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Le chapeau vissé sur les dreadlocks, la canne dorée en main, Rob Zombie rouvre son cirque des freaks et invite sous sa tente les plus courageux des passants, tel un Caligari promettant la rencontre avec l’autre-monde. Et courageux il faudra être pour rester jusqu’au bout de ce carnaval, malheureusement plus pathétique qu’enchanteur…

 

Une fois n’est pas coutume, lâchons un peu les sacro-saints « on » tentant de donner une illusoire objectivité à des chroniques par définition subjectives, voulez-vous ? Après tout, les règles immuables et bonnes conventions n’ont jamais fait partie des priorités de la crypte toxique et c’est avec un plaisir non-feint que je tire la chasse pour noyer tout académisme. Et puis de toute façon, il me serait tout bonnement impossible d’évoquer le cas Rob Zombie en tentant de jouer la distance, en me faisant passer pour un banal observateur, moi qui fit du métalleux à la longue barbe ma Teenage Idol. La seule, la vraie, celle que je priais nuit et jour, les mains croisées en espérant un nouveau miracle discographique comme d’autres quémandent au Petit Jésus la transformation de l’eau en vin. Comme mes nombreux blasphèmes ou mes sempiternelles moqueries envers les croyants de toutes sortes, étalées au fil des bafouilles ici trouvables, vous le rappellent régulièrement, je n’ai jamais trop été du genre à me fier à un pauvre barbu cloué sur une croix, et ce malgré la présence d’une mère donnant le catéchisme à ses heures perdues (c’est le cas de le dire). C’est que dès mes onze ou douze années, je préférais un autre homme portant le poil au menton, bien vivant pour sa part et n’arborant aucun stigmates, si ce n’est un X gravé au front. Lui ne se réfugiait pas dans les temples pour y perpétrer une soi-disant bonne parole mais éructait sur scène des hymnes métalliques prenant pour thème un univers horrifique, bien évidemment remanié à sa sauce. Son nom, Robert Cummings. Sa profession, troubadour boogeyman. Son style, un Indus Metal laissant la part belle aux rythmiques entêtantes, aux refrains que l’on chantonne sous la douche en espérant la venue de Norman Bates, aux batteries infernales, le tout avec des visuels mélangeant une horreur old-school ou de foire, rendue psychédélique par l’usage de couleurs pétantes. Entre danger et amusement, Rob Zombie ne choisissait pas et prenait les deux, tentant d’effrayer avec le sourire, à l’image d’un Alice Cooper que l’on considérera comme son père spirituel. Inutile de préciser que pour un petit Belge à la fois élevé aux vieilles VHS ruisselantes de pus comme Zombie, Les Griffes de la Nuit ou Re-Animator et aux doux sons d’Iron Maiden ou AC/DC, voir le cinéma le plus lugubre se marier à la musique la plus virulente ne pouvait que lui faire sauter le crâne jusqu’à Pluton, alors encore une planète. Nous étions en 99, je venais d’enfourner La Main qui Tue dans le lecteur DVD familial, alors acquis depuis quelques mois seulement, et je tombais sur le clip de « Dragula », que Devon Sawa, sa main possédée et ses potes zombifiés avaient le bon goût de reluquer. Hallucination, révélation, renaissance : j’étais déjà mordu de ce grand gaillard aux airs de croquemort, usant sa grosse voix caverneuse pour faire frissonner les quelques rares survivants de ses riffs démoniaques. Fort logiquement, j’exprime le fait que ce truc déchire et mon père, Bilko Mordo, lâche le plus simplement du monde « Oh, c’est Zombie ça ». Et une fois le film terminé, Mordo senior part dans sa bibliothèque musicale pour me ramener le single de « Super Charger Heaven » de White Zombie, groupe précédent du vieux Rob. Il n’en fallait pas plus pour rentrer encore plus profondément dans la musique heavy, qui m’avait déjà bien savonné les tympans auparavant, certes, mais à laquelle manquait encore un univers raisonnant en moi. Ici, je l’avais.

