Terreur métallique! Dossier Metal et Horreur: deuxième partie !

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Après s’être penché sur les goûts cinématographiques des métalleux et les hommages au genre qui découlèrent de cette passion, la crypte toxique se retourne et ressort son magnétoscope pour inverser la tendance. Car du CD rempli de riffs gras comme des Big Mac à la VHS maudite, il n’y a qu’un pas et les hardos l’ont franchi avec leur finesse légendaire…

 

Jamais en manque d’idées lorsqu’il s’agit de se faire un peu de pognon facile, l’industrie cinématographique a tôt fait de saisir l’intérêt promotionnel et financier que peut constituer l’addition de quelques chansons métalliques à leurs productions horrifiques. C’est qu’après tout l’adjonction de cheveux longs permet de presser quelques CD qui se vendront aux hardos qui, en prime, apprendront l’existence des films utilisant ces brutales sérénades. Elle est pas belle, la vie? Il n’y a bien entendu guère de passion là-dedans et certains comme Anthony Hickox reconnaissent ne pas écouter de metal alors que l’on peut entendre Nuclear Assault au générique de Warlock 2 et qu’il nous envoie du Motorhead, du Armored Saint et du Triumph dans Hellraiser 3. Le but est donc clairement de faciliter la promotion, les producteurs pensant, par ailleurs fort justement, que les metalheads sont friands d’horreur (ce n’est d’ailleurs pas votre serviteur qui les poussera à la contradiction). Le cinéma bis se sera donc retrouvé avec des guitares assassines à de nombreuses reprises depuis les années 80. Qui ne se souvient pas des morceaux d’Iron Maiden ou Motorhead dans le Phenomena de Dario Argento ? Des teutons d’Accept dans le délirant Demons de Lamberto Bava ? Quelques rares exemples européens, cependant, puisque c’est en Amérique que la majorité des groupes auront trouvé une terre d’accueil pelliculée. Du AC/DC pour donner un peu de peps au médiocre Maximum Overdrive de Stephen King, du Anthrax ou du Leatherworlf pour faire bouger le cul des zombies du Retour des Morts-Vivants 2, du W.A.S.P. pour les petits monstres de Ghoulies 2, Megadeth qui reprend Alice Cooper pour l’électrique Shocker, Cooper toujours et cette fois en personne pour le sixième Vendredi 13: Jason le Mort-Vivant, du Death Angel, Lääz Rockit ou Sacred Reich pour Leatherface: Massacre à la Tronçonneuse 3,… Le père Krueger n’y échappe pas non plus puisque les suisses de Dokken viennent enjoliver son troisième opus, Vinnie Vincent de KISS s’occupe du quatrième tandis que c’est Bruce Dickinson et W.A.S.P. qui prennent les manches pour sa cinquième aventure.

 

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Bien évidemment, lorsque les films deviendront un peu moins fun, et donc plus sombres, dans les années 90, c’est vers des groupes plus modernes ou vindicatifs que se tourneront les décideurs. White Zombie ou Mudhoney pour Brainscan, Biohazard, Sepultura et Machine Head pour le Demon Knight des Contes de la Crypte, qui bizarrement reviendront à du plus fun pour sa suite Bordello of Blood avec Anthrax et Cinderella, Soulfly et Coal Chamber pour Strangeland, Slayer, Rob Zombie ou Static-X pour La Fiancée de Chucky (qui se la joue old-school également avec Judas Priest et Motorhead), Rob Zombie (qui est bien sûr fréquent sur ces CD) ou Static-X dans La Main qui Tue, Type O Negative ou Korn pour Souviens-toi, l’été dernier… L’aspect commercial de la chose, qui jusque-là parvenait à se tenir plus ou moins, deviendra carrément évident à la fin des années 90/début des 2000. Soit le moment où le plus « tous publics » neo metal explose, ce qui lui permettra de se retrouver sur la plupart des B.O du genre. C’est d’ailleurs généralement les mêmes groupes que l’on croise (dont Static-X, quasiment présent sur chacune des galettes de l’époque): Slipknot, System of A Down ou Static-X sur Scream 3, Marilyn Manson, Rob Zombie et System of a Down sur Blair Witch 2, Slayer, Pantera ou Static-X pour le pourrave Dracula 2000, Rob Zombie, Static-X (partout, je vous dis!) ou Soulfly pour Mortelle Saint-Valentin, Marilyn Manson, Mudvayne et Rammstein sur Resident Evil, Slipknot, Rob Zombie et Rammstein sur sa suite, Ill Nino, Chimaira ou Devildriver sur Freddy vs Jason, Disturbed et Deftones sur La Maison de Cire, Ministry, Slayer et le père Manson se partagent les différents épisodes de Saw… Et le name dropping serait éternel si je ne voulais pas préserver votre santé. Notons d’ailleurs que quelques mal intentionnés producteurs nous pondent des CD avec la mention « The Album », ce qui sous-entend le fait que les morceaux présents sur la galette ne sont pas dans le film. Signalons donc les « albums » de Massacre à la Tronçonneuse de 2003 avec Lamb of God ou Meshuggah ou celui de La Colline à des Yeux 2 (celui de 2007) avec ses As I Lay Dying ou Atreyu que vous pourrez encore chercher longtemps dans les films…

