RIP Ulli Lommel

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uliteaser

Quoi de plus désagréable que de commencer la semaine avec une mauvaise nouvelle ? Rien, et c’est bien évidemment pour nous saper le moral qu’Ulli Lommel décida de tirer sa révérence le premier décembre. Certes, le bonhomme n’était pas réellement une pointure du cinéma cryptique que l’on aime tant, et à jamais il restera l’homme d’une seule bobine: The Boogey Man (1980), slasher surnaturel anticipant avec quinze piges d’avance la saga des Destination Finale puisque l’on y croise un tueur invisible jouant les faucheuses par des moyens divers et variés. Son seul méga hit, auquel il donnera une suite 3 ans plus tard (et une autre en 94), une séquelle à la gestation mouvementée (et surtout constituée de scènes tirées du premier film) et à laquelle il ne sera pas crédité. Après et avant cela, une bonne soixantaine de Séries B, quelquefois remarquées, souvent oubliées, Lommel flirtant de plus en plus avec le Z vers la fin de sa carrière, enchaînant les essais « vite faits, pas forcément bien faits » pour gagner sa croute, quelquefois en tant qu’acteur. Citons tout de même Brainwaves (1982) et sa demoiselle sortant du coma avec les souvenirs du meurtre d’une autre, The Devonsville Terror (1983) et sa malédiction fomentée par des sorcières, Strangers in Paradise (1984) et son hypnotiseur nazi jadis cryogénisé s’en prenant aux homosexuels du monde moderne, Revenge of the Stolen Stars (86) et son Klaus Kinski fantomatique, les actioners Overkill (87) et Cold Heat (89), le sexy-thriller sans Nev Campbell Sex Crimes (92), Bloodsuckers (97) et son club vampirique ou encore Alien X Factor (97) et ses conspirations autour du crash d’une navette spatiale. De tous petits budgets, aux sorties ultra limitées dans la plupart des cas, mais quasiment des produits de luxe face aux propositions plus récentes du bonhomme, réduit à surfer sur les tendances du moment pour remplir le frigidaire. On se retrouva donc avec du Zombie Nation, du Uli Lommel’s Zodiac Killer, Curse of the Zodiac, Killer Nurse, Diary of a Cannibal, Dungeon Girl, Son of Sam, Manson Family Cult ou de nouvelles adaptations de Poe (The Raven) ou Lovecraft (The Tomb). Soit autant de tentatives de revenir sur le devant de la scène qui ne seront pas parvenues à lui faire retrouver le succès de Boogey Man, dont il a visiblement tourné un nouvel opus en 2015: Boogey Man: Reincarnation, avec Laurence Harvey des Human Centipede. Pas sûr qu’on puisse voir tout cela de sitôt, mais voilà une belle preuve que l’Allemand a gardé le feu sacré et n’arrêta à aucun moment de verser dans le fantastique ou le petit budget gorgé de tueurs en série.

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