Bonne année 2018!

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malevolentteaser

Nouvelle année, nouvel édito, nouveau syndrome de la page blanche ! Eh ouais, on a beau avoir douze mois de plus au kilométrage, on ne sait pas toujours quoi retirer de ces 365 jours, quelles leçons tirer des nouvelles expériences faites au cours de la cuvée 2017. Il faut aussi admettre que la vie sur Toxic Crypt fut un long fleuve tranquille, dernièrement : affairé à la conception du premier numéro de Black Lagoon, puis à celle du second et du Vidéotopsie 20, je me suis contenté de la routine me voyant dégainer une chronique tous les deux ou trois jours, sans chercher à retourner la fourmilière ou revoir mes habitudes. Pas de gros ou petits dossiers, peu de news, l’abandon des éditos autres que celui du nouvel an (quand on a rien à dire, autant la boucler non ? Et je n’avais pas grand-chose à raconter cette année) et aucune interview en 2017, la dernière, celle de Jérémie Damoiseau (auteur de l’excellent livre Punisher, l’histoire secrète), remontant à novembre 2016. Tout cela n’est pas de la fainéantise, ni même un désintérêt envers le site – même si j’avoue avoir régulièrement des poussées de « Je me verrais bien tout arrêter, tiens ! » – mais plutôt un manque de temps pour varier les activités. Et aussi un manque d’opportunités, quelquefois, surtout concernant les interviews, pas toujours faciles à dénicher. Sans aller jusqu’à dire que c’est la croix et la bannière pour récolter les sentiments de nos chers artistes, force est de constater que motiver les troupes à répondre à une dizaine de questions demande de la persévérance, pas toujours récompensée. Faut parfois s’accrocher sacrément pour réunir ne serait-ce que d’évasives réponses, balancées à la va-vite par des auteurs ou acteurs à la popularité souvent limitée mais se sentant encore trop importants pour daigner vous accorder quelques minutes de leur temps. Bien sûr, on tombe aussi sur des gens charmants, ravis d’approfondir leur carrière avec vous, et aussi des personnages heureux de pouvoir converser à vos côtés mais n’ayant pas toujours le temps de le faire, ce qu’ils vous feront comprendre le plus gentiment du monde. Mais voilà, on restera surtout avec cette sensation tenace que la plupart s’en foutent un peu, et que dans les meilleurs des cas on se retrouvera les mains vides, ou avec des résultats que l’on hésitera à publier…

Je ne citerai point de nom, le but n’étant bien évidemment pas de se venger (car au fond je m’en fous un peu et ne tient rigueur à personne, je peux même comprendre) ou de ruiner quelque réputation que ce soit, mais c’est avec peu d’émotion que je me remémore que, voilà plus de dix ans, un acteur respecté du monde horrifique avait répondu aux questions d’un ami par de froids « oui » ou « non », lors d’une interview bien sûr jamais publiée. Peu de pensées émues non plus pour ce réalisateur avec lequel je fus mis en contact par son agent : le bonhomme, un européen bien connu, tentait de financer le troisième opus de l’une de ses franchises les plus populaires, et se demandait si j’étais partant pour une interview visant à aider à la promotion du bousin. Bien sûr que j’étais partant ! Motivé, j’avais foutu l’ami Adrien Vaillant sur le coup et nous passâmes une bonne soirée à préparer quelques questions, une petite dizaine dont nous étions satisfaits. Le metteur en scène m’envoie un mail pour me signifier qu’il est prêt et n’attend que moi, nous traduisons notre bordel en anglais, on lui balance et… plus rien. Plus de réponses, ni de notre nouvel ami, ni de son agent qui n’hésitait pourtant pas à répondre dans la minute auparavant. On avait sans doute été trop lents, avons pris une soirée alors que nous aurions sans doute dû balancer nos questions dans les quinze minutes, et nos gaillards s’étaient probablement rabattus sur un autre site. C’est ainsi et c’est pas bien grave, mais ça ne file pas forcément la gaule à l’idée de renouveler l’expérience. Et ce même si certains jouent clairement le jeu avec une profonde gentillesse (George Stover, que je pus interviewer pour le Médusa 27, fait clairement partie des chouettes rencontres), nous reste dans la bouche le goût de ceux qui n’ont jamais daigné répondre, ceux qui étaient super motivés mais n’ont plus donné signe de vie et ceux qui n’ont semble-t-il jamais ouvert leur boîte mail ! On ne va pas en chier un monticule digne du tricératops de Spielberg, mais c’est toujours un poil frustrant… Reste que l’on va tenter de changer ça en 2018, d’autant que l’exercice m’est plutôt agréable lorsqu’il se déroule bien. D’ailleurs, il se pourrait bien qu’une entrevue déboule dans les jours qui viennent, si Satan le veut bien… Croisez-en un max !