 

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Mais coller quelques musiques ça et là ne suffisait pas aux métalleux, non non! Il leur fallait investir le cinéma, devenir des acteurs à part entière. Ce sont bien évidemment les plus connus qui auront l’honneur de devenir des figures cinématographiques, comme un Alice Cooper qui devient le père du mal incarné, à savoir Freddy Krueger, dans le très mauvais sixième épisode, La Fin de Freddy. Quelques années auparavant, le croquemitaine du rock se retrouvait à la rue dans le Prince of Darkness de papa Carpenter, incarnant un mémorable clochard. Bien sûr, Alice est moins fier de Monster Dog, bisserie italienne emballée par Claudio Fragasso et dans laquelle le chanteur se change en monstre poilu, entre le chien et le loup-garou. Pourquoi pas… Son descendant direct Marilyn Manson soignera à peine plus ses apparitions, car après un Lost Highway dont il n’a pas à rougir, il nous sort un Rise: Blood Hunter particulièrement fade, dans lequel il joue un barman que l’on remarque à peine. Un rôle anodin pour un film qui ne l’est pas moins. Gene Simmons et Ozzy Osbourne ne se reposent pas non plus, les deux démons de la musique se retrouvant pour des caméos dans Trick or Treat, qui conte les aventures d’une star du metal démoniaque, mais nous y reviendrons. Le vieux Lemmy Kilmister n’est pas en reste non plus, lui qui vient passer le coucou dans le Hardware de Richard Stanley avant d’entrer à pieds joints dans la galaxie Troma. Tout d’abord narrateur dans Tromeo and Juliet, le génial rocker aux verrues sera de tous les bons plans, de Terror Firmer à Return to Nuke’em High en passant par Toxic Avenger 4 ou Poultrygeist. Rien de bien étonnant venant des gars de Troma, qui donnaient le ton dès la première aventure de Toxie, le main theme étant des plus métalliques… Les gothiques anglais de Cradle of Filth se laissent également tenter par l’aventure en se lançant dans le bien gore Cradle of Fear, qui donne un caméo à chacun des membres et un petit rôle au chanteur Dani Filth. Plus travailleurs, les monstres de carnaval de Lordi font carrément un film à leur gloire avec l’inégal Dark Floors, écrit par le chanteur du groupe en personne. Malheureusement pour eux, leurs tenues de scènes rigolotes se prêtent bien mal à un univers aussi sérieux et sombre que celui du film…

 

