The Mummy’s Kiss : 2nd Dynasty

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Quatre ans. Il aura fallu attendre quatre ans entre The Mummy’s Kiss (2002) et sa suite, The Mummy’s Kiss : 2nd Dynasty (2006)… Putain c’est long quand même, surtout pour le maniaque de la bandelette et l’égyptophile de base. Bizarre mine de rien, d’autant que Frontline Entertainement ne donna jamais vraiment dans la production grand spectacle ou la reconstitution historique à 15 000 balles le bout de décor…

 

 

 

 

Entre les deux, Don Glut shootait certes son Countess Dracula’s Orgy of Blood, mais bon… On connaît quelques gonz’ qui, en 48 mois, eussent enfilé des dizaines de titres. Les voies du B-Movie sont définitivement impénétrables, à moins que… A moins que la prod. cherchât le meilleur casting possible pendant toutes ces années, histoire de renouveler son harem de gonzesses avec les plus belles fleurs : ça nous étonnerait quand même honnêtement… N’empêche : adios Mia Zottoli (quoique…), au revoir Sasha Peralto (encore que…) et goodbye Katie Lohmann, remplacées ici par la godillante Christine Nguyen (journaliste de charme), la perverse Belinda Gavin (égyptologue vicieuse) et la blondinette Andrea Smith (déesse Nephtys très mammaire)… The more things change, the more they stay the same dans l’univers de Don Glut, au point d’ailleurs de nous resservir quelques séquences du premier film, manière d’allonger la sauce et d’homogénéiser le tout (la résurrection initiale de la momie et le flashback antique du calvaire d’Hor-Shep-Sut).

 

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Nous sommes donc toujours à l’Université de Whemple, théâtre tragique des événements qui ensanglantèrent le premier opus. Le Professeur Bramwell (fidèle Arthur Roberts) inaugure la collection Harwa d’antiquités égyptiennes. Bien sûr, ledit savant est cartésien comme pas un et retire le masque mortuaire qui recouvrait le visage de la momie. Oui, celle de la divine Hor-Shep-Sut, dont il ne croit pas vraiment qu’elle puisse revenir de l’afterword. Quel con, il n’avait pas vu le premier film : celle-ci se réveille évidemment, plus en colère que jamais … Zita Furneaux – qui n’est pas Yvonne -, est la directrice des collections de l’Université, professeure lesbienne qui court la blonde pétasse… Pas clair la meuf, puisqu’elle invoque Nephtys, déesse des morts et sœur d’Osiris, afin de retrouver l’éternelle jeunesse : Zita est jalouse de toutes ces jeunettes vibrionnant du slip, et Hor-Shep-Sut sera son adjuvante pour pêcho la donzelle broute-gazon. Que de belles soirées en perspective, car l’énergie sexuelle des nanas sera sa fontaine de jouvence. Furneaux rajeunit et retrouve sa frimousse d’antan : c’est vrai, rien ne vaut la baise comme thérapie jeuniste. La vie est belle quoi, mais c’était sans compter Elyse Lam, journalope d’un tabloïd merdique, qui enquête sur cette drôle d’affaire : la brunette sent bien que ça cloche dans la tête de Furneaux… Heureusement, son beau gosse de patron sauvera la mignonne imprudente des griffes de la momie… et l’emballera aussi sec. Tout est bien qui finit bien donc, puisque la méchante Zita est pulvérisée (au sens propre) et qu’Hor-Shep-Sut retourne enfin à son sommeil éternel… ou pas.

