Rayon Action: Episode 14

Category: Rayon Action Comments: 3 comments

raidteaser

La pause est finie, les filles! Il est grand temps de reprendre les altères, de cogner dans le sac, de donner des coups de boule dans le mur! Et tant que vous y êtes, sortez vos gilets pare-balles car ça va mitrailler et cogner sévère dans l’Indonésien The Raid 2: Berandal, Le Protecteur avec Jackie Chan, Black Belt avec Don Wilson et Matthias Hues, et enfin Jusqu’à La Mort avec notre cher JCVD!

 

 

 

 

The Raid 2: Berandal

Gareth Evans serait-il atteint de la folie des grandeurs ? On peut le supposer à la vue de The Raide 2 : Berandal, suite d’une vertigineuse et homérique baston d’un immeuble infesté de malfrats. Un The Raid premier du nom tellement bon que tous les regards se posèrent sur l’Indonésie, dont Evans fut pour ainsi dire le porte-parole, cinématographiquement parlant. Autant dire que lorsque l’annonce d’une suite s’écrasa sur tous les sites spécialisés, le brave Evans fut dès lors attendu au tournant par des hordes de fans espérant au moins la même puissance de frappe que pour le premier opus. Pas de bol, au survival brutal et épuisant, le Gareth préfère les épopées mafieuses, le flic ayant survécu à l’original se voyant désormais forcé d’infiltrer un clan en bisbille avec d’autres organisations. Oubliez la simplicité de The Raid, énorme coup de talon ne se cherchant pas d’excuses pour coller les dentiers au plafond, Berandal joue clairement la carte du récit ambitieux : terminé l’histoire se déroulant sur quelques heures à peine, on passe à une aventure étalée sur plusieurs années ; à la corbeille les petites troupes de 4 ou 5 personnages principaux, c’est ici une dizaine de protagonistes qui vont se lancer des couteaux entre les omoplates ; au diable l’évolution très vidéoludique avec ses étages à passer pour arriver au boss de fin, welcome la stratégie très yakuza-eiga. Pour sûr qu’avec The Raid 2, Evans voulait sortir le Godfather du bourrinage, le Sonatine du kung-fu. Le pari est d’ailleurs plutôt réussi à ce niveau : cela se trahit dans tous les sens, les flics sont de mèche avec un gang mais pas avec les autres, les relations diplomatiques entre Japonais et Indonésiens sont mises à mal, les rivalités gonflent, l’obligatoire passage par la case prison est respecté, les exécutions s’enchaînent, tout comme les enterrements sauvages dans des champs ou les jets de sacs poubelles contenant des corps dans les lacs,… Tout le petit manuel du parfait truand est respecté à la lettre et donc couplé à des scènes d’action faisant le lien avec le premier métrage.

 

berandal

 

Course-poursuite en bagnole dantesque (meilleure scène du film), coups de marteau dans le métro, bagarre à la batte se finissant avec des visages renfoncés, baston dans la boue d’une prison peu chaleureuse, gunfight dans la planque de junkies tournant des pornos déviants, échanges de lames dans une cuisine très vite repeinte en rouge, échange de politesses dans une boîte de nuit,… Pour sûr, la rage est là, et la violence aussi. Voir pour s’en assurer ce visage caché par un casque de moto, bientôt ravagé par un uzi tirant à bout touchant ! Evans veut toujours que les échanges de mandales disposent de l’impact d’un train s’écrasant à pleine vitesse, et il peut bien entendu compter sur ses vieux amis (Iko Uwais rempile bien évidemment dans la défroque du héros) pour distribuer des coups de parpaing dans tous les sens. Les prises font mal, on s’assure toujours qu’un ennemi ne se relèvera pas, le tout avec une caméra captant chaque mouvement avec style et dynamisme. Irréprochable, en un mot ! Oui mais… L’ennui, c’est que la décharge d’adrénaline promise, et présente dans le premier volet, est ici sérieusement amoindrie par toutes les scènes historiques : long film de 2h40, The Raid 2 nous colle dans la salle d’attente bien trop longtemps entre deux tabassages, nous laissant pour toute compagnie des magnats du crime ne causant que territoire et politique. Ce qui pourrait être divertissant si l’on n’avait pas vu tout cela vingt fois… Certes, cela donne un aspect plus épique aux scènes d’action, mais soyons honnêtes et reconnaissons que l’on n’allait pas vers un The Raid pour ce type de divertissement, que si c’était les coups de trafalgars dans tous les sens qui nous attiraient nous aurions plutôt sonné à la porte des Outrage de Takeshi Kitano… Peu de chances donc que cette suite, néanmoins de très bonne facture, sorte aussi souvent de son boîtier que son aîné, plus à même de satisfaire les bas instincts de son public puisqu’ayant la bonne idée de filer droit sans se poser de questions. Alors Gareth, t’es bien gentil, mais la prochaine fois tu fais juste ce qu’on te demande et tu arrêtes de mettre du gras partout, ton égo de conteur on s’en fout, nous…

