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Qui veut se faire éventrer par Ecstasy of Films ?

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Décidément, Lucio Fulci est à la fête par chez nous, puisqu’en plus d’Artus Films, dont L’Enfer des Zombies version digibook et HD est désormais disponible (on en reparle très vite, promis juré craché), voilà qu’Ecstasy of Films vient d’apporter quelques précisions quant à leur sortie future de L’Eventreur de New York, sans conteste l’un des meilleurs films du goreux rital. Outre un Blu-Ray que l’on imagine techniquement impeccable, on aura bien évidemment droit à toute une brouettes de bonus qui font plutôt triquer (et vous savez pourtant que l’on ne se durcit pas facilement par chez nous) : entretiens avec l’illustrateur Enzo Sciotti, le scénariste (qui n’a pas sa langue en poche…) Dardano Sachetti, le mélomane Daniele de Gemini, Antonella Fulci qui est la fille de qui-vous-savez, un docu avec les trois acteurs principaux du métrage, un livret de Lionel Grenier et probablement la B.O. pour compléter le tout. Le petit supplément en plus que l’on voit déjà faire la différence ? Sans doute ce 42nd Street Memories: The Rise and Fall of America’s Most Notorious Street de 82 minutes semblant justifier à lui seul que l’on passe à la caisse. Bref, on se rase déjà le bide pour se faire éventrer par cette édition plus que prometteuse, mais c’est une habitude avec l’éditeur…

Notons également que leur édition de Society vient de passer au stade des précommandes, belle occasion de retourner dans le monde aussi charnel que déglingué de notre ami Brian Yuzna. En haute déf’ bien entendu, avec une collection de bonus là encore intéressants : interviews du Yuzna, Screaming Mad George, des acteurs, livret pour prolonger l’expérience… La bête étant limitée à 1000 exemplaires, s’agit comme toujours de ne pas trop traîner et de foncer sur le site de l’éditeur !

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Black Lagoon numéro 2, les précos sont ouvertes!

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Ayé, il arrive! Après un peu plus d’une année de travail acharné, à avaler de la bobine et la recracher sur des fichiers Word (enfin, quand le programme ne fait pas des siennes…), pour ensuite coller tout cela sur des pages photoshopées, le second numéro de Black Lagoon s’apprête à sortir de terre ! A l’intérieur, peu ou prou le même esprit que pour le premier numéro puisque l’équipe reste à peu de choses près la même: moi-même et Jérôme (Ze Curious Goods) comme concepteurs, Thierry Augé (La Séance à Roggy), Adrien Vaillant (L’Imaginarium), Frédéric Tognet (Excalibur Comics) et notre petit nouveau, le stagiaire David Didelot de Vidéotopsie, comme rédacteurs. Sans oublier le sexy Fanzinophile à la correction, bien évidemment ! Au menu: un gros dossier sur Jim Wynorski (Chopping Mall, Deathstalker 2, Sorceress,…), roi de la Série B ayant fait ses classes chez Roger Corman, grand amateur de monstres et de fortes poitrines, et réalisateur d’une bonne centaine de bandes gluantes, que nous avons eu la chance d’interviewer. Bien sûr, on se fend de plus de cinquante pages de chros sur ses oeuvres les plus typées horreur/SF, même si nous nous penchons aussi sur ses tentatives érotiques ou ses téléfilms pour marmots au détour d’un encart ou l’autre. Et puis, tant qu’on était dans les marécages pour le bien de son Le Retour de la Créature du Lagon, on s’est dit que c’était l’occasion d’y aller d’un petit dossier de 15 pages sur Swamp Thing, disséqué de A à Z: la bande-dessinée, les films, la série télévisée, la version animée, le jeu-vidéo Nes, la gamme de jouets,… Tout a été passé au crible, en compagnie du géant vert de DC ! Et histoire de varier les plaisirs, on revient également sur la carrière d’Ivan Cardoso, ami des monstres venu du Brésil, on se perd dans la psyché de travers de Klaus Kinski via ses autobiographies et on va voir du côté de la petite lucarne américaine pour le bien de MonsterVision, émission culte pour les yankees puisque diffusant, jadis, des tonnes de pelloches d’épouvante. Bien entendu, les rubriques habituelles seront de la partie, comme Craignos Sentai pour se rappeler qu’il n’y a pas que des gravures de mode chez les Japonais, ou les News en début de zine pour causer un peu des copains et de différents trucs qui valent le coup. Mais quelques nouveautés feront leur apparition, comme Domestic Terror, nouvelle rubrique consacrée à quelques sorties dvd plus ou moins récentes, et Diabolus in Musica, duo de pages branchées sons métalliques.

