Countess Dracula’s Orgy of Blood

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Don Glut est un extra-terrestre. Chercherait-on un équivalent sur notre Terre, un semblable, un frère, que l’on aurait bien du mal à dégoter le spécimen. Né en 1944, ce Texan d’origine aura absolument tout fait et tout touché : un multi activiste de la scène fantastique dira-ton, oiseau rare de nos galaxies, ptérodactyle même, tant le bonhomme nourrit toujours une indomptable passion pour les dinos : il aura consacré aux big lézards des camions de bouquins, des dictionnaires, des documentaires et des films, fasciné qu’il fut par le diplodocus gentil ou le tyrannosaure méchant. La preuve : le mec fut même crédité dinosaurs consultant sur le Carnosaur de Corman en 1993… Ne riez pas, ça pose son homme, car Don Glut est peut-être bien ce chaînon manquant entre la très sérieuse paléontologie et le délire B-Movie du rayon gros reptile. Avec Don Glut, le bonheur est partout en fait, dans la connaissance encyclopédique autant que dans les fugues insensées du film dinosaurien.

 

 

 

Bonheur de l’écriture aussi, car l’ami Glut fut aussi journaliste dans quelques revues spécialisées (cinoche des monstres bien sûr), scénariste de comics bien sentis, et puis romancier : le gars est quand même l’auteur de la novellisation de L’Empire Contre-Attaque en 1980, bouquin qui connut à l’époque un énorme succès… Son titre de gloire pour ainsi dire, même si l’on préfère ici le Glut cinéphile et cinéphage, inventeur fameux du « film de fan » à partir des années 50. Oui, le mec réalisa des kilos de petits films, sacrifiés tout entier aux passions de son enfance et de son adolescence : les super héros Marvel, les monstres antédiluviens de la Universal, la série des I Was a Teenage…, les serials d’antan… Tout passe à la moulinette de l’amour devant la caméra de Don Glut, et tout se mélange parfois, dans d’improbables crossovers que n’aurait pas reniés la Universal des années 40… Enfin bref, Don Glut enquille dans les années 50 et 60 des dizaines de petites choses amateur, et les titres les plus dingues s’enchaînent dans la filmographie du bonhomme : The Teenage Frankenstein, I Was a Teenage Vampire, Teenage Frankenstein Meets Teenage Werewolf, Captain America Vs The Mutant, Superman Vs the Gorilla Gang… Pas un instant la jauge d’énergie ne diminue à l’écran, pas un instant la fatigue ne point chez Don Glut… Jamais blasé en un mot, jamais lassé : producteur, maquilleur, acteur, réalisateur, il est sur tous les fronts de ses courts métrages, à tous les étages de sa création. De l’artisanat comme un sacerdoce en un mot, qui turbine à la passion du genre et des genres. Oui, c’est le Big Bazar des gloumoutes chez Don Glut, le Croque-Monstres Show intégral, et tant mieux pour nous : le gars est bien l’une des mémoires vivantes d’une certaine manière de cinéma, un fin connaisseur du rayon qui plus est, et la preuve édifiante qu’une vie ne suffit pas quand on aime vraiment.

 