 

berandalposter

 

  • Réalisation: Gareth Evans
  • Scénarisation:  Gareth Evans
  • Production: Nate Bolotin
  • Pays: Indonésie
  • Acteurs: Iko Uwais, Arifin Putra, Oka Antara, Kenichi Endo
  • Année: 2014

 

 

 

 

 

Le Protecteur

S’il y a bien un action hero qui ne semble pas vieillir, dont les articulations ne semblent pas craquer comme un paquet de Lay’s que l’on ouvrirait avec des moufles, c’est bien Jackie Chan. Certes, notre petit singe malicieux n’a toujours pas abandonné ses rêves hollywoodiens, le plus souvent des cauchemars pour ses fans de la première heure, comme le rappellent les entrées IMDB pour les futurs Rush Hour 4, Karate Kid 2 ou Shangai Dawn. Heureusement qu’il continue de prêter ses talents d’acrobates à quelques productions asiatiques (même si pas toujours très bandantes, voir le dernier Police Story pour s’en convaincre) et qu’il nous reste ses vieilleries… Aujourd’hui, c’est les sandales du Protecteur que nous partons renifler, une bande à l’ancienne de notre star puisque véritable film à costumes, avec ses vilains moustachus aux cheveux longs et ses jolies demoiselles portant le kimono. Et aussi son édition DVD Metropolitan frôlant l’indécence avec son doublage pathétique et son montage repris de la version américaine, ce que l’on remarque bien vite en entendant quelques phrases anglaises oubliées par les doubleurs français et ce récit pas toujours aisé à capter, signe de quelques franches coupes. Mais on a l’habitude et cela fait presque partie des plaisirs Chanesques, au fond… Ainsi, après un générique d’ouverture lourdingue au possible voyant Jackie parodier plusieurs grands films (dont les Zatoichi), nous sommes parachutés dans les petits villages typiques de l’ancien temps chinois, avec ses temples et ses habitants se réunissant autour des offres d’emploi. C’est le cas de Chan (en VF, en VO c’est Jiang), un nazebroque paresseux dénué du moindre talent qui tente vaille que vaille de se trouver un job de garde-du-corps. S’il parvient dans un premier temps à trouver du boulot auprès d’une soi-disant sorcière, il perd bien vite son emploi en l’espionnant durant la nuit, entraînant son courroux. Poussé à la fuite, il se retrouve dans la nature et assiste au combat mortel entre un héros maniant le fouet et un hors-la-loi, une dure joute finissant par la mort des deux hommes. Une chance pour Chan, qui récupère alors les habits du preux chevalier et se fait passer pour lui, au risque de déclencher une suite sans fin de quiproquos pas possibles… Ainsi, notre crétin de service, incapable de se battre efficacement, se retrouve au centre d’une guerre des clans, plusieurs maîtres en arts-martiaux tentant de récupérer des plantes médicinales aux pouvoirs incroyables…

 

protecteur

 