 

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Ainsi, de mes 12 ans à mes 16 ou 17 ans, seul comptait réellement Rob Zombie : j’achetais bien évidemment chacune de ses sorties quand mon père ne m’offrait pas les plus anciennes ; je faisais main basse sur le moindre magazine disposant d’un article sur le hurleur ; je participais aux concours de Hard’n Heavy lorsqu’il y avait du goodies zombiesque à gagner, obtenant même le poster promo pour la sortie de son skeud The Sinister Urge ; je posais soigneusement les figurines, parfois chantantes, que je récupérais du Monsieur aux côtés de mes reproductions du tueur du vendredi ou du grand brûlé parcourant les mondes oniriques. J’étais à fond, au point que mes camarades riaient de moi en disant que je n’étais attiré que par les groupes cradingues et que mon Roch Voisine à moi avait des poux plein la tête. Pas bien grave, en tout cas nettement moins que les incessants reports de son House of 1000 Corpses, premier essai filmique bien évidemment attendu comme la venue du Père Noël par le petit Rigs. Il ne sera découvert que bien plus tard, vers 2004 ou 2005, lors de sa diffusion sur Canal + (à moins que les Belges en étaient déjà à son pendant wallon, BeTV ? Sais plus…), soit trois à quatre années après son annonce tout de même. Une éternité quand on est fan. Et le début de la distanciation également, le p’tit Mordo faisant son chemin, découvrant d’autres saveurs (le tout puissant death metal, le pesant et ambiancé doom metal) au moment même où le père Cummings perdait doucement mais sûrement son mojo, livrant un Educated Horses tout de même bien calmé par rapport aux furies passées, un Hellbilly Deluxe 2 navrant tentant de faire suite à son meilleur album solo, un Venomous Rat Generation Vendor relevant le niveau pour un temps et un The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy Celebration Dispenser au nom aussi long que le disque est minable. Déchéance discographique accompagnée d’une expérience cinématographique en demi-teinte, par ailleurs. C’est vrai, The Devil’s Rejects fit son effet à sa sortie mais il vieillit avec difficultés, tandis que ses deux Halloween, bien que réussis, laissaient un drôle de goût en bouche nous empêchant d’y croquer à pleines dents. Il faudra réellement attendre The Lords of Salem, son petit chef-d’œuvre rien qu’à lui, pour que Zombie nous donne la sensation, pour la première fois depuis le bien bon The House of 1000 Corpses, qu’il filme enfin un récit sorti de lui-même. A sa décharge, le pauvre revenant était auparavant gêné aux entournures par plusieurs producteurs sabrant sa créativité. Pas de chances, alors que sa pelloche ensorcelée illumine les cœurs de ses fans les plus anciens, ravis d’enfin trouver des images dignes des booklets de ses CD, le public et une partie des fantasticophiles boudent la production Blumhouse, qui ne parviendra même pas à rembourser son budget déjà pas bien haut. Rob d’entrer dès lors dans l’ascenseur le menant tout droit dans le ghetto des losers, au purgatoire des malheureux ayant accouché d’un bide retentissant…

 

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Si le blanc zombie veut continuer sa carrière, une seule solution s’offre à lui : le crowdfunding, dont il se sert pour financer 31, projet qu’il tient à garder aussi mystérieux que possible. A l’horrorsphere mondiale de s’emballer : qui dit 31 dit 31 octobre, et qui dit 31 octobre dit Halloween. Robbie le pas beau retournerait-il tailler des citrouilles avec Michael Myers ? Nein ! Vous pensez-bien, si le zig’ est enfin parvenu à s’extraire de ses obligations envers les Weinstein, leur offrant un H2 qu’il ne voulait pas vraiment faire, ce n’est pas pour retourner faire de la bicyclette dans la paume de leur main. Il profitera donc de 31 pour faire ce qu’il veut, la liberté offerte par le flouze de ses fans ne lui imposant finalement que des limites budgétaires. Si l’on ne reviendra pas sur sa campagne de financement proprement ridicule (il était offert aux participants, en contrepartie de leurs ronds, des branches d’arbres tirées du set de House of 1000 Corpses !!!), difficile de cacher que votre serviteur n’était déjà guère emballé par une partie des croquis proposés par Zombie pour que son audience porte la main au larfeuille. Clowns armés jusqu’aux dents, demoiselles pourchassées par ceux-ci, tortures sous les chapiteaux, le signal était clair : si le calme et l’ambiance de The Lords of Salem n’a pas plu, le réalisateur va revenir à son monde le plus prisé, celui des rejetons du diable. Retour chez les rednecks donc, et par extension à un survival crasseux, à un shocker malpoli. Ne prenons pas de gants et parlons franchement : à mes yeux, c’est là un recul, un aveu de faiblesse et une envie de s’assurer un succès (qui ne viendra pas, de manière ironique) en donnant à la foule ce qu’elle réclame, plutôt que de faire ce que l’on a vraiment envie de faire. Alors qu’il lui était en effet permis de se lâcher, de mettre en scène ce que son esprit tordu a pour habitude de coucher sur des partitions, Zombie joue la carte de facilité et ne se foule tout simplement pas, donnant l’impression que la passion n’y est plus vraiment et qu’il attaque son nouveau méfait sans envie. Pire : il livre ici un incroyable ratage, le pire de sa carrière, 31 faisant partie des daubes difficilement défendables de cette décennie, à l’histoire archi-rabattue. Celle d’un groupe de hippies passant de villes en villes avec tout un attirail de kermesse pour amuser la galerie, capturés par d’étranges personnages fringués façon Louis XVI et leur proposant un petit jeu, celui qu’ils font à chaque dernier jour d’octobre. Le principe est simple : les joueurs doivent survivre dans une sorte de vieille usine, résister aux assauts de maniaques déguisés en clowns et visiblement très énervés…

