Beneath, Le Lac Noir

Category: Films Comments: 7 comments

Les scientifiques et écologiques nous le rappellent tous les trois mois : si notre consommation de poiscaille ne faiblit pas, nous devrons faire face à une pénurie de friture. Heureusement, le réalisateur indépendant Larry Fessenden vient de trouver un gros merlan qui, capturé, devrait permettre de débuter un élevage qui sauvera l’humanité de la famine. S’il ne bouffe pas tout le monde d’ici là, bien entendu.

 

 

Larry Fessenden, c’est un peu le blase sur lequel tout bisseux qui s’intéresse un minimum à ce qui se fait dans le cinoche de genre depuis dix ans a déjà posé les yeux, même sans le savoir. Copain avec une bonne partie des réalisateurs indépendants versant dans l’horreur depuis une décennie, le gaillard s’est retrouvé à faire l’acteur dans les trois-quarts des séries B démoulées depuis 2005. The Roost, Cabin Fever 2, The Battery, You’re Next, I Sell The Dead, Mullberry St, Stake Land, Hypothermia ou We Are What We Are sont autant de pelloches dans lesquelles nous pouvons croiser sa trogne, ce qui n’est guère surprenant compte tenu du fait qu’il est le dirigeant de Glass Eye Pix, boîte de production derrière certaines bobines citées plus haut mais également The House of the Devil, The Innkeepers ou encore Zombie Honeymoon, ce dernier étant sorti chez le regretté éditeur Neo Publishing. Un mec qui se bouge pour le genre, le Larry, fils de banquier qui eut accès aux grandes écoles avant de s’en faire virer, ce qui serait une mauvaise nouvelle pour quiconque mais l’aida sans doute un peu puisqu’il fonda Glass Eye Pix dans la foulée, à seulement 22 ans. Depuis 1985, cette maison des monstres à petits budgets tente donc d’apporter de nouvelles lettres de noblesse au cinéma horrifique, tapant dans le court-métrage durant de longues années, souvent réalisés par Fessenden lui-même, avant de prendre son envol dans les années 2000. Et si la société n’est pas réellement devenue une plaque tournante du bis moderne, elle aura tout de même lancé quelques réalisateurs devenus incontournables ou en passe de l’être, comme Ti West ou Jim Mickles (Cold in July), qui le considèrent comme un mentor et un père cinéphilique. Fessenden mérite donc que son nom soit retenu et il y a de fortes chances qu’il soit perçu dans quelques années comme un personnage clé du renouveau de la série B ricaine, le mec qui permit à la vague de grandir et s’écraser sur des spectateurs ébahis. Malheureusement pour lui, le Larry risque fort d’être moins mémorable pour ses réalisations, qui se font moins remarquer que celles de ses petits protégés. Passé un peu inaperçu son The Last Winter, par ailleurs sorti chez nous en DVD, tout comme son Wendigo réalisé en 2001. La reconnaissance, elle viendra malgré tout avec la proposition qui lui est faite par Mick Garris de réaliser un épisode de la série Fear Itself, série malheureusement très médiocre, et l’on se souviendra de lui quelques années plus tard pour un segment d’ABC’s of Death 2, film à sketchs à la réputation peu envieuse. C’est assez mince pour ce Roger Corman moderne, qui doit jongler avec les mêmes moyens mais est tout de même moins putassier et tente de fusionner l’aspect purement bis de ses productions à des volontés un peu plus artistiques…

 

Beneath-2013-Larry-Fessenden-movie-pic9K

 

