Rayon Action: Episode 8

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Rayon Action, Episode 8: Warzone! La rubrique la plus bourrine de Toxic Crypt est de retour, la cartouchière bien accrochée et le bandana sur le front! Alors rangez vos tricots, vos livres d’Amélie Nothomb et vos coupez-moi ces émissions de jardinages pour plutôt prendre tout votre stock de grenades! Car vos potes les plus virulents vous attendent: Jackie, Dolph, Roddy et Steven !

 

 

 

Police Story 2

Les choses ne vont pas fort pour le pauvre inspecteur Chan, héros du premier Police Story, qui semble attirer les emmerdes ! Alors qu’il est relégué à la circulation en guise de punition pour avoir tout démonté dans le film précédent, notre héros découvre que le badguy qu’il avait eu tant de mal à coffrer vient de sortir de prison et jure de se venger. En prime, cela ne va pas fort avec sa gonzesse, et cela ne s’arrangera pas avec l’arrivée de maîtres chanteurs qui posent des bombes partout pour espérer tirer vingt millions d’une riche entreprise. Un joyeux bordel qui va donner du fil à retordre à notre Jackie, bien entendu obligé de courir dans tous les sens pour régler tous ces épineux problèmes. Une suite dans les règles de l’art, qui rappelle les acteurs du premier film (quasiment tout le casting de Police Story premier du nom est de service) et reprend le récit là où il s’était terminé, faisant même référence à de nombreuses scènes du premier volet. Pour autant, on peut juger que le film est un peu plus noir, les poseurs de bombes étant plus méchants que le trafiquant, de retour en mauvaise santé pour deux courtes scènes. En effet, les quatre enflures qui font trembler Hong Kong n’hésitent pas à faire des victimes parmi les innocents ou torturer leurs prisonniers, en témoigne cette difficile séquence lors de laquelle il envoie de petits explosifs sur Chan et sa compagne… Ces salauds n’hésitent également pas à casser Jackie psychologiquement, lisant à voix haute la lettre de rupture que sa dulcinée lui a adressé, en se moquant de ces anciens tourtereaux, présents dans la pièce et en larmes. On sent une volonté de pousser l’aspect polar par rapport à un premier volet plus simple au niveau du scénario, et on n’est parfois pas loin de songer à des films du genre L’Inspecteur Harry (toutes proportions gardées, hein !). Chan a toujours recours à quelques séquences humoristiques, parfois bien grasses (le pet dans l’ascenseur), mais celles-ci semblent en retrait, un peu étouffées par un climat plus ténébreux qu’auparavant.

 

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Et l’action dans tout cela ? Malheureusement pour les bourrins, Chan décide d’espacer encore un peu plus les scènes qui poutrent. Ce défaut, très relatif, était déjà présent dans le premier opus et il n’y a donc pas de quoi surprendre l’habitué, qui sera malgré tout régalé avec les passages de baston. Combat sympa dans un restaurant, un autre remarquable dans un parc la nuit, les habituelles cascades qui vous font mal même quand vous êtes dans votre moelleux divan… Tout est là, pas de manière aussi fréquente que l’on le voudrait, mais c’est là tout de même et ça assure le spectacle sans problème. Surtout lors d’un climax exceptionnel, un combat à trois contre un, lors duquel Chan doit protéger sa nana tout en affrontant les férus de la dynamite, le tout dans une usine remplie de feux d’artifices et de poudre… Le décor est utilisé à la perfection, Chan offrant au moins une bonne idée toute les minutes, comme lorsqu’il monte un escalier par le dessous et avec les mains ou chute dans un toboggan en plastique utilisé pour faire voyager la marchandise, toboggan qui va très vite exploser. On sent que l’acteur risque à tout moment de se niquer une jambe et, soyons honnêtes, cela participe à l’ampleur de la chose… Police Story 2 est donc un très bon film, un petit peu plus réussi que son ainé pourtant déjà remarquable, mais qui souffre de quelques petites longueurs. Pas de quoi renier notre star du kung-fu, loin de là, d’autant que derrière la caméra, la casquette de réal bien vissée sur la tronche, le Jackie prouve que c’est un très bon metteur en scène puisque de nombreux plans sont d’une grande beauté. Il est donc conseillé de ne pas passer à côté…

 

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  • Réalisation: Jackie Chan
  • Scénarisation: Jackie Chan, Edward Tang
  • Titre Original: Ging chaat goo si juk jaap
  • Production: Leonard Ho
  • Pays: Hong-Kong
  • Acteurs: Jackie Chan, Maggie Cheung, Bill Tung, Benny Lai
  • Année: 1988

