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Trash Times Numéro 19

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Les temps sont durs certes, mais les temps sont trash : Trash Times opus 19 donc, qui s’étale sur nos étals en ce printemps 2019, après un crowdfunding Ulule couronné de succès. Les livres, les films et les zines désormais, au bon vouloir du financement public et de contributeurs généreux… Bon, chacun fait ce qui lui plaît comme disait l’autre, et chacun fait comme il peut surtout, car il est vrai que l’accouchement d’un fanzine – aussi beau que celui-ci – ratiboise vite question picaillons. Seul compte le résultat de toute manière : en un mot, pourvu qu’on ait l’ivresse et qu’importe l’alambic.

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Terreurvision numéro 6

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L’habitude est prise désormais, et c’est une bonne habitude : depuis six ans déjà, le fantasticophile Nicolas François-Tholozan (Nico Tho sur les réseaux) compile et chronique les films de trouille sortis pendant l’année écoulée : Terreurvision autrement dit, ou votre rendez-vous avec la peur comme dit l’accroche. Belle reconversion quand on sait que Nico fut aussi le boss du fanzine Suspiria au début des années 2000 : les collectionneurs iront fouiller dans leur caverne… Terreurvision donc, un fanzine aux contours bien dessinés, à la ligne éditoriale claire et précise, qui ne souffre ni surprise ni déception puisqu’on sait où l’on marche et où l’on va : ici, pas d’obsessions bis ni d’improbables raretés, mais le panorama complet d’une année d’horreur et de frissons, soigneusement dressé par l’ami Nicolas.Inaugurée dans l’opus 5, la rubrique Enter the VOD ouvre le ban, sacrifiée à cette « nouvelle » manière de consommer du film via le monstre Netflix notamment. De belles surprises distribuées sur la plateforme, comme ce Watch Out joliment troussé… Puis vient le corps du zine, ces quelques 40 films passés au crible de la subjectivité la plus assumée : nous sommes souvent d’accord avec Nicolas (tableaux d’honneur à Ghostland), moins parfois (le surévalué Sans un Bruit), mais l’écriture absolument parfaite des chroniques fait chaud au cœur et aux yeux, tant l’ensemble se veut argumenté, éclairé, passionné et savant. Et puis surtout, Nico n’a jamais ce tic insupportable des gens blasés, sachant encore s’emballer après toutes ces années : la marque des hommes sincères, et des vrais amoureux du genre.

L’année défile donc en titres incontournables et en plus petites choses, en buzz immérités (Hérédité) et en trucs moins fameux qui eussent pourtant mérité meilleur sort critique. En cela, Terreurvision fait œuvre de salut public, mémento essentiel pour se rappeler les bonnes choses passées, les coups de bluff et les injustices… parfois réparées à la faveur d’une édition DVD/Blu-ray. En l’espèce, Nicolas n’en oublie donc pas les plus belles sorties qui scandèrent l’année 2018 : sous la toise, les beaux mediabooks ESC consacrés à la Amicus et les très chouettes coffrets Artus Films dévolus au cinéma gore de Lucio Fulci, sans oublier le fameux Jeu d’Enfant de Tom Holland (toujours chez ESC). Au final, se dessine une image de l’année passée, une couleur et un parfum : 2018, c’est le millésime du faux remake (Suspiria), de la sequel plutôt réussie (Halloween), de la suite méchamment ratée (Jurassic World : Fallen Kingdom) du spin-off moyen (La Nonne) et de la déception carabinée (Leatherface). Oui, encore une année à patrouiller dans le déjà-vu, à vadrouiller dans le prémâché et le déjà conçu. Heureusement qu’il y eut The Devil’s Candy, Le Rituel et le petit frenchie Cold Ground, found footage sympatoche dont le réalisateur est d’ailleurs interrogé dans le présent numéro. Comme le Belge Jonas Bloquet d’ailleurs, héros de La Nonne.
Bref, si la couverture a perdu de son épaisseur et de sa brillance (so what ?), et si le zine a très légèrement maigri (48 pages), Terreurvision fait toujours ce beau travail d’archives et de mémoire, qui propose une mise en page simple et carrée, très confortable à la lecture. Prions maintenant pour que Nicolas continue à éditer son fanzine sur papier (nous sommes du vieux Monde), et que l’année 2019 soit un peu plus riche d’originalité et de vraies surprises. (Contact : http://www.terreurvision.com/ : le zine est dispo au format PDF au prix de 3 euros, et en version papier au prix de 6 + 3,20 euros de frais de port).