Mais voilà, Fessenden étant très occupé à produire les films de ses potes, il a bien évidemment moins de temps pour créer les siens et, quelques courts mis à part, il n’a pas fait grand-chose depuis The Last Winter, sorti en 2006 et qui fut son dernier long-métrage réalisé jusqu’à Beneath, qui déboule pour sa part en 2013. Et si ses précédents efforts ont eu droit à des sorties vidéo par chez nous, ce ne sera pas le cas de cette dernière proposition, qui fut diffusée en Belgique courant du mois de mars sur la chaîne Plug RTL dans le cadre de leur habituelle soirée horrifique du vendredi, nommée le Plug Horror Show. Retitré pour l’occasion Le Lac Noir, Beneath s’est donc frayé un chemin jusqu’à nous en catimini, par la petite lucarne, ce qui semble devenir l’inévitable destin de toute une ribambelle des petites bisseries de ce calibre. Tourné pour environ 1 million de dollars et en 18 jours, Beneath a pourtant bénéficié d’assez de soin en matière de communication puisqu’est sorti une bande-dessinée qui fut réalisée pour approfondir l’histoire du film, qui est par ailleurs fort simple. Si vous aimez les films d’adolescents désagréables qui se font bouffer le cul par un animal déchaîné, vous allez être servis puisque le récit se contente d’isoler six clampins sur une barque tandis qu’un énorme poisson leur tourne autour dans le but évident d’inverser le sens de la chaîne alimentaire. Mais voilà, plutôt rudes entre eux et pas franchement les meilleurs amis du monde, ces jeunes adultes décident que pour avancer progressivement jusqu’au rivage il leur faudra sacrifier certains d’entre eux, qui serviront d’appât pour éloigner l’esturgeon. Si The Last Winter ne reçut pas que des bonnes chroniques et entraina une certaine déception chez de nombreux fans de genre, il ne se fit cependant pas démolir comme Beneath, qui aligne les mauvais avis comme Luc Besson aligne les productions foireuses. De l’avis général, le dernier Fessenden est une merde absolue qui additionne les mauvais points, répartis entre des acteurs jugés comme mauvais, un script risible et une créature mal branlée, par ailleurs désignée par Fessenden lui-même, qui désirait obtenir un poisson réaliste et non un monstre fantaisiste. Alors, est-ce que ce fameux « avis général » a toutes les raisons d’être aussi dur et traîner le pauvre Larry dans la merde de la sorte, allant jusqu’à l’accuser d’avoir tourné le film pour des raisons financières (c’est vrai que les journalistes n’écrivent jamais pour manger, eux !) ? Disons qu’ils n’ont pas tort… mais qu’ils n’ont pas totalement raison non plus !

 

beneath1 copie

 

Notons tout de même que si les critiques ont tendance à cracher des clous à la face de Beneath, elles soulignent également que la réalisation et la photographie sont de très bonne facture, ce qui est vrai. Le film est assez beau, bien éclairé, les plans sont sans esbroufe mais réfléchis et l’on voit tout simplement que Fessenden a de la bouteille sur le plan technique. Pour certains, ces beaux efforts formels sont malheureusement ruinés par la poiscaille, qui serait à les entendre si loupée qu’elle précipite toutes l’entreprise dans les abysses de la nazerie. Pour le coup, c’est très sévère, même s’il faut admettre qu’il est préférable d’être un bisseux nostalgique pour apprécier les grosses nageoires du monstre puisqu’il est créé à l’ancienne, en dur, en latex, et non avec des CGI. S’il est vrai que la bêbête n’est pas particulièrement crédible lorsque l’on voit sa face, qui dispose d’une paire d’yeux qui sentent le plastique à des kilomètres, elle est plutôt crédible lorsqu’on la voit nager, sa nageoire dorsale étant suffisamment soignée et les gestes que reproduisent les techniciens assez crédibles pour que l’on y croit. Même l’intérieur de sa gueule est plutôt bien foutu même si l’on a bien évidemment la sensation de voir une grosse moufle dégueulasse qui sort de l’eau pour croquer tout ce qui n’est pas assez rapide pour l’éviter. Mais bon, c’est toujours préférable aux pixels hideux que nous infligent les The Asylum, Nu Image et consorts, non ? Cela fait en tout cas rudement plaisir de voir un gloumoute à l’ancienne, qui semble échappé des années 80 et qui en plus dispose d’un petit background assez vague mais qui là aussi renvoie directement à l’époque des vidéoclubs, lorsque les VHS contenant furies animales étaient aussi fréquentes que les comédies ratées avec Franck Dubosc le sont aujourd’hui. Le vieux thon traîne en effet son teint vitreux dans le lac depuis des décennies et serait une monstruosité ancestrale et mystique, qui n’attaquerait pas ceux qui nagent en portant un pendentif sacré (une espèce de dent de phacochère). La BD du film propose d’ailleurs d’élargir un peu son background et s’intéresse au sort d’un autre groupe attaqué par le fish-tick démoniaque, cette fois durant les années 60… En bref : il n’est pas très beau ce gros poisson, mais il ne manque pas de classe pour autant…

