Retro Wizard Day : troisième édition

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Qui aurait cru que le fantasticophile de base et l’horror addict lambda serait un jour aussi excité à l’approche de la début octobre qu’à celle de la fin du même mois ? Ainsi, tout comme on ne tient plus en place à l’idée de tailler des citrouilles ou se saloper les quenottes avec des bonbons Haribo lors du 31 octobre, on s’agite désormais à l’approche du Retro Wizard Day, réunion de frères de sang tenue trois semaines avant Halloween. Les fantômes hurlants, les streums trop pileux et les revenants à peine sortis de tombe prennent donc de l’avance et c’est tant mieux, car la troisième édition du RWD fut aussi la meilleure. En vérité je vous le dis…

 

 

Ah octobre… Sa palette de couleurs, son climat idéal tenant à l’écart les grosses chaleurs sans tout à fait épouser le grand froid, la rentrée du sinistre septembre qui nous semble déjà loin, les premières vibrations de Samain… Et son Retro Wizard Day, évènement liégeois, et donc belge de l’ongle incarné à la cire des oreilles, pour lequel nous vibrons depuis trois ans déjà, économisant pour lui et nous perdant en des kilos de messages privés pour organiser le jour J. Pourquoi d’ailleurs avoir le bas du ventre qui chauffe à ce point pour la convention de Pascal Gillon lorsque poussent aux quatre coins du pays de plus en plus d’évènements à destination des nerds et cinéphiles ? Car avec les différents Comic Con, les journées dédiées au manga et à l’animation japonaise, les différents salons branchés jeux-vidéo, il y a de quoi faire pour l’amateur d’une culture encore considérée comme honteuse voilà 15-20 ans, mais largement devenue la norme depuis les succès jamais démentis des magiciens bigleux, des ninjas à queue de renard et des hobbits petits mais costauds. Oui mais voilà : malgré un affichage et une promotion jouant largement la carte du familial, le RWD a su rameuter le public, connu pour être exigeant, du cinoche d’horreur et bis en faisant la part belle aux stands orientés goules baveuses et démons lubriques, lui permettant de rester à part dans la jungle des rassemblements geeks. Et puis, il y a dans le rendez-vous liégeois un organe qui fait souvent défaut aux autres conventions du même ordre : un coeur gros comme ça, mis au service de Cap 48, puisque tous les bénéfices étaient reversés à cette organisation luttant contre le handicap. En somme, la team RWD a réquisitionné les plus grands malfrats du septième art (car en ces lieux, on croise plus facilement Dark Vador et Negan de Walking Dead que Bob l’éponge et les Animaniacs, même si on a rien contre non plus) pour faire, une fois n’est pas coutume, le bien. Tout de même plus palpitant que de se caler devant RTBF pour voir Vitaa et Louane chanter des conneries devant un parterre de vieilles bobonnes, non ?

 

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Pour votre serviteur, pas de grands changements dans le modus operandi par rapport à l’année passée. Comprendre que le brother Jérôme et moi-même avions prévu de tenir un stand pour y vendre notre zine Black Lagoon, et que nous avions décidé de nous retrouver à Liège dès le samedi aprem pour monter notre stand. Je reprends donc mon rôle de co-pilote avec Laurent le Fanzinophile, nous récupérons les clés de la chambre, on s’envole vers la salle du Retro Wizard Day à Chênée pour y entamer le défilé de bisous et de serrages de pognes. C’est qu’on retrouve déjà les petits copains, et plus précisément la bande d’habitués tapant dans le fanzinat, tous venus proposer leurs dernières sorties dans une rangée en bonne partie consacrée aux grimoires les plus bis. Bref, on s’installe près de l’ami David Didelot (Vidéotopsie, of course), venu avec Jérôme et Tom Phénix (Monster Squad, déjà dans vos favoris), et avec le Didier Lefèvre (Médusa, comme chacun sait, auquel je lève ma tasse Ghostbusters!) de l’autre-côté, en n’oubliant pas de laisser de la place au nouveau-venu du Retro : un certain Damien Granger, qui atterrit avec des cartons blindés de B-Movie Posters volume 2, son beau petit dernier. Autant dire qu’on sait déjà qu’on sera bien plantés pour le lendemain, surtout qu’aux deux bouts de la rangées, on a d’un côté Zalla et son boyfriend venus montrer leurs créations (leur site n’attend que vous), et de l’autre Corinne et Patrice, dont l’échoppe prend comme toujours de faux airs de scènes de crime. Normal, Madame écrit sur les tueurs en série, se faisant à la fois True Detective et Mindhunter. On a connu pires activités. Après avoir fait le tour des deux salles bientôt à disposition du public et avoir passé le bonjour à d’autres potos, comme le chef Pascal ou Richard, le Suge Knight du DVD puisque lui aussi gère son death row d’une main de fer, et sa petite famille, il est temps pour notre petit gang d’aller faire bang dans un resto. C’est que l’année passée nos amis Français avaient particulièrement apprécié le légendaire boulet liégeois et se faisaient un devoir d’y planter de nouveaux couverts. Plus facile à dire qu’à faire cela dit, car à Liège à la même époque, il y a « les coteaux », soit une festivité permettant de visiter une partie du patrimoine local, avec des bougies plein les escaliers et d’autres trucs comme ça. Allez sur Google, moi j’ai la feigne, et l’important en ce qui nous concerne est de savoir que le truc à la cote et que, dès lors, vous avez autant de chances de trouver une place de parking à Liège ce soir-là que de ne pas vous faire mordre la main par une chauve-souris en la collant dans la culotte de Geneviève De Fontenay. Bon, nous on en a trouvé une – ce qui me fait dire que l’on peut ptet vérifier si l’ex-présidente de Miss France s’épile façon ticket de métro sans avoir à y laisser une phalange – mais nos amis eux aussi montés sur quatre roues n’ont pas forcément eu cette chance, nous empêtrant dans un petit bordel pour communiquer entre nous. Car on vous le donne en mille, les téléphones des Français ne fonctionnaient pas sur notre sol, question d’abonnement sans doute, et il nous était impossible de savoir où étaient les uns et les autres. Toujours pratique quand on est possiblement éparpillé aux quatre coins d’une ville en pleine tombée de la nuit… On se réunit finalement, on file comme des affamés vers une brasserie, on évite les verres renversés par un serveur ressemblant à Jim Wynorski en plus maigrichon, on causaille autour d’un verre et devant ces fameuses boulettes de viande… et on repart vers la soirée court-métrages du samedi soir.

