Bruno Mattei, Itinéraires Bis

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Entre deux Vidéotopsie et après être sorti des pages suintantes de la Collection Gore à laquelle il offrit ce bel ouvrage qu’est Gore : Dissection d’une Collection, David Didelot s’est attaqué à un nouveau gros poisson en la personne de Bruno Mattei. Une bonne occasion pour notre fanéditeur de nous montrer que si la baudroie n’est guère séduisante en apparence, sa chair de lotte n’en est pas moins des plus comestibles…

 

 

Tout de même, quelle revanche des prétendus médiocres ! Conspués, pointés d’un doigt inquisiteur, soumis à la punition du goudron et des plumes, ensevelis sous les brimades, tel était le lot quotidien de réalisateurs comme Jess Franco et Joe D’Amato avant qu’Alain Petit et Sébastien Gayraud ne sortent leurs ouvrages sur ces artisans du bis européen. Et à la liste s’ajoute aujourd’hui un Bruno Mattei subissant autant, si ce n’est plus, les moqueries en tous genres, généralement venues d’amateurs du cinéma fantastique ne supportant la transgression que lorsqu’elle rentre dans des cadres prédéfinis depuis les temps immémoriaux. Des apôtres de la sage rébellion, de la révolte sans bruit, de la guérilla en costume trois pièces, de l’insoumission docile, de la dissidence qui prend le thé à 17h, de la désobéissance polie. Difficile pour Mattei, Franco et D’Amato d’entrer dans les sacro-saintes grilles de lecture de ces prétendus mauvais garçons se réclamant d’un cinéma « autre » mais n’appréciant tout de même pas qu’on leur serve un plat… trop « autre », justement ! Un pied en dehors des clous, mais l’autre bien dedans quand même, hein… Ainsi, lorsque vint l’annonce de la sortie de Bruno Mattei : Itinéraires Bis, finalement arrivé en mai 2016 chez Artus Films, déjà éditeur des bouquins sur Franco et D’Amato, un brouhaha s’est fait entendre au fond de la salle, tenu par de scandalisés garants du « bon mauvais goût ». Scandalisés qu’un auteur puisse perdre de son temps à pondre 450 pages sur un tâcheron comme Mattei, scandalisés qu’un éditeur puisse mettre quelques euros dans le projet, scandalisés que des lecteurs iront perdre du temps et de l’argent dans pareille entreprise. Scandalisés, enfin, qu’on tente de réhabiliter un mauvais comme le Bruno, largement considéré comme le furoncle sur le cul d’un cinéma bis rital déjà peu apprécié de nos hautes instances « genreuses », tandis que bien des grands hommes du septième art attendent toujours que l’on noircisse quelques pages Word en leur honneur. Cela leur semble dur à avaler mais c’est ainsi : les fans de Franco, D’Amato et Mattei sont sans doute plus motivés et plus aptes à se bouger le derche lorsqu’il s’agit de rendre hommage à ceux qu’ils aiment. Cependant, penser que David Didelot va tenter une réhabilitation pure et dure serait mal connaître le bonhomme, guère porté sur le totémisme : s’il aime profondément une large portion du cinéma du créateur de Virus Cannibale, il ne retient pas ses coups lorsqu’il s’agit de s’attaquer à une œuvre faiblarde du père Bruno…

 

