Rayon Action: Episode 13

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Après quatre mois d’absence, Rayon Action fait son come-back, le poing et les dent serrées, la grenade dégoupillée! Laissez tomber la salle de gym, votre dose de sport brutal vous allez la prendre avec un Martin Kove jouant les Punisher du dimanche, des écoliers démolissant les cartables des autres, un Lundgren jouant justement les professeurs et le duo Billy Blanks/Jalal Merhi venu vous aider à faire vos tractions!

 

 

Steele Justice

Martin Kove, les enfants des eighties le connaissent bien pour son rôle de désagréable senseï dans les Karate Kid, dans lesquels il faisait plus ou moins office de rival au brave Mr. Miyagi. Un sale type, le Martin ? Pas toujours ! Ainsi, dans Steele Justice, il délaisse les ceintures noires et les kimonos pour prendre les armes et faire le ménage, vigilante style ! Pas vraiment avec succès, malheureusement, puisque la pelloche restera plus ou moins méconnue, y compris d’une bonne part des fans d’un genre mené par Charles Bronson. Ecrit et réalisé par un Robert Boris derrière Oxford Blues, comédie romantique bien éloignée de la guérilla urbaine sans fin du vigilante flick, la pelloche qui nous intéresse avait pourtant pour elle un casting attrayant. Outre le déjà présenté Martin Kove, déjà vu quelques années auparavant dans l’agréable Seven d’Andy Sidaris, on croisera Ronny Cox (Robocop, Enfer Mécanique), Sela Ward (Gone Girl, Le Fugitif), la sexy Shannon Tweed (épouse de Gene Simmons, la langue bien pendue de KISS, demoiselle à l’affiche d’une horde de film érotiques), Soon-Tek Oh (Nimitz, retour vers l’enfer, L’Homme au Pistolet d’Or), Bernie Casey (Piège en Haute Mer, L’Antre de la Folie), Peter Kwong (l’un des Trombes dans Jack Burton dans les Griffes du Mandarin, L’Enfant Sacré du Tibet), Sarah Douglas (les Superman, Conan, Le Retour des Morts-Vivants 3) et même cette vieille gueule d’Al Leong, Asiatique chevelu jouant les salauds du premier Die Hard à L’Arme Fatale en passant, lui aussi, par Jack Burton. Excusez du peu… John Steele (Kove, bien sûr), c’est donc un peu le Rambo au rabais : parti au Vietnam, il y fit des étincelles mais ne vit tout de même pas venir le sale coup fomenté par l’un de ses supérieurs, le fourbe Général Kwan (Soon-Tek Oh). Ce dernier ayant trouvé de l’or sur place, il compte le ramener et tout garder pour sa pomme, non sans trouer la peau de Steele, témoin gênant pour notre gradé peu partageur. John survit néanmoins à l’assaut de plomb mais n’est bien évidemment pas soutenu par sa hiérarchie lorsqu’il tente de jeter le discrédit sur Kwan… Une fois la guerre terminée, tout le monde retourne de son côté et peut vivre une existence paisible. Ou à peu près, en bon vétéran ayant trop fait couler le sang, notre soldat d’acier ne parvient pas à s’acclimater à la vie de tous les jours : sa vie amoureuse ne ressemble à rien, il vient de se faire virer de son job et il est sur le point de devenir un véritable alcoolo dormant dans les casiers de bières. Et la loque humaine de créer une bagarre dans un bar, cognant son ancien employeur et quelques policiers, lui offrant une cellule trois étoiles au commissariat local dont le sortira son ancien war buddy, le détective Lee. Et ce dernier d’offrir le gîte à son vieux pote, décidément bien mal en point… Si Steele ne coule pas des jours heureux, il n’en va pas de même pour son ennemi de toujours Kwan, devenu un homme politique influent le jour et un riche dealer de dope la nuit. Et notre mafieux d’être bien dérangé par le détective Lee, au point d’envoyer son bras droit, accessoirement son propre fils, pour calmer notre enquêteur. Ce sera chose faite en lui mitraillant les tétons tandis que sa pauvre petite famille subira le même sort. Sa pauvre femme, en train de cuisiner paisiblement pour sa tribu ? Liquidée ! La brave grand-mère ne sachant pas aligner deux mots d’anglais ? Trouée de toutes parts ! Et tout ce beau monde de voir leurs cadavres tirés sur le trottoir, pour signifier au reste du quartier qu’il vaut mieux filer droit et continuer d’alimenter le compte en banque du sinistre Kwan. Et la petite dernière de la famille subirait le même sort peu envieux si Steele ne sortait pas de son bain savonneux pour la sauver, empêchant les sbires du félon de la propulser au paradis avec ses parents. S’il a sauvé la fille (censée être une jeune adolescente mais visiblement bien plus vieille en dehors de l’écran) de son vieux copain, la rage continue d’envahir notre guerrier, encouragé par le flic Bennett (Ronny Cox) à balayer cette fichue pègre.