 

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Du déjà-vu, et plus d’une fois, mais qu’importe en un sens ? Si pareil pitch, aussi simple soit-il, permet à Zombie de laisser éclater sa folie créatrice, de jouir toute sa couleur sur sa toile, un postulat de base peu original n’est pas nécessairement une épine dans la plante du pied. Voir, encore et toujours, le sublime Lords of Salem, au final une simple histoire de blondinette peu à peu possédée par d’ancestrales sorcières. Et puis soyons honnêtes, nous avons déjà avalé bien des métrages dénués de toute audace sans nous plaindre : tant que le divertissement est au rendez-vous, pas de raison de pleurer du sang. Pas de bol, Rob Zombie ne fait rien ou pas grand-chose de l’espace que lui laisse 31, partie de cache-cache mortelle qui aurait fort bien pu nous proposer des personnages jamais vus auparavant, comme seul Zombie sait nous en créer. Du moins sur les artworks accompagnant ses sorties musicales ou ceux servant à promouvoir le film, les premiers dessins visant à créer l’univers de 31 (peu à peu abandonnés au profit des clowns tueurs) étant nettement plus intéressants que ce que l’on a obtenu au final : ours en peluche assassin, cosmonaute sortis des Séries B des 50’s, un général a la gueule suturé, un homme-chauve-souris et une sorte de Fu Manchu borgne au menu ! Mais dans l’assiette, rien à voir puisque l’on se tape, une fois de plus (celle de trop) des putains de rednecks mal rasés et aux cheveux gras, ici déguisés en vilains mimes. Aux belles idées précédemment citées, Robert préfère donc deux bozos maniant la tronçonneuse, un Allemand en tutu ridicule, sa copine pas bien meilleure jouant les sous-Harley Queen, un nain nazi hispanique tout simplement navrant et un certain Doom-Head, que l’on nous présente comme la valeur sûre du métrage mais n’est au final qu’un sous-Bill Moseley baiseur et sadique de plus. Autant dire qu’il y a de quoi tirer la gueule devant ce plat réchauffé à de trop nombreuses reprises et désormais sec comme une cuisse de poulet restée trois jours au soleil. D’autant que Zombie ne revoit pas son assaisonnement et, en guise de cache-misère, tente de saler son mets au-delà du raisonnable. Ainsi, lui qui s’était montré si raisonnable sur sa bobine précédente, retrouve ses vieux démons et ne peut s’empêcher de balancer du « fuck » toutes trente secondes, des « chattes » en veux-tu en voilà et plus de blagues salaces qu’à un spectacle de Bigard. Loin de moi l’idée de jouer les vierges effarouchées parce qu’on a balancé quelques insultes ou qu’on me colle un zgeg sous le nez, je ne suis pas le dernier à le faire à mon tour, mais la vanne grivoise doit calculer l’instant précis pour faire son entrée fracassante. Or, dans 31, il y en a à chaque instant, donnant à cette course-poursuite entre des hippies et leurs assaillants grimés une idée de ce que donnerait un remake de Running Man réalisé par un chiard de huit ans venant de visionner son premier épisode de South Park.