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Niveau pratique, le prix ne change pas plus que la pagination: 10 euros pour 100 pages. Par contre, nos amis de la Poste ayant changé leurs prix, une petite augmentation se fait sentir question frais de port, ce que nous déplorons bien évidemment. Voici néanmoins la marche à suivre si d’aventure vous désirez pré-commander le fanzine, dont la sortie est prévue pour le mois de mai:

Pour effectuer votre commande vous avez donc deux options :

– Vous réglez avec un compte Paypal.
Sur la page de votre compte Paypal vous cliquez sur « Payer ou envoyer de l’argent », puis sur « Envoyer de l’argent à vos proches ». Ne choisissez jamais « Payer des biens ou des services » sinon Paypal se servira au moment de la transaction. Apparait ensuite un cadre où il vous suffira de renseigner l’adresse mail du fanzine « fanzineblacklagoon@gmail.com ». Phase finale sur la page intitulée « Vous envoyez de l’argent à Black Lagoon » : renseignez le montant total de votre commande (prix du ou des fanzines (10 euros par zine) + frais de port), ajouter un petit message avec vos coordonnées et cliquez sur « Continuer ». SURTOUT N’OUBLIEZ PAS D’INDIQUER VOTRE ADRESSE AVANT DE VALIDER !!!
Si vous avez du mal à suivre tout ça vous pouvez vous référer aux deux captures d’écran ci-jointes (cliquez sur chacune d’elles pour avoir tous les détails)

– Vous réglez par chèque à l’adresse suivante : « Jérôme BALLAY, Le Catinat, Place Albert Serraz, 73800 MONTMELIAN ». N’oubliez pas de bien préciser votre adresse si elle ne correspond à celle présente sur le chèque.

Concernant les frais de port, ceux-ci sont très simples à calculer, le poids d’un seul exemplaire faisant 500 g, vous pouvez retrouver tous ces tarifs sur le site de La Poste :
– pour tout envoi en France ils se montent à 4,80 euros pour un exemplaire et à 6,40 euros pour 2, 3 ou 4 exemplaires.
– Pour tout autre pays européen, grâce au tarif « Livres et Brochures » on a 1,32 euro pour un exemplaire, 2,55 pour 2 et 3,40 pour 3 et 4 exemplaires.
– Concernant les pays hors communauté européenne ces mêmes frais se montent à 2,20 euros pour un exemplaire, 4,26 pour 2 et 5,67 pour 3 et 4.
Pour toute demande spécifique ou si vous êtes paumés avec le montant exact de votre commande n’hésitez pas à nous contacter sur notre boite mail.

Et pour nos amis anglophones, on vous refait la même (du moins on va essayer) mais dans la langue de Wynorski :

If you’re interested by this second issue of Black Lagoon you can order it with paypal. Select “send a money to a friend” in your paypal account and send your payment to the address “fanzineblacklagoon@gmail.com”. The price is 10 euros for one copy and 2,20 euros for the shipping cost. Don’t hesitate to contact us if you have some questions.

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Voilà, pour toutes questions supplémentaires, l’espace commentaire vous est ouvert, ou si vous le voulez, notre mail est aussi disponible:

fanzineblacklagoon@gmail.com
En attendant, restez humides, amis hommes-poissons, et merci pour votre soutien et vos encouragements tout au long de l’année passée!

