La Fleur du Diable

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Qui aime le fantastique italien et a bonne mémoire se souvient de Chris Milewski, auteur de plusieurs courts-métrages fleurant bon la mort latine et la poésie la plus lugubre, comme The Cold Eyes of Death et  Violets Bloom At An Empty Grave, et trouvant parfois inspiration dans l’exploitation assumée de la paire Mattei/Fragasso (Phantoms of the Fog, désormais disponible sur Youtube). Soucieux jusqu’aux détails et désireux d’en revenir au plus profond de l’esprit des 70’s et 80’s, Milewski changeait d’ailleurs régulièrement de nom, comme ses maîtres le firent si souvent avant lui. Pour son dernier opus en date, La Fleur du Diable, il prend un patronyme français, celui de C.M. Mariaux, choix justifié par ses influences du moment, à chercher dans les rosiers fanés mais pourtant toujours si dignes de Jess Franco et Jean Rollin. Bande-son typiquement transalpine, ambiance onirique, voix d’outre-tombe (et en français, s’il vous plaît, prêtée par un Jonathan Faugeras qui ne nous est pas inconnu, auteur de courts lui aussi et co-créateur de la revue Ciné-Bazar) chantant, entre deux rires macabres, le nom d’une pendue, fleurs disposées devant un cadavre en putréfaction… Milewski, pardon Mariaux, a beau n’avoir que trois minutes à nous présenter, et celles-ci ont beau avoir été emballées avec de maigres moyens durant le confinement (soit sans participation de comédiens ni équipe technique), elles n’en sont pas moins fortes pour autant. On laisse donc La Fleur du Diable pousser dans nos jardins : les pétales sont modestes mais ses couleurs nous rappellent quelques bouquets funéraires d’une époque révolue, et le film de Chris devient la stèle idéale pour recueillir nos pleurs nostalgiques.

C’est à voir ici-même :

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