Necronos: Tower of Doom

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Avec Necronos : Tower of Doom, la finesse à l’allemande a encore frappé ! Démons sadiques, sorcières dénudées, tortures insoutenables et décors crasseux sont en effet le lot de cette dernière livraison Uncut Movies, ce qui ne surprendra pas les habitués de cet éditeur qui préfère planter ses cisailles dans vos chairs plutôt que dans leurs bandes, jamais censurées !

Attention, cette chronique contient des screenshots assez gores qui ne conviennent pas aux fans de Justin Bieber.

 

 

Uncut Movies et l’Allemagne, c’est une longue histoire d’amour qui débuta à la fin des années 90, lorsque l’éditeur basé à Orléans décida de répandre tripes et boyaux sur nos magnétoscopes. Y compris ceux des Belges, pour quelques sorties comme me le confiait récemment Patrice, l’une des deux moitiés de ce label tranchant, la seconde étant Romuald. En effet, le constructeur se chargeant de leurs VHS avait visiblement commis une bévue qu’il rattrapa en fabriquant une cinquantaine d’exemplaires de leurs productions au format PAL de vigueur au pays de la frite, celui de votre serviteur. Inutile de préciser que ces quelques caisses de cassettes partirent comme des petits pains fourrés aux globes oculaires… Mais revenons-en à nos couscous : il y a un peu moins d’une vingtaine d’années, Uncut Movies s’amusa donc à nous faire peur avec quelques pelloches gores au-delà du raisonnable et, bien évidemment, inédites par chez nous. Et qui provenaient bien souvent des régions teutoniques. En témoigne les désormais cultes Premutos, Black Past ou The Burning Moon d’Olfaf Ittenbach ou encore le Infantry of Doom d’Andreas Schnaas, dont les covers laissaient le petit Rigs Mordo de la fin des années nonante (ouais on dit comme ça par chez nous !) rêveur… Ou dans un état cauchemardesque, plutôt ! En effet, lorsque l’on était un jeune gamin de douze ou treize ans à peine qui achetait déjà Mad Movies et que l’on découvrait les publicités d’Uncut Movies, on sentait immédiatement que l’on passait au niveau supérieur de l’horreur. Cet homme qui s’extirpe ses propres entrailles sur la cover d’Infantry of Doom ou ce barbu qui sirote tranquillement l’intérieur d’un crâne tranché sur celle de Back from the Dead ne laissaient en effet que peu de doutes sur le spectacle que l’on trouvait dans ces productions, tout comme les interdictions aux mineurs qui allaient bientôt suivre pour certaines bandes, qui flirtaient bien évidemment avec le porno. Uncut Movies se positionnait déjà comme en marge de la plupart des éditeurs vidéo, qui par ailleurs avaient déjà disparus pour la plupart. Avec Uncut, c’était plus extrême, plus dégueulasse, plus fauché aussi. Le but était malgré tout de proposer les films les plus vomitif à des Français (et Belges, donc !) qui trouvaient la production horrifique « classique » un peu trop sage… Et si l’éditeur se lance depuis quelques années dans la distribution de petits classiques des années 80 qui ne sont pas plus immondes que cela (et le nostalgique que je suis les en remercie cent fois !), il n’a pour autant jamais lâché son amour immodéré pour la choucroute à la tripaille. Et il nous le prouve avec Necronos : Tower of Doom qui, dans le genre, fait presque figure de feu d’artifice !

 

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Tout débute à l’ère médiévale, alors que Necronos, un sorcier satanique se référant donc au gros cornu, fout tellement la merde dans la région qu’un roi et ses chevaliers décident d’aller lui rendre une petite visite, épées en main. Et ce n’est pas pour lui beurrer ses tartines que nos guerriers sortent les armes mais bel et bien pour faire sa fête à ce mage des ténèbres… Qui finira par revenir à la vie, rendu immortel grâce à son pacte avec Satan, qui lui ordonne de trouver une sorcière pure (comprendre vierge), dont le sang permettra de créer une armée de zombies et de démons qui s’empresseront de mettre le monde à feu et à sang. Présenté ainsi, on se croirait presque devant un bon jeu de rôle et on s’imagine déjà avec quelques amis déguisés en nains et en elfs, en train de jeter des dès et rire à gorge déployée à chaque attaque imaginaire de ces fameux morts-vivants. Sauf qu’avec Necronos, la joyeuse partie passerait très vite des quêtes épiques aux quéquetes coupées, des nobles missions magiques aux orgies sanglantes, des incantations à l’aide de bâtons magiques aux coups de vieux marteaux sur la gueule ! S’il y a bien un aspect fantasy dans ce film réalisé en 2010 par Marc Rohnstock, on est tout de même bien loin d’Eragon, j’aime autant vous le dire ! Pas de dragons lumineux, de vieux magicien au grand chapeau ou de forêt d’émeraudes dans le coin mais des tortionnaires sans doute formés à Pandémonium, des femmes nues enchaînées en vue de supplices à venir et des restes de cadavres changés en HLM pour rats, asticots et mygales ! Et oui, après une introduction d’une bonne dizaine de minutes nous dévoilant les tenants et aboutissants du récit, faisant donc les présentations avec ce fameux Necronos qui s’est logé dans les ruines d’un vieux château (sa fameuse « Tower of Doom »), nous passons dans le vif du sujet avec la mission que le patron des lieux donne à Goran. Goran, c’est un démon en pullover zippé qui est visiblement trop resté au soleil puisque sa peau ressemble à la croute d’un gratin dauphinois qui aurait, lui aussi, trop séjourné au four. Et Goran, son rôle, c’est d’aller capturer des gonzesses et leurs mâles pour les amener dans le QG du mal, là où ils seront torturés, tués, changés en zombies ou parfois servi en nourriture à ces derniers. Une vraie petite entreprise, qui rappelle par ailleurs parfois Dungeon Keeper, jeu-vidéo de gestion que les plus jeunes ne doivent pas connaître et dans lequel le joueur devait faire tourner un donjon rempli de monstres infernaux.