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RIP Killjoy

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Triste jour pour les amoureux de musiques extrêmes, et plus particulièrement pour les fanas de death metal, puisque l’un des pionniers du style, Frank Pucci, plus connu sous le nom de Killjoy, est décédé à l’âge de 48 ans (la cause n’a pas encore été révélée). Bien qu’ayant participé à de très nombreux groupes (Wurdulak, Viking Crown, Eibon, Cabal,…), le bonhomme restera toujours l’éternel chanteur de Necrophagia, sans conteste l’un des premiers groupes de death metal à être sorti de terre, sa formation remontant à 1983. Malgré son identité de précurseur, la formation restera cependant plus connue pour l’obsession qu’avait son chanteur pour le cinéma horrifique, qu’il marie sans détours à sa musique. Guère étonnant dès lors de découvrir que le bonhomme dédiera tout un album à Lucio Fulci (Holocausto de la morte en 98) et que bon nombre de ses chansons font références à une grosse poignées de classiques du cinéma d’épouvante, de L’Exorciste à La Révolte des Morts-Vivants en passant par Cannibal Holocaust, Le Commando des Morts-Vivants ou La Nuit des Maléfices. Quant aux livrets des skeuds, ils débordent de clins d’oeil au cinéma de la Universal ou à Paul Naschy, preuve que Killjoy aimait véritablement le cinoche sanguinaire sans se restreindre à une époque ou un pays. Pas étonnant d’ailleurs d’apprendre que Mister Pucci co-réalisa August Underground’s Mordem, petite sensation du ciné underground et extrême, ni qu’il se fendit d’un DVD nommé Nightmares Scenarios, lui permettant de mettre en image sa musique avec l’aide de quelques réalisateurs bien connus. Soit le légendaire Coffin Joe, Ryan Nicholson (Gutterballs) et le zédard Vince d’Amato (Vampires vs Zombies). Les plus coquins apprendront aussi avec le sourire que la pornstar Jenna Jameson fit acte de présence à son tour, ce qui n’est guère étonnant vu qu’elle a souvent tourné autour de l’univers de Necrophagia… Bref, une nouvelle personnalité horrifique s’est éteinte, même s’il est évident qu’elle laissera un plus grand creux dans la galaxie métallique, et il est permis d’avoir la larmichette au coin de l’oeil. Bon repos Killjoy, tu vas sacrément nous manquer…

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Toutes les Couleurs du Bis numéro 10 en approche!

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Stéphane Erbisti, créateur du fanzine Toutes les Couleurs du Bis, n’en finit plus de se perdre dans le vestiaire des filles pour en revenir avec de nouveaux clichés et une palanquée de chroniques de films. Ainsi, après la légendaire Traci Lords, c’est la trentenaire Alexandra Daddario qui passe sur son grill. Popularisée par les films Percy Jackson, la demoiselle a surtout marqué le cinéphile pour ses deux énormes atouts, qu’elle dévoile généreusement dans la première saison de True Detective (meilleure série du monde, comme chacun sait), devant le regard incrédule d’un Woody Harrelson des plus chanceux. Les goreux la connaissent bien pour tout autre-chose, évidemment, puisqu’elle devint le love interest dans la comédie zombiesque Burying the Ex, fut coursée par l’éternel Leatherface dans le mal-aimé Texas Chainsaw 3D, se retrouva dans le The Attic de Mary Lambert et fut de l’aventure American Horror Story pour le bien de la cinquième saison. Quant au grand public, il la connaît désormais pour le film Alerte à Malibu, dans lequel elle trouve un rôle à sa mesure puisqu’elle est effectivement équipée de sacrés flotteurs. Plus sexy que The Rock, quand même, tout cela… Le zine, le dixième tout de même, est prévu pour le mois de mai et sera, bien évidemment, disponible via le site de Sin’Art, comme toujours! De quoi vous laisser le temps d’être prêts pour la venue d’Alexandra dans vos sacs de couchage…

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Day of the Jess !

