RIP Sid Haig

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On ne va pas se mentir : on s’attendait depuis quelques années déjà à la mauvaise nouvelle. Non, le décès de Sid Haig n’avait rien de surprenant, et qui s’est déjà rendu dans une convention où ce grand bonhomme fit acte de présence, ou regarda certaines vidéos où il y était interviewé, pouvait voir qu’il n’était plus en grande forme depuis quelques temps déjà. Très amaigri, fatigué, il semblait avoir autant de mal à s’exprimer qu’à comprendre son interlocuteur. Bref, on voyait venir la mauvaise nouvelle, et prendre fin une carrière pour le moins exemplaire. On ne va pas la refaire, celle-ci étant aussi longue que fréquemment commentée. Elle avait en tout cas le mérite d’être variée : près de 150 crédits à l’actif de Sid, où se percutaient les films gothiques tardifs et second degré (le génial Spider Baby), les séries B stellaires sorties des usines Corman (La Galaxie de la Terreur), la fantasy de carnaval (Wizard of the Lost Kingdom II) et bien sûr ses multiples rôles pour son ami Rob Zombie. Une résurrection après des années 90 où il était disparu, faite dans la brutalité avec des House of 1000 Corpses et The Devil’s Rejects qui ne plaisantaient pas, récemment complétée avec un Three From Hell qui ne vend pas du rêve (soyons honnêtes, le trailer a tout pour rebuter), et un ticket vers l’immortalité pour un Haig bientôt sur tous les t-shirts et dans tous les placards à jouets grâce à son rôle du Captain Spaulding. Une petite gloire (re)trouvée, et aussi un statut de légende des B Movies qui lui permit d’apparaître dans tout… et n’importe-quoi, de nombreuses zéderies interchangeables formant sa fin de carrière. Dans ses efforts récents, on notera tout de même son bref passage dans le superbe Bone Tomahawk. Et si nous devons nous souvenir de lui, ce sera en rêvassant à ses Women in Prison tournés pour le compte de Roger Corman encore, où il formait un duo d’enfer avec Pam Grier. Des films d’exploitation où il pouvait varier les saveurs (ici un rebelle, ici un saligaud sympathique), où il était toujours tout sourire, quand il ne se moquait pas volontiers de lui-même. Bref, Sid Haig était cool, peut-être même le plus cool de tous, et il nous manquera fort…

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