 

 

 

 

Dead Tides

Vous le savez, Roddy Piper nous a malheureusement quittés voilà quelques mois, laissant orphelins tous les amoureux du catch qui rêvaient de le voir un jour les faire passer par-dessus la troisième cooooordeeeeee (oui, ça se dit comme ça !). Même si hommage lui a déjà été rendu dans la crypte toxique, en mettant bien sûr l’accent sur les attributs fantastiques et SF de la carrière de notre blond musclé, la tentation était également forte de revenir sur une de ses bandes d’action via Dead Tides, également connu chez nous comme sous le titre Cap sur le Danger. Ou aussi No Remission !, titre passe-partout et fort peu relié au film en lui-même, adopté pour la sortie DVD chez ces brigands de Prism, habitués de la flying jaquette décevante. Heureusement, ils nous vendent la came promise pour ce coup-ci, à savoir un actioner de Série B, voire téléfilmesque, avec notre catcheur et tout un casting appréciable pour tout bisseux qui se respecte. Car on retrouve du beau monde dans le coin, ou tout du moins quelques faces reconnaissables et que l’on croise toujours avec un certain plaisir. Jugez plutôt : Miles O’Keeffe (Ator, bien sûr !), Tawny Kitaen (Witchboard), Trevor Goddard (le Kano de Mortal Kombat), Bob Ivy (le cascadeur qui joue régulièrement les monstres pour Don Coscarelli, incarnant la momie dans Bubba Ho-Tep ou le démon flic dans Phantasm IV), Juan Fenrandez (le Necronomicon produit par Yuzna et plus récemment The Collector) ou encore Camilla More, sur laquelle vous avez sans doute fantasmé si vous aimez la série des Vendredi 13 puisqu’elle était l’une des jumelles du quatrième volet ! Et bien sûr, cette belle réunion est faite pour entourer convenablement la star d’Invasion Los Angeles, évidente tête d’affiche de l’entreprise, réalisée par Serge Rodnunsky, un habitué du petit budget (Silicon Tower avec Daniel Baldwin et Brad Dourif, Final Equinox avec David Warner ou plus récemment War Flowers avec Christina Ricci et Tom Berenger). Mais de beaux invités ne garantissent pas que le repas soit bon et reste à voir si Dead Tides s’avale d’une traite ou nous reste en travers de la gorge…

 

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Ancien militaire et douanier, Mick Leddy (le grand Roddy) se la coule désormais douce en se lançant dans ses deux passions : baiser les femmes mariées et les voiliers. Il aime d’ailleurs tellement ces derniers que le film débute avec sa voix off, nous balançant « Ma passion, c’est les voiliers ». Rien de plus, ça suffit bien pour le présenter, d’ailleurs ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que ses aventures sexuelles lui apportent certes beaucoup de plaisir, mais tout autant d’emmerdes puisque son ancien collègue (Goddard) le déteste depuis qu’il sait que l’ami Piper saute sa nana (Camilla More), qui aime papillonner à gauche et à droite (comprendre : elle suce beaucoup de queues). Et la tendance de notre héros à ne rien refuser à une nana va lui jouer des tours lorsque Nola (Kitaen), l’épouse d’un célèbre trafiquant de drogues (Fernandez), va lui demander de conduire son voilier, sans lui dire que le morceau de bois cache dans sa coque quelques kilos de poudreuse. De quoi se mettre à dos la douane, la DEA (O’Keeffe) mais aussi Juan, le trafiquant, qui n’aime guère que notre séducteur nique sa nana… D’ailleurs, notre baron du sucre en poudre avait directement donné le ton en balançant à Roddy « Si tu baises ma femme, je te coupe les couilles avec un couteau rouillé et je suis sûr que j’y prendrai du plaisir ! Ah ah ah ! Je te terrifie ? ». Bien sûr que non, Juan, ta réaction est des plus normales. Faudra que je fasse gaffe à pas glisser sur ta femme quand elle se fera bronzer le minou, et elle passe une bonne partie du film à le faire, mais c’est jouable, je pense. Bon, Roddy a glissé, lui, et il va le payer… Enfin, pas tant que ça, car si Dead Tides est volontaire niveau bourrinage lors de sa première partie et de son final, le milieu bande plutôt mou. C’est pourtant pas faute d’essayer de dresser les calbutes de ces messieurs puisque la bande se la joue clairement thriller érotique, le Roddy baisant à plusieurs reprises : dans un lit, dans une douche, au sol,… Peu importe, notre gaillard n’est pas à ça près et y va franco. C’est bien gentil, ça permet de voir des nibes, mais ça emmerde un peu aussi, faut bien l’avouer. Le début laissait pourtant espérer plus énergique puisque, durant le premier quart d’heure, on ne peut clairement pas cligner des yeux sans louper un peu d’action. Ca commence avec une sorte de chasse à l’homme sur une île, ça continue avec une empoignade sur un voilier et ça continue avec une fusillade dans un entrepôt. Certes, c’est pas filmé comme du McTiernan des grands jours, mais au moins il se passe un truc, comme à la fin où notre Roddy décide enfin de suer un peu. Prise de catch dans la gadoue, éclatement de colonne vertébrale contre un rocher ou le tir au crétin à la mitraillette permettent en effet de faire passer la pilule pour les fans de l’acteur, qui jusque-là se contentait de tomber la culotte et d’être jeté à la flotte par ses adversaires. Pas de quoi se relever la nuit avec un masque de catcheur mexicain en main, cela dit, et l’ensemble est fort médiocre, le spectateur se rattachant malgré tout à quelques idées sympas, comme ce montage alterné montrant Nora en train de baiser Juan tandis qu’un pauvre marin qu’elle a arnaqué est pourchassé par les sbires du trafiquant. Rien de spécialement honteux, mais rien de spécialement marquant non plus, donc…