David Didelot

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Scream numéro 16

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Qu’Eric Denis me pardonne, mais la profession de foi qui gouverne à tous les Scream mérite bien d’être reproduite ici, extraite de l’une de ses dernières lettres : « J’aime tellement le cinéma bis et j’essaie de le faire apprécier à ma poignée de lecteurs. » Point barre et point final. D’une simplicité biblique, et d’une honnêteté parfaite. D’où cette fringale de la plume, d’où cette compulsion du clavier chez Eric Denis, sans calcul ni compromis : depuis des années maintenant, les Scream s’enchaînent et se ressemblent, et l’on ne parle là que de cette dernière série née dans les années 2010 (n°1 paru en 2013)… Plus encore, le bon Eric fait du prosélytisme bis puisque il convertissait sa fille il y a peu – Emilie, l’enfant des ténèbres – aux joies de fanzinat et aux plaisirs du ciné populaire. Tel père telle fille en un mot...

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By the Sword – Chronique de l’Heroic Fantasy au Cinéma

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Yeah, we’re warriors, warriors of the world comme diraient nos bestiaux de Manowar : alors please Thierry Augé, tell me a story, celle de l’heroic fantasy au cinéma… Dans une yourte si possible, au feu crépitant et sauvage d’un foyer rustique. Pas dans La Séance à Roggy hein – site imparable s’il en est – mais sur beau papier, comme dans l’ancien Monde (qui a définitivement du bon), et dans un fanbook déjà majeur pour qui bande dur aux exploits des Conan, Frodon et autres Roi Arthur, ou de leurs petits frères – même les plus mal fagotés.

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Scream numéro 15

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Décidément, la famille Denis est une famille en or (pardon pour la réf.) : dans la maisonnée, je demande le père – Eric, et la fille – Emilie, qui enquillent les numéros de Scream sans sourciller ni bavarder alentour. Fanzine aux multiples séries, né à l’entame des années 80, Scream ne s’adresse qu’aux vrais connaisseurs, peinards dans leurs cavernes et loin du babillement des réseaux. En effet, le fanzine d’Eric Denis a construit sa belle réputation dans la régularité métronomique de ses parutions et la passion simple de son boss pour le cinéma bis. Point barre. Dans son opus 14 (juin 2018), Eric nous causait ainsi des Mad Max à l’Italienne, et voici qu’il revient dans la Botte cet automne, pour un volume 15 entièrement sacrifié à Nicoletta Elmi. Qui ? Nicoletta Elmi, gamine maléfique (ou pas) du cinéma bis italien, redhead qui dira forcément quelque chose au client du rayon, sans que l’on mette d’emblée un nom sous la bobine de la rouquine. En parcourant la carrière de la donzelle, on s’aperçoit que la petite Nicoletta fut d’abord une comédienne-enfant, avant que d’être une comédienne-tout court : souvenons-nous de La Baie Sanglante et du Baron Vampire si l’on cause Mario Bava – elle n’a alors que 8 ans -, de Qui l’a Vu Mourir ? et d’Emilie, l’Enfant des Ténèbres (dans des rôles plus substantiels), ou des Frissons de l’Angoisse bien sûr, dans la peau d’une étrange enfant s’amusant à torturer les insectes… Bien sûr, il y eut le cas Demons en 1985 (la belle ouvreuse du Metropol, transformée plus loin en goule déchaînée),  mais le parcours de Nicoletta Elmi reste définitivement attaché aux seventies, et à cette bizarre angélité d’un minois tout à la fois innocent et inquiétant. Bref, une telle actrice méritait bien pareil dossier, 50 pages richement illustrées, fabriqué selon les règles de la maison : approche chronologique des faits, synopsis et avis critique à chaque film évoqué, tout cela commandés par la bienveillance contagieuse d’Eric et d’Emilie. L’enthousiasme aussi, qui pousse père et fille à fuguer parfois, et à sortir des clous pour déclarer leur flamme au Frissons de l’Angoisse ou à La Baie Sanglante : les films deviennent alors prétextes à des envolées critiques plus denses, qui sont largement bienvenues pour tout dire. On sent en ces pages un stylo plus libre, affranchi de son objet principal, comme on perçoit cette volonté de faire famille autour du cinéma populaire, quand Eric partage sa passion pour telle édition DVD ou telle publication bis du cru… Oui, s’il ne doit en reste qu’un au pays des gens sympas et des fanzines sincères, c’est bien Eric Denis et toute la collection Scream. (Pour en savoir plus et commander la chose, toquer à cette adresse : http://cinema-scream.fr/)

David Didelot

Scream15

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Abordages numéro 1 ramène le vieux Myers dans vos bibliothèques!