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Jess Franco vous manque au point que vous vous envoyez Bloody Moon et La Comtesse Perverse en boucle, l’énorme ouvrage d’Alain Petit posé sur les genoux ? Bonne nouvelle, vous allez bientôt avoir une énorme dose de bis espagnol branché érotique puisque les éditeurs Artus et Le Chat qui Fume vont chacun y aller de leurs éditions Blu-Ray/DVD de plusieurs classiques de notre amateur de jazz. Chez le chaton, c’est Les Possédées du Diable (aussi connu sous le titre Lorna l’exorciste) et Journal Intime d’une Nyphomane qu’on ramasse. Deux bobines à voir sous la couette, en vérité, la première causant d’une Lorna prenant le contrôle de l’âme et du corps (comprendre que ça va se toucher) d’une ado de 18 piges, tandis que le second nous conte les aventures d’une petite bourge sexuellement affamée tombant dans la prostitution. C’est prévu pour juin, donc gardez un peu de sève pour l’occasion, vous en aurez probablement besoin…

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Dans la tanière de l’ours, c’est trois combos que l’on nous propose: La Fille de Dracula, Les Expériences Erotiques de Frankenstein, et Les Démons. Evidemment, Jess oblige, que l’on parle d’une famille vampirisée et subissant cette malédiction aux longs crocs, d’un savant fou vivant avec une femme-oiseau et tentant de créer un monstre argenté ou d’une sorcière jetant le malheur sur les pourris qui l’ont collée sur le bûcher, toutes ces mésaventures sont l’occasion de vérifier si les appareils génitaux des comédiens sont bien accrochés. Une bonne occasion pour vous de faire de même en cette année 2018 que l’on prévoit donc chaude…

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Caducea – l’Homme au Visage d’Ecorce

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Ça commence par un souvenir : cette belle soirée du 7 octobre 2017 à Liège, en apéritif du Retro Wizard Day, où l’assistance put découvrir une bande annonce sacrément prometteuse… Caducea – l’Homme au Visage d’Ecorce était son nom, court métrage belge et substantiel de 25 minutes, commis par le sympathique Christophe Mavroudis. Christophe tint certes le gouvernail du navire, homme au visage de réalisateur, scénariste et monteur, mais Caducea est d’abord le fruit d’un travail d’équipe si l’on écoute le bonhomme : la team Mefamo pour aller vite, qui, avant cela, empaqueta d’autres petites choses à force d’huile de coude et de passion… On sait qu’en ce bas-Monde, il ne faut compter que sur soi, surtout quand on cause picaillons, et les 8000 euros de la facture Caducea n’ont pas été volés, c’est le moins qu’on puisse dire.
Comme le raconte Christophe dans l’entretien qu’il donna au site Monsters Squad (en mars 2018), le projet Caducea n’est pas né d’hier : l’idée germe fin 2014 dans l’esprit du gars, avant le premier tour de manivelle un an plus tard, sur le set du beau château de Balmoral dans les Ardennes belges. Passées les insondables galères d’un tournage haut en couleurs, puis deux ans de postproduction, le film atterrit enfin sur les réseaux idoines et dans les festivals adéquats… Nous sommes alors en 2018. Peu importe, le plaisir est décuplé quand on sait attendre… Mais bon, la patience est une vertu qui se perd de nos jours.

