Bloody Week-End 2016

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On en rêve, on en parle et on l’attend pendant un an et le voilà qui s’éclipse en trois ou quatre jours à peine, remettant les compteurs à zéro dès le lundi en nous promettant douze mois de torture jusqu’à sa prochaine édition. Je parle bien évidemment du Bloody Week-End, le rendez-vous des amoureux du fantastique et de l’horreur tenu par Loïc Bugnon, l’évènement que les bisseux guettent avec l’écume vénéneuse aux lèvres ! En avant pour un « petit » report !

 

 

Pour être tout à fait franc avec vous, j’ai hésité avant de prendre mon clavier pour y aller de mon résumé perso. Non pas que je n’ai rien à dire sur l’édition 2016 du massacre à Audincourt, au contraire, mais tout simplement parce que mon expérience du Bloody Week-End est avant tout humaine, personnelle. Est-ce que cela va réellement intéresser les lecteurs de savoir que j’ai descendu quelques bières avec mes frères de sang ? A part les intéressés, pas sûr… Est-ce que tout cela ne va pas ressembler à un étalage d’amitiés ne concernant là encore que les cités ? Et par ailleurs, comment ne pas oublier quelques personnes et, par extension, leur faire de la peine dans le même temps ? Difficile de penser à tous et à toutes lorsque les rencontres s’enchaînent à un rythme si soutenu, faire trois pas au Bloody Week-End sans se faire inviter à la buvette tenant clairement du miracle christique. Mais voilà, ce festival aux airs de convention étant une réunion de famille à laquelle on tient particulièrement, on a envie d’en parler, d’en faire la promotion. A la fois pour encourager et féliciter Loïc Bugnon et son équipe pour le boulot abattu, à la fois égoïstement pour s’assurer qu’un maximum de monde apprendra l’existence de l’évènement et s’y rendra donc l’année suivante, assurant sa pérennité et donc nos retrouvailles entre amis bisseux. Alors tant pis pour les apparences, l’intérêt et les oubliés (qu’ils me pardonnent !) et parlons du BWE comme disent les intimes. Un BWE s’annonçant d’ailleurs plutôt difficile d’accès puisque tombé en plein dans les grèves françaises, les trains se mettant à l’arrêt tandis que les routes étaient parsemées d’apprentis Humungus en quête de carburant pour faire rugir leurs machines de guerre. Si quelques absents sont à noter (big up au vieux Claude d’Ecranbis, resté dans son plumard à éternuer et mixer le premier single de Stéphane Bouyer du Chat qui Fume), la majorité des festivaliers ont fait le déplacement, preuve que beaucoup sont prêts à affronter d’autres Road Warriors pour pouvoir se rincer le gosier aux côtés d’un cosplay du clown menaçant imaginé par Stephen King. Ils avaient d’ailleurs une journée supplémentaire pour le faire puisque le Bloody a cette fois débuté un jeudi. Ne me demandez pas ce qu’il s’y est passé, j’en sais foutre rien, je suis débarqué le vendredi. Et non sans difficultés…

 

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Arrive ainsi le vendredi 27 mai, celui qui nous a tant fait poireauter depuis l’an passée et nous transforme en gosses trépignant d’impatience une fois noël à l’horizon. Vous connaissez la rengaine : on prépare son sac le jeudi, on vérifie cinq ou six fois qu’on a pas oublié son peigne (petite raie sur le côté pour le pubis, histoire d’avoir l’air classe si ça part en vrille en soirée) et ses sept slibards de rechange (c’est qu’on sait jamais à quoi s’attendre avec la bouffe de festival…), on prépare son petit paquet de fric, on ne ferme pas l’œil de la nuit tant on est excité,… On est comme des puceaux devant des cuisses écartées quoi, on en tremble d’envie au point de frôler la paralysie ! Rendez-vous est ainsi donné à votre serviteur aux alentours de 7h40 à Namur pour monter en bagnole avec mon frangin Laurent le Fanzinophile, Sandy et Nico, mes compagnons habituels lors des voyages en terres fantastiques. Seulement voilà, la Belgique, et la Wallonie en particulier, n’est pas du genre à se laisser devancer par la France. Ainsi, si le pays que François Hollande gère d’une poigne de fer se retourne et subit des manifestations et blocages, il faut que les bouffeurs de chicons que nous sommes prouvent qu’ils sont balèzes eux aussi quand il s’agit d’emmerder le monde, surtout celui qui ne leur a rien fait. Comme il serait sans doute trop logique et compliqué d’aller chier un Toblerone bien mou sur les paillassons de nos hommes politiques ou d’aller coller des Hollywood Chewinggum à la fraise des bois sur leurs sièges, les grévistes et manifestants décident que les trains ne doivent pas faire de patin à glace sur les rails. Plutôt emmerdant compte tenu du fait que l’un d’entre nous devait justement nous retrouver à Namur par ce biais, forçant le Fanzinophile à faire un détour avant de venir nous prendre, Sandy et moi (en tout bien tout honneur qu’il nous prend, hein). Et lorsque vient le moment de récupérer le vieux Mordo et son pote, de lui téléphoner pour lui signifier le lieu de rendez-vous, qui c’est qui passe en gueulant et en balançant des pétards dans tous les coins ? Les mécontents hommes en rouge, bien sûr ! Allez donc capter ce que l’on vous dit au téléphone lorsqu’une meute vous gueule « Pas content ! Pas content ! Pas content ! » dans les feuilles de choux ! Heureusement que j’ai l’ouïe plus fine que la bite sinon on n’était pas rendus, c’est moi qui vous le dis ! Reste qu’après quelques heures de route, nous voilà enfin à Audincourt prêts à faire les cons durant trois jours !