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Bruno Mattei : Itinéraires Bis est ce que l’on appellera un livre sincère, profondément honnête : ce que David Didelot pense, David Didelot écrit. Pas question de taire la qualité médiocre de certaines pelloches pondues par Mattei dans les années 90, « les années tristes » comme les nomme David, principalement composées de thrillers érotiques pas plus émoustillants qu’ils ne sont intrigants. Pas question non plus de faire croire que le cinéma contaminé de Mattei est fait pour tout le monde ou de faire passer les carences du gaillard pour des qualités déguisées. L’auteur ne manque pas de souligner que les films traités ne sont pas toujours irréprochables au niveau technique et qu’il est nécessaire de s’armer d’une certaine tolérance, voire de se replacer dans le contexte de leur création, pour les apprécier à leur juste valeur. De second degré aussi, peut-être ? Eventuellement, même si Didelot n’apprécie guère la mouvance du « nanar rigolo », tout en précisant tout de même que lui aussi rit bien de certaines scènes improbables, à base de bidasse en tutu vert, de casque de motard changé en robot indestructible ou d’hommes transformés en rats. Mais n’est-il pas contradictoire de torpiller plus ou moins la méthode Nanarland tout en avouant qu’il est à l’occasion bien difficile de garder son sérieux devant les dialogues hallucinants trouvables dans Les Rats de Manhattan ou le cabotinage sans retenue de Franco Garofalo dans Virus Cannibale ? La nuance, elle est dans la méthode, puisqu’au procès à charge ne se concentrant que sur les défauts et bévues du cinéaste, David oppose sa défense. Pas aveugle, attention, puisqu’il ne manque jamais de souligner qu’un film est emmerdant au possible lorsqu’il a baillé à s’en déloger la mâchoire devant. Mais alors que 99% des chroniques liées au cinéma de Mattei se concentrent sur ses ressorts comiques, le présent livre s’attarde aussi sur les qualités, réelles mais pourtant souvent oubliées, du bonhomme. Doté d’un sacré sens du rythme acquis lors de ses années en tant que monteur, le Bruno ne nous offrait que rarement des films chiants, l’homme derrière Strike Commando souhaitant visiblement divertir son public autant que faire se peut. Ce qui signifie lui offrir le maximum alors qu’il ne bénéficiait que du minimum, sortir toute l’artillerie en alignant les zombies affamés, les cyborgs déchaînés et les mutants répugnants sans avoir le moyen de se les offrir. Bruno Mattei, pour le pire et pour le meilleur, était de ces hommes capables de vous changer une banale tente en un cirque des horreurs. Certes, les acrobates ne sont pas aussi aguerris que les professionnels, les clowns sont mal maquillés, les cracheuses de feu ont du mal à allumer leurs torches et les tigres et lions ne sont présents que via des diapositives projetés sur la toile. Mais la volonté est bel et bien là, l’envie palpable, la modestie évidente. Et c’est précisément ce sur quoi David met l’accent, tentant de nous faire comprendre que si les faux pas, les mauvaises décisions et les problèmes techniques sont présents en grand nombre, c’est toujours le plaisir, communicatif, qui l’emporte.

 

