RIP Larry Cohen

Category: News Comments: No comments

A peine avons-nous refermé la rubrique nécrologique en râlant sur la disparition de John Carl Buechler que nous devons déjà l’ouvrir à nouveau… Cette fois, c’est à Larry Cohen de nous faire faux bond, ce grand homme du ciné d’exploitation nous ayant quittés le 23 mars à l’âge de 77 ans. Sorte de couteau-suisse du grindhouse, Larry posa sur son crâne les casquettes de réalisateur, scénariste et producteur. C’est bien sûr pour la première que bon nombre d’entre nous se souviendront de lui, Mister Cohen débutant sa carrière dans la blacksploitation (Black Caesar, Hell Up in Harlem) avant de plonger dans le cinoche d’horreur et y expérimenter le « high concept ». Soit des films aux pitchs que l’on peut résumer en une phrase et dont le principal intérêt se trouve dans leur idée de départ. Comme par exemple la naissance d’un bébé monstrueux (la trilogie Le Monstre est Vivant), l’arrivée à New York d’un gigantesque oiseau (Epouvante sur New York), une série de tueries commises par des fous de Dieu (Meurtres sous Contrôle), la transformation en homme-loup d’un jeune sportif (Full Moon High), l’enlèvement d’une femme par une mystérieuse ambulance (L’Ambulance), un yaourt capable de transformer en mélasse les malheureux qui y goûtent (The Stuff) ou encore la découverte que votre belle-doche est une vile sorcière (Ma Belle-mère est une Sorcière). De la suite dans les idées, et une imagination volcanique qu’il prêtera aux autres, et le plus souvent à son vieil ami Bill Lustig. Sortiront donc de sa machine à écrire les trois Maniac Cop et le slasher longuet Uncle Sam, mais aussi une poignée de Columbo, le Piège Intime de Anthony Hickox, le populaire Phone Game du père Schumacher ou encore Captivity avec Elisa Cuthbert. Un CV apte à faire des envieux, et auquel il faut ajouter, en tant que réalisateur, Les Enfants de Salem, suite du téléfilm Kingien de Tobe Hooper, et l’excellent Serial auto-stoppeur, l’un des meilleurs épisodes de la série Masters of Horror voyant deux tueurs en série se lancer dans une compétition sanglante. Belle preuve de l’importance du bonhomme d’ailleurs que de l’avoir convié dans MoH, au milieu des Carpenter, Dante, Argento et autres Landis, le nom Cohen ne faisant définitivement pas tache dans la liste… Et pour prouver encore à quel point ce créateur multi-tâches fut important dans le petit monde du cinéma acide et  avec du poil sous les aisselles, un documentaire, King Cohen, lui fut dédié. Autant dire que le gaillard nous manquera, et qu’on le remercie cent fois pour ses poupins maléfiques, ses pots de Danone à vous en faire fondre la gueule et ses serpents ailés venus faire leur nid dans des grattes-ciel.

Leave a reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>