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Décrit par le réalisateur lui-même comme un « conte gothique », Christophe ne croit pas si bien dire : Caducea renvoie instantanément à l’univers de Guillermo Del Toro, de Mario Bava même, ou d’un Tim Burton quand il est en forme… Certes, le réalisateur s’en défend – sans pour autant avoir honte de ces glorieuses références, bien au contraire -, mais il en va ainsi de l’œuvre et de son géniteur : le géniteur ne sait pas toujours quelle gueule aura finalement son bébé, et quels sont les échos qu’il produira dans les interstices de la mémoire cinéphile. Tant mieux à la limite, c’est tout le mystère d’une alchimie qui prend ou ne prend pas, d’une communion efficiente ou non. Au nombre des influences et des modèles, Christophe évoquerait plutôt le monde de la Hammer, Les Yeux sans Visage ou Elephant Man. Pas faux non plus, et même complètement vrai.
Ainsi, le film se présente d’abord comme un récit rétrospectif, un grand flashback qui plonge dans l’histoire de la famille Rossignot : Catherine la mère, Alain le cadet, et Tom l’aîné, fils adoptif qui souffre d’un mal incurable, cancer qui le ronge et l’oblige à porter un masque blanc… Un jour, le « monstre » décide de quitter le giron familial pour se réfugier dans les forêts denses qui entourent le domaine Rossignot : « L’enfant malade doit disparaître » dit-il au jeune Alain, « désormais, ton frère, ce sera l’homme au visage d’écorce »… Retour au temps de la narration : Alain a grandi, s’est marié et vit désormais avec Alice, laquelle attend un enfant. Mais un étrange coup de téléphone le pousse vers la demeure familiale : l’homme au visage d’écorce semble être de retour dans la maison…
Dès le générique d’ouverture, la voix off du narrateur – Alain – pose les jalons thématiques du film : la maladie et la malédiction, les souffrances du monstre, le secret familial et l’atavisme qui pèse sur les destinées. « Tragédie familiale » comme dit Christophe, Caducea est tout entier construit sur un ressort familier du cinéma gothique le mieux compris : l’héritage d’un passé indicible, le poids des secrets lointains qui contamine le présent ; l’irrémédiable hérédité et la transmission inévitable, enfermées ici dans le caducea, ce pendentif maléfique qui révèle au grand jour les pourritures intérieures de celui ou de celle qui le porte… Le passé est présent dans cette manière de cinéma, qu’on le veuille ou non, et Caducea rappelle en cela l’inclination éminemment « conservatrice » du film gothique : nous vivons avec les morts et les monstres du temps passé, et l’on ne se libère pas facilement des serres familiales et des récits du temps jadis. En évoquant la canne de Tom, Alain dit que « chaque coup de bâton résonnait, ravivait une image, un fragment du passé »… On n’échappe pas à son histoire pour être clair, et c’est l’expérience que vivront Catherine et Alain quand reviendra l’homme au visage d’écorce pour réclamer explications… et rétribution.

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Evidemment, Christophe Mavroudis convoque tous les ingrédients d’une esthétique gothique qu’il chérit carrément : tout est dans la lumière ici, le décor, la bande son aux plaintes féminines haut perchées, l’ambiance nocturne et les points de vue en plongée, qui dominent des êtres écrasés par le fatum… jusqu’au fratricide. On notera donc quelques plans superbes qui balisent le film (la demeure Rossignot perdue au milieu d’une forêt profonde) et quelques séquences magnifiques qui font de Caducea un objet précieux dans l’univers pléthorique de la production indépendante : en particulier, ce récit enchâssé du martyr de Tom, lorsque le garçon s’enfuit pour aller mourir sous les frondaisons, avant sa douloureuse résurrection en homme de bois… Oui, on sent chez Christophe cet amour pour le monstre et les monstres, fidèle en cela à une certaine tradition du cinéma d’horreur : celle de la compassion pour l’exception, celle de la pitié sincère pour le ténébreux et l’inconsolé… Mention spéciale, d’ailleurs, au directeur artistique David Hermans pour la conception de la créature, et pour Vincent Delpré son interprète, « notre Lon Chaney à nous » comme dit Christophe. La référence n’est pas complètement gratuite en l’espèce, car l’ombre de l’homme aux mille visages plane sur Caducea : la monstruosité est théâtralisée (la belle séquence du petit spectacle en forêt, au début du film), et la difformité prend des airs de mélodrame, comme dans les meilleurs films de Tod Browning. « Je voulais que le fantastique et l’émotionnel y soient assumés, frontal », confirme d’ailleurs le réalisateur. Objectif pleinement atteint pour le coup.
Dans conte gothique, il y a conte, et comme tout conte qui se respecte, Caducea pose quelques questions éternelles, touche du doigt quelques motifs essentiels : la différence, la transmission, la maladie, l’unité familiale, la vengeance également. Souhaitons maintenant que le film poursuive une longue vie en festivals, jusqu’à une petite sortie physique : un destin qui siérait bien à notre fétichisme, et que mériterait cette perle de court métrage fantastique… Fantastique à tous les sens du mot.