 

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On dépose nos affaires à l’hôtel, on prévient nos proches qu’on est bien arrivés à destination, on chie un petit coup pour être tranquille et c’est parti pour le Bloody où sont déjà présents la plupart des potos. Premier contact du week-end, celui avec l’équipe du site Rétroviseur, une équipe que je salue bien évidemment, d’autant qu’ils disposent désormais du sympathique et discret Emmanuel dans leur équipe, vague sosie du Dave Murray d’Iron Maiden ! On tourne vaguement la tête sur la droite et on tombe sur l’échoppe, bien achalandée, du Chat qui Fume, tenue par un Stéphane Bouyer de grande humeur durant tout le week-end et un certain Philippe Blanc, dit « papounet », que j’étais heureux comme un pape de revoir et mieux connaître. On continue la tournée et on tombe sur l’ami proche et cool as fuck qu’est Didier Lefèvre de Médusa, bien sûr présent pour raidir les bisseux avec ses plaisirs gorgoniques, accompagné de ce bon vieux Rodolphe Laurent, aka Le Bissophile, là encore une heureuse retrouvaille. Et puis débarque l’Oncle Jack de Ze Curious Goodz, frère d’armes et désormais complice de mauvais coups à venir. Sur lui je ne dirai rien, les mots ne suffiront jamais. Pas plus que pour un certain Roggy et un Adrien, là encore des camarades, des vrais, des purs. J’avais jamais rencontré le premier mais c’était tout comme vu l’ami des premiers jours qu’il est. Quant au deuxième, c’est comme si on ne s’était jamais quittés… Et les retrouvailles espérées continuent, encore et encore, d’abord avec Matthieu de Cathodic Overdose, mon petit protégé, voire frère, si j’ose dire, et sa charmante compagne Emy, vite suivis d’un Tom Phénix que je n’avais encore jamais vu mais que j’étais ravi de croiser ! Remerciements à mon Pascal d’amour pour me l’avoir convoyé ! Puis est arrivé un fou furieux du nom de Peter Hooper, que vous connaissez sans doute pour sa page Ingloriuscritik, sur laquelle il est comme en vrai : drôle, énergique et adorable ! Après avoir échangé quelques mots avec tout ce beau monde, il est temps de s’intéresser au stand et de sortir la liasse. Bon, on va m’accuser de faire dans le name-dropping, mais tant pis : impossible de ne pas dire à quel point je fus content de revoir les deux gaillards d’Uncut Movies, aussi gentils que leurs films sont gore. C’est dire s’ils sont charmants ! Impossible aussi de ne pas saluer l’épaisse sympathie de Renaud et Jean-Paul de Ma séance DVD (visitez leur site, c’est que de la bonne came ça, madame), petit royaume des bonnes affaires vu les prix pratiqués sur leurs galettes, toutes aguicheuses ! Et puis il y avait Mister Damien, dont le stand dégueulait de DVD à vils prix, d’affiches splendides et de synopsis à se crever les yeux. Le mec étant sympa comme tout, autant dire qu’on était tenté d’y planter nos tentes… En face de lui, l’écurie Zeno Pictures et ses bons et souriants gardiens, à qui l’on doit une édition de Hanuman vs 7 Ultraman sur laquelle je reviendrai sans faute, soyez-en sûrs…

 