 

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Bon, le spectateur sait où il met les yeux, et si ce n’était pas le cas, Don Glut est là pour le lui rappeler : dès le générique, deux jumelles à poil (et égyptiennes comme moi) se trémoussent en stéréo avec gros seins en avant et frottage de fesses en bonus. Oh, mais… ne seraient-ce pas les jumelles Potter, Crystal et Jocelyn de leur joli prénom ?? Ben si. Tapez donc leur patronyme sur YouPorn ou Coqnu, et vous comprendrez… Cette fois, le Glut convoque donc de la hardeuse accomplie, doublette gourmande de la pipe goulue et duo sororal du vice parfait : autrement dit Taylor (Jocelyn) et Tyler (Crystal) Starr, petites pornstars qui fricotèrent d’ailleurs avec la Stormy Daniels en d’autres lieux : oui, celle que Donad Trump connaît bien a priori… Le Monde est tout petit quand on le mate en format Z. Elles sont ici les mutiques suivantes de Nephtys, roulant des yeux de chatte et montrant des seins déments au quidam tout ému. On a donc bien compris : The Mummy’s Kiss opus 2 marche dans les pas du premier tome, festival de boobs impensables et de filles improbables. Les nibards sont d’ailleurs mis dès la 10ème minute, lors d’une séquence saphique pur softcore, avec sirènes sublimement calibrées qui se touchent au coin du feu (les blondinettes Susan et Peggy, alias Stacy Burke et Lorielle New) : ça paraîtra long aux pisse-froids, mais trop court aux gens bouillants… De l’érotisme en pantoufles certes, mais confortable et chaleureux, d’autant que chez nous on aime bien Christina Nguyen : la belle se tartine de crème pour faire joli et exhibe (toute) sa plastique dans les dernières séquences, ronronnant aux assauts libidineux de Zita Furneaux – sacrée cochonne – et de sa boobs army. C’est bien simple, tout le monde dégrafe son chemisier dans le film, les déesses et les mortelles, les gentilles et les méchantes, les belles plantes et les belles plantes : ça se tripote à tour de bras, et la fac de Whemple est toujours ce vivier de cocottes pas farouches… mais désespérément lesbiennes (point de vue de mec hein).

 

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Le contraste est d’ailleurs délicieux, entre ce monde universitaire hypra sérieux (avec un régiment de professeurs et d’égyptologues), et ces blondasses hyper sexy qui remuent du cul en jouant les mijaurées. On n’y croit jamais bien sûr, mais tout le sel du plat est là justement, dans l’intégrale pochade (Del – Renfield – Howison qui déboule au milieu d’un vernissage) et la citation facile : celle de La Malédiction des Pharaons au premier chef (1959), et celle d’Yvonne Furneaux laissant son nom à l’intraitable méchante du film, sans compter qu’on trouve aussi une professeure Petra Cushing et une jolie Chrissy Lee dans le décor… Suivez mon regard donc, dans un film ultra référentiel qui épuise jusqu’à la corde les motifs du rayon et visite ses soubassements historiques les plus fameux : parfois, Don Glut retrouverait presque le lustre ancien et la photogénie des momies de l’âge d’or – quand le monstre déambule nuitamment dans un paysage embrumé… Mais voilà, le boob conquérant reprend vite ses droits, et l’on aura jusqu’à huit roberts à l’écran en certains plans. Faites le calcul.

 

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N’empêche, la momie d’Hor-Shep-Sut est ici bien plus présente que dans le premier tome, et c’est tant mieux : bras armé de la professeure Furneaux, le monstre est presque ce tueur des slashers lorsqu’il décapite à la machette le propre compagnon de Zita, ou quand il attaque Peggy et Susan en leur demeure. Enfin bon, le nichon n’est jamais loin quand même, car la momie pense d’abord à arracher les corsages de nos belles avant de les kidnapper… De toute façon, on ne crachera pas dans la soupe – aussi clairette soit-elle -, car The Mummy’s Kiss : 2nd Dynasty se révèle finalement plus équilibré que le premier tome, entre érotisme exclusivement saphique et envolées typiquement fantastiques : les effets visuels – souvent cradoques – sont plus nombreux, et le rythme propre au cinéma d’horreur est ici plus enlevé qu’à son habitude dans les productions Frontline. Manière de dire qu’on préfère ce deuxième volet au premier finalement.

David Didelot

 

 

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  • Réalisation: Don Glut
  • Scénarisation: Don Glut
  • Production: Kimberly A. Ray
  • Pays: USA
  • Acteurs: Christine Nguyen, Kylie Wyot, Mark Bedell, Andrea Smith
  • Année: 2006

 

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