 

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On songe en effet pas mal à ce jeu vite devenu culte puisque l’on suit ici la petite vie dans la tour, avec Goran dans le rôle de la bonne à tout faire. On est ainsi à ses basques durant vingt bonnes minutes, découvrant le gaillard en train de récolter des personnes à ramener à la maison, passant d’un duo de pécheurs venu boire des bières et manger du maïs (ils le précisent eux-mêmes) au bord d’un lac à un couple venu baiser dans une tente, ce qui permet d’admirer la naturelle poitrine d’une Clara Morgane version « Girl next door ». Ce n’est pas la dernière paire que le public verra dans Necronos, qu’il se rassure… Enfin, avant de rentrer au bercail, Goran croise deux malfrats venus tourner un snuff movie dans les bois et qui ont donc amené avec eux une belle blonde qu’ils comptent zigouiller devant leur objectif. C’est pourtant eux qui vont se faire écharper avec le passage de Goran, qui en profite pour ramener la demoiselle chez lui, cette dernière ne sachant pas encore que ce qui l’attend est largement plus innommable que ce que lui réservaient nos réalisateurs qui ont trop vu 8mm. Toute cette partie du film s’apparente assez clairement à un slasher puisque, l’un dans l’autre, notre démon a la mauvaise peau ne fait jamais que passer d’une victime à l’autre, usant principalement à cet instant de son beau marteau, qu’il use pour refaire le portrait des uns et des autres. Le film vire ensuite plus largement au torture-porn, à la mode médiévale cependant puisque les décors sont bien éloignés des classiques hangars ou caves dans lesquelles les cousins éloignés de Jigsaw et compagnie vivent reclus. Ici, on a droit à de vieux cachots, à des salles visiblement très anciennes (et qui ont en fait souvent été construites par les équipes du film) qui nous remémorent les films d’inquisition des années 60 et 70, ce qui permet par ailleurs à Necronos d’avoir une identité qui lui est propre dans ce genre dont on a trop bouffé durant la décennie passée. D’ailleurs, si sur le papier le métrage de Rohnstock semble s’inscrire dans la lignée des Hostel, avec bien sûr des décors plutôt hérités du cinéma gothique (jolis extérieurs de ruines, par ailleurs), on se rend bien vite compte que l’ambiance n’est pas vraiment la même…

 