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Grand plaisir également de connaître un peu mieux l’équipe Artus, moins ours que leur beau logo, Kévin étant des plus agréables tandis que parler avec Thierry plus de 10 secondes fut bien instructif, d’autant que le gazier est avenant au possible. Et puis bien sûr on serre quelques mains, comme celles du pote Luis, de Sam Soursas ou de Bruno Terrier, on rencontre Mister Eric Draven (qui vient de sortir un livre, chopez-le ici !) et on voit tellement pas le temps passer qu’on se retrouve déjà proche de l’heure d’aller au concert de Fabio Frizzi, l’un des membres du jury. Celui qui mit en musique les meilleures bandes de Lucio Fulci était en effet venu avec une belle poignée de musiciens pour faire swinguer les festivaliers. L’occasion de rouler une pelle à un David Didelot arrivant seulement le soir avec son métalleux de fiston (tel père, tel fils !) avant d’aller s’installer pour écouter les plus beaux méfaits sonores du maestro. Je ne vais cependant pas vous la faire à l’envers les amis : si le Fabio et son petit orchestre ont particulièrement bien joué, que ses mélodies envoient toujours la purée et que l’écran posté derrière la fine équipe et envoyant des images des films joués était bien vu, tout cela n’est tout de même pas franchement ma came. J’y peux rien, les ziks de films en dehors des films, j’y arrive pas… Et vu qu’il faisait une chaleur pas possible et que votre serviteur avait les burnes trempées dans un bol de sueur (bon pas vraiment, c’est pour le style, le lyrisme, la poésie…), j’ai préféré m’éclipser discrètement. Enfin, presque puisque je me suis trompé de porte et que celle que j’ai choisie frottait contre le plancher et fit un bruit du tonnerre. Bon, on dira qu’au fond, j’ai un peu joué avec Frizzi, moi aussi… Après une bonne discu avec les amis dehors, puis une autre avec l’ami Adri à l’hôtel, il est déjà temps de ne pas dormir (eh ouais, j’ai du mal à trouver le sommeil en dehors de mon lit) en attendant le samedi !

 

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Qui arrive bien évidemment le lendemain (fortiche ça, hein ?) ! De nouvelles rencontres en vue comme le sympathique Stéphane Erbisti de Toutes les Couleurs du Bis, des retrouvailles avec une Madame Didelot à la hauteur de son époux, mon brother Val Le Blond, malheureusement vite perdu de vue. La prochaine fois, je te fous des menottes, galopin ! Tant qu’on est dans les gredins de Besançon, heureux d’avoir causé avec le Sam de Everyday is Like Sunday, toujours un peu maigrichon et gaulé comme un phasme mais une boule de bonne humeur, quoiqu’il en dise. Et puis il y a Elie Hellbats, crème des crèmes, avec qui j’ai longuement échangé avec joie tant le gars est sympa, ouvert et agréable. Bien sûr, le festival avait aussi son lot de conférences (sur le cinéma gore), de projections (le docu Why Horror ?, Hidden, L’Au-Delà, Horsehead,…) mais je n’ai rien fait de tout ça, préférant passer d’un stand à l’autre, chopper du DVD, mater les confections des artistes, faire péter du fanzine et aussi voir les invités. Car du beau monde arrivait, que ce soit Jack Sholder (La Revanche de Freddy, Hidden), John McNaughton (Henry, portrait d’un serial-killer), Graham Masterton (le romancier à la base de la saga Manitou), Catriona Maccoll (Frayeurs et compagnie), Fabio Frizzi donc, Alain Schlockoff (il loge sur place lui à mon avis, cinq années qu’il vient), Yannick Dahan (La Horde) et enfin un Nicholas Vince (le Cénobite au franc sourire des deux premiers Hellraiser) particulièrement content d’être là et prêt à causer avec tout le monde et même poser des questions à ses fans. Mon t-shirt du groupe de death metal Cannabis Corpse lui a d’ailleurs tapé dans l’œil… Merci encore au copain Eric Peretti pour l’aide lors de la traduction ! Comme toujours on a pu voir ces stars de l’horreur se balader un peu sur le site (un peu moins que d’ordinaire cependant, dommage…), signer nos jaquettes DVD, prendre des photos avec nos sales gueules et tout cela pour le prix de l’air ! La journée fut en tout cas placée sous le signe de la papote et des copains, le but étant bien évidemment de passer un maximum de temps ensemble, de profiter de ces trois jours bénis. Ce qu’on a fait avec quelques pizzas, dans l’herbe, occasion de faire connaissance avec le mucho sympatico Patrick Callonnec, que j’espère revoir l’année prochaine et plus longuement. Puis fut le moment de se diriger devant la scène pour assister à deux concerts de death metal, fort bien tenus par les groupes Post Mortem et Ignis Fatuus. Notons d’ailleurs que les brutes jouaient dans la tente aux signatures et que derrière eux se trouvaient donc des photos des invités. Très drôle de voir le portrait de Catriona MacColl ou Alain Schlockoff, genre bras croisés « je pose pour le magazine Elle », alors que des chevelus s’agitent dans tous les sens devant ! Et puis vint un grand moment du festival pour ma part : la longue discussion menée sous la tente jusqu’à pas d’heures avec quelques brigands du fanzinat, dont le super coolos Jean-Sébastien Gaboury du Charognard, hilare face aux récits d’un Rodolphe Laurent en grande forme. Et puis c’est pas tous les jours que Masterton et Catriona Maccoll viennent s’asseoir à la table voisine alors que vous êtes en train de parler de films d’horreur scatologiques… Puis vint, sur le trajet du retour, la tornade du siècle. Mes comparses Jérôme, David et Adrien vous le diront : nous étions dans un giallo ou un film gothique. Alors que nous avancions dans une ruelle sombre seulement éclairée d’un lampadaire bien vintage (c’est même rien de le dire), la lumière est tombée du ciel tandis que les arbres se sont mis à faire la danse de Saint Guy. Et est arrivé le pire : la pluie infernale, impitoyable, une véritable douche qui faillit d’ailleurs avoir la peau de mes fanzines (mais Médusa, Vidéotopsie, La Fraicheur des Cafards et Cathodic Overdose, c’est du solide) et me força à passer mes fringues au séchoir… Flippant mais bon souvenir au final !