 

 

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  • Réalisation: Serge Rodnunsky
  • Scénarisation: Serge Rodnunsky
  • Titre Original: Dead Tides
  • Pays: USA
  • Acteurs: Roddy Piper, Miles O’Keefe, Trevor Goddard, Tawny Kitaen
  • Année: 1996

 

 

 

 

 

Bridge of Dragons

De toute évidence, Isaac Florentine est en odeur de sainteté depuis quelques années déjà, ses Undisputed et Ninja étant perçus par les amateurs de bandes qui cognent durs comme des valeurs sûres du style. Bonne raison pour se pencher sur ses premiers pas avec Bridge of Dragons, sorti à l’époque chez nous sous le blase Le Dernier des Dragons mais désormais disponible en DVD sous son titre d’origine. Une production Nu Image mettant en scène l’une des stars de la maison, à savoir le copain Dolph Lundgren, à l’époque (1999) fatigué des réalisateurs inexpérimentés dans le domaine du bourre-pif. C’est que le film précédent du blond Suédois, Les Démineurs (alias Danger : Terrain Miné, alias Sweepers), ne fut pas une grande réussite à ses yeux, poussant le brave homme à vouloir travailler avec Florentine, à l’époque réalisateur d’une noria d’épisodes des Power Rangers et d’une paire de Série B d’action : Desert Kickboxer et Savate (avec Olivier Gruner, James Brolin et la Ashley Laurence des Hellraiser). Un mec qui connait son métier, en somme, et l’homme parfait pour mettre en boîte le script que Nu Image veut voir naître en un beau film. Script par ailleurs remanié juste avant que le tournage soit lancé et ce sans que le metteur en scène et les acteurs ne soient prévenus… Le genre de détails qui laissent penser que les affaires risquent de mal partir et pourtant, tout va bien pour Dolph dans cette affaire rondement menée. Bon, c’est sûr que si vous reluquez sur le net, vous trouverez sans peine des avis négatifs largement exagérés car s’il y a parfois de quoi pouffer de rire dans Bridge of Dragons, il y a aussi largement de quoi satisfaire l’appétit des spectateurs bourrins… Avouons tout de même que l’univers dans lequel prend place la pelloche est pour le moins spécial puisque mélangeant monde apocalyptique, décors moyenâgeux et ambiance piquée à la deuxième guerre mondiale. Un peu strange tout ça, d’autant que le tout se déroule dans un royaume imaginaire, donnant à l’ensemble des airs de conte de fée bis. Reste que ça ne va pas fort dans ce fameux royaume : le roi est mort et sa place est désormais prise par le cruel général Ruechang (Cary-Hiroyuki Tagawa, Dans les Griffes du Dragon Rouge, Mortal Kombat), dont le but avoué est d’épouser la jeune et jolie princesse (Valerie Chow, Terreur à Hong Kong avec Jet Li, Hero avec Takeshi Kaneshiro) pour avoir le contrôle de la région. Ce qui n’enchante bien évidemment pas cette dernière, à plus forte raison depuis qu’elle sait que son futur époux est également l’assassin de son daron… Une fuite s’impose ! Mais notre belle demoiselle, guerrière à ses heures, devra faire vite car est lancé à sa poursuite le bras droit et meilleur élément de Ruechang, à savoir un tank humain nommé Warchild (il est permis de rire !) bien évidemment incarné par Lundgren. Mais peu à peu séduit par la demoiselle et de moins en moins persuadé que son patron est un type bien, l’enfant de la guerre devenu chevalier blanc est en train de se rebeller contre son supérieur… Une histoire tout ce qu’il y a de plus classique, vue 45 000 fois auparavant, avec la belle princesse qui ne veut pas épouser un salopard et se tire et la machine de guerre qui, tel le monstre de Frankenstein, se retourne vers son créateur… Et autant le dire d’emblée : Bridge of Dragons est assez con et pas fin pour un sou. Mais c’est aussi l’une des bandes les plus généreuses du père Dolph !

