Dolls, les poupées

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Noël approche à grands pas et si vous avez des mouflets, il est probable que vous soyez déjà en train de courir les magasins pour leur trouver le tout dernier véhicule des Power Rangers, le débouche-chiottes à neutrons (ou un truc dans le genre), pour votre fiston. Et pour la petite, des poupées! Mais allez pas vous fournir chez Stuart Gordon si vous voulez éviter à la gosse de se retrouver avec les yeux dans les chaussons du Père Noël…

 

Charles Band est un grand enfant qui a toujours aimé jouer avec les poupées, comme nous le rappelle la série des Puppet Master, qui s’étire à n’en plus finir alors que les articulations des figurines diaboliques sont cassées depuis longtemps… Mais cet amour pour les jouets interdits aux enfants, le producteur Band l’a depuis la deuxième moitié des années 80, lorsqu’il commence à développer un projet intitulé The Doll et pour lequel il a déjà un poster, celui que vous connaissez probablement avec la marionnette monstrueuse qui se retire les yeux. Un visuel particulièrement culte qui, à titre personnel, m’hypnotisait complètement dans la vidéothèque de mon père, mais je reviendrai sur mon expérience avec ces poupées plus loin… Puisqu’il a déjà l’idée et l’affiche, il faut désormais que le Charlie trouve un scénariste et un réalisateur. Pour ce dernier, il n’ira pas chercher bien lui puisqu’il rameutera Stuart Gordon, qui lui avait offert avec Re-Animator le meilleur film sorti des usines Empire Pictures. C’est effectivement le bon moment pour placarder à nouveau le patronyme de celui qui faisait sensation à l’époque avec son cunnilingus qui avait un arrière-goût de sang, et pas parce que Barbara Crampton était en plein dans ses cycles. Le réalisateur, c’est décidé, mais le scénariste ? Pourquoi pas Ed Naha, qui fit partie du magazine culte Fangoria dès ses débuts et qui a déjà rédigé quelques scripts, dont celui de Troll, une autre production de Band ? C’est entendu et Naha se met au trimard, changeant tout de même un peu le scénario, qui comme son nom l’indiquait alors ne possédait qu’un seul polichinelle dans le tiroir. Naha décide de le multiplier et ajoute donc plus d’une centaine de petites crevures, ce qui entraine le changement du titre qui passe donc à Dolls, auquel on ajoute le sous-titre Les Poupées chez nous. Si Gordon est content du scénario, Band l’est moins et demande que l’on ajoute quelques séquences plus méchantes, que l’on corse un peu les meurtres. Selon toute vraisemblance, Gordon obéira et tournera effectivement quelques séquences un peu plus gores… qu’il n’ajoutera finalement pas lors du montage final, jugeant que le film est meilleur sans ces effusions peu nécessaires. Normal vu les envies du vieux Stuart, qui ne veut pas faire une série B lambda mais un conte de fée morbide… Pari réussi!

 

