Vendredi 13 Part.4: Chapitre Final

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Jamais deux sans trois, oui, mais jamais trois sans quatre aussi! Car ce n’est pas avec une petite pendaison ou une hache dans le crâne que l’on viendra à bout du mastodonte des bois, du colosse des forêts, du géant des campements, de l’enfoiré de Crystal Lake, qui revient ici pour un chapitre final qui est aussi terminal que ne l’était le premier James Bond!

 

On prend les mêmes et on recommence! Pourquoi s’en priver d’ailleurs puisque ça fonctionne d’enfer auprès du public, qui n’est pas connu pour se lasser rapidement et qui n’apprécie guère le changement (voir Halloween 3, proposition nettement plus intéressante que toutes les séquelles qui suivront mais rembarrée par les spectateurs). Les petits gars de la Paramount, entre deux cigares et pipes sous le bureau, se sont certainement dit la même chose en analysant les premières retombées financières de Vendredi 13 Part.3 qui, comme les deux premiers opus, rapporta bien plus que ce qu’il avait couté. Pas la peine de prendre le boulier pour avoir une vue claire sur la situation et faire les calculs: il faut faire un quatrième opus, et rapidement, histoire de profiter de l’engouement pour Jason Voorhees, qui régnait en maître sur le box-office horrifique à l’époque, pas encore chamboulée par un brulé aux gants tranchants. En 1982-1983, pas de Freddy à l’horizon, et notre gros dur au masque de hockey avait toute la place pour lui, à peine dérangé par un Michael Myers qui à l’époque était pensé comme mort et enterré et allait mettre quelques années avant de faire son come-back. Certes, il y avait bien quelques jeunots qui se voyaient bien califes à la place du calife, des étudiants en première année d’assassinat qui faisaient leurs premières armes (et souvent les dernières) dans des films comme Madman, Final Exam, The Slumber Party Massacre ou encore Don’t Go in the Woods… Alone!, mais aucun ne devint une star de la pop culture au même titre que le père Voorhees, connu de tous et représenté par un merchandising qui ne faiblit jamais (incroyable le nombre de figurines estampillées Friday the 13th qui peuvent sortir…). Ces concurrents gênent si peu Jason et les mecs de la Paramount que ces séries B aux budgets généralement encore plus faibles que ceux, déjà peu élevés, des Vendredi 13 leurs permettent généralement d’aller récupérer les réalisateurs qui leur ont tapé dans l’œil. C’est le cas de Joseph Zito, qui s’était bien fait remarquer avec son très bon Rosemary’s Killer, alias The Prowler, l’un des slashers les plus gores du début des années 80, ce qui était rendu possible grâce à la participation du grand Tom Savini aux effets, forcément plus sanglants et maîtrisés que lorsque c’est des amateurs qui faisaient gicler le ketchup dans tous les sens. Tom Savini qui fit par ailleurs son grand retour dans la saga avec ce quatrième opus, lui qui l’avait quittée après le premier opus, qui devait beaucoup à son travail meurtrier. Le résultat ? L’un des opus les plus appréciés des fans…

 

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Ce n’est en tout cas pas grâce au scénario, qui ne propose à vrai dire que peu de nouveautés, pour ne pas dire aucune. Ecrit par Barney Cohen, qui tient ici son titre de gloire (c’est dire le niveau de la carrière) et qui écrira aussi le méconnu Macabre Party sorti en 1986, l’histoire reprend les choses là où Vendredi 13 Part.3 les avait laissées, avec un Jason inerte que des ambulanciers emportent pour lui permettre de se reposer à la morgue. Mais vous connaissez le gros Voorhees, il est en veille mais jamais vraiment éteint, et il suffit qu’un couple d’infirmiers commence à fricoter pour qu’il se réveille. Toujours aussi rabat-joie, le gars! Après avoir réglé leur compte aux deux enjambeurs sans leur laisser le temps d’entamer la danse du foutre, notre ennemi de l’amour regagne sa forêt chérie, là où il pourra décimer du campeur par paquet de douze. Il a de la chance car une bande de potes loue justement une maison pour y passer du bon temps, juste en face de la demeure des Jarvis, un petit trio familial composé de la mère, de la fille et du fils. Une sympathique petite tribu qui accueille Bob, un vagabond qui est en fait à la recherche de Jason, qui a tué sa sœur dans le deuxième épisode (celle qui se fait transpercer par une lance alors que son mec la besognait, comme dans La Baie Sanglante de Mario Bava). Et bien évidemment, tous ces braves gens vont tomber comme des mouches sous les coups de machette du roi des slashers… Autant dire que sur le strict plan scénaristique, cela ne vole pas bien haut et que l’on cherche l’originalité, tout de même bien planquée, la seule réelle différence entre ce film et les précédents est le statut de héros qui est ici refilé à un gamin d’une dizaine d’années, un fan du monde horrifique comme on en voyait régulièrement dans les films de genre de l’époque (on en croise aussi dans The Deadly Spawn et Massacres dans le Train Fantôme). Pour le reste, la rengaine est la même: Jason voit un jeune, le tue et passe au suivant. Pas besoin de beaucoup plus, en vérité, le genre s’accommodant parfaitement d’un script réduit à son minimum, même s’il faut bien admettre que la galerie de personnages est variée. Pas forcément travaillée, on n’ira pas jusque-là, mais au moins on distingue les différents protagonistes, contrairement au deuxième opus par exemple où la plupart des jeunes étaient assez peu montrés avant leur mort. L’idée de laisser l’opportunité à Jason d’abattre un médecin, une infirmière, une fille ronde qui fait du stop, une mère de famille (meurtre non visible à l’écran cependant, dont on verrait un peu plus dans une scène coupée qui représentait le rêve de la survivante du massacre, à la fin du film) ou encore un campeur à la poursuite de Jason joue plutôt en faveur du film et varie un peu, même si le gros des troupes à éradiquer reste bien entendu constitué des jeunes. La prude, le timide qui ne parvient pas à conclure, celui qui se la joue, le dragueur, la jalouse,… La petite bande habituelle, en somme…