 

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Disons-le tout net, Steele Justice ressemble bien à ce qu’il est, soit à une petite production de 87, sans doute pensée pour le marché de la vidéo et ne se distinguant guère du tout-venant du film d’action bis de l’époque. Comprendre que si ça mitraille régulièrement, c’est tout de même en vérifiant que le stock de balles à blanc, forcément limité, ne baisse pas trop. Volontaire mais pataud, Robert Boris essaie d’en proposer autant que faire se peut sans trop oublier de faire avancer sa maigre histoire, banale vendetta rappelant fortement The Exterminator. En moins bien ? Pas forcément, car si Steele Justice ne peut définitivement pas batailler avec le métrage de James Glickenhaus question ambiance malsaine, au moins se montre-t-il un peu plus rythmé, un peu plus punchy. Et si Martin Kove n’est pas l’égal d’un Robert De Niro prenant son taxi, il se montre tout de même meilleur comédien que Ginty, et ce tout en poussant régulièrement des « yahaaaaa » ridicules lorsqu’il saute sur un adversaire ! Plus volontaire aussi, plus inspiré par les Commando et Rambo 2 que par le premier Un Justicier dans la Ville, preuve en est cette enfilade de scènes d’action allant de l’échange de bastos au duel au sabre. Car pas contraire à balancer quelques clichés, Boris fait de Kwan un véritable samouraï tandis que les flics consomment du donuts entre deux dossiers sur des violeurs ou des meurtres rituels. La finesse de la personnalisation ! Une douce odeur de folie enveloppe d’ailleurs le produit par instants, comme lorsque Kwan attache une grenade à un rat pour qu’il parte se faire exploser façon kamikaze sous Steele. Ou encore cette incroyable et so eighties séquence voyant la copine du John tourner un clip avec des danseurs ringards nous balançant quelques pas de danse ridicules, tandis qu’arrivent les hommes de Kwan pour zigouiller tout le monde ! Marrant mais pas suffisamment pour rendre culte un tout petit film d’exploitation, oublié aussi vite qu’il est vu…

 

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  • Réalisation: Robert Boris
  • Scénarisation:  Robert Boris
  • Production: John Strong
  • Pays: USA
  • Acteurs: Martin Kove, Ronny Cox, Soon-Tek Oh, Sela Ward
  • Année: 1987

 

 

 

 

 

 

Crows Zero 2

Dans l’épisode 10 de Rayon Action : le pauvre Rigs Mordo, alias moi-même (ouch, ce twist !), s’était emmerdé comme devant une cérémonie des Césars en zieutant le Crows Zero de Takashi Miike, qu’il avait connu en meilleure forme. Longue à en crever, dotée de combats mal branlés et misant sur un casting de beaux gosses qui auraient plutôt leurs places dans The Voice, cette adaptation du manga du même nom était donc loin, très loin, d’être convaincante et ennuyait sacrément. Mais étant en possession du coffret Blu-Ray contenant toute la trilogie, votre serviteur se sent un peu obligé de visionner sa suite, Crows Zero 2, ne serait-ce que pour rentabiliser son triste investissement. C’est donc en trainant des pieds comme si on était un lundi matin que je me suis callé dans mon divan pour vérifier si la franchise ressemble toujours plus à un Zoolander qui se prend au sérieux qu’à une guerre des gangs gérée dans les règles de l’art. Et surprise, sans atteindre un haut niveau, cette séquelle se révèle être assez sympathique ! Niveau récit, on reprend les choses là où on les avait laissées : le héros du premier est devenu le leader de son lycée mais a bien du mal à unir ses troupes, qui ne voient pas en lui le chef capable de les mener au firmament et de leur permettre de foutre la rouste de leur vie aux enfoirés de l’école rivale. Car il y a bien sûr un nouveau gang à abattre, des zigotos si balèzes et nombreux que les ennemis du premier film vont peut-être devoir s’allier pour torcher ces nouveaux adversaires. Le coup classique, et par ailleurs typiquement manga, mais au moins Miike se concentre un peu plus sur les bastons et l’aspect purement animal de son récit, délaissant par la même occasion les histoires parallèles qui alourdissaient le premier volet. Si l’on a toujours quelques sous-intrigues à peine liées à la principale, comme le parcours d’un jeune yakuza par exemple, l’ensemble semble resserré autour de la mauvaise gestion que le héros fait de son clan et sur la partie d’échecs musclée qu’il mène à ses ennemis.