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Une envie qui se ressent dès les premiers instants via le scénario de Naha, qui joue en effet la carte de la fable. Pas d’Hansel et Gretel (référence avouée du film) qui vont se paumer dans les jupes d’une sorcière et sa maison en Chokotoff ou en bonbons Haribo mais la famille de la petite Judy qui traverse la campagne anglaise tandis que le tonnerre gronde, temps dégueu à l’appui. Bien entendu, ils ne font pas trois mètres et la caisse s’embourbe dans la gadoue, forçant tout ce beau monde à trouver refuge dans la baraque isolée d’un étrange couple. Un havre de paix ? Judy en aurait bien besoin, elle qui est limite malmenée par son père et sa belle-mère, l’un comme l’autre n’étant guère heureux de se trimballer la gamine alors qu’ils pensaient pouvoir passer des vacances tranquilles. Mais de havre de paix il n’est point question dans la demeure des vieux Hartwicke, qui cachent bien des choses, comme des poupées qui semblent vivantes… Et ça, la famille de Judy mais également le gentil naïf qu’est Ralph, un passant qui est venu se réfugier avec deux punkettes qui faisaient de l’auto-stop, vont vite s’en rendre compte. Le scénario reprend donc à son compte le principe de l’innocence qui se retrouve piégée dans un lieu prêt à les corrompre. Ou du moins en apparence, car les valeurs vont ici s’inverser. Si ces gros morfales d’Hansel et Gretel étaient de petits anges qui se retrouvaient perdus dans la demeure d’une sorcière sans foi ni loi qui voulaient en faire de la purée de gamins, les choses sont différentes dans Dolls. Le mal vient effectivement de dehors, que ce soit via l’égoïste famille de Judy qui est à deux doigts de se montrer violente envers elle ou les deux demoiselles qui comptent bien voler quelques bibelots de valeur chez les deux vieux. Ce qui ne va pas plaire aux poupées, qui ne s’en prendront qu’aux personnes envahies par le vice et laisseront donc tranquilles Judy et Ralph, qui a beau être un grand gaillard de plus de trente piges est tout de même resté un gosse au fond de lui, un mec qui s’émerveille devant de vieux jouets… Seule une âme d’enfants permettra à ceux qui passent le pas de la porte des Hartwicke de survivre tandis que les autres ne réaliseront que trop tard que les poupées décorant les lieux sont du genre à ne pas tolérer les défauts d’autrui. Et c’est à grand coups de marteaux ou d’épingles qu’ils vont améliorer ceux qui viennent loger chez eux…

 

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Drôle de film que ce Dolls que j’avais donc vu lorsque j’étais un petit Mordo. Et dans le genre « bobine qui vous rappelle des souvenirs », celui-ci est bien placé, tellement bien placé que je pourrais même vous dire à quel endroit précis il était rangé dans la collec’ de VHS qui fleurent bon les globes oculaires piétinés. Je me revois encore m’asseoir au sol dans cette petite pièce à la tapisserie ultra vieillotte avec la cassette en main, en train de fixer la jaquette (qui me fixait aussi par ailleurs), qui m’attirait énormément tout en me foutant un peu les jetons. J’avais déjà vu quelques trucs horrifiques, comme les premières aventures du père Krueger, mais ce film de Stuart Gordon fait clairement partie des premiers films du genre que je me suis envoyé. C’est pas faute d’avoir hésité pourtant, car j’ai passé plus de temps à scruter le boitier qu’à me faire la bande qu’il y avait dedans, sans doute trop intimidé par cette satanée poupée qui me faisait de l’œil… Lorsque je me suis décidé à le voir, un mercredi après-midi si je me souviens bien, j’ai été particulièrement choqué par la première séquence gore du film, lors de laquelle un ours en peluche géant déboule et devient soudainement un gros monstre poilu qui arrache un bras à la belle-mère de la gamine avant de s’en prendre à son père. J’ai pas chialé, même pas gueulé, je suis resté comme figé par ce spectacle qui ne me semblait pas aussi fun à l’époque, bien au contraire. Je me suis enfilé tout le film, qui est très court (75 min environ) et je ne l’ai pas revu avant de nombreuses années, jusqu’à ce que je retombe dessus sur la chaîne Cine FX (j’en profite pour dresser un gros majeur levé à BeTv, le Canal Plus belge, qui a décidé il y a quelques années de retirer cette belle chaîne de leur catalogue car elle ne passait que des trucs « dépassés » selon eux, alors que c’était la seule que j’aimais du lot! Messieurs, sachez que je vous encule!). Je ne gardais de Dolls que quelques images, l’ours bien évidemment, mais aussi le plan où l’une des punkettes est ensanglantée, gisant au sol, et tend la main vers la petite Judy avant d’être tirée dans une autre pièce, disparaissant du champ. Je me suis toujours demandé si l’image que je me faisais du film était crédible ou si mon imagination de jeune gosse (je devais avoir 6 ans à tout casser!) avait un peu fantasmé tout cela, d’autant que Dolls me faisait l’effet d’un mauvais rêve, d’un film pas tout à fait construit comme un autre, plus nébuleux, plus brumeux, à l’atmosphère différente… Je comprends pourquoi depuis que je l’ai revu…