 

beneath 3

 

Mais là où le bas blesse clairement, c’est au niveau du script, de qualité discutable… Ne tournons pas autour du pot pour finir par chier dedans : les personnages qui font face au poisson sont parmi les pires enfoirés que vous pourrez trouver dans le cinéma, de genre ou pas. Ils mentent, se trompent, se trahissent, s’insultent, se battent, se moquent des uns et des autres, s’émeuvent à peine lorsque l’un d’eux meurt et représentent l’égoïsme dans toute sa splendeur, dans toute sa bassesse. C’est bien simple, l’être le plus gentil ce jour-là, c’était le poisson diabolique mangeur d’hommes. Bon j’exagère un peu puisque dans le lot il y a tout de même une fille qui semble assez gentille, mais pas de bol elle est la première à périr sous les coups de crocs du barracuda. Il y a bien un autre mec assez cool, celui qui est au courant pour la légende entourant le lac et son vilain locataire, mais il finira par devenir un peu mauvais à son tour au contact des quatre autres zigs de la bande. Je m’en vais vous les présenter, c’est pas tous les jours qu’on a le droit de voir des trous du cul sans avoir à écarter de fesses. On a donc pour commencer le beau-gosse de service, sportif, cool, qui bien évidemment prend tout le monde de haut et peut se le permettre puisque son daron a racheté toute la ville. C’est le prince quoi, le mec devant lequel on déroule un tapis rouge en espérant qu’il daigne nous remarquer. Et bien évidemment, ce n’est pas lui qui va jouer les appâts pour le poisson, hors de question que monsieur prenne un risque. Il vous est déjà désagréable ? Rassurez-vous, les trois qui suivent sont encore pires, car lui a encore un soupçon d’humanité en lui, ce qui fait défaut au reste du panier de crabes. A commencer par son frère, qui pourrait être le fils de Vince Vaughn, un regard d’ordure en plus. Le mec qui vit dans l’ombre de son frangin plus populaire que lui, qui n’existe que parce qu’il est posé sur la même branche de l’arbre généalogique et qui en est devenu aigri au point de planter des couteaux dans le dos du frérot, qui ne s’y attend bien évidemment pas. Ce petit frère est en prime un psychopathe en puissance qui prend visiblement du plaisir à voir les autres souffrir si l’on en croit son sourire sadique. Vient ensuite le cinéaste, un beau winner dans sa catégorie aussi puisqu’il filme absolument tout, y compris les ébats cachés et adultères de ses camarades, ce qui est bien pratique pour mettre la zizanie. Passionné de cinéma et persuadé qu’il est voué à un grand avenir et deviendra le plus grand réalisateur du monde (bizarrement, les autres le pensent aussi), il rêve d’avoir une caméra dans l’orbite. En attendant que la science le lui permette, il filme tout via une petite caméra fixée à son poignet qui, de toute évidence, ne lui assurera qu’une filmographie de found-footage ignobles. Tu parles du futur Hitchcock ! Il est en prime très mauvais puisqu’il a pour tactique de diviser les autres pour garder son cul au chaud sur la barque et est également con au point de regarder son amie crever sans en avertir les autres, juste pour le plaisir de filmer la lente agonie de la pauve. Une vraie teigne, en somme, qui est encore appréciable si on le compare avec la deuxième demoiselle du groupe, une blonde censée être le canon du groupe mais qui n’est en fait pas si terrible que ça. Elle l’est en tout cas suffisamment pour que tous les mâles ressentent l’envie pressante de l’insérer, ce qui n’est pas rendu difficile puisqu’elle écarte facilement les cuisses et s’est donnée à chacun d’entre eux, même si elle est officiellement avec le sportif populaire. Manipulatrice, narcissique au-delà du raisonnable et fourbe, elle est sans doute la plus détestable du lot, ce qui n’est pas une mince affaire. Imaginez une Mandy Lane en version « Je serai plus tard une grande chanteuse que tout le monde adulera, je serai un modèle, les jeunes ont besoin de modèles, je vais changer le monde avec ma musique » (véridique, elle sort ça comme raison pour ne pas être envoyée dans l’eau comme appât) et vous aurez une idée assez précise du caractère de cette pouffiasse.