 

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On remarquera d’ailleurs, contre toute attente, que les jeunes sont plus agréables à suivre que la famille Jarvis, dont les scènes dans lesquelles elle apparaît sont plutôt chiantes, et que le fameux Bob qui piste Jason n’est pas le grand héros badass que l’on pouvait espérer. Voir un vrai traqueur tenter d’arrêter notre psychokiller était une bonne idée sur le papier, mais il se trouve que le personnage ne dégage pas grand-chose et on peine à imaginer qu’il puisse être une menace pour Voorhees, qui n’en fera bien évidemment qu’une bouchée. Pire, alors que Jason s’en prend à lui, le Bob se met à gueuler comme un crétin des « Il va me tueeeer! », une idée de Zito trouvée dans un crime bien réel perpétré à New York durant lequel la victime supliait son bourreau de ne pas l’éradiquer. Le but de la séquence dans Vendredi 13 Part.4 était de montrer notre assassin sous un jour impitoyable, elle montre surtout que le fameux Bob était une gonzesse! Quant à la famille Jarvis, le réalisateur peine à nous la montrer comme réellement attachante, et seul Tommy, le p’tit mec fan de cinéma d’horreur, nous sera vraiment proche de par sa passion, qui résonne forcément en nous. On notera tout de même que c’est plus un freak qu’un geek puisqu’il porte un masque lorsqu’il joue aux jeux-vidéos ou s’amuse à faire peur à ses invités en utilisant ses nombreux accessoires que vous ne risquez pas de trouver dans un magasin de farces et attrapes. Même si ce n’est pas clair, on essaie plus ou moins de nous faire croire que c’est Tommy lui-même qui les crée, ce qui en ferait le plus grand artiste des effets spéciaux de onze ans. Il y a d’ailleurs quelques personnages un peu cinglés, la palme revenant clairement au mec qui fait semblant de taper sur un ordinateur invisible pour sortir à son pote, qui n’est pas plus futé, qu’il a « zéro pour la baise » (le truc récurrent du film). Il a aussi pour technique de drague l’habitude de prendre un ours en peluche pour approcher les filles en leur disant « tu veux faire un bisou à nounours ? », ce qui est d’une inefficacité palpable. Enfin, il finira sa course devant un vieux film coquin des années 30 ou 40 montrant des demoiselles dévêtues danser bêtement, ce qui le fait beaucoup rire et assez longuement puisqu’il y passera la soirée.

 