 

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Car fort de son petit succès remporté l’année passée, la soirée pré-RWD a repris du service, toujours organisée par l’ultra sympa Christophe Mavroudis de Mefamo et une partie de la Retro Team. A l’affiche, trois courts pas si courts que ça d’ailleurs, puisque chacun tourne autour des 25 minutes de durée, ce qui en fait déjà de beaux gros bébés. Les hostilités débutent on ne peut mieux avec Caducea, dont le père David vous a déjà causé ici, mais que je n’avais pour ma part pas encore eu l’occasion de voir. Une erreur heureusement réparée puisque Caducea fait partie du haut du panier de la production raccourcie franco-belge : dans une demeure luxueuse perdue dans les bois, Tom, homme difforme se cachant derrière des masques faits d’écorce, découvre en compagnie de son frère pourquoi il est un monstre voué à hanter sa forêt. Une quête d’identité aussi tendre qu’inquiétante, revenant aux bases romantiques de l’épouvante via un personnage central évoquant un certain fantôme de l’opéra. Artiste accompli et poète inspiré, Tom est également un être hargneux, que la colère pourrait rendre violent. Jusqu’à quel point ? Il faudra voir Caducea pour le savoir, on est pas des balances nous, question de street cred’. Avec son univers évoquant Del Toro, sa réalisation impressionnante (les plans aériens passant du jour à la nuit sont soufflants), sa belle photographie et sa capacité à faire frémir sans jamais en faire trop, Mavroudis prouve qu’il fait partie des noms à suivre. Et des rares gredins à avoir compris que les plus grands mythes horrifiques tournent toujours autour de l’amour et ses peines…

 