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La liste s’allonge encore: un Glenn Danzig qui croise Christopher Walken dans Prophecy 2, des membres de Slipknot ou Five Finger Death Punch qui se retrouvent dans le pas encore sorti The Devil’s Carnival de Darren Lyn Bousman (Saw 2), le groupe W.A.S.P. se fend d’une apparition dans le très « role-playing-game » Dungeonmaster (Maître du jeu en VF) sorti des fous d’Empire Pictures dans les années 80, Randy Blythe de Lamb of God joue dans le tout aussi inédit Graves,… Et n’oublions pas les peinturlurés de KISS qui se retrouvent à affronter un fantôme dans le nanar Scooby-dien KISS contre les Fantômes, une œuvre d’un kitsch absolu.Enfin, Dee Snider des Twisted Sister ne fait pas les choses à moitié puisqu’il se lance pleinement dans Strangeland, écrivant, produisant et interprétant le film, aux cotés de Robert Englund, notre chanteuse déguisé en femme incarnant un serial-killer adepte des piercings qui va faire quelques victimes dans cette petite série B qui devait connaître une suite que l’on ne verra sans doute jamais. Plus fort encore est Rob Zombie qui, s’il ne joue pas (il prête tout de même sa voix pour le Horribilis de James Gunn, jouant un médecin au téléphone), réalise. Inutile de vous refaire la liste de ses films, vous la connaissez déjà. Signalons tout de même qu’avec La Maison des 1000 Morts, et en un certain sens avec The Lords of Salem, le zombie chantant aura réussi à retrouver l’univers déployé dans ses albums, transformant l’art sonore en art visuel. Il s’en éloignera avec The Devil’s Reject ou les deux Halloween alors que, coïncidence, son album de l’époque (« Educated Horses ») est aussi le plus soft au niveau de la brutalité et des samples, quittant les robots sataniques et autres mortes-vivantes dignes de Caligari (auquel il rend hommage via le clip de « Living Dead Girl ») pour un univers plus terre-à-terre. Et si certains réalisent, d’autres préfèrent produire. Comme Slash des Gun’s and Roses qui nous a concocté un Nothing Left To Fear qui n’entretient que peu de rapports avec les grosses guitares et lorgne plutôt vers la Hammer. Mais cela méritait d’être noté!

 

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Et quand les métalleux ne peuvent pas se déplacer, c’est à des acteurs tout ce qu’il y a de plus normal (ou presque) auxquels font appel les producteurs et réalisateurs. Principalement durant les années 80, époque bénie pour le metal qui trouvait là son âge d’or commercialement parlant. Il était bien difficile de ne pas croiser une crinière agressive en cette époque où ce qu’on appelait le hair metal envahissait les USA. Si pour certains les racines de la fusion cinéma de genre/metal s’est faite dès les années 70 avec Phantom of the Paradise et The Rocky Horror Picture Show, qui utilisaient effectivement les codes visuels des premiers groupes de hard, il faudra malgré tout attendre les années 80 pour que le mariage tant attendu débarque avec sa pièce montée. Avec un Terror on Tour qui se réfère plus à KISS qu’aux Iron Maiden et autres Judas Priest, certes, mais qui l’un dans l’autre possède les attributs de toute la vague qui suivra. A savoir un groupe très visuel (ici c’est des gars déguisés en clowns, d’ailleurs leur groupe s’appelle The Clowns), une structure de slasher (des gens se font tuer dans l’entourage de nos Bozos musicaux) et une qualité toute relative, ce Terror on Tour étant, comme la plupart des films cités dans ce paragraphe, une petite série B médiocre, limite Z. Un peu comme Rocktober Blood (Rockill en VF), récit d’un chanteur de heavy metal qui pète un câble lors de l’enregistrement de son nouvel album. Et plutôt que de briser des instruments comme un hardos normal, notre hurleur préfère assassiner quelques personnes. On se détend comme on peut. Mais il y a une justice, Mesdames et Messieurs, et notre leader est arrêté et exécuté grâce au témoignage d’une chanteuse. Et quand les corps s’amoncèlent, cette dernière commence à penser que le chanteur est revenu des morts pour saisir sa revanche. Dans le même ordre d’idées, le suédois Heavy Metal annonce la couleur dès son titre (peut-être plus connu sous son nom amerloque: Blood Tracks) et envoie une équipe de tournage filmer un clip de metal dans une usine désaffectée. Mais ils ne sont pas seuls sur les lieux, une famille de dingos cannibales se trouvant déjà sur place, ravis de pouvoir croquer un peu de viande…

 