 

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Et qu’il couplerait bien évidemment à une imagerie rappelant les débuts de Tobe Hooper, Massacre à la Tronçonneuse étant désormais une mamelle asséchée tant tous les becs de lièvre du cinéma d’horreur sont partis y téter. Vieux van pourri traversant le désert, rednecks édentés portant la salopette, fous furieux adeptes du bricolage, jeunes ne jurant que par le Flower Power ne sachant pas encore que l’enfer est sous leurs pieds,… Tout l’attirail de l’épouvante à bouseux est donc là, avec en bonus de vieux aristocrates échappés du Marie-Antoinette de Sofia Coppola (Malcom McDowell, comme Judy Geeson, fait bien de la peine, et pourtant on attend plus rien de lui depuis belle lurette) et des dialogues Tarantinesques. Comprendre trop longs et trop chiants (le monologue de Doom-Head en ouverture du film, sept minutes qui en semblent vingt), voire même trop écrits, un véritable problème concernant la présentation des persos. Tentant visiblement d’allier le naturel à des punchlines (ratées), Zombie rate le coche et écarte un peu trop le fessier de son 31, dès lors assis entre deux chaises très éloignées : entre naturel extrême et parlote très cinématographique, il faut choisir, sinon on se retrouve avec un gloubiboulga ne ressemblant à rien et perdant bien vite le spectateur. Impossible dès lors de s’attacher à Sheri Moon Zombie (meilleure dans Salem qu’ici…), au très bon Jeff Daniels Phillips (Sid Haid en jeune) écopant malheureusement d’un personnage translucide, la pauvre Meg Foster (grande copine de Skeletor dans Les Maîtres de l’Univers) fait plus penser à Iggy Pop qu’à autre-chose ou aux deux personnages black, soit mal interprétés (atroce Lawrence Hilton-Jacobs) soit trop peu mis en avant (Kevin Jackson est caractérisé… par sa perte de cheveux !). Et par extension de s’impliquer dans leur lutte pour la survie, par ailleurs fort peu mise en valeur au niveau formel. C’est bien simple, dès que ça bouge un minimum, Zombie perd le fil et ne sait plus quoi faire, agitant sa caméra comme un parkinsonien, nous empêchant de comprendre quoi que ce soit aux échanges de politesse entre les chasseurs et leur gibier. Plutôt gênant compte tenu du fait qu’il ne restait plus qu’à 31 ses attributs violents, tout le reste étant passé au broyeur depuis une plombe… Que sauver, d’ailleurs, de pareil supplice pelliculé ? Le rythme tout d’abord, les évènements, bien que jamais attrayants, s’enchaînant sans réel temps mort. Quelques idées visuelles ensuite, comme ce couloir se terminant dans un vagin géant ou cette dernière scène entre la dernière proie de Doom-Head et celui-ci, très western dans l’esprit. Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir.

 

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Incroyable finalement de constater à quel point Rob Zombie ne parvient à rien avec 31, aucune des nombreuses flèches qu’il tire n’atteignant une cible, quelle qu’elle soit. Le film fait il peur ? Jamais malgré les silhouettes peu avenantes de ses saltimbanques vicieux, bien trop portés sur la gaudriole et les bavardages pour insuffler le moindre effroi. Le film est-il drôle ? Pas plus, les gags tombant à plat, le second degré, évidemment noir, ne fonctionnant jamais. La dernière oeuvre du zomblard est un film bâtard, ne sachant sans doute pas lui-même ce qu’il est censé être, si ce n’est une tentative pour son auteur de renouer avec les déçus de ses précédents productions, sans doute trop fines et brumeuses. Sauf qu’on se retrouve avec un The Purge sans la qualité technique, avec un Massacre dans le Train Fantôme sans griffes, un Running Man sans le fun et les personnages mémorables. Rendez-nous Subzero, Dynamo, Busszaw et Fireball et reprenez donc ces Sex-Head ou Doom-Head de mes deux, tout juste des peaux mortes tombées des panards d’Otis ou du Captain Spaulding. Alors non, 31 n’est pas le fiasco du siècle et il serait aisé de trouver pire en cherchant un peu. Mais oui, trois fois oui, c’est bien ce que celui que l’on voyait chanter « More Human than humaaaan » a fait de pire dans sa carrière. La bonne nouvelle, c’est que désormais mort et enterré, il ne pourra plus que renaître de ses cendres et nous revenir avec un bon film. En attendant, faites-vous une fleur et tenez-vous éloignés de cet étron indigne d’un Monsieur jadis très grand…

