Ninja Turtles

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Pour peu que vous soyez nés dans les années 80 ou à une période environnante, il y a de fortes chances que vos vieux cartons d’enfance soient côtoyés par quelques tortues adeptes des arts nippons et leurs ennemis mutants. Mais ne vous laissez pas trop aller à un élan nostalgique, il se pourrait bien que Michael Bay et ses sbires viennent ruiner vos beaux souvenirs…

 Ca spoile un peu mais vu la merde qu’est ce film, vous ne perdez rien!

 

Ok, let’s cut the crap, comme disent les Ricains. C’est pas un mystère, j’aime les Tortues Ninjas au point de me trimballer la tronche de Raphaël en guise de pantoufles et la Toxic Crypt est décorée de plusieurs figurines rappelant que j’ai passé quelques bons moments dans les égouts avec ces héros qui régnaient sur les années 80 et 90. Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un mordu absolu (comme je peux l’être pour Ghostbusters) mais je garde toujours un fort attachement à cette franchise qui donna des couleurs fluorescentes à mon enfance, couleurs que l’on retrouve par ailleurs sur Toxic Crypt. Ouais, les chasseurs de fantômes et les tortues mutantes, on peut dire que c’est la rampe de lancement du site, en un sens ! Donc forcément, je garde un œil sur ce qui se trame autour des bandanas rouge, bleu, orange et mauve, y compris les nouvelles séries ou films. Ainsi, lorsque fut annoncé la mise-en-chantier d’un nouveau long-métrage live permettant aux tortues d’affronter une nouvelle fois Shredder, leur ennemi juré, j’étais plutôt excité. Avant de revoir mon jugement dès que Michael Bay fut introduit comme producteur de la chose… Après la saga Transformers, le réalisateur des Bad Boys s’attaque aux plus populaires des reptiles et ce n’est pas franchement pour réjouir les fans de la première heure. Oh, je ne suis pas du genre à venir poser ma pèche sur ses quatre films de robots géants, à vrai dire je ne suis pas un spécialiste de la série Transformers, dont je n’avais vu que quelques épisodes étant mouflet, et je trouve que si ces affaires entre Shia LaBeouf (ou Mark Wahlberg) et les tas de ferraille de l’espace sont souvent bien trop longues et parsemées de moments chiants au possible, elles livrent aussi ce qu’on attend d’elle : de la destruction urbaine et massive. Donc en sachant ne s’attendre à rien, peut-être que la surprise saura venir frapper à nos portes ?

 

