The Lamp (The Outing)

Category: Films Comments: 4 comments

Pour le pire… et pour le pire, les génies sortent de leurs lampes et retrouvent les grands écrans, tantôt pour enchaîner les pitreries pas drôles avec Kev Adams, tantôt pour devenir la cible de la semaine sur le net comme ce bon vieux Will Smith bleuté. Autant dire qu’en bons passéistes que nous sommes, nous avons choisis d’aller astiquer La Lampe (1987) de Tom Daley. Make a wish !

 

 

 

Pas vraiment considéré comme un essentiel des années 80, pas totalement tombé dans l’oubli non plus, The Lamp, ou The Outing en VO, est de ces productions qui n’entreront peut-être jamais au panthéon mais peuvent se targuer de toujours rendre l’oeil brillant chez le fantasticophile de plus de 35 ans. Coup d’essai, coup de maître pour Tom Daley, ici signataire de son premier et dernier film ? Sans aller jusque-là, force est de reconnaître que The Outing, alors qu’il surfe surtout sur le genre du slasher paranormal à la The Boogeyman et se veut donc typiquement eighties, peut être perçu comme une répétition de l’un des titres emblématiques des années 90, à savoir Wishmaster. C’est que dans les deux cas il est question de génie maléfique, celui de The Lamp se retrouvant, après un cambriolage tournant très mal, dans les mains d’un archéologue à la tête d’un musée. Musée dans lequel une poignée d’ados en manque de sensations fortes va passer une petite soirée pyjama, sans se rendre compte que le djinn est de sortie et va prendre un malin plaisir à leur rentrer dans le lard. Un script sacrément simple, prétexte à une enfilade de morts violentes commises par une entité invisible, décidée à varier les supplices. Lance envoyée dans un torse, gaillards coupés en deux, momie tueuse, coup de hache dans le front, serpents venimeux balancés dans un bain, cornes de buffle plantées dans le bide… The Outing dégaine la carte de la diversité et soigne son bodycount, sans pour autant oublier de profiter de la petite touche mystique qu’apporte le sujet.

 

 

 

Ainsi, peut-être plus que ce carnage des plus satisfaisants, en tout cas suffisamment pour que court sur les visages le sourire satisfait du bisseux heureux, on retiendra de The Lamp son décorum de départ, avec son embarcation flottant sur un fleuve silencieux, les cadavres que l’on y trouve, cette vieille Arabe vivant dans sa maison isolée… Du cinéma gothique, en somme, et nous ne sommes peut-être pas passés loin d’un vrai bon film d’ambiance, une route qu’aurait facilement pu emprunter Daley. Mais les années 80 sont ce qu’elles sont, et en rejeton typique de son époque, The Outing préfère miser sur l’efficacité au climat, quitte à parfois souffrir d’un manque criant d’ambition. Voire même d’avoir recours à la fainéantise, sans trop que l’on sache si c’est par manque d’imagination ou parce que le budget de deux millions de dollars atteignait déjà ses limites. Voir à cet effet la séquence des serpents, deux personnages succombant à leurs morsures en quelques minutes à peine. Un peu facile, tout de même…

 

 

Pas de quoi bouder son plaisir néanmoins, et les monsters maniacs pour qui le latex c’est la vie en auront pour leurs deniers (même si, en bon inédit DVD qu’il est chez nous, The Outing passera probablement par la case du télech’ illégal, et donc gratos, pour être visionné, à moins de récupérer la VHS d’origine ou de miser sur l’import), le fameux génie finissant bien sûr par sortir de sa prison dorée. Bien qu’assez inexpressif, le bougre n’en a pas moins de la gueule, et fait figure de cerise sur le gâteau, de mellowcake dans la boîte à biscuits, et peut-être même d’éjaculation faciale dans une soirée bunga-bunga. Et en guise de chantilly, on aura comme de juste droit à une bonne dose de cheesyness, avec acteurs aux fraises, persos dingos (le gardien de nuit chanteur, Mike l’ancien petit-ami de la final girl), filles faciles montrant ce qu’elles planquent sous le chemisier et effets spéciaux désormais bien ridés (les yeux verts des malheureux possédés par le djinn). Rien de bien neuf sous le soleil du splatter 80’s, à une ou deux séquences marquantes près, le moment fort étant très probablement le sort peu enviable, mais mérité, de ce violeur en herbe dont la tête est écrasée dans un masque de fer puis fait un tour à 360 degrés. Mais au diable les expérimentations et les prises de risque : en vraie Série B qui ne pète pas plus haut que son derche, The Lamp fait preuve d’une efficacité jamais prise en défaut, et c’est bien là l’essentiel.

Rigs Mordo

 

 

  • Réalisation: Tom Daley
  • Scénarisation: Warren Chaley
  • Production: Emmanuel Itier, Tanya York, Steve Taylor
  • Titre Original : The Outing
  • Pays: USA
  • Acteurs: Deborah Winters, James Huston, Andra St. Ivanyi, Red Mitchell
  • Année: 1987
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4 comments to The Lamp (The Outing)

  • Roggy  says:

    Comme j’aime le latex, ce film est fait pour moi :).

  • Ghoulish  says:

    J’aime bien la comparaison avec l’éjaculation faciale MDR !!
    Vu la VHS en location encore gamin à mon fidèle vidéoclub, la jaquette m’avait bien marqué. Certaines séquences du film aussi. J’ai mis longtemps à retrouver la VHS ( tombé une fois dessus en magasin, revenu plus tard pour la chercher mais déjà vendue ! ), mais j’ai fini par l’avoir. Acheté aussi le Blu-ray américain Shout factory ( en double-programme avec un autre film dont j’ai oublié le nom ). Sinon oui une bonne petite série B avec des effets variés.

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