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Don Glut l’aura d’ailleurs compris, car dans les années 90, le bonhomme reformatait substantiellement les enjeux de sa carrière et s’acclimatait aux nouvelles attentes du spectateur : overboss de la société Frontline Entertainment à partir de 1994, l’artiste modernisait son cinéma, réinitialisait sa production et répondait alors présent sur le marché du DVD qui claque, et du film indépendant qui brille… surtout sur les affiches. Apparemment en sommeil depuis 2008, Frontline Entertainment était « une société de production sise dans les régions de Los Angeles et de Chicago,  fondée pour la création de films à petit budget, abordables, indépendants et de qualité. » Les mirages de la pub et les sirènes de la promo certes, mais le petit catalogue de la boîte fait quand même fantasmer les zédards que nous sommes parfois : Dinosaur Valley Girls en 1996 (on ne se refait pas…) et ses deux versions VHS – « uncut » ou « familial » -, le diptyque The Mummy’s Kiss en 2002 et 2006, I Was a Teenage Movie Maker : Don Glut’s Amateur Movies en 2006, compilation des âges farouches convoquant quelques films amateurs du Glut, et puis Blood Scarab en 2008, gloubi-boulga fort digeste de mythes fantastiques immémoriaux (la Comtesse Bathory, Dracula et la Momie). Au programme donc, des vieux monstres usinés dans les moules de la zéderie fauchée (bandelettes en crépon et dentiers en plastoc), des clins d’œil au quintal (Hammer, Universal, littérature gothique), des « stars » du genre en fin de parcours dont les noms décoreraient les affiches (William Smith, Richard Lynch) et puis surtout, des gonzesses sublimement calibrées, playmates à la Monique Parent, à la Christine Nguyen ou à la Brinke Stevens pour attirer le mâle qui s’assume.

 

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Au milieu de tout cela, notre Countess Dracula’s Orgy of Blood donc, film shooté en 2003 et sorti sur les étals en 2004 : vendu comme une vague séquelle à un plus ancien Scarlet Countess (autrement dit The Erotic Rites of Countess Dracula, 2001), le truc fait forcément tilter l’amateur. Le titre ferait même bander les gars naïfs que nous sommes, car les mots réfèrent à fond dans les tronches : nana vampire, Dracula en personne, orgy (de fesses et de nibards) arrosée au rouge qui tâche… Et puis quand même : Glori-Anne Gilbert en tête de gondole, starlette blondinette du B-Movie mastoc (The Witches of Breastwick notamment, de l’ami Wynorski), dont les attributs mammaires réveilleraient l’ardeur d’un castrat… Glori et toute une troupe de belles donzelles, car le plaisir est aussi dans la profusion et la variété des formes (Danielle Petty, Jana Thompson, Belinda Gavin et… Olga Hammerstein !). Sans compter la présence de Paul Naschy, guest star des familles in his first American Motion Picture comme le claironne la jaquette. Allez, à égalité avec Tomb of the Werewolf pour ne pas faire de jaloux : la même année, Naschy rejoignait en effet l’équipée Fred Olen Ray dans un film complètement brimzingue lui aussi (avec Michelle Bauer), dernière aventure du lycanthrope Waldemar Daninsky… A voir pour le croire. Bref, une fin de carrière difficile sur le papier, mais tellement incitative pour le spectateur nourri aux exploits passés du loup-garou espagnol. Comme un dernier tour de piste en quelque sorte, et comme un dernier salut aux fans du genre. L’acteur est d’ailleurs remercié à la fin du générique de ce Countess Dracula…, sous les noms de Jacinto Molina bien sûr, mais également de Waldemar Daninsky… Pourtant, Paul Naschy ne doit apparaître qu’une dizaine de minutes à l’écran, mais on prend quand même de toute façon. Ajouter encore Arthur Roberts au casting (Le Vampire de L’Espace, Chopping Mall, Transylvania Twist), dans le rôle du vampire tristounet Lord Ruthven, et l’on tient là le fort bel emballage d’une excitante bonbonnerie, prétexte à tous les plaisirs non coupables. Ne restait donc plus qu’à vérifier si le ramage valait le plumage…

 

 