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Moins sérieux est Hard Rock Zombies qui plonge dans le délire le plus total, un groupe de métalleux s’y faisant décimer par des nazis (dont Hitler, tant qu’à faire) contrôlés par Eva Braun, qui pour l’occasion est un loup-garou (au point où on en est). Mais les zicos reviennent d’entre les morts, en tant que zombies bien entendu, et vont aller chercher des noises à leurs bourreaux. Zombies vengeurs toujours avec Zombie Nightmare, à l’univers très metal (du Motorhead en guise de BO) et dans lequel une jeune fille pratiquant le vaudou ramène à la vie un gaillard assassiné par quelques sales types, qui tomberont tous sous ses coups, les uns après les autres. Mais revenons quelques instants sur le Trick or Treat qui, comme précisé plus haut, a l’honneur de voir débarquer Ozzy Osbourne et Gene Simmons dans sa matrice. L’histoire est celle d’un chanteur de musiques diaboliques qui est retrouvé mort dans un hôtel incendié, ce qui mine fort son plus grand fan, Eddie. Mais met la mains sur la seule copie existante du dernier album, toujours inédit, de son idole, l’esprit de celle-ci débarque sans crier gare. Notre rockstar, nommée Sammi Curr, va dès lors foutre un bordel sans nom en utilisant les ondes radios pour voyager d’une victime à l’autre. Un petit coté Shocker donc pour ce qui reste pour beaucoup LE film de heavy metal culte. A la même époque sortent le Dreamaniac de David de Coteau dans lequel un musicien amoureux des riffs gras libère une succube et un The Gate dans lequel deux jeunes fans de musique qui poutre se retrouvent aux prises avec des petits démons échappés d’un trou dans leur jardin, ce qui va vite les agacer. Moi aussi, je déteste quand ça m’arrive… Pas très metal, le Slumber Party Massacre 3 produit par le père Corman, qui se la joue plutôt rockabilly et danseuses de disco, mais le tout est rattrapé par l’arme du psychopathe en activité, à savoir une grosse foreuse en forme de guitare! Si ça c’est pas metal!

 

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Cas à part dans ce petit monde qu’est Jon Mikl Thor, déjà présent dans Zombie Nightmare. Ce culturiste, acteur et chanteur de hard-rock/heavy metal (il a de nombreux albums à son actif mais on ne peut pas dire qu’il soit particulièrement connu) écrit et joue dans ses propres films, dont il confie la réalisation à John Fasano. De leur alliance naquit Rock’n’Roll Nightmare, dans lequel le groupe Triton se transforme en démon avant de laisser leur chanteur « star » combattre le diable en personne. Une sorte d’Evil Dead aux pays des chevelus, en somme. Fasano toujours pour Black Roses, petit nanar dans lequel un groupe de hard formé par des démons s’amuse à foutre le bordel dans une petite bourgade bien tranquille. Toujours dans la catégorie démoniaque, citons Dream Scream et sa chanteuse des enfers qui va posséder celle qui la remplace dans son groupe, qui l’a fraichement virée. Plus obscure encore est Hardrock Nightmare qui envoie un loup-garou dans les pattes d’un groupe parti répéter dans une cabane au fond des bois, ce qui, vous en conviendrez, n’était pas l’idée du siècle. Même chose dans Lone Wolf qui confronte un jeune groupe de heavy à un lycanthrope énervé. Si vous pensez que tous ces titres ne sont que des séries B sans grande envergure dont personne ne se souvient, vous avez bien raison. Mais ce n’est encore rien face aux suivants, des séries ultra-Z. S’il vous faut généralement creuser dans l’underground pour trouver les groupes de death metal de vos rêves, il vous faudra carrément aller nager dans le magma pour dénicher les titres qui suivent (j’ai d’ailleurs quelques cloques). Des trucs comme Ghoul School dans lequel des goules s’attaquent à un groupe de metal ou le bien nommé Death Metal Zombies avec son album de death qui change ses auditeurs en morts-vivants. Plus léger est le Blood Dolls de Charles Band, qui comme d’habitude se fend d’une série B/Z avec des poupées tueuses. Métalleuses, les poupées ? Pas du tout mais leur créateur garde prisonnières quelques jeunes filles dans une cage et les force à jouer du metal. Qui pour lui reprocher ? Pas plus noble malgré quelques personnalités à l’affiche (Joe Mantegna, Rutger Hauer), le petit B Turbulences 3: Heavy Metal (suites des deux premiers Turbulences) se la joue thriller en envoyant des terroristes détourner un avion pendant qu’un chanteur gothique y donne un concert retransmit sur internet. Et puis il y a La Reine des Damnées, suite des aventures du Lestat du populaire Entretien avec un Vampire, notre gus aux dents longues se retrouvant catapulté star d’un groupe de metal. Même genre avec Suck et ses vampires qui jouent de la gratte et vendent leur âme au diable. Notons d’ailleurs une apparition d’Alice Cooper et une autre d’Henry Rollins. Enfin, finissons avec un retour salvateur au death metal avec After Party Massacre, un slasher qui peut compter dans ses rangs l’un des zicos des excellents et boueux Incantation, qui signe également la bande-son avec quelques autres génies du style comme les indépassables hollandais d’Asphyx.