David Didelot

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Commando Ninja, au rapport!

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Certes, il ne se passe pas grand-chose de bien excitant sur les grands écrans français, envahis par les adaptations merdeuses de vieilles gloires de la bande-dessinée et de comédies à l’humour bien caché, et il serait bien tentant de parler de cause perdue. Mais c’est oublier un peu vite que, dans les tréfonds de l’underground, quelques passionnés se démènent pour remonter le niveau et rendre un hommage mérité aux bandes devant lesquelles ils mangeaient leurs cornflakes, le samedi matin. C’est le cas de Benjamin Combes, véritable amoureux des années 80, fermement décidé à faire comme si les années 90 n’étaient jamais arrivées en tournant Commando Ninja, moyen-métrage qui a révélé son trailer voilà peu. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Mister Combes et ses potes ont donné le maximum, ne se contentant jamais du minimum tourné dans un salon pour plutôt verser dans un gros délire explosif mélangeant Commando, Predator, Retour vers le Futur, Mad Max 2 et tout ce que vos vidéoclubs préférés ont compté de films de ninjas. Pas étonnant que le pitch sonne très eighties, avec son soldat du Vietnam profitant d’une vie paisible avec sa fille, avant que celle-ci ne se fasse kidnapper par des assassins de l’ombre, dirigés qu’ils sont par un dictateur désireux de créer un nouvel ordre mondial… mais à travers plusieurs époques! Du second degré, du gore, des effets spéciaux qui vont du practical au CGI semblant sortir d’un dessin-animé, de l’action comme s’il en pleuvait, des protagonistes volontiers caricaturaux: pas de doute, on est bien tombés avec Commando Ninja, qui semble être la synthèse folle et bandante entre les meilleurs bandes de Schwarzy, les délires fauchés de Godfrey Ho, les copies sans le sou de Bruno Mattei ou Norbert Moutier, le fantastique vieux de 30 ans et la démesure de la Cannon. Tout ce qu’on aime et plus encore, en sorte, et il paraît évident que l’on tient là une future perle à ranger aux côtés du splendide Révolution de Joffrey Schmidt, sans doute ce qui s’est fait de mieux en matière de DIY récent avec les oeuvres des frères Leroux. Comme Rome ne s’est pas construite en un jour et certainement pas avec des billets de Monopoly, Benjamin Combes a besoin de votre soutien et a lancé une page Kickstarter riche en contreparties capables de vous donner envie de faire chauffer vos cartes bleues. Et si jamais vous hésitez encore, la bande-annonce qui suit devrait finir de vous convaincre…

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Masters of the Gore Universe !

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Vous êtes du genre à avoir la larme salée à la simple évocation de nos vieux amis Musclor et Skeletor ? Et vous êtes aussi de ces éternels nostalgiques des boogeymen sortis des années 80 ? Hurlez votre joie, mes frères et mes soeurs, le créateur de jouets Funko (les figurines à grosses caboches Pop!, c’est eux) a pensé à vous pour sa prochaine collection, Savage World, dans laquelle vous retrouverez les plus populaires des tueurs des eighties dans des versions musclées. Car il semble que nos potos Freddy, Jason, Pinhead, Michael et Leatherface sont passés par la salle de sport dernièrement, leurs prochaines figurines à sortir courant de l’année reprenant un physique fort en biscotos digne de la gamme Les Maîtres de l’Univers. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à voir leurs biceps se renforcer puisque les Cosmocats et Mortal Kombat ont droit au même traitement. Vu que ça ne sort pas la semaine prochaine, vous aurez le temps de vous muscler les doigts pour les accueillir dans vos petites mimines… (Photos dans la suite de la news…)

