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RIP John Lafia

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C’est avec peine que l’on apprend que John Lafia s’est suicidé le 29 avril, à l’âge de 63 ans. Un nom que l’on ne retenait pas forcément mais que nous avons tous vu passer sur nos écrans au moins une fois, le bonhomme co-scénarisant avec Don Mancini et Tom Hollande Jeux d’Enfants (1988), le tout premier volet de la saga Chucky. Un pas si brave gars qu’il retrouvera pour le plutôt méchant second volet (ah cette scène finale dans l’usine de poupées!), cette fois à la réalisation. Il récidive trois ans plus tard avec le canin Max, Le Meilleur ami de l’homme, film de chien tueur un peu oublié de nos jours mais dont les petits Belges (donc votre serviteur) se souviennent pour sa diffusion télé dans les années 90, le toutou devenant pour quelques jours un sujet de conversation dans les cours de récré. Il se consacrera ensuite aux films (Bombmeister avec Jeffrey Jones) et aux jeux interactif (Corpse Killer notamment) avant de passer par la petite lucarne via les téléfilms Monster! (1999) et Rats (2002) et des épisodes de séries comme Babylon 5. Un exercice qu’il connaissait bien pour avoir déjà touché aux Cauchemars de Freddy dans les années 80. Un rouage globalement méconnu du fantastique donc, mais gageons que sans lui un petit roux de latex aux intentions meurtrières ne serait peut-être pas entré dans la légende…

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RIP Joel M. Reed

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Nous nous estimions presque chanceux, nous les petits horror maniacs : le Covid, de manière assez inexplicable, semblait éviter les personnalités ayant un jour ou l’autre donné dans le zomblard qui gerbe ses lombrics ou le loup-garou lubrique. On l’a pensé trop vite, Joel M. Reed l’ayant contracté à 86 ans, pour ne malheureusement pas s’en relever… Si ce passionné de sport ne jouit pas d’une filmographie particulièrement garnie, au moins pouvait-il se vanter d’avoir proposer à un monde incrédule The Wit’s End – alias The G.I. Executioner une fois le film récupéré par Troma – et surtout le fou fou fou The Incredible Torture Show, lui aussi renommé Bloodsucking Freaks une fois tombé dans le catalogue de Lloyd Kaufman. Un véritable précurseur du torture-porn, où les fléchettes partaient dans les fessards de pauvres esclaves, où les docteurs déments trituraient du cervelet pour le plaisir et où les sandwiches étaient à la bite. Rien que pour ce beau défilé d’insanités, on regrettera fort Monsieur Reed…

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RIP Stuart Gordon

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« Bonne année, bonne santé » qu’ils nous disent en nous collant des bises baveuses au Nouvel An, ne manquant jamais de souhaiter, dans un sourire peu convaincu, que la prochaine sera meilleure que la précédente. Nous non plus, on y croit plus, et entre les catastrophes à peu près naturelles et les pandémies, la première moitié de 2020 ne nous colle pas une gifle, elle nous balance son coude dans l’oeil. Mais si la course à l’info et la mémoire très (trop) sélective de l’Homme fait qu’il aura tout oublié d’ici deux mois (qui se souvient encore de l’effroyable coup de chaud vécu par l’Australie il y a quelques semaines seulement?), l’horror addict ne risque pas d’effacer Stuart Gordon, malheureusement parti le 24 mars. « He’s Dead ? » « Not Anymore. » On aimerait évidemment que ces quelques mots tirés de son classique Re-Animator soient de circonstance, mais il n’en sera rien et il faudra compter sur la souvenance de ses fans pour le maintenir en vie. En passant : Netflix et compagnie c’est bien joli, n’empêche que pour garder ses idoles près du coeur, rien ne remplace le support physique, quoique l’on puisse en dire.