Un peu effacé dans la filmographie de Jackie, Le Protecteur ne peut, il est vrai, guère tenir la comparaison face aux Drunken Master ou aux Marins des Mers de Chine, voire même face à un Dragon Lord. La faute sans doute au fait qu’il s’agit ici moins d’un film de kung-fu que d’une comédie bien grasse : certes, le rire a toujours (ou presque) fait partie du cinéma de Chan, mais on perçoit clairement que c’est ici à une grande farce que l’on va assister. Mendiant pétomane apprenant des techniques inutiles à notre héros, combat contre un gros lourdaud se résumant à des jets d’œufs, vieux vagabond rigolard et grimaçant, brouillamini entre plusieurs voleurs, rêve de notre héros lors duquel il se change en Popeye… C’est évident, Chan (qui avait beaucoup de contrôle sur ses propres productions) avait ici l’envie de faire un cartoon live, donnant une certaine idée de ce qu’aurait pu donner un film de Bruce Lee avec De Funès et écrit par Bugs Bunny. Alors oui, ça échange quelques claques de temps en temps, mais ce n’est jamais avec un grand sérieux et de plus assez rarement, le fana de pirouettes létales étant forcé d’attendre la fin du métrage pour voir enfin les gangs s’écraser la gueule lors d’une bataille générale nettement plus intéressante que les sketchs qui l’ont précédée. Bien sûr, là aussi on rigole un peu : bâton enfoncé dans un anus, cheveux arrachés puis utilisés comme nunchakus, cabrioles souvent plus ridicules qu’efficaces,… Le Protecteur ne se prend donc guère au sérieux et est plutôt recommandables à qui voudrait s’envoyer une comédie vieillotte plutôt qu’aux agités cherchant à voir de vieux maîtres sauter dans tous les sens. Pas mauvais, donc, mais mieux vaut chausser ses pompes de clown avant de rentrer dans le dojo…

 

protecteurposter

 

 

  • Réalisation: Chen Chi Hwa
  • Scénarisation:  Tong Min Chi
  • Titre: Dian zhi gong fu gan chian chan
  • Production: Lo Wei Motion Picture Company
  • Pays: Hong-Kong
  • Acteurs: Jackie Chan, Kam Kong, Man Tai Lee, Dean Shek
  • Année: 1980

 

 

 

 

Black Belt

Et si pour une fois, le Roger Corman devançait la tendance plutôt que de la suivre ? Alors que notre vieux Tonton Roger chassait les dinosaures et traquait les slashers dénudés, on aurait vite pensé que Black Belt, récit d’une chanteuse emmerdée par un psychopathe et faisant dès lors appel à un ancien flic pour assurer sa protection, serait forcément un plagiat masqué du The Bodyguard avec Costner. C’est qu’on imaginant déjà le pape de l’exploitation affalé devant le film, le cul au fond du canapé, sa femme Julie la tête posée contre son épaule, se disant à lui-même « C’est pas mal ce film, mais ça serait mieux avec des arts-martiaux et plus de seins à l’air ! », lançant dans la foulée un petit B Movie dont il a le secret avec Don Wilson, alors sa valeur montante. Et pourtant, son Black Belt sort en mai 92 tandis qu’il fallut attendre novembre de la même année pour que Whitney Houston nous les brise avec ses mélodies trop sucrées. Le réalisateur de L’Attaque des Crabes Géants aurait-il anticipé le futur succès du thriller romantique et aurait tapé dans le même genre peu avant, juste au cas où ? Fort possible, voire probable… On pense en tout cas souvent à ce succès du début des années 90 en matant cet actioner, emballé par deux réalisateurs différents : Charles Philip Moore, scénariste du Not of This Earth de 1995, et Rick Jacobson, derrière un petit paquet de films avec Don Wilson et depuis devenu réalisateur des séries Spartacus et Ash vs The Evil Dead. Deux fiers recrues qui bosseront donc un petit moment pour Corman et sont donc ici priées de mettre en valeur le bastonneur dragonique, alors un poulain rapportant pas mal de flouze au producteur pour des mises pourtant peu élevées à la base. Evidemment, la méthode Corman étant ce qu’elle est dans les 90’s, on sait déjà plus ou moins à quoi s’attendre : une réalisation plutôt anonyme, quelques éclairages pétants, des bastons pépères (pour ne pas dire un peu molles du cul), des seconds ou troisièmes couteaux propulsés sous les projecteurs et du cliché en pagaille. Soit les ingrédients bien trouvables ici, qui disqualifieraient le projet auprès des cinéphiles de bon goût (enfin, c’est ce qu’on leur laisse croire, nous on sait qu’ils ont des palais d’asticots !), des défauts mutant en qualités pour peu que l’on y soit habitué, ceux-ci devenant vite un confortable vieux divan auquel on ne reprochera même pas le ressort qui nous transperce le fion.