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Un petit récapitulatif des précédentes aventures sur le grand écran des Tortues Ninja est peut-être nécessaire, histoire de voir où l’on en était avec ces reines des canalisations cradingues. La chaîne commence avec Les Tortues Ninja premier du nom de Steve Barron, sorti en 1990, et qui est selon moi une pure merveille. Et je ne le dis pas que par nostalgie et parce que c’est le premier film que j’ai vu au cinéma mais parce qu’il déborde de vraies qualités : techniquement les tortues sont toujours impressionnantes (et vivantes, même), le travail musical est super cool (la zik du combat entre Shredder et les tortues !), il y a un petit côté dark qui ne se prend pas trop au sérieux non plus, des scènes cultes, une VF mémorable, des combats bien torchés et du fond sur les liaisons parents/enfants (Splinter et les tortues, Shredder et sa bande, Danny et son vieux) et la perte du père qui permet d’élever le tout à un niveau supérieur au classique « film pour gosses sympa mais pas plus ». Une perle, 100% Toxic Approved ! Pour certains, ça se gâte rapidement avec la sortie du second volet, réalisé par Michael Pressman, The Secret of the Ooze, qui est un sous-titre particulièrement cool. Il est vrai que le tout est un peu plus enfantin (les tortues n’utilisent déjà plus leurs armes ou alors de manière peu létale), parfois embarrassant (la partie avec Vanilla Ice, on peut s’en passer même si au quinzième degré c’est assez fendard) et le final avec Super Shredder est certainement l’une des pires déceptions cinématographiques connues par votre serviteur. Mais ça reste fun, les tortues sont toujours super bien foutues, les mecs qui doivent faire des cabrioles dans ces foutus costumes sont toujours très méritants et on tient là un divertissement fort recevable qui ne ternit pas le premier film. On ne pourra pas être aussi tendre avec Les Tortues Ninja 3, qui envoient nos chevaliers d’écailles dans le Japon féodal pour y combattre un shogun tyrannique et un cowboy fourbe. Très mauvais, le film n’a pour ainsi dire rien pour lui : les méchants ne dégagent rien, les tortues sont bien moins réussies et perdent en détails et en animation, le script est assez pingre en action et s’égare en romances et amitiés à la con, l’humour est ici particulièrement navrant,… A ne réserver qu’aux fans les plus accros de l’univers tâché par le Mutagène ! Le grand écran et les TMNT (pour Teenage Mutant Ninja Turtles) se feront d’ailleurs la gueule durant un bon moment après cela, ne s’acoquinant à nouveau qu’au détour d’un film en image de synthèse sorti en 2007 et réalisé par Kevin Munroe (qui réalisa aussi le mauvais Dylan Dog), une tentative méritante qui alliait le bon (les rapports houleux entre Raphaël et Léonardo, un travail graphique plutôt cool) et le moins bon (Donatello et Michelangelo font de la figuration, les combats ne sont pas toujours très clairs, le film met du temps à démarrer). C’est cependant fort correct et aisément regardable. Reste que l’on voit bien que la franchise est un peu brinquebalante et pour un film totalement réussi on doit faire avec des suites perfectibles, voire carrément mauvaises. Il y avait donc de la place pour un TMNT juste sympathique, agréable, puisque de toute manière nous sommes habitués à ne pas avoir énormément lorsque Splinter et ses fils touchent le grand écran. Malheureusement, nous n’aurons tout simplement rien… si ce n’est du mauvais.

 

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A vrai dire, on s’est très vite senti dans la merde lorsque fut annoncé le nom du réalisateur : Jonathan Liebesman. Si le gaillard se débrouillait plus ou moins au niveau série B horrifiques avec Nuits de Terreur (juste passable) et Massacre à la Tronçonneuse : Au Commencement (mal-aimé par les fans de la saga mais très efficace), il foirait carrément lorsqu’il se retrouvait avec un blockbuster entre les pattes. La Colère des Titans et World Invasion : Battle Los Angeles, ça ne pissait pas bien loin et c’est rien de le dire, et mieux valait ne plus s’attendre à grand-chose de la part de cette nouvelle version des TMNT, étrangement nommée Ninja Turtles en France comme si le terme « Tortues Ninja » n’était pas assez connu… L’espoir d’avoir un truc du niveau du premier film, ou même du deuxième en baissant un peu nos exigences, s’envola carrément lorsque l’on découvrit les tronches des fameuses tortues. C’est bien simple, elles sont immondes au-delà du raisonnable, et Michelangelo en particulier puisqu’il ressemble à Shreck, et ce n’est certainement pas un compliment. L’envie des producteurs est claire : fournir des tortues crédibles, qui ressemblent autant que possible à l’animal réel, sans doute histoire de brancher un public habitué au cinéma top crédible de Nolan et compagnie. Qu’on tente de faire ça avec des personnages humains comme Batman, admettons, mais des tortues ninjas et mutantes, est-ce bien nécessaire ? Le but d’un projet pareil ne devrait-il pas au contraire assumer totalement son délire ? D’autant que le film fait tout ce qu’il peut pour raccrocher ses wagons à la série animée des années 80 (on entend la musique du générique, la journaliste April O’Neil a un manteau jaune, son collègue Vernon est présent,…), alors pourquoi ne pas conserver le look classique des tortues, certes plus proches de tronches de grenouilles que de tortues mais pour ce que ça change ? Tout cela est d’autant plus frustrant qu’un fan déçu s’est amusé à transformer certaines images du film pour montrer à quoi Leonardo et Michelangelo auraient ressemblé avec leur look classique (vous pouvez voir cela ici), et le moins qu’on puisse dire c’est que cela change pas mal la donne puisqu’elles ne sont plus affublées de leurs horribles lèvres et narines…