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Chose fut vite faite, et bien faite ! Premier conseil, amis vampirophiles : oubliez vite vos films Hammer et vos José Larraz, ou même vos Jess Franco… Sale gosse du rayon, Don Glut rue d’emblée dans les brancards de l’élégance érotico-gothique. L’accorte Glori sera une pure vampirette broute-minous, et le mec nous met au parfum dès l’entame : un cercueil qui s’ouvre et laisse entrevoir une belle gonzesse, roberts à l’air et canines en avant. Ok, on a compris qu’Eros et Thanatos seraient convoqués dans Countess Dracula… ; surtout Eros d’ailleurs, tant pullulent à l’écran les nénettes dépoitraillées. Nous sommes donc en 1897, en Californie du Sud. Dans sa propriété, la jolie Roxanne Dumas vit tranquillos avec son frère. Mais un soir, la succube Diana Ruthven apparaît dans la chambrée et séduit la jeune femme, avant de la mordre au sein. Ni une ni deux, son frère prévient le Père Jacinto (sic), moine ermite hanté par son combat contre les créatures infernales : un Van Helsing en bure si l’on veut, qu’un Paul Naschy vieillissant porte assez bien pour tout dire. Oui, ce sont bien les Ruthven qui ont fait le coup, frère et sœur vampires qui sont tombés amoureux de Roxanne, chacun à leur manière… Le moine et le frérot s’en vont alors dézinguer la fratrie maudite, pieu dans le cœur et coup de couteau dans le palpitant. Le Monde est-il enfin débarrassé des immondes Ruthven ? Pas sûr du tout quand on connaît cette fâcheuse tendance du vampire à la résurrection… N’empêche, quelle belle entame et quel chouette quart d’heure, dont on espère alors qu’il pose les bases du film entier : lesbianisme vampirique bien chaud  (à la niche The Vampire Lovers ! Non je déconne, mais bon…) dans une séquence tout à la gloire de Glori, actrice merveilleusement carrossée et singulièrement pourvue question poumons. Et puis des fugues un peu gorasses en plus de cela (signées John Carl Buechler quand même), dont un pieu fiché entre les nibards et la décomposition accélérée des deux goules. Tout cela s’annonce donc fort bien : fesses généreuses, giclées de rouge et ambiance rétro dans les caveaux…

 

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Retour au temps présent, dans la Cité de Anges. Dracula, qui vit à Los Angeles (bon…), décide de ressusciter son vieil ami Lord Ruthven. C’est le dingo Renfield et la fifille Martine qui sont chargés de cette mission. Ruthven et Diana renaissent ainsi de leurs cendres, et voilà nos deux vampires partis à la recherche de Roxanne, car l’amour est éternel comme chacun sait. Du moins la Roxanne du present day, descendante de la Roxanne des temps passés. Les vampires envahissent alors Hollywood et Diana s’en donne à cœur joie dans les quartiers chauds de la cité : Welcome to the Jungle donc, et Hollywood Vampire Hookers comme dirait l’autre ! Sauf que le film accuse très vite un méchant coup de frein, ralenti par les atermoiements de vampires revenus à la vie et les états d’âme de cette Roxanne new generation. Nous passerons aussi une séquence de night-club bien longuette (terrain de chasse de Diana), et il faudra attendre la moitié du film pour revoir Glori-Anne Gilbert dans ses œuvres : un strip-tease brûlant pour le coup, et les galipettes subséquentes avec la black stripper du rade. Ouais, ça chauffe carrément dans les slips là, jusqu’à la morsure fatale… Et puis l’excitation retombe quand Don Glut revient à la Roxanne, elle-même lesbienne cependant : on appréciera donc cette séance de touche-nibards en piscine (Rox et sa copine), mais bon, les minutes passent et l’ennui point… jusqu’à l’affrontement final entre le frère et la sœur pour la conquête de Roxanne, et jusqu’au suicide de Ruthven commandé par le spectre du Père Jacinto. Retour à la case départ donc. Il y avait de l’idée hein, et l’histoire contée est au fond assez glauque : Roxanne est en effet au centre de convoitises contradictoires, objet des désirs mâle et femelle. Finalement, c’est Diana qui sème son bordel, car le frérot vampire est sincèrement amoureux alors que la sœurette est plutôt du genre lascif, uniquement guidée par la recherche du plaisir. Oui, c’est #BalanceTaTruie dans Countess Dracula’s Orgy of Blood ! Mais voilà, le scénario ne pousse jamais vraiment les portes entrouvertes et ne prolonge jamais les perspectives esquissées. Car ici, tout est dans la seule joie du balcon, comme en témoigne d’ailleurs la pénultième séquence : un joli moment de triolisme saphique où tout ce petit monde se caresse la fesse, le nichon et l’abricot. Le film sacrifie à peu près tout sur l’autel des culs et des seins, fidèle en cela aux productions Frontline : ce n’est pas forcément pour déplaire, soyons honnêtes, mais on attendait peut-être un petit supplément d’âme, ce petit grain d’originalité qui peut néanmoins faire le sel d’un film très formaté. Non, Countess Dracula… se présente surtout comme une succession de petits segments, presque indépendants les uns des autres, qu’on pourrait mater dans le désordre tant le scénario et le découpage sont ici secondaires…