 

blackbelt

 

Alors oui, c’est vrai qu’il vaut mieux que Black Belt ne passe pas après The Killer dans votre lecteur DVD, les fusillades étant ici résumées à leur plus simple expression, et si Don Wilson fait des efforts de charisme, on peine toujours à le voir en gros dur. Il n’y peut rien le bougre, il a une bouille sympathique ! Par contre, niveau baston il se rattrape un peu, Corman s’étant payé les services d’une ribambelle de pros des arts-martiaux prêts à se faire arracher les lobes des oreilles par le dragon. Pas des bastons que l’on se repassera en boucle, c’est certain, mais des échanges assez violents pour divertir, les adversaires finissant par cracher du sang avant de rendre leur dernier souffle, alors bien bulleux. C’est plutôt brutal et ça le fait bien, surtout lorsque le maniaque de service débarque. A savoir le titan Mattias Hues (Dark Angel), grand blond musclé comme un dieu grec, ici au lourd passé. Sa mère, une belle chanteuse de cabaret, s’amusait en effet à flirter avec le fiston, lui promettant qu’il deviendrait son mari. L’ennui avec l’inceste, c’est que quand maman s’envoie un amant, le garçon devient jaloux et poignarde tout le monde sans hésitation, emportant même l’annulaire de sa daronne, depuis porté en trophée autour du cou. Et lorsqu’il entend le premier rôle féminin (Deirdre Imershein, étoile filante de la Série B, que la belle paire de seins n’aura pas portée jusqu’à la célébrité) chanter le tube préféré de sa reum, notre grand salaud décide de la tuer à son tour. Et vu que le mec est gaulé comme le Mont Fuji, ça risque de faire mal, le gaillard ayant en prime fait ses classes dans les Forces Spéciales, le rendant capable de tuer un mec d’un simple coup de boule. Ce dont il ne se privera bien évidemment pas… Une partie de métrage sombre, avec flashbacks pesants à l’appui, Hues n’étant pas à un rituel prêt pour donner vie à sa folie. Dommage que cela ne fasse pas tout un film, la bande à Corman décidant du coup d’allonger le récit en balançant des producteurs mafieux dans les pattes de notre chanteuse. Et qui va faire le ménage ? Le bon Wilson, évidemment, qui ira jusqu’à se la taper ! Dommage que l’on retrouve dans ces instants l’ambiance un peu trop classiques de la petite production aux muscles saillants (dojo, méchants en costume, rixe dans un bar miteux avec des motards barbus,…), Black Belt étant plus convaincant en tant que psychokiller malsain. Pour le reste, on tient là un plaisir mineur mais bien présent, complet en cela qu’il ne se refuse aucun genre, l’érotisme succédant à l’action, le suspense à la romance. Sans doute l’un des plus beaux Don Wilson, même si on le doit surtout à son rival du jour, le charismatique Matthias Hues, qui trouve ici un beau rôle…

 

blackbeltposter

 

  • Réalisation: Charles Philip Moore, Rick Jacobson
  • Scénarisation:  Charles Philip Moore
  • Production: Roger Corman
  • Pays: USA
  • Acteurs: Don Wilson, Matthias Hues, Deirdre Imershein, Richard Beymer
  • Année: 1992

 

 

 

 

 

 

 