 

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Les combats sont ainsi plus nombreux, mieux mis en valeur, et dans une tradition peut-être plus « mangaesque », dans le sens où chaque gentil aura un ennemi à abattre dans le clan opposé. Ennemis qui sont généralement lookés de manière à ce que l’on puisse les reconnaître immédiatement, leurs coiffures variant tout comme leurs caractères, même si ce n’est pas franchement flagrant pour ce dernier point. Mais on appréciera la volonté de mettre en avant un vilain charismatique, accompagné d’un second flippant, aux petits yeux et cheveux longs cachant mal son sadisme. Crows Zero 2 n’est certainement pas un grand film, c’est même plutôt un petit divertissement agréable mais encore une fois trop long de 30 minutes. Mais comparé à l’ennui intégral que représentait son aîné, on peut dire que c’est une belle avancée. Il reste un troisième et dernier opus dans mon coffret, j’en croise un max pour qu’il continue sur la lancée du deuxième et ne soit pas tenté de s’offrir un trip nostalgique en revenant aux origines de la saga…

 

 

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  • Réalisation: Takashi Miike
  • Scénarisation:  Shôgo Mutô
  • Production: Mataichirô Yamamoto
  • Pays: Japon
  • Acteurs: Shun Oguri, Meisa Kuroki, Haruma Miura, Kyôsuke Yabe
  • Année: 2009

 

 

 

 

 

 

 

Detention

Chez Nu Image, on a parfois tendance à dépoussiérer de vieux projets malheureux pour s’assurer un certain quota de sorties. Ainsi, en 2003, c’est le script de Detention rédigé en 1993 par Paul Lynch (réalisateur du Bal de l’Horreur et d’Humongous) qu’Avi Lerner et ses complices sortirent du placard pour le refiler à Sydney J. Furie (Superman 4). Sans doute à la grande déception de Lynch, qui avait bien évidemment écrit le scénario avec l’espoir de pouvoir le réaliser lui-même, dix ans plus tôt… Reste qu’avec Nu Image dans les parages, cette petite histoire montrant un professeur protéger ses élèves de quatre ou cinq trafiquants de drogue prenant d’assaut son école ne peut se changer en un monstre de finesse. Pour preuve, la star de Detention n’est autre que le copain Dolph Lundgren, bien évidemment changé en ancien soldat de la guerre de Bosnie, ensuite devenu un bon petit titulaire surveillant les vilains garnements retenus après les cours. Et quand une bande sales types débarque pour récupérer un énorme paquet de dope et décide d’éliminer les témoins, le tout avec le concours d’un flic ripou, Dolph tombe la chemise et va fracasser du badguy. Enfin, on l’espère du moins, car qui s’est déjà enfilé une ou deux prods Nu Image de l’époque sait fort bien qu’entre les promesses et ce que le produit fini a réellement dans le ventre, il y a parfois un monde… Coupons net tout suspense : de l’action, Detention en a. Ca mitraille, ça s’échange des pruneaux, ça se bastonne gentiment, un hélicoptère s’écrase, une bagnole défonce des casiers et roule à toute berzingue dans les couloirs, on fait péter des bombonnes de gaz et tout ça à un rythme relativement correct. Car si ce n’est une exposition un peu longue et un ventre mou dans la dernière partie, on ne patiente jamais trop longtemps entre deux séquences bourrines. Maintenant, qu’elles soient en grand nombre, c’est une chose, mais qu’elles soient réussies en est une autre. Là aussi, pas de suspense inutile : elles se laissent voir mais ne passionnent à aucun moment, trop classiques, voire molles, pour déclencher plus qu’une torpeur polie… La seule réellement marquante est celle, très crétine, voyant Lundgren et un de ses élèves confectionner une espèce de char en tôle muni de javelots pour foncer sur leurs ennemis et les empaler. En un sens, c’est assez bis ! De là à prétendre que cela suffit bien…