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A réalisateur sincère, auteur sincère. Le sujet lui étant finalement assez intime, Didelot n’essaie pas particulièrement de jouer la carte de la distance, de parler d’un ton neutre pour donner de faux airs de définitions à ses sentences et ainsi faire croire au chaland que ce qu’il va découvrir en ouvrant Bruno Mattéi, Itinéraires Bis, c’est la vérité et rien que la vérité. Une technique souvent utilisée ailleurs et ne faisant plus illusion depuis bien longtemps, que nous sommes heureux de ne pas retrouver ici… Sans pour autant verser dans le relâché (c’est bien évidemment écrit à la perfection, mais qui en doutait ?), David s’autorise quelques petites pointes d’humour ici et là, quelques clins d’œil ou coups de coude bienvenus, des petites montées de subjectivité rafraichissantes et collant d’ailleurs fort bien avec le sujet. Inutile de prendre de grands airs pour évoquer Robowar et consorts, ça David Didelot et ses comparses (reprises des textes de Didier Lefèvre et Jean-Sébastien Gaboury publiés dans le Vidéotopsie 10, spécial Mattei, nouvelles chroniques de Jérôme Ballay et Didier) l’ont bien compris, tout comme le Vidéotopsieur a bien compris avec quel type de lecteurs il allait faire affaire. A des hommes des cavernes gardant la mousse aux lèvres, des bisseux avertis à qui il n’est pas nécessaire d’expliquer comment on fait les bébés et qui est Lucio Fulci, David ne s’éternisant jamais dans les explications annexes, ne prenant jamais de temps pour préciser qui sont les réalisateurs italiens auxquels il fait référence. Il est acquis que le lecteur sait fort bien qui sont ces gredins du bis. En somme, David s’adresse exactement au public auquel Mattei s’adressait lui-même : aux Horror Addicts, aux purs, aux durs. Pas aux fantasticophiles pouvant se contenter d’une dizaine de productions d’épouvante ou d’action par mois, pas aux spectateurs s’accommodant bien de revoir Massacre à la Tronçonneuse pour la 150eme fois ou se satisfaisant des productions les plus renommées du genre. Non, c’est aux cannibales du bis, aux boulimiques ne sachant plus s’arrêter, qui veulent toujours plus de pelloches sanglantes, que s’adressent le défunt Italien et ce Français plus vivant et passionné que jamais. Virus Cannibale, Robowar, L’Autre Enfer et Cruel Jaws ne sont pas destinés aux fans tout juste sortis des films de Tober Hooper, Wes Craven ou de L’Exorciste, ils sont faits pour les viandards ayant vu ou revu toutes les possibilités filmiques s’offrant à eux, à cette petite catégorie de spectateurs, il est vrai rare en France et plus commune aux USA, ne vivant que pour le cinéma d’exploitation. Bruno Mattei faisait des films rapidement pour un public avalant rapidement (mais non sans savourer, nous ne sommes pas des goinfres) et il faudra un jour que ses détracteurs comprennent une bonne fois pour toute qu’ils n’étaient tout simplement pas la cible de son cinéma. Tout comme des adultes de quarante berges ne doivent pas s’étonner que Dora l’Exploratrice n’est pas fait pour eux, les cinéphages n’aimant l’exploitation que de manière modérée ne doivent pas se surprendre à ne pas rentrer dans du bis dont la vocation était de contenter une assemblée de fans hardcore aussi réduite qu’universelle. Et de toute évidence, c’est également pour ceux-ci, autant que pour lui-même, que David a rédigé le livre.

 

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Que les débutants en cinéma Matteien désireux d’apprendre à mieux connaître ce petit bonhomme ne tournent pas les talons pour autant. Car si David concentre une bonne partie de ses forces sur les métrages, leur offrant tout de même plus de 120 pages de chroniques, il revient bien évidemment aussi sur le parcours de cet artiste pas comme les autres. Là, c’est près de 200 pages pour suivre les traces de l’animal : ses débuts en tant que monteur, ses premiers méfaits placés sous le signe du mondo, son duo avec D’Amato, puis celui avec son âme damnée Claudio Fragasso, le passage décevant chez la Cannon, l’incroyable histoire Zombi 3 et plus généralement les années aux Philippines, ses pauses western, les plus sobres nineties et leurs Séries B singeant Basic Instinct, les plagiats improbables, la renaissance dans les années 2000,… Tout est là, pas une étape ne manque, le tout placé chronologiquement pour que l’on puisse suivre cette incroyable évolution. Et au travers de l’épopée Mattei, David en profite pour tracer le destin du bis transalpin (un cinéma lui tenant, comme chacun sait, particulièrement à cœur), le réalisateur et la production pour laquelle il besognait subissant finalement les mêmes âges d’or et les mêmes coups durs aux mêmes moments. La chute de l’empire bis romain, en somme, ici vécu via la peinture d’un faiseur combattant les tanks hollywoodiens avec un petit pistolet à eau, et on comprend bien vite qu’avec la mort de Bruno, quasiment un ami lorsque l’on referme le livre, c’est tout un esprit qui s’est envolé. D’ailleurs, quel était-il, l’esprit du gus ? Celui d’un minable enchaînant les tournages alimentaires pour satisfaire les ambitions bassement commerciales de producteurs prenant les bisseux pour des portes-feuilles ambulants ? Pas du tout, et nous nous en rendons bien vite compte grâce aux textes de David mais aussi aux témoignages des personnalités interrogées par notre chef d’orchestre aux cheveux longs (à savoir Claudio Fragasso, Yvette Yzon, Geretta Geretta, Antonio Tentori, Margit Evelyn Newton et Monica Seller au détour d’une touchante préface). Tous présentent le réalisateur comme un être bon, paternel, aimant son boulot, à l’esprit vif lorsqu’il s’agit de trouver des solutions à des problèmes (voir les dires de Geretta sur ses talents de monteur), ce que l’on croit volontiers lorsque l’on remarque qu’il reviendra au cinéma horrifique au milieu des années 2000 avec des cannibaleries alors largement passées de mode. Preuve s’il en est que le gore et l’horreur, Mattei aimait beaucoup cela…