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Il y a toujours quelques instants un peu bizarres dans les Vendredi 13, une scène ou l’autre qui marquent malgré l’inintérêt dont elles font preuve, comme ce mec qui utilise un lance-pierre pour toucher le cul d’une demoiselle dans le deuxième volet. Ici, on se souviendra tous de la danse opérée par Crispin Glover (Retour vers le Futur, Willard), qui gesticule comme un damné sur une musique toute gentille. L’explication est simple: s’il passe pour un con dans le produit fini, il devait en fait danser sur du AC/DC lors du tournage, ce qui explique cette gesticulation nettement plus énervée que ce que demandait la chanson que l’on trouve dans le film! On notera également un plan montrant le chien des Jarvis traverser une fenêtre, sans trop qu’on sache si Jason l’en balance ou si le cabot prend la fuite. Mystère… Bien évidemment, la star est et restera Jason, qui est étrangement assez peu iconisé ici et semblait plus visible dans le troisième opus, réalisé par Steve Miner. On s’étonnera en effet que Joseph Zito ne montre pas plus le boogeyman, qui bien souvent reste hors du champ, se contentant de laisser traverser sa main armée pour tuer quelqu’un. Etrange compte tenu du fait que le public connaît déjà l’identité du meurtrier et qu’il n’y a aucun suspense quant à son look puisqu’on sait qu’il dispose d’un masque de hockey depuis le précédent film, et à vrai dire assez dommageable car il reste l’attraction principale et on est toujours content de le voir puisqu’il est l’un des meurtriers les mieux lookés du genre. La réalisation de Zito est ici assez fonctionnelle, par ailleurs, et elle ne se distingue pas particulièrement de celles des autres réalisateurs de la saga, qui généralement tape dans l’opérant et ne tentent pas de fournir des œuvres spécialement visuelles. C’est correct mais sans folie, on notera tout de même que le tout est globalement un peu plus sale que le peut-être plus travaillé troisième film, qui semblait plus « pro » en comparaison. On opère donc un léger retour vers l’aspect plus cru des deux premiers films, avec une photographie un peu plus sombre que dans Vendredi 13 Part.3. Mais le véritable changement par rapport aux derniers épisodes est une volonté clairement établie de taper dans un gore qui redevient méchant, ce qui n’est pas surprenant venant du duo Zito/Savini qui s’était déjà bien éclaté sur The Prowler.

 

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Comme toujours, Jason s’amuse bien ici et va transpercer des corps avec sa machette, la planter dans un visage, en écraser un autre à mains nues, enfoncer un tire-bouchon dans une main, envoyer une hache dans un torse, scier une gorge avant de retourner la tête du malheureux, harponner des testicules, embrocher une demoiselle avec une lance et en défenestrer une autre. Et j’en passe puisque le bodycount s’élève tout de même à 13 meurtres, ce qui parfait pour un Vendredi 13, qui en passant ne se passe même pas le jour du titre mais le week-end qui suit! Avec Savini aux commandes des effets, on sait d’emblée qu’il y aura quelques gerbes de sang plutôt généreuses, mais ça c’est seulement si vous allez fouiner sur le net pour trouver les passages gores en version uncut (on les trouve très aisément, rassurez-vous), ce quatrième film ayant été comme tous les autres assez censuré. Cela se voit un peu moins que pour certains autres (comme le septième, certainement celui qui aura le plus souffert) puisque le film était à l’origine plus virulent que les autres, donc même avec des coupes cela reste assez sanglant, les plans ayant été pour la plupart raccourcis plus que réellement censurés (notons tout de même que le meurtre de la barque a perdu quelques plans et de nombreuses secondes, tout comme celui du médecin et son infirmière, ou encore celui de Crispin Glover, qui ne change pas beaucoup mais s’étend plus longuement sur le plan de la machette dans les pupilles). Etrangement, c’est la mort, mémorable, de Jason qui est la plus chamboulée, le montage étant diffèrent puisque certains plans de la version censurée ne sont pas dans la version uncut, et inversement. La montagne humaine y pisse en tout cas beaucoup plus de sang mais on n’a pas le moment où sa tête glisse sur la machette, qui s’enfonce peu à peu dans son crâne pour lui trouer le melon… Jusqu’au sixième épisode du moins, ce Chapitre Final ne l’étant que d’un point de vue humain pour le Jason, qui reviendra par la suite sous la forme d’un zombie encore plus difficile à vaincre.

 

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Cette violence accrue aide Vendredi 13 Part.4 à se hisser parmi les épisodes les plus cools de la franchise et en tout cas l’un des moins frileux. Il était d’ailleurs celui qui versait le plus volontiers dans la nudité lors de sa sortie, les trois premiers étant plus prudes à ce niveau. On appréciera en tout cas de voir les jolies poitrines naturelles des demoiselles qui ne le sont pas moins, naturelles (ah les jumelles!). De nos jours, on se tape des rombières avec deux menhirs qui vous briseraient le crâne si vous aviez le malheur de chuter dessus… Si Zito fournit là un bon épisode de la saga, peut-être le plus réussi des opus « normaux » (comprendre un opus où Jason est le meurtrier, où il n’y a pas de cousine de Carrie, où ça ne vogue pas sur un navire, où le tueur ne passe pas de corps en corps et où personne ne va dans l’espace), il n’évite pas quelques passages un peu emmerdants qui collent souvent au cul de la saga. Le début est un peu lent malgré la présence de meurtres des précédents films qui nous sont proposés pour passer le temps, le générique du début avec ses noms blancs sur fond noir est toujours aussi pénible (vive la touche « avance rapide »!), il y a un petit flottement entre le meurtre de la fille qui fait du stop et le grand carnage,… Les problèmes habituels que trimballe Jason dans sa poche, en somme. Mais à coté de cela, on appréciera que la saga crée un ennemi durable pour le Jason (Tommy Jarvis donc, incarné par un Corey Feldman qui détestait Joseph Zito, très dur sur le plateau, et qui se disputa également avec Ted White, un caractériel qui incarnait Jason et n’aimait pas le gamin tout en détestant également le réalisateur), un coté gore qui revient un peu et rappelle forcément le premier opus, le look du Jason qui tue toujours autant et une nudité dont on ne se plaindra pas. Ce quatrième vendredi maudit est un slasher pur jus, un bon représentant du genre et plaira autant aux amoureux du style qu’il déplaira à ceux qui y sont allergiques. Vous savez déjà dans quel camp je me place, n’est-ce pas ?