 

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Si Stuart Gordon a toujours bien aimé l’étrange, ce qui est plutôt logique pour un type tapant dans le bis, il faut bien dire qu’il livre ici une bizarrerie de première catégorie qui fait relativiser l’excentricité de ses autres œuvres, qui contiennent pourtant, outre le cunnilingus pratiqué par un mort, un savant fou qui se change en monstre lubrique après avoir été faire un tour dans la quatrième dimension, une bataille entre robots géants ou encore un être monstrueux qui sort de ses douves pour aller chercher des noises à une aveugle. Mais Dolls est à un tout autre niveau de curiosité, non pas que le pitch soit plus spécial ou plus original que ceux que je viens d’énumérer, mais parce que l’ambiance du film est assez unique. Pourtant, le film avait sur le papier tout pour n’être qu’un « Old Dark House » comme il s’en faisait pas mal dans les années 30, puis bien plus tard. Mais le genre était clairement délaissé durant les années 80, ce qui d’une part explique l’aspect moins réchauffé du film de Gordon, qui nous ramenait donc dans les vieilles demeures au bois sombre puisque Judy et son nouveau pote Ralph se baladent pas mal dans la bicoque, visitant aussi bien le grenier que ses nombreuses pièces et couloirs. A une époque où les victimes préféraient les forêts aux bucherons mal lunés ou les bancs d’écoles pour se faire éradiquer, Dolls a un bel avantage en usant d’un décorum à l’ancienne… Mais ce n’est pas là que se trouve l’aspect étonnant du film mais dans sa dualité. En effet, si l’on voit d’un coté l’ambition qu’avait Gordon de proposer une bobine horrifique différente de ce qu’il se faisait à l’époque, que ce soit via le rythme du scénario ou via l’atmosphère, on sent également que nous sommes face à une pure production Empire, avec tout ce que cela entraine. Musique qui passe de la jolie composition au kitsch absolu, acteurs inégaux et utilisation du second degré. Nos poupées ont donc le cul entre deux chaises qui n’ont pas grand-chose en commun, avec d’un coté l’esprit sombre tiré du conte désiré par ses créateurs, des idées un peu branques (la gamine qui imagine son ours en peluche massacrer ses parents!) et de l’autre un aspect typiquement série B cheesy comme Empire en vidait des brouettes dans les vidéoclubs dans les années 80. Et c’est très précisément ce qui fait de Dolls une œuvre un peu inclassable, qui ne se rattache ni à un mouvement ni à un autre, qui tente de mixer les opposés, sans trop que l’on sache à qui nous devons quelle idée (n’oublions pas la présence de Brian Yuzna dans les producteurs!).

 

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Est-ce que cet aspect un peu bipolaire fonctionne à l’écran ? Oui et non puisque les séquences ont parfois un peu de peine à cohabiter et Dolls semble moins complet qu’un peu incohérent dans ses humeurs, qui sautent régulièrement. On peut passer d’une scène bien creepy où l’on découvre un grenier intrigant rempli de vieilles poupées et d’ustensiles de torture (vierge de fer inside) à une partie plus embarrassante, lorsque Ralph tente vainement d’expliquer aux autres adultes qu’il se passe quelque-chose de louche dans le coin, un essai dans l’humour qui ne fonctionne pas vraiment et ferait presque passer Gad Elmaleh pour un ténor du rire. Et lorsque l’on s’amuse d’un gag, c’est plutôt aux dépens du film, malheureusement. En témoigne la scène finale, lorsque Ralph se réveille en hurlant « Des poupées! Celles qui TUEEEEEEEENT!!! », un grand moment d’humour loupé, qui devient bien sûr très drôle par la même occasion! Il faut dire que les acteurs ont une certaine tendance à en faire un peu trop. Si Stephen Lee (Robocop 2, The Pit and The Pendulum toujours de Stuart Gordon) est très bien dans la peau du grand benêt qui ne ferait pas de mal à une mouche et que le couple de vieux fait bien son boulot (le vétéran Guy Rolfe, qui sera également à l’affiche de Puppet Master III et Hilary Mason, qui était dans le génial Ne Vous Retournez Pas et qui retrouvera Gordon pour Les Gladiateurs de l’Espace, alias Robot Jox), les autres ne sont pas vraiment au niveau. Non pas qu’ils soient particulièrement mauvais, la femme de Stuart Gordon (qui a joué dans d’autres de ses œuvres) est plutôt à l’aise dans les frusques de la belle-mère détestable, mais que dire des deux punkettes ou du père de Judy, incarné par l’habitué des productions du Charles Band qu’est Ian Patrick Williams ? Ils participent en tout cas grandement à l’aspect un peu cheesy de l’ensemble, qui n’est pas déplaisant mais tranche un peu avec la noirceur ambiante.