 

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Le pire dans tout ça, c’est que Splinter, le maître des tortues, et accessoirement un gros rat, parvient encore à être plus loupé que ses disciples. C’est bien simple : il ressemble moins à un rat qu’à un vieil âne moustachu qui serait à l’article de la mort. Il est tout simplement immonde et parvient à faire accepter que Shredder, l’évident badguy du coin, ressemble à un Transformers. Jadis un mec dans une armure taillée en pointe, le plus cool des méchants des années 80 devient l’équivalent décomplexé du méchant dans le film The Wolverine, à savoir un Japonais coincé dans une carcasse hi-tech. C’est dans l’air du temps et à vrai dire ça ne choque pas encore trop, surtout parce que tout le reste du film est minable au dernier degré… Il y a en fait tant de défauts qu’il est quasiment impossible de tous les citer, mais voilà déjà un joli florilège : Megan Fox ne dégage bien évidemment rien (mais à la rigueur, ça peut coller avec le perso du vieux dessin-animé) et c’est elle qui est placée comme personnage principal du truc, ce qui rend les tortues presque déconnectées de leur propre film par certains aspects. On t’amène Karai dans l’affaire, qui est la fille de Shredder dans les comics et les dernières adaptations, mais sans jamais la lier à son père, sans jamais expliquer qui elle est, elle n’est en fait qu’un méchant parmi d’autres alors qu’elle vaut bien mieux que ça. D’ailleurs, le Clan des Foot, à la base des ninjas, devient ici un simple gang de malfrats qui utilisent des mitraillettes et des équipements de commando, ce qui est déjà un beau crachat envoyé à la tronche de la mythologie de la franchise. On a parfois la désagréable impression que les tortues vont violer April. La VF est à se pisser dessus de rire lorsque Shredder ouvre la bouche, son accent asiatique étant le plus mal branlé qu’il m’ait été donné d’entendre. Toutes les tentatives d’humour tombent à plat, le but étant ici de flatter les adolescents en leur proposant des références pas trop fouillées (rien à voir avec la série produite par Nickelodeon qui, elle, s’autorise des clins d’œil plus recherchés). Les combats ne sont pas particulièrement excitants non plus, tout simplement parce que le spectateur n’est jamais impliqué, la dramaturgie étant ici réduite à peau de chagrin et ce à cause d’un choix scénaristique tout simplement odieux. Pour rappel, à la base Splinter était un être humain dont l’épouse a été assassinée par Shredder, qui la convoitait. Ce n’est qu’après un séjour à New York que le pauvre est changé en rat suite au contact avec le Mutagène, qui transformera également les tortues qui l’accompagnaient en de grands reptiles. Cela peut parfois varier un brin (le premier film s’autorisait des différences), mais le principe reste toujours le même : Splinter et Shredder se détestent. Ici, ils ne se connaissent même pas. Splinter est un simple rat de laboratoire, le même dans lequel se trouvent les tortues, qui sont victimes d’expériences tenues par le père d’April, April qui par ailleurs donne leurs noms aux bestioles (ce qui fait un « tout-est-liage » décidément bien agaçant mais visiblement obligatoire à notre époque). Sauf que le Clan des Foot est derrière ces expériences, ce que Splinter sait, tout en sachant qui est Shredder alors qu’il ne l’a jamais vu. Décidant que lui et les tortues peuvent avoir un rôle à jouer dans l’affaire, Splinter décide de lire un livre sur les arts du combat et apprend ses fils à carapaces à les pratiquer. De grand maître ninja, peut-être le plus fort de la discipline, on passe donc à un simple rat d’égout qui devient super fort en potassant un bête bouquin trouvé entre une boite de conserve et un vieil étron. Cela n’est pas que ridicule, cela anéantit tout le film, tout le script, qui aurait été bien plus palpitant s’il se reposait sur des liens forts entre les bons et les mauvais. Splinter est ici dénué de tout intérêt et c’est April qui prend son rôle, et inutile de préciser qu’on n’y gagne pas au change…

 