 

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Si encore ce n’était que ça, ce ne serait pas bien grave. Après tout, des Lundgren mal fagotés, on en a déjà soupé, comme Direct Action, sorti la même année et réalisé par le même Sydney J. Furie (mais toujours sans furie…). L’ennui avec Detention, c’est que les persos sont à chier. A CHIER ! Passe encore pour Lundgren, professeur relativement crédible et loin d’être antipathique, seulement l’action hero classique que l’on a croisé dans des millions de Séries B du même tonneau. Par contre, le reste du casting est proprement insupportable, vilains comme jeunes écoliers. Ces derniers sont bien évidemment des sales gosses à la petite semaine, des rebelles de Toys’r’us incarnés par des zigs ne débordant guère de talent et le plus souvent agaçants. Il faut le voir, ce skateur de pacotille, qui tente de singer Sean William Scott des American Pie (déjà que le modèle…) ou ces jeunes demoiselles ayant l’air d’avoir déjà 30 piges, ce qui était probablement le cas lors du tournage… Mais le pire vient surtout des salopards de service : si le flic ripou (Larry Day, vu dans Punisher Warzone et sosie officiel du Fanzinophile) s’en tire à peu près correctement, le quatuor principal plombe littéralement le film en le faisant sombrer dans le ridicule le plus absolu. Sortis du plus ringard des cartoons pour garçonnets des eighties, ils sont attifés comme les punks les moins crédibles que vous puissiez trouver : cheveux roses pour la nana, décolorés pour le chef, piercing du type chaîne dans le nez, vestes en cuir ou jeans troués, ils n’ont tout simplement aucun potentiel de tension. Imaginez un peu les loustics des Class of Nuke’em High catapultés dans un récit relativement sérieux et vous imaginez sans peine le niveau des dégâts… Comment ruiner un film déjà pas bien terrible à la base ? Ben comme ça, c’est pas compliqué…

 

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  • Réalisation: Sydney J. Furie
  • Scénarisation:  Paul Lynch, John Sheppard
  • Production: Avi Lerner, Gary Howsman
  • Pays: USA
  • Acteurs: Dolph Lundgren, Larry Day, Alex Karzis, Corey Sevier
  • Année: 2003

 

 

 

 

 

 

Talons of the Eagle

Même si Rayon Action s’est déjà penché sur un certain nombre de tataneurs ayant installé leurs dojos dans les vidéoclubs, certains manquent toujours à l’appel. Comme Billy Blanks, grand black pratiquant le kickboxing, et Jalal Mehri, Canadien né au Brésil de parents libanais (ça va, vous suivez ?), ancien bijoutier ayant revendu son affaire pour devenir un producteur/acteur de séries B spécialisé dans le karaté et le kung-fu du tigre. Sacré destin ! Reste que nos deux gaillards vont faire leur entrée sur Toxic Crypt main dans la main via Talons of the Eagle, buddy movie les voyant donc faire équipe. Une petite production Mehri et une réalisation Michael Kennedy (principalement un réalisateur de séries made in Canada) conviant également James Hong (l’éternel Lo Pan combattant le non moins culte Jack Burton), Matthias Hues (le grand blond aux airs de guitariste de Manowar vu dans le génial Dark Angel avec Lundgren) ou encore la B Girl Priscilla Barnes (The Devil’s Rejects, Unseen Evil 2, Ed Gein : The Butcher of Plainfield,…). Du beau monde plongé dans un actioner bien sûr mineur, mix entre le film de baston et le thriller d’infiltration puisque Blanks et Mehri se retrouvent dans les blousons de flics de la brigade anti-drogue forcés de devenir les gardes du corps d’un puissant mafieux (Hong) faisant son beurre dans le trafic de substances illicites. Un principe simple comme bonjour, piquant à droite et à gauche (on a un petit tournoi de combattants, façon Bloodsport, et une obligatoire séquence d’entrainement pour nos deux héros, montage musical à l’appui), se lançant dans les rebondissements habituels tout en s’autorisant les indispensables inserts érotiques : baise sous la douche, nibards dévoilés au grand jour, passage dans un club de strip-tease,… L’attirail commun du genre, en somme, avec ses éclairages bleutés, ses drôles de filtres verdâtres plaqués ici et là sans trop que l’on sache pourquoi, ses décors toujours un peu vides et jamais crédibles. Mais, au moins, Talons of the Eagle n’ennuie jamais.

