre « Je t’enfonceuh ouneuh serpent dans la chatteuh ! ») et les magnifiques artworks de la collection Les Soudards, le général Foulon nous donne un bon tour d’horizon, sans oublier de préciser qu’il est préférable de prendre un peu de distance avec les écrits proposés dans cette série de petits livres. De la distance, on en prendra aussi avec Entre chien et loup, courte nouvelle de Cornelia B. Ferrer, récit mêlant nazisme, inceste et zoophilie. Pas le genre de trucs qu’aurait écrit R.L. Stine pour les Chair de Poule, on est bien d’accord, et à vrai dire pas le genre de truc que l’on lit avec passion dans la crypte toxique, mais force est de constater que c’est raccord avec le sujet du zine ! Pas fait pour tout le monde le Cin’Exploitation, donc, mais les amateurs de sensations fortes ressortiront avec leur dose, d’autant que le Sangore écrit franchement bien, apportant un peu de second degré, bienvenu, à l’ensemble. Clairement seul dans son créneau, le zine en question mérite donc que l’on fasse un petit détour par ses cachots, car s’y faire fouetter a du bon !

 

woof

 

Enfin, last but not least : Woof !, rejeton de mots du sympathique et avenant Hans Minkes, qui eut la gentillesse de nous offrir le numéro 4 de son zine au petit format. Noir et blanc, rédigé in english et doté d’une trentaine de pages, Woof porte bien son nom puisqu’il ne manque pas de chien. On le devine d’ailleurs au logo, constitué dans la gerbe d’un clebs visiblement très malade, tandis que la couverture nous offre un dinosaure à la Casimir en train de malmener des donzelles dénudées. Délirant ! Et l’intérieur n’est guère diffèrent puisque nous tomberont sur des détournements porno de Pokemon (enculade de Pikachu et Carapuce en pleine masturbation bulleuse), Bob L’éponge (le petit Bob trifouille le cul de Sandy… l’écureuil hein, pas celui de Cin’Ex !) et Scooby-Doo (partouze générale pour tous les enquêteurs en herbe !). C’est clair, ça vanne sec dans les parages, même si ça se lance aussi dans le bis, revenant sur Andy Millighan, Porno Holocaust, la trilogie trash composée de Gorgasm, Gorotica et Gore Whore, puis une virée à bord du camion de Duel. Court mais très sympa, le zine emploie un ton simple, s’adressant directement au lecteur, et mise énormément sur son univers déluré, trouver une page sans dessins humoristique étant plus difficile que de dénicher ce con de Charlie dans ses livres en fermant les yeux. Fun et donc parfait pour se remémorer une trop courte journée (on serait bien restés jusqu’à 2h du mat’ à causer de conneries bien grasses !) que l’on espère voir revenir en 2018… En attendant, tous à l’Offscreen, car la fête y continue bien évidemment !

Rigs Mordo

 

 

2 comments to Chute de fanzines à l’Offscreen 2017 !

  • Val le cafard  says:

    Excellent retour mon cher Rigs ! C’est bon joueur de ta part d’avouer publiquement que vous avez volé votre victoire à Attakube…
    PS : Static Age > Famous Monsters

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