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A priori, il ne sera pas aisé pour le Sepsis de Pierre-Michel Chevigné et Loren Claessens de prendre le relais après le gros bulldozer Caducea, qui ravagea les rangs des spectateurs, mais le défi est néanmoins relevé avec un certain talent. Certes, cette invasion d’infectés minimaliste, qui concentre ses efforts sur un couple mené par un homme pensant que l’alcool permet de repousser la transformation en mort-vivant, souffre forcément du grand nombre d’oeuvres du même tonneau sorties après 28 Jours plus tard, auquel on pense forcément. Et puis, ce huis-clos auscultant les ravages que peut faire la bibine au sein d’une petite famille fait partie de ces récits plus faciles à apprécier dans la solitude de sa chambrée que dans une salle pleine de cinéphiles, il faut bien le dire. N’empêche que les 25 minutes soulignent une maîtrise formelle indéniable, des comédiens à leur place et quelques très belles idées, comme le final. Du très bon travail qui a en tout cas le mérite de poser les bonnes questions : mieux vaut-il devenir un zombie a la peau aussi dégueulasse que celle d’un ado de 16 ans, ou avoir les neurones qui font trempette dans la vodka ? You be the judge. Plus penché sur la déconne, le Knockers d’Arnaud Mangin, gros trip eighties convoquant les spectres de Freddy Krueger, Jason et de monstres un peu rigolos comme les Ghoulies, venus frapper à la porte (d’où le titre) de quatre nanas jusqu’alors persuadées qu’elles allaient passer une journée faite de weed et de Bacardi. Ce sera pour la prochaine fois, s’il y en a une… On pourra reprocher à Arnaud Mangin de citer beaucoup ses influences et de tirer un peu à la ligne, et certains dialogues auraient d’ailleurs gagnés à être raccourcis, mais certainement pas de plonger le bisseux dans la torpeur. Avec sa patine digne d’une VHS en fin de vie et ses monstres sacrément craignos (et donc géniaux, big up à Joffrey Schmidt!), Knockers vise juste, reprenant à son compte la recette du fun and gore des années 80, pour ressembler autant à un gros Z ricain de la grande époque qu’à une petite prod ritale type Flora Films. En bref, on se sent comme coincés entre The Urge to Kill (pour le côté volontairement ringard et sitcom) et Zombie 4 : After Death (le gore et son final lors duquel la mitraillette est de sortie) et cha nous va comme cha, comme diraient mes minets. Rideau et tout le monde retrouve sa couchette ? Sûrement pas, car on retrouve quelques potos sur place, on échange quelques mots, on découvre les drôles de placement boursiers du boss de Cathodic Overdose, on vide une bière… Et même lorsque l’on quitte la soirée, c’est pour aller taper la causette dans le hall de l’hôtel jusqu’à pas d’heure et refaire le monde à la sauce bis. La vie quoi ! Mais bon, faut bien recharger les batteries dans l’énoooorme chambre pour trois (Jérôme, Laurent et moi-même) que l’hôtel nous a refilée, si grosse qu’elle dispose d’un divan dans la salle de bain (des fois que l’un de nous voudrait boire un coup en regardant les copains qui se savonnent)… mais de deux lits au lieu de trois. Pas grave, Jérôme et moi-même avons donc partagé un matelas. Les résultats dans neuf mois.

 

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La routine du rat de convention reprend donc le lendemain, avec petit-déjeuner copieux, caca(s) du matin et stress d’avoir de la pluie pour toute la journée. Faut dire que Zeus, Thor et Jupiter se sont collés quelques mandales dans la nuit, les éclairs ne manquant pas, tout comme les averses. Ca s’annonce mal… mais le soleil finira par passer le bonjour à partir du milieu de l’après-midi, rendant ce dimanche moins maussade que ce que l’on pouvait imaginer. On peut donc prendre nos postes et s’apprêter à vendre les zines comme des gaufres de Liège, particulièrement populaires auprès des amis Français si l’on en croit certains (les gaufres, pas nos zines hein)… Toujours un plaisir par ailleurs de converser un peu avec les quelques lecteurs venus jusqu’à nous, car si envoyer les numéros par correspondance a aussi ses charmes, converser en direct rapproche indéniablement. Gros merci donc à tous ceux qui nous ont fait confiance pour occuper leurs quelques soirées lectures… On vend donc plutôt bien – au vu du caractère toujours assez particulier que peut revêtir un fanzine dans une convention du reste assez familiale – mais on dépense toujours plus, car Pascal a comme toujours réuni une grosse louchée de stands. Pas mal d’artistes venus exposer leurs planches, des vieux jouets, des figurines récentes, des romans, quelques mangas, des fringues pour ceux qui sont venus cul nu et, c’est bien ce qui nous fait bander le plus fort, du DVD. Du thrash façonné en Belgique chez Zeno, des délices gorasses et à petits budgets chez les amis d’Uncut Movies, quelques galettes et des posters/jeux de photos chez les coolos Oh My Gore, et pour tout le reste on va chez Richard et son autoroute de la peur ! Pas la peine de dire que votre serviteur est revenu le sac-à-dos plein, avec dans les mains du Lugosi forcément poussiéreux, du Z aux revenants croqueurs de miches, des diableries pas possibles, de la Amicus bon marché et des grosses bébêtes velues. Et on oublie pas non plus de repartir avec le dernier bouquin de Corinne Philippe, sacrifié au pas très jouette Peter Sutcliffe, ni le second tome des aventures en terres B-Movies de Damien Granger, lecture indispensable s’il en est. Du beau monde, et un grand nombre de retrouvailles en tous genres pour parler pignole autour d’une bonne gnôle, comme à chaque évènement du cru : je ne citerai personne par peur d’en oublier, mais you know who you are comme on dit.