Jusqu’à La Mort

Alors qu’il incarnait généralement des romantiques malheureux sur qui tombaient toutes les plaies d’Egypte dans les années 90, Van Damme a pris un sacré virage en tant qu’acteur dans les 2000’s. Un certain âge venant en même temps qu’une gueule burinée, le bon Jean-Claude fut peu à peu forcé d’incarner des personnages un peu plus sombres, un peu moins honorables, au point que les alcoolos, drogués et autres dépités de la vie sont devenus sa nouvelle norme. Preuve en est Jusqu’à la Mort, où le Belge incarne Anthony Stowe, pas franchement une figure de bonté ni un enfant de chœur faisant bien gentiment la quête auprès des p’tits vieux. Le gaillard est plus ou moins en instance de divorce avec sa légitime, qui essaie de recoller les morceaux avec lui alors que notre Bruxellois au front bossu lui pose un lapin pour aller enculer une prostituée sur une table de billard. Le salopiaud est en prime un junkie avéré partant se piquer dans les bois, avant d’halluciner que des vieux travestis flippants viennent le scruter. Il est aussi un flic pas franchement reconnaissant (un de ses collègues lui rend un service et il le fait virer !), brutal (interrogatoires musclés inside) et donc assez ripou sur les bords. Un ange avec des ailes de corbeau, pour résumer. Et un héros sombre particulièrement obsédé par Callahan (Stephen Rea de Stuck), ancien coéquipier de Stowe devenu le mafieux le plus en vue de la Nouvelle Orléans, où se situe l’action. Et durant son enquête pour remonter jusqu’à son ancien ami devenu pire ennemi, notre policier à la dérive finira par se prendre une balle dans la tête lui collant un bon coma de six mois dans la caboche… Une fois réveillé, Stowe a tout le loisir de réfléchir à ce qui ne va pas dans sa vie (soit à peu près tout) mais aussi comment il va se débarrasser de Callahan. Plus un film noir qu’un film d’action, cet Until Death emballé par Simon Fellows (7 Seconds avec Wesley Snipes, Second in Command avec JCVD), promu réalisateur parce que Ringo Lam a refusé le projet. On sent d’ailleurs que la pelloche, produite par Avi Lerner et sa société Millenium Films (les Expendables, John Rambo,…), piochait son inspiration dans le cinéma asiatique puisqu’il reprend quelques scènes où une dizaine de personnages se tiennent en joue (comme dans City on Fire) et quelques idées que l’on aurait pu trouver dans un bon polar made in HK (les douilles qui se rentre dedans en plein vol). Malheureusement, Fellows n’est pas Lam et on le sent à chaque scène un peu musclée.

 

untildeath

 

Car si le réalisateur semble assez appliqué et ne se contente pas du strict minimum, proposant même quelques idées visuelles (même si pas toujours utiles, ni réussies, comme ces plans tournoyants), force est de noter que le gaillard ne sait tout simplement pas donner d’énergie à ses fusillades. Molles et captant avec peine l’action, ces séquences se contentent bien souvent d’un simple « Je me cache quand tu tires, je tire quand tu te caches ! » particulièrement pénible et emmerdant. Les coups de feu ne claquent pas, le montage est englué, le rythme et le tempo sont retournés se coucher et la violence n’éclate jamais réellement, tout comme l’urgence. Si vous vous lancez dans Until Death avec l’espoir de vous retaper une tuerie à la Chasse à l’Homme, vous êtes donc bien mal barrés… Reste cependant un film noir qui se regarde d’un œil mi-clos, avec un Van Damme changé en loque humaine assez intéressant à suivre, d’autant que l’on se demande comment cela va finir. Bon point, Fellows se refuse un happy end trop évident et laisse à son métrage une certaine méchanceté, les protagonistes tombant comme des mouches au fil du récit, transpercé de multiples trahisons. Pour sûr qu’avec un metteur en scène un peu plus talentueux, on aurait pu avoir une très bonne Série B, voire même un petit classique de JCVD. A l’arrivée, on a un produit regardable mais hanté par le spectre de ce qu’il aurait pu être. Difficile dès lors d’en profiter pleinement…

Rigs Mordo

 

untildeathposter

 

  • Réalisation: Simon Fellows
  • Scénarisation:  James Portolese, Dan Harris
  • Production: Avi Lerner, Moshe Diamant,…
  • Titre: Until Death
  • Pays: USA
  • Acteurs: Jean-Claude Van Damme, Stephen Rea, Selina Giles
  • Année: 2007

 

 

 

3 comments to Rayon Action: Episode 14

  • Roggy  says:

    Au milieu des Jackineries et Vandameries, « The Raid 2 : Berandal » détonne un peu. Je suis globalement d’accord avec toi sur la qualité du film. Même si les scènes d’action font toujours aussi mal, l’ensemble est enrobé par un scénario trop compliqué, et le film est vraiment trop long. Comme toi, je préfère le premier opus qui reste plus primal et de fait plus réussi. Dans le même style « film de baston », je te conseille le récent « Headshot » des Mo Brothers avec également Iko Uwais. Le scénario pêche aussi sur la longueur, en revanche les bastons sont mémorables et frappent très forts.

  • Roggy  says:

    God is back ! 🙂

Leave a reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>