 

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Car visuellement, c’est pas franchement l’intérieur de l’ananas de Bob l’éponge. A l’extérieur il fait noir et c’est la douche comme dans Seven, à l’intérieur on s’allume à la bougie ou aux vieilles lampes et on ne voit pas à deux mètres. Et puis bien sûr, il y a les poupées, les stars du film, qui sont assez réussies et plutôt moches, pas dans le sens où elles sont mal foutues mais dans le sens où elles sont dotées de visages peu gracieux qui ne rassurent pas des masses. Animées en stop-motion, un procédé si long que Gordon ira réaliser From Beyond le temps que les mecs des effets finissent leur job, elles sont franchement bien foutues. Les maquillages et différents effets, notamment dirigés par John Carl Buechler (qui était de toutes ces aventures « Empiresques »), mettent bien en valeur ces p’tits filous qui par ailleurs ne manquent pas d’idées pour éliminer leurs ennemis, qui sont poussés à la défenestration, se font tirer dessus ou sont transformés en marionnettes, effets gores à la clef lorsque nécessaire! A l’arrivée, Dolls n’est plus forcément le film de mes souvenirs, mais reste une série B toujours aussi marquante et particulière, en plus d’être bien plaisante. Une suite fut prévue mais Gordon préféra en rester là, le bon choix puisqu’allonger l’histoire aurait sans doute fait perdre de cet aspect étrange au film, qui doit rester unique et qui dans tous les cas sera toujours dans ma mémoire et dans mon parcours de cinéphile comme l’uns des premiers titres vus! Le DVD sorti chez Sidonis en pack avec le Mad Movies de novembre est en tout cas très correct sur le plan technique (belle image, choix de la langue) mais plus que pingre niveau bonus (le trailer et basta). Le tout ressortira dans le commerce vers le mois de février, ce qui est une stratégie un peu étrange puisque le film aura été disponible plusieurs mois avant cela mais bon, ils font comme ils veulent…

Rigs Mordo

 

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  • Réalisation : Stuart Gordon
  • Scénario : Ed Naha,
  • Production : Charles Band, Brian Yuzna, Bruce Cohn Curtis, Debra Dion
  • Titres: Dolls (USA)
  • Pays: USA
  • Acteurs: Stephen Lee, Carrie Lorraine, Guy Rolfe, Hilary Mason, Ian Patrick Williams, Carolyn Purdy-Gordon
  • Année: 1987

18 comments to Dolls, les poupées

  • Sékateur  says:

    J’adore ce film, je l’ai vu à sa sortie, au cinéma, c’était en été, et je ne l’ai jamais oublié. Stuart Gordon est vraiment mésestimé. Ses derniers films ne sont même pas sortis en France…

  • Oncle Jack  says:

    Ah les fameuses poupées de papy Gordon !
    Qui aurait cru qu’à partir de ce petit film l’ami Band allait nous pondre toute une flopée de titres à base de pantins pas gentils ?
    Malgré tout, ce DOLLS vaut mille fois les derniers PUPPET MASTER en date et reste à coup sûr l’une des meilleures prods made in Band.
    Tiens d’ailleurs je rêve d’un hypothétique crossover entre ces fameuses poupées et la fade ANNABELLE, histoire que cette dernière reçoive la correction qu’elle mérite.