Et ce ne sera d’ailleurs pas de mon fait, ni de celui du grand bouc, mais bien de ma seule et unique recrue, apparue ces dernières semaines. Un petit jeune, au petit C.V. de rien du tout, nommé David Didelot. Vous ne connaissez probablement pas… Pas vraiment le genre d’associations faites au détour d’un casting, et c’est à vrai dire lors d’une banale discussion qu’il fut décidé que le Vidéotopsieur allait user son clavier dans la crypte, quand l’envie lui prenait, sans aucune obligation et avec la carte blanche glissée dans la poche. On ne va pas se mentir, je suis très heureux de l’arrivée du gaillard ici : nous travaillions (et travaillons encore pour quelques mois) ensemble au sein de Vidéotopsie, je ne vais certainement pas cracher sur l’opportunité de prolonger ce plaisir, d’autant qu’il participe, je pense, à augmenter la qualité de Toxic Crypt. Non seulement les chroniques seront un peu plus fréquentes, mais les thèmes abordés par David ne sont pas forcément les miens et apporteront une variété bienvenue, en plus d’une qualité d’écriture évidemment revue à la hausse. Bref, content comme un Télétubbies admirant son soleil à visage de bébé, je suis… Ca deviendra délicat de chroniquer les DVD dans lesquels il laisse apparaître sa tignasse de vieux barbare nourri à Manowar, mais tant pis, ça restera pour la bonne cause !

Mais trêves de bonnes résolutions (promis, on va toutes les tenir !) et place aux vœux : bonne année 2018 à toutes et à tous ! Restez bis, voyez ce que vous avez envie de voir sans vous soucier des modes, réputations et avis des autres, profitez du vent de liberté que nous offre le cinéma d’exploitation pour ne pas vous laisser enfermer dans des positions préfabriquées. Plus que jamais, profitez de ce nouveau départ pour être seuls juges. J’en profite également pour remercier tous ceux qui passent par ici, soutiennent la crypte, partagent leurs impressions en commentaires ou sur les pages Facebook et Twitter, ont la gentillesse de partager nos chroniques sur les réseaux sociaux ou nous offrir leurs retweets. Toxic Crypt fêtera cet automne ses cinq années d’existence, et si le site n’est pas et ne sera jamais un ténor de la toile, sans ces quelques lecteurs, et pour certains amis très proches (voire même de la famille), je n’aurais peut-être pas toujours eu le courage de rempiler. Merci à tous.

Rigs Mordo

10 comments to Bonne année 2018!

  • Pascal G  says:

    Bonne année à toi l’ami et surtout, n’arrête jamais et ne change pas (mais mon petit doigt me dit que ce ne sera jamais le cas 😉 )

  • Nazku Nazku  says:

    Bonne année à toi aussi! Que 2018 t’apporte plein de films bien monstrueux! <3

  • David DIDELOT  says:

    Bonne année mec, mais ça tu le sais déjà, et c’est moi qui suis comme un gosse à l’idée d’écrire chez toi ! Merci encore de m’avoir ouvert ta grille.

  • Roggy  says:

    Bonne année l’ami ! Je sais que ce n’est pas facile tous les jours mais sans toi, c’est comme “Ghostbusters” sans son marshmallow man. Et puis maintenant qu’un metalleux chevelu t’a rejoint, tu es obligé de laisser la crypte ouverte. A très vite, on a besoin de toi 🙂

  • freudstein  says:

    Une super recrue chez toxic crypt!!!
    J’ai adoré son livre sur MATTEI.
    En tout cas bravo pour ton site et bonne année!!!

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