 

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Eh ouais, le Florentine le prouvait déjà en 99 : il sait y faire en matière d’action et il est même l’un des rares à être parvenu à capturer tout le charisme d’Yvan Draco, qui pour une fois en fait beaucoup. Car l’amoureux de cette masse musculaire est habitué à ne pas en voir trop de l’acteur, les Séries B dans lesquelles il se retrouve le voyant relativement peu agir et on se souvient par exemple d’Etat d’Urgence ou Penthatlon, des films relativement sympas (très sympa pour le premier, beaucoup moins pour le second) qui ne faisaient pas beaucoup bouger leur star. Pas de ça chez Florentine, qui met un point d’honneur à mettre en valeur son premier rôle, ici venu enchaîner les séquences d’action, par ailleurs excellentes. C’est bien filmé, dynamique, varié (fusillades et combats à mains nues s’alternent sans cesse), compréhensible et bourrin au possible, donc autant dire parfait pour qui cherche une Série B qui défouraille sévère ! Le réalisateur veut tellement bien faire qu’il en fait même un peu trop et n’hésite pas à tomber dans le cheesy le plus total via ses bruitages, qui en rajoutent. Des tonnes. Des méga tonnes ! C’est bien simple, le moindre geste occasionne ici un effet sonore exagéré : des « Woooosh » à chaque fois que quelqu’un passe devant l’écran, des « Fssshhhhh » quand un mec lève le bras, des « Fwooh ! » dès qu’un gus tourne la tête,… Et bien sûr, quand ça se bastonne, on a droit à des « Pwam » ou des « Broom » à chaque tatane qui porte ses fruits ! Très ridicule, oui, mais aussi diablement efficace puisque cela apporte immédiatement un dynamisme de tous les diables ! Cela n’arrête d’ailleurs jamais vraiment et les séquences de dialogues ne s’éternisent pas sur le sort des personnages, surtout présents pour coller des coups de genoux, ceux de Dolph envoyant d’ailleurs ses ennemis dans le décor. Ca commence avec l’attaque d’une usine désaffectée (qui explose pas mal, d’ailleurs), ça continue avec un combat moyenâgeux sur des troncs avant de se poursuivre avec le démastiquage de quelques vagabonds portés sur la fellation (j’invente rien) pour ensuite ne plus s’arrêter : bagarre et fusillade dans une base militaire, carnage dans un campement, jeu du chat et de la souris avec un commando dans la forêt et bien évidemment climax guerrier dans une cathédrale puis mano à mano final dans un parking. Que du bon, d’autant que Cary-Hiroyuki Tagawa ne se la joue pas badguy planqué, le monsieur levant la patte et sortant le sabre pour participer aux festivités, son combat contre Dolph étant même fort sympathique. Vous l’aurez bien compris : Bridge of Dragons n’est pas la bande la plus intelligente sur laquelle vous pouvez tomber mais elle n’en demeure pas moins l’une des plus toniques. Et aussi l’une de mes préférées dans le domaine !

 

 

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  • Réalisation: Isaac Florentine
  • Scénarisation: Carlton Holder
  • Production: Nu Image
  • Pays: USA
  • Acteurs: Dolph Lundgren, Valerie Chow, Cary-Hiroyuki Tagawa, Gary Hudson
  • Année: 1999

 

 

 

 

 