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Véritable insulte faite aux fans de la saga, TMNT version 2014 est une infâme merde expulsée par un lamantin qui aurait choppé la chiasse de sa vie. Des qualités ? Techniquement c’est forcément assez correct puisque c’est un blockbuster, même si cela signifie aussi qu’on se tape tous les tics habituels d’un produit de Michael Bay. On appréciera aussi que le film n’est pas trop long, ce qui est bienvenu avec ces foutus films qui ne peuvent plus durer moins de 2h20, et le combat final entre Shredder et les tortues n’est pas trop mal. Mais pour le reste, c’est le néant intégral. On ne s’attache à rien ni personne (les tortues conservent leurs caractères habituels mais n’en sont pas attachantes pour autant), on se branle éperdument de ce qu’on regarde. C’est le mauvais à l’état pur, le minable repoussé dans ses derniers retranchements. Vous voulez voir un bon truc sur les Tortues Ninja ? Envoyez-vous la série de Nickelodeon dans les gencives. Débutée en 2012, elle montre un vrai respect du matériau d’origine, est drôle, touchante, bien réalisée, palpitante, avec des combats bien classes et en plus le bisseux y trouvera des tonnes de clins d’œil au cinoche d’horreur, que ce soit dans les détails (les tortues ont des posters de C.H.U.D., The Ghoulies ou Frayeurs dans leurs chambres), dans les scénarios (certains épisodes se réfèrent clairement à Vendredi 13, Les Griffes de la Nuit, The Thing ou encore Christine) et le doublage anglais appelle quelques gars que vous connaissez bien (Jeffrey Combs, Robert Englund, Clancy Brown, Danny Trejo, Paul Reubens ou Bill Moseley). Lancez-vous dedans, vous ne serez pas déçus si vous avez aimé les Tortues Ninja un jour, c’est l’une des meilleures séries animées trouvables sur le marché actuellement. Mais de grâce, évitez le film sorti l’année dernière, il ne mérite pas dix secondes de votre temps…

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation: Jonathan Liebesman
  • Scénarisation: Josh Appelbaum, André Nemec et Evan Daugherty
  • Production: Michael Bay, Andrew Form, Bradley Fuller, Scott Mednick et Galen Walker
  • Titres: Teenage Mutant Ninja Turtles (USA)
  • Pays: USA
  • Acteurs: Megan Fox, William Fichtner, Will Arnett, Whoopi Goldberg
  • Année: 2014

6 comments to Ninja Turtles

  • Oncle Jack  says:

    Une chronique qui a le mérite d’être directe et qui prouve une fois de plus que les dernières prods de Michael Bay sont de grosses purges.

  • M. Bizarre M. Bizarre  says:

    Et bien voilà oui, finalement (encore une fois ! bigre !) nous sommes d’accord sur les mêmes choses. J’imagine qu’il y a beaucoup de monde qui ne connait pas ou va faire semblant de ne plus s’intéresser aux Tortues (nan mais à mon âge franchement, et puis pourquoi pas plutôt parler de bonnes choses comme Terence Fisher plutôt !), mais il s’agit indéniablement d’un phénomène de pop-culture très important et sur lequel il est vraiment permis de porter un jugement.

    On était beaucoup à prévoir la daube quand Michael Bay s’est associé au projet. Encore plus devant le design des tortues. Mais les chiens de garde de la bonne morale et du politiquement correct, encore une fois, veillaient au grin: « Ne jugez pas avant d’avoir vu le film, si ça se trouve ça sera bien ! Et puis les Tortues c’est ringard de toute manière. Et de toute façon Bay ne réalise pas, il est juste le producteur ».
    Et pourtant le résultat est ce qu’il est. Affligeant, consternant. Peut-être pas la pire chose que les Tortues ont pu engendrer (il y avait cette série télé par Saiban, avec un crossover avec les Power Rangers, et le 3ème film était quand même très très moisi), mais c’est effectivement assez insultant devant le manque d’ambition et d’amour pour le projet.