On ne refera pas le parcours de ce combattant de la Série B, on le connaît tous. Pour changer un peu des hommages habituels trouvables en ces pages où l’on revient sur les moments forts de la filmographie des défunts de la semaine, je vais me permettre une petite anecdote personnelle. Car si je ne verserai aucune larme suite à la perte de Stuart Gordon, personnalité sympathique mais à la retraite depuis quelques années déjà et dont, pour être tout à fait francs, on n’espérait plus le retour sur Toxic Crypt, sa disparition me rappelle que mon enfance s’éloigne encore un peu plus. Gordon, par chez moi, ce sera toujours les jaquettes des VHS de Dolls et Re-Animator, certainement celles qui firent le plus trembler le petit Rigs à leur seule vision. Celle de Dolls tout particulièrement, avec sa poupée qui vous regardait en même temps que vous la scrutiez, un artwork particulièrement glauque, et le souvenir de mon troisième film d’horreur (les premiers étaient Les Griffes de la Nuit et sa suite directe), vu un mercredi après-midi, soit une demi-journée d’école en Belgique, sans comprendre tout ce qu’il se passait à l’écran. Ce qui reste certain, c’est que ce gros ours en peluche soudain meurtrier me marqua sacrément… Si les jouets diaboliques me faisaient de l’effet, Jeffrey Combs n’était pas en reste : tout comme les jeux pour enfants, il me paraissait improbable qu’un docteur soit maléfique. Mon père l’était (docteur hein, pas maléfique), et la profession a pour but d’aider autrui, non ? Alors voir cette blouse blanche à lunettes, sa seringue verdâtre en main, devant une tête décapitée faisait travailler une imagination désormais bâtie sur les interdits. Un dimanche après-midi, juste avant d’aller chez mes grands-parents maternels, alors que je ne devais pas avoir plus de dix ou onze ans, mon père me proposa qu’on mate Re-Animator. Inutile de dire que deux heures plus tard, alors que je parcourais les champs de Wallonie, mon esprit était tout aux cunnilingus d’outre-tombe et aux chats écrasés mais toujours bien vivaces…

Du chemin, j’en fis avec le bon Stuart. Je croisai Christophe Lambert dans une forteresse futuriste, je fis connaissance avec le freak du château sombre, avec ces bestioles d’une autre dimension encore passionnées (on les comprend) par la plastique de Barbara Crampton, je nageai avec un dieu lovecraftien dans les eaux d’Espagne, je fouettai du fessier sous le pendule de l’inquisition et je fus témoin de la dure vie d’un homme encastré dans un pare-brise. Des bons moments, certains plus que d’autres (Stuck survit difficilement aux visions répétées), mais le plus souvent précieux, car pour certains familiaux. Merci pour tout ça, Stuart.

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RIP José Mojica Marins

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2020 commence plutôt mal pour les amateurs du cinéma d’exploitation. Outre une Dyanne Thorne, célèbre Ilsa, partie voilà quelques jours à peine, et bien évidemment l’estimé Norbert Moutier, c’est au tour du Brésilien José Mojica Marins de nous quitter à l’âge de 83 ans. Il était hospitalisé depuis une vingtaine de jours pour une bronchopneumonie. Mais si le corps s’en est allé, l’esprit perdurera chez les fantasticophiles, son personnage de Coffin Joe (ou Zé do Caixão dans son pays d’origine, Zé du Cercueil chez nous) étant de ces présences malfaisantes dont les cimetières du bis ne sauraient se séparer. Figure culte s’il en est, bien évidemment au centre de sa propre trilogie (At Midnight I’ll Take Your Soul, This Night I’ll Possess Your Corpse et Embodiment of Evil), travailleur funéraire dont les ongles prennent des proportions grotesques, Coffin Joe devint bien vite une icône, le Freddy Krueger brésilien ou le premier boogeyman du pays comme il fut souvent souligné. De ces rôles qui effacent tous les autres, et Joe se fraya un chemin jusqu’à l’univers des comics, tandis que son alter ego de la vie réelle José Mojica Marins devenait un horror host pour quelques émissions, et n’hésita pas à fricoter avec le death metal, tournant une partie de Nightmare Scenarios, DVD mélangeant clips et courts horrifiques du groupe Necrophagia. En espérant te retrouver en enfer, Zé !

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RIP Norbert Moutier

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C’est avec la tristesse que vous imaginez que l’on a appris le décès de Norbert Moutier, alias N.G. Mount, défenseur sincère de la Série B, du cinéma populaire et bis, sur tous les fronts pour répandre la bonne parole et élargir les horizons de sa propre passion. On le connaissait donc pour ses films tournés avec les moyens du bord : Ogroff – Mad Mutilator, Trepanator, Opération Las Vegas, Dinosaur from the Deep, Le Syndrome d’Edgar Poe, Alien Platoon… De tout petits films, amateurs pour la plupart, shootés entre amis (Ogroff réunissait le gros des fanéditeurs de l’époque) dans caves et bois, quelquefois avec le soutien de ses idoles (Jean Rollin et Howard Vernon étaient de la partie) à la manière d’un Don Dohler européen. Et comme Dohler, Moutier ne put s’empêcher de couvrir d’encres (et de monstres…) les feuilles blanches, créant à la fin des années 70 sa revue Monster Bis, certainement l’un des fanzines à la plus longue existence. Au point que, de dossiers sur Maciste en publications dédiées aux dieux et déesses de l’Euro Trash comme Jess Franco, Barbara Steele et Jean Rollin, il en éclipsera ses deux autres essais écrits, Thriller Movies et Les Dents du Vampire. Enfin, Norbert Moutier se fit libraire et patron de vidéoclub au travers de BD -Ciné, boutique faite temple du bis et de l’aventure pulp, où les piles de fanzines soutenaient les montagnes de VHS. Une page se tourne donc, sans conteste l’une des plus belles de la cinéphilie française, car Moutier c’était la passion ardente, celle qui englobe une vie toute entière et prit toutes les formes possibles et imaginables.