Hors Limites

Et si on quittait un peu le grand blond pour le gros à queue de cheval ? Comment ça « non ! » ? Je vous rassure, avec Hors Limites, alias Exit Wounds, on ne plonge pas dans ce que Steven Seagal a fait de plus nauséabond, même si ce n’est pas le paradis du cinéphage non plus. On tient en fait là un actioner typique de son époque, le début des 2000’s, parce que réalisé par un Andrzej Bartkowiak (Doom) alors en plein trip art-martial et hip-hop, déjà derrière Roméo doit Mourir et quelques temps plus tard de Cradle 2 the Grave. Le trip est donc le même dans les trois cas : on fait des galipettes dans un univers plutôt afro-américain, genre gangstas fans de triple-saltos et compagnie, souvent avec des acteurs en commun, comme DMX, ici co-star d’Hors Limites. Car ouais, en 2001, le Seagal ne pouvait plus prétendre à toute la gloire, obligé qu’il est de la partager pour espérer vendre son film, la faute à quelques bides passés. La suite, vous la connaissez : Exit Wounds va fort bien marcher et même être l’un des succès surprises de son année, ce qui n’empêchera pas le gaillard de tomber dans l’enfer du DTV shooté en Roumanie une paire d’années plus tard. Mais pour l’heure, le casseur de coudes en était encore à un bon niveau, encore disposé à lever la semelle de temps à autres et autant le dire sans attendre, niveau action il y a de quoi faire devant Hors Limites. Gros départ en fanfare avec fusillade, explosions et hélicoptère en chute libre sur un pont, belle baston dans une boîte de nuit contre deux armoires à glace, excellente scène dans une camionnette, climax plutôt bien foutu (on y voit Bill Duke dérouiller du badguy au fusil à pompe durant quelques secondes, donc déjà c’est de la bonne came) et on en passe ! Le métrage se veut impressionnant, et l’est d’ailleurs tellement par moment que l’un des cascadeurs à malheureusement perdu la vie lors du tournage, certaines cabrioles s’étant avérées particulièrement dangereuses…

 

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Par contre, si ça envoie la sauce épicée bien comme il faut et qu’on en ressort avec la bouche en feu, faut bien avouer que toutes les scènes sans action n’ont pas la même saveur. Scénario nazebroque (tiré d’un roman) à base de flics ripoux qui veulent la peau de Seagal (Copland en simpliste, quoi), intrigue parallèle d’un DMX tentant de sortir son frangin de prison sans aucun intérêt, humour indigne du plus mauvais épisode de Police Academy et dialogues foireux constituent malheureusement une bonne partie du spectacle. Heureusement, l’action a le bon goût de débouler avec une certaine régularité et l’on pourra également s’en remettre à un beau casting réunissant, en plus du badass Bill Duke, l’athlète de la baston Michael Jai White ou encore Anthony Anderson, gros black croisé dans un grand nombre de pelloches à l’époque et pour qui j’ai toujours eu beaucoup de sympathie. On remarquera également la présence d’une certaine Eva Mendes, alors inconnue ! Bref, tout cela permet de rester collé à son siège durant la durée de la bande et fait oublier que Seagal a toujours autant de mal à rendre ses personnages sympathiques et que DMX parvient à être encore moins expressif que son comparse du jour. Belle performance, bien des cailloux n’y sont jamais parvenu ! Hors Limites n’est donc pas une tuerie intégrale mais il fait passer la soirée honorablement, ce qui n’est pas mal venant de Saumon Agile, dont même les plus hauts faits d’arme ne m’ont jamais passionné outre mesure…

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation: Andrzej Bartkowiak
  • Scénarisation:  Ed Horowitz et Richard D’Ovidio
  • Titre original: Exit Wounds
  • Production: Joel Silver
  • Pays: USA
  • Acteurs: Steven Seagal, DMX, Michael Jai White, Isaiah Washington
  • Année: 2001

 

4 comments to Rayon Action: Episode 8

  • Laurent  says:

    Tu as bien résumé No Remission (ou Dead Tides, ou Roddy Pipper en a une grosse et elles aiment ça…), mais tu as oublié de parler des jolies (!) chemises à fleurs taille XXXXXL de Roddy, très importantes pour l’ambiance du film selon moi. Sinon il y a des scènes érotiques tu dis? Pas remarqué !
    A Bridge of Dragons, faut que je me le trouve celui-là.

  • Roggy  says:

    A part “Police Story 2”, je n’ai pas vu les autres films que tu chroniques. Le Roddy Piper a l’air vraiment intéressant à bien des égards. D’ailleurs, si tu peux trouver son dernier film où il apparaît n’hésite pas. “Portal to hell” est un sympathique court-métrage où on retrouve notre catcheur préféré.
    Encore bravo pour la rubrique où tu as encore réussi à fourguer du Jackie Chan, du Steven Seageal et bien évidemment du Dolph “forever” Lundgren. Vivement le 9e épisode !

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