    Comme tu le dis, c’est simple, il n’y a RIEN dans ce film. On ne fait que très peu connaissance avec les Tortues et on ne s’attache pas à elle. Le plan des méchants a été mis en stand-by pendant 10 ans et se réactive en 3min. Les origines Tortures / April qui remontent à l’enfance sont franchement risibles et l’inclusion de certains personnages (Vernon et Channel 6) ne sont jamais exploité.
    Shredder possède un historique qui remonte à l’Antiquité, et une cicatrice au visage, mais ce n’est que de la poudre aux yeux et personne n’y fait référence. Splinter n’est pas Splinter, les tortues ne sont même pas Ninja et leur niveau ne devrait pas exceller celui d’une ceinture orange de karaté. Quant au clan Foot, et bien il est permis de se demander pourquoi il s’appelle le clan Foot puisqu’il s’agit d’un simple commando terroriste à la Counter Strike.

    Par décence je ne dirais rien sur Karai, ici une dame d’un certain âge qui est maquillé comme une adolescente, et qui ne sert à RIEN. Au point de disparaître en cours de film sans explication.

    En tant normal, il serait facile de dire « bon, c’est l’habituel film sans saveur Hollywoodien qui a enlevé toute la personnalité du modèle », comme pour Tank Girl, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires et tout un tas d’adaptations du même genre que notre cerveau oublie après quelques mois.
    Pourtant, il existe depuis 2012 le nouveau dessin animé en CGI. Et là, blam, c’est la baffe. Rigs me l’a conseillé et je l’ai découvert presque immédiatement après ce film (ma dernière excursion, hors comics, remontant à Turtles Forever). L’intelligence du propos m’a boulversé. Vraiment.

    Voilà un dessin animé qui s’adresse, théoriquement, aux plus jeunes, et qui ne devrait donc pas voler bien haut. Comme celui des années 80, que nous avons vu quand nous sommes de cette génération dont Rigs parle en début de chronique.
    Pourtant non, c’est malin, drôle, terriblement bien animé, avec des relations inter-protagonistes vraiment fouillés et intrigantes, le comble c’est qu’il s’agit effectivement d’un véritable « bonbon visuel » pour les fans de films d’horreur que nous sommes.
    Rien que récemment, un sosie de Clint Howard y brandissait une tronçonneuse chromé avec, sur la lame, l’accroche « The Saw is Family ». Dans le même épisode, Robert Englund parodiait Freddy Kruegeret, malgré sa prise de retraite, y ressortait son fameux « rire » malfaisant, à l’identique. Bouffé de bonheur.

    Il n’y a qu’a comparer le relooking des tortues dans les deux versions. Chez les « enfants », c’est fins, subtile, visible sans sauter aux yeux, et cela donne une véritable personnalité aux tortues (Raphael est plus musclé, Michaelangelo sensiblement plus empâté, Donatello est le plus grand et montre un écart de dents très mignon, et Leonardo est le plus « parfait » du lot vis-a-vis de son rôle de leader).
    Chez Bay, c’est grossier, voyant, moche, limite raciste (beaucoup on comparé les « lèvres » des mutants proche du physique des Noirs, et aussi horrible que l’idée paraissent, on pourrait se rappeler de quelques robots « ethniques » franchement limite dans les Transformers, donc le questionnement sur ce choix reste ligitime) et évidemment stéréotypé (Donatello est un Nerd avec de grosse lunette et le fameux rire d’âne). Et certains détails ont tout simplement été volé au show animé, sans aucune excuse, sans aucun état d’âme (le visage de Shredder derrière le masque par exemple).

    Donc comme on le prévoyait depuis Day 1, ces tortues sont à chier, et il faut juste espérer qu’elles disparaissent pour de bon après ce film. A la place vous pouvez vous brancher sur le dessin animé qui reprend au mid-season cette semaine, avec enfin l’entrée en jeu de Bebop et Rocksteady.

  • Roggy  says:

    J’ai remarqué deux aspects de ta personnalité quand tu es énervé Rigs. Tu tapes volontairement et méchamment sur Nolan, qui se demande encore pourquoi 🙂 et tes vannes scatologiques sont encore meilleures : »une infâme merde expulsée par un lamantin qui aurait choppé la chiasse de sa vie ». Perso, j’adore ! Allez, l’ami c’est pas grave, va te remater « Les gardiens de la galaxie ».

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