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Il vous reste certainement un peu de place pour un bol de soupe à la citrouille, non ? Ca tombe bien car le premier numéro d’Abordages, piloté par Jocelyn Manchec, sacrifie ses 25 pages à La Nuit des Masques. Parfait, c’est de saison! Et comme il pense que old-school is da best school, c’est avec ses ciseaux, ses tubes de colle et sa photocopieuse en fin de vie que Jocelyn s’est chargé de la maquette de ce zine résolument à l’ancienne, agrafé comme en 84 et garni de quelques passages à l’écriture manuscrite. Les nostalgiques apprécieront et retrouveront, le sourire aux lèvres et le caleçon humide, ces menues bourdes d’un autre temps, comme ces mots manquants, ces coups de crayon ou de marqueur rajoutés pour palier à certains oublis, et ces photos granuleuses en noir et blanc qui nous en font plus deviner qu’elles nous en montrent. Abordages, c’est donc le retour aux méthodes ancestrales, à une certaine maladresse, pour le coup assumée et presque désirée, comme si le spectre de Pierre Pattin était sorti de son caveau pour user un dernier ruban encreur. Question écriture, on oscille entre les poèmes et chutes de mots en freestyle plus ou moins réussis, quelquefois accompagnées de dessins sentant, eux aussi, le fanzinat des origines, et des analyses. Tantôt portées sur le fond et la forme (étude de la séquence dans l’école, retour sur le caractère d’incapable du Dr. Loomis, minutage du film), tantôt plus personnelles, comme cette première vision d’Halloween pour Vincent Jordan en 86 avec une blonde à ses côtés. Ou encore ce texte, très bon, de Vincent Roussel sur sa première rencontre avec le vieux Myers, l’auteur n’hésitant pas à crier son amour pour les conditions parfois difficiles et cracra via lesquelles les fantasticophiles devaient découvrir leurs futurs classiques. Et le Vinz de viser (et tirer) juste en clamant que « quiconque a goûté le plaisir de ces bandes abimées par un usage intensif du magnétoscope ne peut trouver que grotesques ces délires fétichistes et perfectionnistes de l’ère glaciale du numérique! » Bien dit. Pour en savoir plus sur Abordages et se le procurer, un seul lien, celui de la page Facebook du zine !

abordages

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Scream n°14

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Quand s’arrêtera donc Eric Denis, l’heureux Stakhanov du fandom frenchie ? On espère jamais, tant les parutions régulières de Scream, son bébé, réjouissent toujours les cœurs des bisseux que nous sommes. Jugez-en plutôt : en décembre dernier, le mec réchauffait nos corps roides par un numéro largement sacrifié à la superbe Ingrid Pitt. Qui dit mieux pour passer l’hiver au chaud ? Personne. Et voici qu’en ces jours plus cléments, le bonhomme s’en allait explorer les carrières romaines et les décors pauvrets du Mad Max spaghetti. J’en vois déjà qui sourcillent, circonspects et méfiants : OK, la chose fut déjà débroussaillée à l’envi, et les fleurons du rayon – peut-être le dernier des « filoni » d’ailleurs, si l’on excepte l’érotiquerie post Adrian Lyne – ne sentent pas vraiment la rose comparés aux petits classiques du giallo, du polar, du gore ou même de la SF. Un genre bâtard quoi, qui renouvelait maladroitement les motifs de l’antique western spagh’, comme l’heroic fantasy loqueteuse empruntait le sillon du glorieux péplum ; un genre mal vu par « l’élite » en un mot, mais sacrément apprécié par le commun dont nous sommes… dont je suis en t...

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Oraison Funèbre pour Chair Blême n°1

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Il y a quelques mois, Yannick Maréchal jetait un sacré pavé dans le marigot (parfois) ronronnant du fanzinat : cet énorme Reggae & Horror – The Black Curse of Bloody Island, fanbook sacrifié aux affinités du reggae et du cinéma d’horreur. Le sujet méritait bien une telle somme (plus de 200 pages quand même), d’autant qu’il ne tombait pas vraiment sous le sens et n’allait pas exactement de soi dans des têtes vides comme la mienne. Mais c’était sans compter l’immense culture du mec et les tonnes d’infos qu’il accumula sur le thème au cours des années. Merci donc à Yannick Maréchal, chercheur sourcilleux et guide érudit d’univers pas franchement mainstream dans la littérature fanzinesque… Résultat : un ouvrage de référence désormais, collector s’il en est puisque tiré à une cinquantaine d’exemplaires seulement...

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Cathodic Overdose 3

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Un fanzine, c’est un alcool particulier, un parfum unique et des racines très personnelles… Celles de Matthieu Nédey sont vivaces et profondes : elles plongent dans l’univers fécond des « mutants, [des] trucs qui se transforment petit à petit pour devenir des bidules monstrueux, boursouflés, gluants, fondants et ...

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La Fraîcheur des Cafards numéro 6

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Besançon : Victor Hugo, la citadelle, la cathédrale… Et puis ses cafards, dont on attendait des nouvelles depuis un petit moment déjà, désespérés que nous étions de ne pas voir grouiller les blattes sur nos tables de nuit et nos canapés. La vermine en chef, Val le Blond (mais est-ce un vrai blond d’ailleurs ?) s’en explique dans un éditorial tout à son honneur, franc du collier et sincère du garrot : relire Le Loup le Chien de l’ami La Fontaine, et vous comprendrez qu’il vaut encore mieux être loup, même dans le fanzinat…

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