 

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Et puis vient la pire journée après celle du lendemain : le dimanche. La journée des au revoir, donc un peu triste, ici encore moins joyeuse lorsque l’on se rend compte que le temps est des plus gris, comme nos humeurs. Ah qu’est-ce qu’on aimerait poser son cul dans la Delorean présente dans la salle principale pour revenir au vendredi, encore et encore, ne jamais le quitter. Alors on fait quelques achats, on cause encore, mais le cœur n’y est plus réellement car on sait que les minutes sont désormais comptées. On s’amuse encore néanmoins et on fait de nouveaux achats avant d’entamer la tournée d’adieux, forcément longue vu le nombre de copains à embrasser. Inutile de dire que c’est toujours un déchirement de quitter tout ce beau monde, de faire une dernière tape dans le dos à l’ami Roggy, d’aller saluer une dernière fois David et Didier, de ne pas trouver Peter avant de partir, que le dernier verre avec Jérôme, Adrien et le papounet fut des plus difficiles, et que l’année va être longue, très longue… Et que l’on va rester avec une sacrée sensation de vide jusque-là… Alors on pourra penser ce que l’on veut du Bloody Week-End, et certains ne se gênent pas à crier qu’il y a des couacs (quel festival n’en a pas ?) ou que sa promotion est envahissante (Vraiment ? Et si vous foutiez votre vie dans ces quatre jours de la fin mai, vous en feriez autant, croyez-moi), il n’empêche que le BWE est important et qu’il représente notre lieu de ralliement. J’espère de tout cœur que Loïc et son épouse Aurélie nous accueilleront une nouvelle fois chez eux en 2017, que le manque de subventions ne mettra pas un terme à la fête et que les participants seront toujours plus nombreux à ce festival pas comme les autres. Je compte déjà les jours.

Rigs Mordo

Merci à Jérôme pour ses photos!

8 comments to Bloody Week-End 2016

  • Roggy  says:

    Excellent texte l’ami qui résume bien l’ambiance du week-end. J’ai beaucoup ri en te lisant et j’ai eu la gorge serrée sur la fin. Et moi aussi je te kiffe 🙂

  • VAL le cafard  says:

    Tu prends les menottes pour l’année prochaine, je me chargerai du fouet.
    Vraiment rageant de ne pas s’être plus vu, amigo… On ferra mieux pour la prochaine édition !

  • Oncle Jack  says:

    Bravo Bro ! Un excellent résumé qui prolonge un peu le panard que nous avons tous pris durant ces trois jours. Allez, l’année prochaine on fera encore mieux !

  • ingloriuscritik/ Peter Hooper  says:

    Bon et bien je suis tellement  » fou furieux » que j’avais oublié de laisser une trace de mon page sur ton mur. Je lève la patte pour le faire donc, cabot que je suis, et déjà pour te remercier de ton gentil mot a mon endroit (fou furieux c’est trop gentil mot a mon endroit )et pour notre nouvelle rencontre qui je l’espére en présume de nouvelles !
    Au fond j’ai l’impression qu’on s’est peu vu, pourtant dieu sait qu’avec ton physique de bucheron canadien, difficile de passer ou que ce soit sans timber(…)sur toi bro de la veille hutte!
    Je vais arrêter de louanger la qualité de tes papiers, tu pourrais finir par penser qu’ils sont hilarants, super fun a lire,avec des recherches d’angles toujours sympas,instructifs, passionnants …alors que pas du tout, ils sont juste beaucoup plus que ca : ils sont  » toi » , unique, généreux et attachants (Freud et van damme sortez de mon corps !) .
    Continue et bravo pour tout …

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