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Car tout gore soit-il – et croyez-mois il l’est sacrément -, le dernier film sorti chez Uncut Movies contient également son lot de second degré, parfois assez bien caché, parfois moins. Difficile de ne pas sourire lorsque l’une des demoiselles du film, pour s’échapper de ces lieux infects, tente de séduire le grand Goran, lui sortant même un magnifique « Tu es très attachant » alors que le bougre vient tout de même de passer deux heures à réduire en bouillie une vingtaine de personnes ! Ou lorsque ce caméraman de snuff movie ne lâche pas sa caméra et continue donc de filmer alors que le même Goran déboule pour tuer son compagnon. Déformation professionnelle ? Rohnstock ne prend pas tout cela très au sérieux, cela se sent, et plus que celle de choquer, notre ami germanique a surtout l’envie d’en proposer un maximum à un public très ciblé. Le réalisateur, qui a également travaillé cette année un The Curse of Doctor Wolfenstein que nous sommes curieux de découvrir, connait visiblement bien son assistance et ne nous fait pas le coup d’un A Serbian Film qui tente de masquer sa puérilité derrière des considérations sociales ou politiques inventées sur le tas lors d’annonces peu sincères au possible. Marc Rohnstock assume, lui, et ne tente pas de faire passer son Necronos pour plus fin qu’il ne l’est et sait bien qu’il sera de toute façon difficile de prendre au sérieux le défilé d’immondices qu’il nous soumet. Ici, et ce durant 30 à 40 bonnes minutes non-stop, les corps sont envoyés dans une broyeuse dont Goran ira récolter le jus pour le boire avec appétit, une demoiselle se fait transpercer par un long piquet en bois qui lui rentre dans le vagin (gros plan à l’appui, ce qui ne devait pas gêner l’actrice puisque IMDB m’apprend qu’elle a tapé dans le porno) et ressort par la bouche (Deodato style !), deux jeunes filles se font décapiter d’un coup, quand leur amie ne se fait pas couper en deux par une vieille tronçonneuse. Et tout cela à grand renfort de jets de grenadine, bien sûr, 300 litres de faux sang ayant été utilisés durant le tournage, ce qui laisse une idée du cauchemar pour femme de ménage que représente le tout ! Mais si nous apprenons comment torturer son prochain avec Goran, ce démon (qui est quasiment la star du film, on ne voit que lui !) nous apprend également comment cuisiner ! Masterchef avec Goran, c’est parti !

 

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En effet, un peu avant que la première heure du film ne s’achève (Necronos en fait deux), Necronos ordonne à Goran, son fidèle ami comme il le précise à chaque fois (le Diable appelle Necronos de la même manière, ces mecs s’adorent ! BFF quoi, best friends forever !), de créer un nouveau guerrier démoniaque (qui ne sert pas à grand-chose dans le récit mais qu’on est bien contents de voir quand même). Mais pour ce faire, il va falloir faire mijoter quelques ingrédients, et pas des moindres… Pour faire un guerrier démon, vous avez tout d’abord besoin des entrailles de deux personnes, que vous arracherez à main nues, comme Goran vous le montre dans le film. Une fois en possession de ces précieux aliments que vous vous empresserez de taper sur un établi gras et poussiéreux (ne surtout pas mettre au frais, erreur de débutant ça, l’odeur partirait et cela empêcherait la décomposition des aliments), il sera temps d’aller récupérer un peu de cervelle masculine. Il est conseillé de trancher, à l’aide d’une machette que vous n’avez bien évidemment plus lavée depuis six ou sept ans, l’extrémité de la boite crânienne, de sorte que le précieux ciboulot soit enfin à l’air libre. Vous découperez dès lors un petit morceau que vous garderez pour plus tard. Enfin, il vous faudra également une femme enceinte sous la main puisque vous aurez besoin de son bébé, qui séjourne encore au chaud. Oh bonne-mère, pas pour longtemps ! Comme le chef Joe D’Amato nous le montrait dans les années 80, il va falloir extirper le petit du ventre de sa môman, avant de le décapiter d’un bon coup de couteau. Car contrairement aux crevettes, seule la tête du bébé est bonne lorsque l’on cuisine un délicieux guerrier démoniaque. Vous irez mettre la caboche du rejeton dans une bonne marmite de grand-mère, dans laquelle vous verserez un peu d’acide ou de l’eau très chaude. Le but est en tout cas que la peau sur la tête du bébé fonde, pour ne laisser qu’un petit crâne qui fera un splendide collier pour votre guerrier démoniaque. Enfin, il faudra un bon squelette, ce qui vous demandera de jeter un pauvre homme dans un bain d’acide pour ne garder que sa belle carcasse… Tout est prêt, il ne reste plus qu’à attendre que le monstre prenne forme, dans un bien joli effet spécial puisque l’on voit les tripes se créer autour de la cage thoracique (en fait, on a mit la caméra à l’envers et on a balancé de la viande sur la cage thoracique) et le visage de notre guerrier prendre forme ! C’est terminé, il ne reste plus qu’à se laisser déguster par ce démon, car avec lui, le repas, c’est vous !

 