 

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Car ça file plutôt rapidement dans le coin et, à l’exception d’un petit ventre mou misant plus sur le suspense que sur le démolissage de tronche vers le milieu du film, l’action est pour ainsi dire perpétuelle. Bien entendu, vous n’aurez pas ici des fusillades à la John Woo ou des échanges de poignes dignes d’un bon Jackie Chan, et l’ensemble reste un peu pataud sur les bords, manque de nervosité. Mais pour ce type de production, force est de constater que les combats ne sont pas mauvais : s’ils manquent de vitesse et de force, au moins tentent-ils de se renouveler, d’offrir une progression dans le duel. Comme celui opposant Blanks à Hues, débutant comme un classique mano a mano avant que notre chevelu ne prenne une bagnole pour tenter d’écraser son adversaire. Rien de neuf, c’est sûr, mais on sent l’envie de bien faire le taf’. Evidemment, Talons of the Eagle, malgré son titre, ne déploie jamais ses ailes, la faute à une mise en scène manquant d’ampleur et d’originalité, mais aussi à un duo d’acteurs peinant à trouver une alchimie. Ce qui la fout mal pour un Buddy Movie ! Rien ne semble vraiment opposer Blanks et Mehri, si ce n’est le goût pour le rap chez l’un et l’amour de Beethoven chez l’autre, tout comme leur amitié ne semble pas non plus étincelante. Une relation un peu plus travaillée, un peu plus crédible, aurait sans doute bien aidé le film, même s’il faut également admettre que nos comédiens, pas franchement des monstres de charisme, n’auraient dans tous les cas pas permis la pelloche de s’élever au-dessus d’un certain niveau. Il y a forcément un plafond qualitatif lorsque vos stars sont Billy Blanks et Jalal Mehri, des gars diablement sympathiques que l’on retrouve toujours avec plaisir (surtout le Billy d’ailleurs), mais pas des personnalités crevant l’écran. Il faut bien avouer que le doublage français, pathétique et fait sans cœur, descend encore un peu leurs performances… C’est encore Matthias Hues qui s’en tire le mieux, qui parvient le plus facilement à dégager une présence en sbire du méchant James Hong, pour le coup dans le rôle très classique du sale type faussement sympathique mais véritablement pourri. En bref, Talons of the Eagle, disponible en DVD dans de multiples éditions, est très précisément ce qu’il est censé être : un actioner bon marché ne confinant jamais au génie mais capable de faire passer le temps sans trop de mal. C’est tout ce qu’on lui demande…

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation: Michael Kennedy
  • Scénarisation:  J. Stephen Maunder
  • Production: Jalal Merhi, Kevin Ward, Curtis Petersen
  • Pays: USA
  • Acteurs: Billy Blanks, Jalal Merhi, James Hong, Matthias Hues
  • Année: 1992

 

 

2 comments to Rayon Action: Episode 13

  • Roggy  says:

    Quel plaisir encore de lire cette rubrique toujours aussi bien achalandée. Je n’ai vu que “Crows Zero 2” et je ne suis pas un adepte de la série non plus (même cette première suite). D’ailleurs, je n’ai pas vu non plus le 3. En revanche, ce “Steele justice” sent bien bon la fin des années 80 🙂

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