 

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Attention, tout n’est pas mauvais cependant, et le film fleure même bon les invariants du rayon Z : comme souvent, le sourire du spectateur est dans cette folie des grandeurs, dans cet écart entre le vouloir et le pouvoir d’une production totalement fauchée mais carrément ambitieuse sur le papier : le film est ainsi tourné dans trois décors carton-pâte, toujours en intérieur quasiment, et la musique, pleinement gothique et emphatique, n’illustre jamais vraiment la vulgarité joyeuse du propos. En fait, Countess Dracula… est un dessin animé live ; toutes les contingences de la crédibilité sont sciemment ignorées, et Don Glut balance aux orties cette fameuse « suspension d’incrédulité » : en plein Los Angeles, les lieux sont intacts d’un siècle à l’autre, les squelettes sont encore là où on les a laissés, les vampires vivotent tranquillement dans leur forteresse et ont presque pignon sur rue… On s’amuse bien quoi, et l’on se fout comme d’une guigne du sacro-saint réalisme. Bref, tout est dans le contraste ici, dans ce mélange iconoclaste entre mélancolie romantique du vampire et trivialité crasse du pavé californien : tout à son amour impossible, Lord Ruthven joue de l’orgue… tripoté par une jolie goule asphalteuse. CQFD.

 

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N’empêche, Don Glut connaît l’adage : c’est bien dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs soupes, et c’est bien dans les vieux mythes qu’on tirera encore et encore son inspiration. Dracula donc (Tony Clay ici, qui cabotine à mort), Renfield (Del Howison, insectivore attitré des productions Frontline puisqu’il tient le même rôle dans Scarlet Countess et The Mummy’s Kiss : 2nd Dynasty), et puis Lord Ruthven, vampire des origines né sous la plume de John Polidori dans sa nouvelle séminale, Le Vampire (1819). Tout cela fait évidemment très sérieux au générique… et carrément carnavalesque à l’écran : Dracula devient ainsi le chœur grotesque et extravagant du récit, qui commande les opérations depuis son antre infernal, pendant que Jana Thompson entame une lap dance démoniaque pour divertir son Maître. C’est mardi gras quoi, et Renfileld bouffe ses mouches en lisant des mags d’horreur et en matant un show TV à la Peter Vincent. A la fin, toutes les gagneuses vampires de L.A. seront conviées « in the House of Dracula » comme dit alors le Maître moustachu… dont on s’aperçoit soudain qu’il ressemble beaucoup à John Carradine : seuls les fanatiques comprendront. Qu’il fait bon d’être une créature de la nuit quand même, et qu’on attend la suite quand Martine, un peu blasée, balance à l’ami Renfield : « First my father, now this Lord Ruthven… Who’s next ? The Creature From the Black Lagoon ? » Si seulement Martine, si seulement…

David Didelot

 

Un deuxième avis médical, Dr. Butcher ?