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L’Offscreen s’affiche et dévoile son programme

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Qui dit arrivée du mois de mars dit également retour de l’Offscreen, ze place to be pour tous les amoureux de cinéma étrange, bis et branché exploitation. Et comme à chaque coup, ses organisateurs nous ont concocté un sacré programme, qui prendra comme toujours place dans plusieurs cinémas répandus un peu partout dans Bruxelles. Sont ainsi conviés à la fête les jeunes vampires de Morse, ceux un chouia plus âgés d’Aux Frontières de l’Aube, le drame fantomatique A Ghost Story, le bel aileron qu’est La Mort au Large, le western culte Keoma, le curé aux dents longues de Thirst, les loubards crasseux des Guerriers du Bronx et sa suite, le Fabio Testi à la justice tranchante de Big Racket, les débuts de Del Toro via Cronos, un pauvre Martin ne sachant plus contrôler sa soif de sang, le mythe de Bathory revisité par Les Lèvres Rouges, le The Room que James Franco a rendu célèbre voilà peu, un Innocent Blood de notre vieux copain John Landis, une Edwige Fenech toujours malmenée dans Toutes les Couleurs du Vice, l’asiatique Mr. Vampire, la Rage selon Cronenberg, le prometteur Brawl in Cell Block 99, le meilleur giallo du monde qu’est Torso (sans doute parce que c’est surtout un slasher), le post-apo mythique 2019 après la Chute de New York, le carnassier La Montagne du Dieu Cannibale, du Jean Rollin via Le Frisson des Vampires, le chat animé Fritz the Cat, l’héroïque mais sévère Blade, Une Nuit en Enfer qui nous ferait bien plaisir en liquidant son Tarantino pour de bon, du Jess Franco via La Comtesse aux Seins Nus, le délice eighties qu’est Vampire, vous avez dit Vampire ?, le moins bon mais tout aussi branché années 80 The Lost Boys,  le maléfique Demonoid,…  Et on passe un gros paquet, tout n’y étant pas (envie de la liste complète ? C’est ici que ça se passe)… Reste que vous l’aurez compris, bien que le festival continue de s’adonner aux bizarreries en tous genres, notamment animées, l’accent est placé sur le bis made in Italy et sur les êtres de la nuits qui n’en veulent qu’à nos douces nuques… Que du bon en somme, et de quoi retourner la capitale comme il se doit…

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De mortelles missives pour David B. Deckard

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Nous vous parlions voilà peu des écrits de Corinne Philippe via son excellent Frederick et Rosemary West – La Maison de l’Horreur, et peut-être cette virée dans les esprits dérangés de nos chers tueurs en série vous a donné l’envie d’approfondir un peu le sujet. Bonne nouvelle, est prévu pour la fin février le Les mots du mal – Mes correspondances avec des tueurs de David B. Deckard, bientôt publié aux éditions Camion Noir. Le principe varie du tout-venant du roman policier puisque l’auteur y relate sa propre expérience, David ayant échangé plusieurs courriers avec certains serial killers, ce qui visiblement ne s’est pas fait sans laisser quelques traces chez lui. En plongeant dans la psychologie des meurtriers avec lesquels il s’est adonné à une correspondance, l’écrivain fait le point sur la sienne, tout en enquêtant sur quelques phénomènes sociaux tournant autour des plus célèbres des assassins. Tel ces fanclubs, pas toujours bien intentionnés, vénérant tel ou tel maniaque, ou le commerce d’objets jadis en possession des coupables. 425 pages franchement prometteuses et qui risquent de ne pas laisser insensibles… A vous de surveiller le site de Camion Noir si d’aventure vous voulez voir ces parchemins sentant bon le Mal, avec un grand M, arriver dans vos boîtes aux lettres!

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