 

beneath4

 

Si le film assume son statut de film d’horreur animalier et propose un chouia d’effets sanglants (une artère transpercée, un bras arraché), il mise aussi largement sur le combat psychologique que se mènent les jeunes, qui entrent dans une guerre presque politique. Ils décident effectivement de mettre en place un système de votes, ce qui poussera bien évidemment à l’eau celui qui en récoltera le moins. Puisque le tout se fait oralement et qu’ils ne peuvent donc pas falsifier les votes ou trafiquer les urnes (sinon ils le feraient, soyez-en sûrs), ils se lancent dans des débats durant lesquels chacun critique les autres et tentent de décider de la valeur de la vie de chacun, qui apporte le plus au groupe et qui a un avenir prometteur devant lui. C’est bien évidemment noir au possible et les scènes où ils s’écharpent sont d’ailleurs plus violentes que les attaques du poisson, qui est finalement un prétexte pour mettre les nerfs à vif chez tout ce beau monde. Alors les films montrant un groupe se déchiqueter de la sorte ne sont pas rares, c’est un fait, mais il faut bien avouer que cela crée toujours une dynamique appréciable et que dans le cadre du film de monstre marin, cela apporte un petit plus, des retournements de situations que l’on ne trouve pas dans des pelloches classiques d’animaux tueurs. Beneath se distingue donc un peu de la masse, surtout si on le place face aux Sharknado et compagnie. Fessenden tente de fournir un film de monstre sérieux, avec des humains aux réactions plus travaillées que la moyenne et il faut bien avouer que l’on adore détester ces personnages et que l’on prend un réel plaisir lorsque le piège-à-loup vivant qui séjourne dans les eaux sombres du lac en becte un dans les mollets. Malheureusement, ce procédé est une arme à double-tranchant et l’on peut se blesser en la maniant, ce qui est le cas ici et la plaie est tristement profonde. Car lorsque l’on tape dans le Monster Movie en usant d’un sérieux absolu, on ne peut plus se permettre les petites sottises scénaristiques. Qu’un personnage d’un film comme Piranha 3D décide de tendre la main dans l’eau pour attraper la rame qu’il a lâchée, prenant dès lors le risque de se faire bouffer le bras par le poiscaille alors qu’il lui suffirait d’utiliser l’autre rame pour ramener la première en toute sécurité, cela passe car le statut idiot est assumé par ce pur divertissement. Dans Beneath, ça fait tâche, car nous ne sommes plus dans le fabuleux monde du film d’exploitation où tout est permis mais dans un monde tangible, réaliste, qui du coup nous rend plus attentifs aux détails, aux réactions des uns et des autres. Et cela plombe sacrément le tout car les scènes qui nous font prendre le front entre les mains sont assez fréquentes ici, comme lorsqu’un des gus parvient à s’étrangler avec sa propre corde, un passage ridicule au possible qui a tout le mal du monde à passer… Fessenden a été forcé de réécrire le film à la hâte pour en concentrer l’action sur le bateau, le scénario originel disposant de flashbacks qui approfondissaient les relations entre les ados, dommage qu’il n’en ait pas profité pour l’arranger un peu plus… C’est d’autant plus dommage que Beneath dispose de qualités, mais ce choix de ne rendre aucun personnage sympathique limite également l’implication du spectateur, qui ne risque pas d’avoir la frousse puisqu’il espère au contraire que le monstre en sortira gagnant. La distanciation est maximum et cela n’est jamais bon pour un film qui au contraire mise énormément sur son huis-clos… Ce n’est pas aussi honteux qu’on peut le lire à gauche et à droite, le film méritait d’être tenté, malheureusement il patauge trop longuement dans la médiocrité pour marquer les esprits… Vraiment dommage…

Rigs Mordo

 

 

beneathposter

 

  • Réalisation: Larry Fessenden
  • Scénarisation: Tony Daniel, Brian D. Smith
  • Titres: Beneath (USA)
  • Production: Peter Phok, Larry Fessenden pour Glass Eye Pix
  • Pays: USA
  • Acteurs: Daniel Zovato, Bonnie Dennison, Chris Conroy, Jonny Orsini, Griffin Newman
  • Année: 2013