  • ingloriuscritik  says:

    Charles Band et toi tu « encule » BeTv …une sombre histoire de poupées gonflantes ? bon au-delà de cette réplique très enlevée mon cher rigs , je prends toujours autant de plaisir (pas d’allusion graveleuse !) a te lire décortiquer ses vielles vhs qui m’ont amené a mon amour du genre (toujours rien de lubrique !) .
    pour cette poupée je dit oui , car vu dans les années 80 alors que j’étais un ado léchant (bon la ,je force un peu le trait …)et si cette crise de celluloïd noire n’attend pas des sommets de terreur,toutefois l’ambiance glauque sous la patte a modeler de stuart gordon force mon respect , conjugué avec le brio que tu as mis dans ta chro !
    et pour reprendre oncle jack le décalage avec la fadeur de cette poupée abscon-ne de Anabelle , au budget pharaonique face a celui de dolls , m’inspirerait un méchant crossover ou la porcelaine se ferait éclater la tronche par celle de la BAND a gordon !
    on peut fantasmer un peu (calme toi rigs , je joke !)

  • Dirty Max 666  says:

    Une chronique pleine de saillies humoristiques (ma préférée : « un essai dans l’humour qui ne fonctionne pas vraiment et ferait presque passer Gad Elmaleh pour un ténor du rire ».). Même s’il n’est pas l’égal d’un « Re-Animator » et d’un « From Beyond », je garde aussi un bon souvenir de ce « Dolls », vu il y a un bail lors des Jeudis de l’angoisse de M6 (qui, depuis, est vraiment devenu une chaîne de m…).

  • Princécranoir  says:

    C’est Noël avant l’heure semble-t-il. Un malfaiteur de rouge vêtu aura donc glissé ces poupées empoisonnées sous ton sapin ! De mon côté, je n’ai pas encore eu le loisir de déballer ce cadeau fourni avec mon mensuel préféré. J’attendrai donc encore un peu avant de vérifier si nos plumes s’accordent.

  • Roggy  says:

    Encore une belle chronique écrite à l’acide sulfurique qui me fait penser que l’ami Rigs a encore oublié de prendre sa pilule 🙂 Moi aussi, je garde un bon souvenir de ce film de la fin des années 80 et je me dis que les poupées ça fait vraiment peur (sauf Barbie c’est vrai…).

  • Sam Soursas  says:

    Et Rigs frappe de nouveau…
    … Tel un boxeur dans une maison de poupées en porcelaine !

  • M. Bizarre  says:

    Rien à redire. Une sorte de conte de fée moderne très efficace et particulièrement mémorable (la scène de l’ours évidemment). Tout au plus ai-je toujours trouvé la « morale » hautement discutable, car Ralph ne me semble vraiment pas être un adulte suffisamment responsable pour s’occuper d’une gamine dans la vie quotidienne, et les deux ados punks étaient vulgaires et grossières, mais pas au point de mériter un sort aussi atroce. Même les parents ont l’air de s’en tirer a meilleur compte en comparaison, alors que pour le coup on est en droit d’attendre une fin horrible pour eux deux.

    Cela mis à part, j’adore cet étrange couple de vieux, à la fois très gentil et terriblement menaçant, et les centaines de poupées qui peuples le film. Je regrette parfois que la suite n’ai pas vu le jour car le point de départ était intriguant (on devait y suivre Ralph et Judy, installé ensemble en pleine ville, et ils recevaient un colis par la poste contenant deux poupées à l’effigie du couple sorcier).

  • david david  says:

    Il serait intéressant de savoir pourquoi Charles Band est obsédé à ce point par les poupées figurines et ce genre de choses,c’est récurrent au cours de sa carrière de prod ça revient tout le temps !
    ceci dit excellent article sur un très bon film la belle époque empire,je viens de rematter Ré animator 1-2 et rien à faire le 2 est une bouse à mon gout,si ce fut Stuart Gordon aux commandes je suis sur que le résultat aurait été autre !

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