 

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Finalement, tout au long de ce dossier nous nous serons rendu compte d’une chose: metal et horreur partagent les mêmes goûts dégoulinants. Que ce soit pour le gore, pour le second degré, pour les ambiances noires. Certes, l’un et l’autre délaissent par moment l’amusement et le fun, et ils s’évitent copieusement dans ces cas-là. Quand un groupe de metal veut développer des thèmes plus sérieux comme les baleines volantes ou les soucis intérieurs de son chanteur (c’est toujours le chanteur qui souffre, c’est connu), ils se gardent bien d’aller piocher dans une imagerie composée de démons bagarreurs, crânes rieurs et autres psychopathes adeptes du hachoir. Et lorsqu’un film d’épouvante a pour ambition de foutre une pétoche de tous les diables à son auditoire, il ne va certainement pas aller coller des riffs qui filent comme un TGV enflammé avec un hurleur aux cordes vocales de phacochère en guise de bande sonore. Ce serait légèrement contre-productif. Mais d’une manière générale, il n’est pas étonnant qu’un amoureux des gros riffs soit également un gros bouffeur de pellicules ensanglantées, tout comme on ne sera pas surpris d’apprendre qu’un amoureux de la série B ou Z dégueulasse est également un gros consommateur de groupes aux logos illisibles. Rien d’illogique là-dedans. Et puis, comment des gaillards élevés au bon grain, à savoir les délicieuses affiches qui ornaient les VHS dans les non moins délicieuses années 80, pourraient ne pas être attirés par les covers qui servent de visuels aux albums de groupes comme Gore Obsessed, Aborted ou Mortician ? Bien difficile, d’autant que, quoique l’on pense de la musique de tous ces groupes, beaucoup sont la dernière étincelle de vie d’une certaine vision du cinéma de genre. Où retrouver désormais les sentiments rencontrés devant des films comme La Révolte des Morts-Vivants, L’Au-Delà, Les Vierges de Satan ou encore I Drink Your Blood ? Certainement pas dans le cinéma, qui a depuis longtemps déserté les catacombes maudites, l’enfer italien et les délires foutraques à la pellicule endommagée, n’y revenant que par petits coups, le temps d’un film ou deux pour des essais rarement concluants. Le metal avec ses moyens réduits (puisqu’on ne parle ici que de son) parvient à nous faire revivre les plus beaux instants de la cinéphilie bis d’antan, rendant hommage à des cinéastes laissés sur le carreau par un triste modernisme. Certains groupes comme Electric Wizard ou Acid Witch ont donc réussi un véritable tour de force: ils ne se sont pas contentés de rendre hommage au passé, ils l’ont prolongé.

Rigs Mordo

 

P.S: un grand merci à Dirty Max et Roggy pour leurs conseils et encouragements lors de la rédaction de ce dossier!

6 comments to Terreur métallique! Dossier Metal et Horreur: deuxième partie !

  • Dirty Max 666  says:

    Je viens de terminer ce fameux dossier et franchement je me suis régalé ! Tu nous as livré un boulot énorme, Rigs. Ton article est exhaustif, pointu, instructif et captivant. Et, en plus, tu n’as pas oublié le Edwige’s eyes de Cathedral (« Edwige’s eyes cast a spell on me, Edwige’s eyes queen of giallo movies »…)! Franchement, respect et bravo l’ami. Et surtout merci d’avoir rendu hommage à toutes ces terreurs métalliques !

  • Roggy  says:

    Que rajouter ? Je me joins à Dirty Max pour la qualité de cet immense boulot et on peut dire que le pari est réussi. Le sujet est tellement vaste que tu pourrais en donner une version 3 pour l’exhaustivité 🙂 Je ne suis pas un spécialiste du sujet mais par exemple, il me semble qu’il y a un mauvais film d’horreur avec le groupe Kiss. En même temps, c’est certainement dispensable 🙂
    Sinon, c’est quoi le prochain dossier ? on a hâte…

  • Roggy  says:

    Il y a tellement de références dans ton dossier que je n’avais pas vu que tu le citais 🙂 N’hésite pas à réfléchir car tu as les capacités et le talent pour pondre un autre très bon dossier.

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