 

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Bref, les salles étaient bien remplies en exposants, qui ne doivent sans doute pas avoir grand-chose à reprocher à l’équipe de bénévoles, toujours à leur poste ou en train de voyager pour s’assurer que tout le monde a tout ce qu’il lui faut et a le cul propre (big up à Vincent !), chacun courant dans tous les sens pour totaliser un joli nombre de kilomètres. D’autant plus appréciable que l’on sait pour avoir fait quelques conventions que le staff n’est pas toujours aussi disponible et souriant. Allez donc en Allemagne, vous verrez si on vous y fait des calins… Une ambiance familiale que l’on savait bien implantée dans les salles donc, et qui s’étend de toute évidence aux coulisses, le vieux Gillon étant parvenu à fidéliser ses petits jeunes, qui restent les mêmes d’une année à l’autre. Peu commun dans le milieu. Chapeau à tous ces acteurs de l’ombre, même lorsque ceux-ci vous traitent de fou (Carine, je te retiens), que l’on oublie trop souvent, omettant bien vite que c’est généralement de leur présence que découle notre petit confort. Des jeunes gens tous revenus malgré les critiques pas toujours méritées qu’ils ont pu recevoir ça et là. On se souvient donc avec émotion de l’année 2017 où plusieurs cosplayeurs déçus de ne pas avoir gagné le concours cosplay avaient fait un scandale en coulisses ou étaient venus chouiner sur la page Facebook du RWD, entre-autre parce que le jury (dont je faisais partie, car tout le monde sait que je suis devenu un dieu de la machine à coudre à force de trouer mes slibards) n’était pas allé à la rencontre des différents participants. C’est pourtant pas faute d’avoir proposé à Pascal d’aller aider ces dames à enfiler leurs armures, croyez-moi. N’empêche qu’il semble désormais nécessaire de rappeler que lors d’un concours, il y a par définition moins de gagnants que de perdants… Un peu refroidie par l’accueil fait à cette tentative de juger qui du petit Son Goku de 3 ans ou de la Harley Quinn de 5 ans méritait de faire le zouave en haut du podium, l’équipe décida donc de ne pas faire de compét’ cette année. Du coup, pas ou peu de déguisés pour le RWD 3, les cosplayeurs ne se déplaçant visiblement que lorsqu’il y a un truc à gagner ou des adversaires à écraser ! Dommage car cette faune bariolée fait toujours partie des charmes des conventions. On croisa tout de même une demoiselle maquillée sur place comme l’année précédente, un chirurgien cinglé (enfin on le suppose, car quel intérêt de se déguiser en Patrick Pelloux?), ces putains de trolls gris (ceintures noires de la lourdeur et de l’humour pas drôle, heureusement moins envahissants cette année que la précédente, sinon j’en connaissais deux qui se retrouvaient avec des pompes en ciment au fond d’un lac) et la troupe de fans de Star Wars, venus en Stormtroopers et autres déguisements. D’ailleurs, alors que je confiais au buddy Luis Alcaide que je n’ai jamais vu un épisode des aventures de Han Solo et compagnie en entier, l’un des membres de l’armée du vieux Vador, généralement taiseux du matin au coucher, a fondu sur moi pour crier d’une voix féminine « Quoi ??? » avant de repartir en riant. Que se rassure mon amie Force Rouge (on me dit que c’est un garde de l’empereur et non pas une version rougeaude du Klu Klux Klan, ce qui n’est pas évident pour un néophyte), si je n’ai jamais tenu face à une Guerre des Etoiles de A à Z, je pense que petits bouts par petits bouts j’ai bien dû reconstituer en entier Le Retour du Jedi et La Colère de Khan.

 

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Vous l’aurez deviné, tout allait pour le mieux dans l’antre du sorcier rétro, qui signait là sa meilleure édition et celle qui aura rapporté le plus à Cap 48. Parce que les légères bévues des débuts furent gommées, parce que le climat était toujours aussi chaleureux et à l’opposé de l’entreprise commerciale, parce que j’ai pu faire un nombre pas croyable de doigts d’honneur aux gosses (fuck you, Lorenzo Gillon… mais big bisous a sa maman!) et parce que la faune traversant les allées du Retro Wizard Day est toujours aussi simple et sympatoche. Ouais, rien de vraiment neuf sous le soleil et ce report ressemble pas mal aux deux premiers, mais ce n’est quand même pas de ma faute si les Retro Dudes sont constants dans la qualité… A l’année prochaine, dans tous les cas.

Rigs Mordo

Merci à Jérôme et David pour les tofs!

3 comments to Retro Wizard Day : troisième édition

  • Zalla  says:

    Contente d’avoir fait confiance aux pubs glissées dans mon fanzine préféré : c’est vraiment une chouette convention ! Nous n’avons pas beaucoup taillé le bout de gras mais bon, chuis timide u_u si si ! Pis n’ayant qu’un doigt de pied dans le milieu, j’ai eu peur de sortir que des banalités. Merci pour l’accueil belge. Normalement le rdv est pris pour l’année prochaine.

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