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation: Joseph Zito
  • Scénarisation: Barney Cohen
  • Titre original: Friday the 13th par.4: The Final Chapter (USA)
  • Production: Franck Mancuso Jr.
  • Pays: USA
  • Acteurs: Corey Feldman, Crispin Glover, Kimberly Beck, Joan Freeman
  • Année: 1984

10 comments to Vendredi 13 Part.4: Chapitre Final

  • M. Bizarre M. Bizarre  says:

    Bien dis. Un des meilleurs, si ce n’est LE meilleur concernant la saga pré-zombie. Fini le Jason hésitant, mal fagoté, place à un monstre puissant et terriblement effectif. Le film est assez cruel et certaines morts peuvent paraître surprenante (le fameux gars venu venger sa sœur, dont j’étais certains qu’il serait le sauveur au final, Crispin Glover parce que Crispin Glover) et l’inventivité des meurtres est telle que, même un peu censurée, elles ne perdent pas de leur brutalité. Ce visage broyé dans la douche, tudieu…

    Du reste je n’ai pas tellement trouvé ridicule la mort du Bob. Aussi bizarre que paraissent l’idée de hurler « il me tue » à un moment pareil, le concept est assez horrible quand on réalise que 1) il est effectivement entrain de mourir et ne peux rien y faire, 2) doit être terrifiant pour les personnages dans la maison. Ça aurait juste mérité un peu plus de violence pour le coup.

    Enfin bref, du très bon. La mort de Jason fait toujours effet, Corey Feldman est un bon rajout à la saga et les personnages sont effectivement sympa à suivre pour certains (le duo Glover / le gars qui fume sont joint). Et bizarrement le retour de Jason me paraît OK dans le sens où je le voit un peu comme les gars de Détour Mortel, avec une super endurance et une force surhumaine, donc ça passe.
    En revanche la qualité de travail du gamin de 10 ans niveau effet spéciaux reste hautement improbable. Et qui a donc eu l’idée d’enterrer Mme Voorhees dans un recoin minuscule du cimetière, à 1m de la route ?

  • ingloriuscritik  says:

    Alors la Rigs ,avec cette chronique tu m’as éclaboussé …ou peut-être Jason Himself .
    Je loue ENCORE UNE FOIS (qui est coutume )le talent que tu emploi a analyser , disséquer ,avec un sens du détail , un humour très a propos (je ne m’en plaindrai jamais , meme s’il venait a être hors de propos !) dans une faconderie (la ou il dresse des plumes , facondes …)…et en plus tu Bisse toujours autant , visiblement très incontinent quand il s’agit de t’emplir de VHS !
    J’ai lu ta chro 2 fois , d’abord parce que a mon âge (vieux con !)ca percute pas de suite , mais , et surtout parceque je n’avais jamais eu l’occasion de lire un papier de cet acabit pour cet épisode qui est effectivement , sans être le meilleur , un très bon slasher , très 80’s et que big Tom s’en donne a cœur joie !
    Je n’avais pas souvenir du coté nudie’s , ce qui va surement me pousser a rejeter un coup d’œil …j’ai le sens du détail !
    Ben comme dirai une des victimes : je me suis bien fendu (plus exactement fait fendre…) bravo pour ton boulot rigs , tu m’as encore whiskié (c’est comme scotché , mais plus fort !)

  • Roggy  says:

    N’étant pas un fan et un connaisseur de la saga « Vendredi 13 », je me range derrière vos avis et je suis dans ton camp Rigs ! Je n’ai lu ta chronique qu’une seule fois, mais je l’ai tout autant apprécié 🙂

  • david david  says:

    un opus excellent mes préférés sont les 4 premiers je dis ça mais j’aime bien le 5 aussi et pas du tout les 8-9 nullissimes
    étrange j’ai le plan ou Jason glisse le long de la machette mais mon box DVD est zone 1 alors les zones 2 cut ?
    si j’avais les thunes je m’achèterai direct le box bluray il parait que le 4 est splendide,ça reste à mes yeux la meilleure franchise de slasher même Myers fait tapette (enfin pas dans ceux de Zombie) à côté de Jason !

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