7 comments to Beneath, Le Lac Noir

  • Princécranoir  says:

    J’adore l’idée de faire mourir le personnage le plus sympa en premier et de laisser les salopards mariner ensuite dans leur jus. Mais j’ai bien l’impression à te lire que cette pêche n’est pas aussi miraculeuse qu’espéré. Je découvre également (et c’est bien pour cela que je fais de ce blog une référence) le dénominateur commun entre l’excellent Jim Mickle et le médiocre Ti West. Je vais donc pour voir ainsi étendre mon réseau d’influences.

  • M. Bizarre M. Bizarre  says:

    Plutôt d’accord globalement, j’ai bien aimé le film grâce à son monstre à l’ancienne et au design assez sympa (style poisson des abysses) malgré l’effet « plastique » sur les gros plans. Car pour ce qui est des plans où il apparait en transparence sous la flotte, ou juste les brefs moments où sa gueule béante émerge hors de l’eau pour happer ce qui passe à sa porté, c’est très très bon !

    Du reste j’ai trouvé que le film était plutôt malin dans son idée de présenter une galerie de jeunes détestables dont le comportement fini par se retourner contre eux. De nos jours, les teenagers des films d’horreur ne sont plus du tout sympa ou innocents et sont tous présenter comme de gros connards imbus d’eux-mêmes et assez provocateurs… Tout en les plaçant dans le rôle de pauvres petites victimes. Je sais pas si ça représente la génération actuelle, ou si c’est juste une mode à la con, mais du coup on a tendance à rouler des yeux devant ce qui leur arrive et à se dire que, trous du cul qu’ils sont, ils le méritent bien un peu.
    Du coup ici, dans le contexte, ça passe plutôt bien. Notamment le « cinéaste » qui tente jusqu’au bout de diviser tout le monde alors qu’il va y passer, symptomatique du fait qu’ils sont tout simplement irrécupérable.

    (à ce titre ta description de la blonde m’a plutôt fait marré car, effectivement, c’est une grosse saloperie… Sauf que tout le descriptif supplémentaire que tu en fais s’accorde parfaitement à Mandy Lane de base, pour moi !)

    Plutôt curieux sur le comics par contre, car j’ignorais son existence. Il se trouve dans une copie DVD ou quelque chose comme ça ? T’aurais 2/3 infos que je puisse retrouver ça facilement ?

  • Oncle Jack  says:

    Vu récemment. Je m’attendais à largement pire. C’est sûr les persos sont de vraies saloperies qui méritent tous d’y rester (d’ailleurs j’attendais avec impatience le moment où le cameraman allait enfin se faire boulotter), il n’y en a pas un à sauver (à part Johnny, celui qui est au courant de l’existence du poisson et qui aurait mieux fait de mettre les voiles une fois sur la berge au lieu de retourner chercher ses enflures de potes). Le véritable héros c’est le brochet mastoc que j’ai trouvé pour une fois vraiment bien foutu. Comme tu l’as dit cela nous change des CGI merdiques à la Asylum et cie. Les critiques sont vraiment de mauvaise foi en déclarant que la bestiole est une des plus mal foutue du cinéma, l’animation est correcte et sa gueule en forme de gros four béant aux dents acérées est plutôt cool. Non, je pense que le défaut majeur du film réside dans le jeu nullissime des acteurs. Je ne sais pas où Fessenden les a chopés mais bonjour l’amateurisme, la palme revenant à celui qui incarne le sportif et qui n’a jamais dû prendre de cours de théâtre de sa vie(la scène où il demande des explications à son frangin quant au fait qu’il se soit tapé sa gonzesse est à mourir de rire). Et pourquoi veulent-ils tous emballer cette blondasse fadasse qui vraisemblablement est une salope de première ? Quand on vous dit qu’ils sont tous très cons…. Au final ce n’est pas un chef d’œuvre mais ce n’est pas non plus la maxi-bouse annoncée par bon nombre de pseudo-critiques du web. Que ces derniers retournent donc mater Shaknado ou le dernier Polterbouse !

Leave a reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>