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation : Rob Zombie
  • Scénario : Rob Zombie
  • Production : des internautes qui se sont fait enculer
  • Pays: USA
  • Acteurs: Sheri Moon Zombie, Jeff Daniel Phillips, Meg Foster, Richard Brake
  • Année: 2016

6 comments to 31

  • ingloriuscritik/ Peter Hooper  says:

    Bon et bien à lire un avis diamétralement opposé au mien, autant que ce soit ici ou le libre arbitre et la sincérité ne se démentent jamais, et règnent toute l’année. D’autant qu’au-delà d’un développement coutumier et toujours aussi plaisant (concernant cet article : uniquement sur la forme, rapport avec mon «avis diamétralement opposé » …), c’est rédigé par quelqu’un qui a regardé « l’objet ». Et oui, l’ami, j’ai assez trouvé de « papiers » sur la toile, torchés par (ou pour) des culs de « biens penseurs » juste sur la foi de supputations, animées par le genre de préjugés qui t’envoie a l’échafaud par des témoins…qui n’ont rien vu !
    Je me doutai bien en fait, eu égard a certaines convers que nous avions eu a propos de RZ, de ton ressenti global sur sa filmo, sur les déceptions déjà très prégnantes, y compris coté zique, que tu allais prendre son « 31 » comme tu le décris, et l’argumente.
    Ce n’est pas parce que je ne partage pas les mêmes ressentis que je ne te lis pas et que je ne commente pas. Déjà avant de savoir, faut bien que je lise lol, ce que je ne manque pas de faire aussi régulièrement que je le peux. E t je vais continuer d’ailleurs, je ressort toujours de cette crypte plus riche qu’avant d’y rentrer !

    Je ne trouve pas que the D.R. ait pris un coup de vieux et il reste à mes yeux bien supérieur à sa « Maison ». Je suis très fan de ces 2 Halloween et je fais surtout visiblement parti des rares cinéphiles/phages qui ne soit pas (du tout honnête, pour être tout a fait honnête) fan de son « Lord… », film bicéphale perdu entre exploitation movie abrupte par son climat et fantastico-Ken Russelien, parfois aux frontières (involontaire) du lourdement grotesque.
    Quand a ce « 31 » je constate que je dois avoir de sérieux problèmes libidineux ou de cataracte, voire d’appréciation, peut être même de frustrations « cérébrales » (ou autre) , n’ayant encore croisé personne (si, un seul ! ) qui est un ressenti, au mieux, s’approchant vaguement de mon érection rétinienne . Même pas un oeil qui bande mou …peut être suis je tout simplement en train de rentrer dans ma période « ciné viagra » !

  • Roggy  says:

    Je souscris totalement à ta chronique. Tu sais que je ne suis pas un fan de Rob Zombie, mais là c’est encore pire… Je garderai la première et la dernière séquence. Pour le reste, c’est très mauvais et chiant car il ne fait rien de son sujet et de ses personnages. Je suis d’accord sur la bêtise des dialogues très QT et lourds, et quand ça bouge un peu, on ne voit rien tellement c’est mal shooté. Je pense que le gars a du potentiel mais il faudrait peut-être que quelqu’un lui écrive un vrai scénar avec de vrais personnages. Enfin, au-delà de ce film raté, cela t’a permis d’écrire une très belle chronique, notamment la première partie faisant part de ton amour déçu.

  • Nazku Nazku  says:

    Pas vu 31 et encore moins envie de le voir maintenant, haha.

    J’ai découvert la zik de Rob Zombie la même année que toi. Mais contrairement à toi je n’ai pas suivi religieusement ses sorties d’albums. J’ai acheté son album Hellbilly Deluxe en 99 puis je m’en suis tenue aux singles populaires. Par contre j’ai acheté dernièrement son Best Of alors j’ai un peu l’impression de le redécouvrir.

    Niveau cinéma, Rob Zombie m’a plus souvent déçu que plu. J’ai adoré Devils Rejects, aimé moyennement House of 1000 corpses et Lords of Salem, pas vraiment aimé Halloween. Et je n’ai toujours pas eu le courage de regarder Halloween 2. Je crois que Zombie s’éparpille un peu trop. J’aurais bien aimé qu’il transforme son faux trailer en vrai film par contre.

    PS: Ton papa est hyper cool, fan de White Zombie? Génial. 😮

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