 

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Pour parfaire la peinture, David reprend et améliore quatre articles, pour autant d’axes, permettant d’analyser l’œuvre de Bruno Mattei. Sa tendance au plagiat tout d’abord, Didelot revenant sur toutes les décalcomanies faites, de Predator aux Dents de la Mer en passant par Zombie, Aliens ou 8mm. Bonne occasion de rappeler que si imitation il y a, elle n’est que partielle, les Robowar ou autres Shocking Dark étant si absurdes et délirants qu’ils n’ont plus que quelques grandes lignes en commun avec leurs modèles. Et puis vient l’indispensable chapitre sur les stock-shots, particularité plus que repérable du cinoche du petit maître que l’auteur analyse encore une fois, apprécie avec un œil complice, sans manquer d’établir un petit listing des différents emprunts de Mattei. Les drôles d’errances du gaillard ensuite, comme le fameux « singing in the rain » de Virus Cannibale ou celle de la grenade dans le dentier en acier de Strike Commando, histoire d’enfoncer encore un peu plus le clou et rappeler que Mattei et son comparse Fragasso n’avaient pas leur pareil pour imaginer des séquences définitivement uniques. Et pour finir les différents thèmes horrifiques utilisés tout au long de la carrière de Mattei, avec une prédisposition pour les hommes en combinaison venant exterminer une population contaminée ainsi que la terreur causée par les rongeurs. Intéressantes pages puisqu’aidant finalement à donner une forme au style Mattei, à en dessiner les contours. Et puis pour atteindre les 450 pages, par ailleurs richement illustrées en affiches, David clôture avec un recensement des sorties des films dans l’hexagone, que ce soit en VHS ou en DVD, histoire de guider les lecteurs désireux de passer des mots à l’image… Une saine initiative, si vous voulez mon avis, et il est d’ailleurs bien difficile de ne pas avoir envie de plonger dans la piscine aux rats une fois ce gros et bel objet classieux refermé. Un ouvrage rendant d’ailleurs si bien hommage à Mattei qu’il se pare aussi de quelques défauts, malheureusement. Parfois franchement anecdotiques comme ces quelques fautes d’inattention présentes dans la première partie du livre, quelquefois plus gênants comme par exemple le fait que les chroniques des films soient dénuées d’images, forçant le lecteur à faire des allers et venues entre les pages couleurs où sont regroupées les affiches pour visualiser de quels films David traite. Et toujours visuellement, cette partie sonne comme un peu sobre, un peu sérieuse, pour un essai sur le monde loufoque et coloré de Bruno Mattei. David n’évite pas non plus une certaine répétition : dans le but de ne laisser personne sur le carreau, notre autopsieur tombe un poil dans la redite, principalement concernant les stock-shots, auxquels il fait référence dans la première partie du livre, dans la seconde (les chroniques, donc) et encore dans le chapitre qui leur est consacré. Des scories cependant peu gênantes, et la répétition en question pourra d’ailleurs aider des lecteurs peu attentifs, moins habitués au cinéma bis ou lisant le bouquin sur une longue période. Et puis l’un dans l’autre, on peut voir en ces redites des stock-shots permettant à Itinéraires Bis de se muer en son sujet ! Il serait en tout cas bien malvenu de bouder le bouquin pour ces menus détails tant il fait office de bouffée d’air frais…

 