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Vous l’aurez compris, Necronos est terriblement gore (et terriblement fun !), et ne subit au final qu’une vingtaine de minutes plus calmes, sans doute pour laisser à Goran le temps de reprendre son souffle. On suit dès lors l’avancée de l’histoire, avec Necronos qui fait appel à une sorcière chargée d’en retrouver une autre, vierge. Des déambulations moins bandantes, il faut bien l’avouer, mais on ne va pas reprocher au film d’avoir créé un peu de liant entre toutes ces salissantes tortures. D’ailleurs, le cradingue reprend ses droits très vite, les sévices revenant en force, avec le guerrier démon qui éradique deux gaillards comme s’il était dans une arène ou Goran qui fait le fist-fucking de sa vie à une sorcière, son bras entrant dans le vagin de la malheureuse pour ressortir par sa bouche ! La classe ultime, vous imaginez bien. Il y a d’ailleurs tellement de passages gores qu’il est impossible de tous se les rappeler, Rohnstock n’étant pas avare en la matière. Il faut d’ailleurs féliciter ce créateur, qui a été au four et au moulin durant dix mois, durée du tournage du film. Le mec est en effet de tous les postes, assurant aussi bien la réalisation que l’écriture, la production, le montage, les maquillages, les effets spéciaux, le mixage du son… Il fait tout ou presque, pour résumer ! Le film, s’il est distribué par Troma, est d’ailleurs une production Infernal Films, la boîte de prod de Marc et son frère Lars, ce qui en fait un vrai film familial, dans un certain sens. Un film de potes, aussi, puisque quelques personnalités du gore allemand débarquent pour aider leur ami Rohnstock, comme Andreas Schnaas (Nikos the Impaler) qui a aidé à la création de certains effets et joue dans le film (il est l’un des réalisateurs du snuff movie) ou Timo Rose (dont les réalisations Fearmakers, Game Over et Barricade, sont toutes disponibles chez Uncut Movies), qui lui aussi aide pour quelques effets et puis incarnera une victime balancée dans un bain d’acide. Bien sûr, tout cela ne dispose pas d’un budget gigantesque qui permet d’éviter un tournage à la DV et une photographie proche de celle d’un porno de chez Dorcel, mais on s’y attendait forcément ! Notons malgré tout que si certains comédiens sont particulièrement mauvais, d’autres s’en sortent bien, comme Manoush (également productrice et créatrice de quelques effets, on ne s’en sort pas avec un seul poste sur Necronos), qui est connue des habitués du bis allemand puisqu’elle joue dans à peu près tous les films gores teutoniques sortis depuis le milieu des années 2000. Elle se retrouve ici dans les frusques d’une vieille sorcière et est plutôt convaincante.

 

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Vous l’aurez bien compris : Necronos : Tower of Doom est à réserver aux bisseux avertis, qui savent ce qu’ils vont voir. Et dans son genre, il est indéniable que nous tenons une vraie réussite, généreuse au possible en matière de gore. C’est bien simple, on a la sensation d’assister à la mise en images des lyrics de Cannibal Corpse, groupe de death metal reconnu pour ses paroles gratinées, et vous pourriez couper le son du film pour mettre un album du style par-dessus (un bon Exhumed ou un bon Dismember feront l’affaire !) que ça ne choquerait sans doute personne. D’ailleurs, quelques riffs métalliques font leur entrée dans le film, comme ce générique de fin, chanté et composé par Andreas Schnaas pour l’occasion, très heavy metal des années 80 dans l’esprit. Voilà qui correspond bien à l’esprit finalement très « bon enfant » de la pelloche, devant laquelle on se marre bien. Certes, la durée de deux heures semble un poil exagérée, mais on se surprend presque à en redemander et l’on attend en tout cas de voir le prochain méfait du réalisateur… Fortement recommandé aux bisseux aimant nager dans l’hémoglobine, donc !

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation: Marc Rohnstock
  • Scénarisation: Marc Rohnstock
  • Producteurs: Marc Rohnstock, Lars Rohnstock, Manoush, Martin Rüdel
  • Pays: Allemagne
  • Acteurs: Thomas Sender, Timo Fuchs, Manoush, Mike Weishaupt
  • Année: 2010

7 comments to Necronos: Tower of Doom

  • Mr Vladdy  says:

    Coucou,

    Désolé pour ce commentaire copier-coller (tu peux le supprimer dès que tu l’auras lu 😉 ). Je voulais juste te dire que j’avais fermer mon blog. Envie d’autre chose, envie de parler cinéma (et d’autres choses) différemment. Du coup, si cela t’intéresse, tu pourras me retrouver à l’adresse suivante :

    http://mrvladdy.wordpress.com/

    A bientôt j’espère 😉

  • M. Bizarre M. Bizarre  says:

    Ca a l’air super drôle 😀 (le côté BFF entre Goran et le Diable, je kiff).
    Et pas surpris d’y retrouver Rose et Schnaas (tu parles d’une retraite tiens), ces deux là m’éclate. Au moyen le hardgore schleu fonctionne toujours à la camaraderie, ça fait super plaisir à lire.

    Alors ça fait quoi de voir son premier film du genre ? Ça passe bien ?

  • Celine  says:

    Je viens de le voir, il est tout de même à noter, je n’ai jamais vu autant de vierges avec des piercings et des tatouages de ma vie, d’autre art l’élue est quelque peu vieillissante, existe il encore à l’heure d’aujourd’hui des vierges de 40 ans je me le demande . Quand à la cuisine de coran et bien j’ai fait une grande découverte, puisqu’on peut utiliser les pots de fleurs comme broyeur, bref c’était formidable.

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