RIP Norman J. Warren

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Il y eut la New Wave of British Heavy Metal menée par Iron Maiden, Judas Priest, Saxon, Diamond Head, Pagan Altar, Satan et quelques autres, armée de chevelus venus durcir le ton au pays de Sa Majesté, et il y eut ce que l’on pourrait nommer la New Wave of British Horror, entre autres guidée par Pete Walker, Anthony Balch, Piers Haggard et bien sûr Norman J. Warren, et dont le but était de faire passer les productions maisons de la Hammer comme d’aimables contes. Corser le message, Warren, qui nous quitta ce 11 mars à l’âge de 78 ans, sut le faire à grands renforts de figures sataniques, de sorcières vengeresses et d’extra-terrestres violeurs. L’Esclave de Satan, Terror, Le Zombie venu d’Ailleurs, Inseminoid, Réveillon Sanglant (alias Les Mutants de la Saint-Sylvestre) : autant d’exemples d’un cinéma imparfait, pas toujours suffisamment riche pour faire honneur à ses ambitions, et il serait mentir que de prétendre que l’on a systématiquement passé un grand moment devant un film sculpté par le Norman, son réveillon de la nouvelle année pouvant en particulier être perçu comme longuet. Mais il y avait toujours chez l’Anglais ce petit je-ne-sais-quoi de captivant, cette grisaille toute britannique couplée à des sujets presque dérangeants pour l’époque. On se souviendra surtout de la noirceur de Satan’s Slave et de son Michael Gough tout en fourberie, et de la SF glauque d’Inseminoid, encore et toujours les meilleurs représentants d’une filmo certes vulnérable, mais définitivement attachante.

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