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Vous connaissez la rengaine : lorsque quelque-chose marche, qu’un mouvement est lancé, il ne faut généralement pas bien longtemps avant que l’expérience ne tourne en eau de boudin et qu’arrivent les projets faits à la va-vite, à la fois pour capitaliser sur un engouement et se donner l’impression à soi-même que l’on a fait quelque-chose. Et puisque les ouvrages sur le bis ont la cote, Facebook déborde donc actuellement d’annonces de livres écrits (et soi-disant prêts à être publiés) par des auteurs donnant la sensation d’avoir découvert leur sujet deux mois plus tôt, de ne s’y plonger que par envie d’avoir son nom gravé sur une tranche et sa photo écrasée sur une quatrième de couverture. Et ma boule de cristal me prédit que le fanzinat risque fort de suivre le même chemin dans quelques temps… En cela, tomber sur Bruno Mattei, Itinéraires Bis ne peut que ravir tant il déborde la passion et la sincérité à chaque instant, Didelot mettant véritablement de lui-même dans son manuscrit, restant conforme à sa vision et à ce qu’était véritablement Mattei : un amuseur. Alors qu’il est de bon ton de tenter d’élever intellectuellement un cinéaste ou un genre lorsque l’on rédige un livre, le plus souvent parce qu’il est plus aisé pour l’auteur de mettre une couche de vernis sur son sujet plutôt que d’avouer que ses goûts le portent sur des plaisirs plutôt primaires ou bas-du-front, David prend Bruno Mattei tel qu’il est. Pas de ravalement de façade, pas de tentative de faire passer le réalisateur pour un grand artiste incompris au discours plus fin qu’il n’y parait : Didelot met son bonnet et ses palmes et plonge dans le cinéma de Mattei, rentre dedans sans penser que c’est au cinéma en question de se plier à sa grille de lecture, de s’adapter aux confins de sa psyché, d’arrondir les angles pour épouser un discours tout préparé et en disant plus sur les auteurs des livres que sur les œuvres qu’ils traitent. Dans ces Itinérais Bis, la volonté de divertir de Mattei est respectée puisque le livre se lit lui aussi très facilement, ne prenant pas de détours tordus pour dénicher une respectabilité à son sujet : Mattei reste un réalisateur branché petit B ou gros Z, un être flattant nos plus bas instincts, ce que le travail de David rappelle à chaque instant. Itinéraires Bis n’est pas une bible sur Mattei : dans une bible, on divinise, on sanctifie, on arrange la vérité pour embellir. Itinéraires Bis est plutôt un portrait fidèle, à fois la photographie d’un individu qui s’est battu pour coller de francs sourires sur les visages d’un public ne demandant qu’un cinéma vivant, et celle du cinéma en question. Une véritable industrie perdue, une Atlantide enfouie que nous découvrons désormais grâce à Bruno Mattei et un David Didelot nageant toujours plus profondément pour remonter à la surface de maigres indices permettant d’avoir une vue d’ensemble du gigantesque foutoir qu’est la filmographie de Mattei, faite de faux-semblants, de pseudonymes, de fausses pistes et de multiples réalisateurs. On ne peut que remercier notre enquêteur, sorti de sa morgue pour nous faire plaisir… tout en se faisant manifestement plaisir ! Car on imagine notre hôte le sourire aux lèvres alors qu’il slalome entre  ces zombies grimaçants, ces femmes s’échappant de prison sordides,  ces cannibales peu branchés salades végétariennes, ces androïdes aux processeurs archaïques, ces indiennes revanchardes ou ces rats décidés à passer du Babibel aux culs des survivants d’un désastre atomique. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que sa joie est putain de communicative…

Rigs Mordo

 

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  • Auteur: David Didelot
  • Editeur: Artus Films
  • Pays: France
  • Année: 2016

6 comments to Bruno Mattei, Itinéraires Bis

  • Roggy  says:

    Tout le monde l’a évoqué ici ou là, ton papier est très très réussi et rend un bel hommage au livre de David. Il donne vraiment envie de le lire et tu as réalisé là une de tes plus belles chroniques. Bravo à toi, et à David visiblement.

  • David Didelot  says:

    Merci encore les gars !

  • freudstein  says:

    pour ma part je viens de le commander ainsi que celui sur d’amato ketchup!
    si on aime le cinoche bis on peut pas passer au travers….

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