Vous n’avez jamais eu la sensation que, malgré leurs évidentes qualités et leur statut mérité d’oeuvres cultes, Le Cauchemar de Dracula et le Dracula version Lugosi semblaient légèrement incomplets, qu’il manquait un indescriptible je-ne-sais-quoi ? Heureusement, le touche-à-tout Donald F. Glut (réalisateur de gros Z monstrueux, scénariste de dessins-animés comme Transformers et Les Maîtres de l’Univers, doubleur pour quelques animes japonais, auteur et comédien à ses heures…) apporte l’élément manquant au mythe de Dracula via son Countess Dracula’s Orgy of Blood : des bombasses siliconées ! C’est d’ailleurs à peu près tout ce que le chaland obtiendra dans ces rues et cryptes malfamées, parsemées de prostituées aguicheuses et de succubes se baladant les tétons à l’air. Ouaip, on est plus du côté rebondi et franc du caleçon de chez Brazzer que dans l’érotisme gentillet de la Hammer, même si Glut, en bon fan qu’il est (le gars réalise des courts fantastique depuis les années 50, tout de même), n’oublie pas de brosser ses semblables dans le sens du poil. En misant ici et là sur le gore (John Carl Buechler confectionne quelques effets, sans doute pour un chèque peu généreux en zéros) ou en conviant un Paul Naschy vieillissant à la fête, histoire de lui faire jouer un moine spectral tourmentant Lord Ruthven, noble vampire revenu à la vie et se nourrissant du jus rougeaud des putes des bas quartiers alentours. Soyons honnêtes, néanmoins : le copain Jacinto Molina n’est là que pour apporter un soupçon de légitimité à un projet misant plus largement sur les courbes de ses actrices, et sur celle de la blonde Glori-Anne Gilbert en premier lieu. Bien sûr, la belle se voit offrir un pieu entre les deux seins (avec Naschy dans le coin, on peut causer de branlette espagnole), mais l’aspect horrifique est de toute évidence sacrifié au profit des contours érotiques. Pas un soucis lorsque l’on a de la beauté comme Jana Thompson à disposition, plus ennuyeux lorsque le tout souffre d’un long ventre mou en milieu de métrage, la parlote prenant le pas sur tout le reste. Le temps devient dès lors un peu long, et même si la compagnie est bonne (sans surprise, les filles sont torses nus de la première à la dernière minute), Countess Dracula’s Blood Orgy peine à maintenir l’attention plus de 10 minutes consécutives. Dommage car émane du tout une vraie bonne ambiance et une réelle envie de bien faire, couplée à un casting véritablement sympathique, avec dans le rôle d’un Renfield bouffeur de cafards un Del Howison bien connu des horror addicts californiens puisqu’il tient, avec son épouse, la librairie Dark Delicacies, temple de l’épouvante riche en DVD et bouquins sur le genre, qui organise régulièrement les D-Day of the B-Movies. Soit de bien belles journées permettant de faire signer ses DVD par David DeCoteau, Charles Band, Jim Wynorski, Mick Garris et à peu près tout ce que Full Moon a compté de Scream Queens. Excusez du peu…

Rigs Mordo

 

 

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  • Réalisation: Donald F. Glut
  • Scénarisation: Donald F. Glut
  • Production: Kimberly A. Ray, Donald F. Glut
  • Pays: USA
  • Acteurs: Glori-Anne Gilbert, Arthur Roberts, Danielle Petty, Paul Naschy
  • Année: 2004

 

 

3 comments to Countess Dracula’s Orgy of Blood

  • Roggy  says:

    Evidemment, je ne connaissais pas et il n’y a que David pour sortir la substantifique moelle poétique de cette œuvre que le petit Rigs s’est empressé de reluquer. Décidément, il s’en passe de belles au fond de la crypte, surtout d’excellentes chros, même si le film ne me fait pas envie 🙂

  • David DIDELOT  says:

    Merci Roggy ! 🙂

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