Image prise sur le blog Le Fanzinophile.

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Phil Tippett : des rêves et des monstres fait son crowdfunding

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Pour bien débuter l’année, l’excellent éditeur Carlotta a décidé de lancer le financement participatif pour Phil Tippett, des rêves et des monstres, documentaire de Gilles Penso et Alexandre Poncet sur ce grand Monsieur des effets spéciaux, à l’oeuvre sur Robocop et ses suites, Piranhas, Starship Troopers ou encore les premiers Star Wars. Excusez du peu… Au vu du niveau des précédents docus du duo Penso/Poncet – Ray Harryhausen le titan des effets spéciaux et Le Complexe de Frankenstein, pour ceux qui n’ont pas suivi – on ne sait pas trop de mouron pour la qualité de celui-ci, et gageons que bel hommage sera rendu à l’ami Phil. Evidemment, pareille sortie et campagne de financement pour la sortie BR/DVD ne saurait se faire sans quelques belles contreparties : t-shirts de Robocop 2, bonus exclusifs, des pochettes archives, les DVD et BR des précédents docus, affiches signées par Tippett lui-même… Il y a donc du choix, et tout le monde devrait y trouver son bonheur en cliquant sur le lien de la campagne Kiss Kiss Bank Bank!

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Le Monstre de Florence – Autopsie d’un Mythe Criminel : les précos sont ouvertes !

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D’affreux crimes furent commis au paradis, et c’est l’inspecteur Didelot qui enquête, parti se perdre dans les ruelles tâchées de sang de la lumineuse Florence. Fanzine coloré de 68 pages au format A4, Le Monstre de Florence – Autopsie d’un Mythe Criminel serait-il l’occasion pour son auteur de troquer le tablier des bouchers du bis pour enfiler une redingote ? Si le zine prévu pour novembre contiendra bel et bien de nombreux articles sur l’affaire (les meurtres, les suspects, les théories, les livres sortis sur le sujet), on ne change pas non plus notre David de fond en comble, et la tignasse se permet également un long détour par les terres de l’exploitation européenne, les cinéastes et producteurs remplissant les cinémas de quartier de bandes où de frêles demoiselles se retrouvaient coursées par des goujats armés de lames de rasoir n’étant pas passés à côté du sordide fait-divers. Ca causera donc giallo et compagnie, et ça ne manquera pas de noter les ressemblances entre telle ou telle Série B italienne et les meurtres d’un Il Mostro qui fit trembler tout un pays…

Pour précommander le fameux monstre, une seule adresse :
http://videotopsie.blogspot.com/p/blog-page_25.html

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RIP Ryan Nicholson

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Atteint d’un cancer du cerveau, Ryan Nicholson s’en est malheureusement allé ce 8 octobre à l’âge de 47 ans. Personnalité bien connue de l’underground horrifique et gore, il était chez nous principalement célébré pour son excellent Gutterballs (2008), slasher fauché se déroulant dans un bowling, jadis édité par Neo Publishing. Le gaillard n’était cependant pas l’homme d’un seul film, et il trimballa d’ailleurs ses chaussons en tant que maquilleur ou faiseur d’effets spéciaux sur un grand nombre de pelloches ou séries tout ce qu’il y a de plus mainstream : X-Files, Lake Placid, Stargate, Replicant, Millenium, Destination Finale, Scary Movie 1 et 3, Dreamcatcher, Blade : Trinity, Deadpool 2 ou encore le récent The Predator. Un palmarès principalement constitué d’oeuvres typées fantastique, et où l’on croisait bon nombre de Séries B ou Z également (le remake de Blood Feast venu d’Allemagne, le Seed 2 d’Uwe Boll, Deep Evil avec Lorenzo Lamas…), et probablement un gagne-pain agréable (quelquefois partagé avec son épouse Megan Nicholson, également maquilleuse)  pour un Nicholson dont les aspirations semblaient ailleurs. Dans Plotdigger Films, sa société de production rien qu’à lui, qui lui permit de mettre sur pieds ses propres films, bien souvent articulés autour des mêmes sous-genres. Comprendre que le slasher et le rape and revenge formeront l’épine dorsale de son art, et que tous ses essais tourneront autour du gore extrême ne laissant rien à l’imagination et de scènes de sexe flirtant fréquemment avec le porno. On notait d’ailleurs dans ses productions une forte tendance à s’attarder sur les minous de ses actrices, ce que finalement peu de metteurs en scène, même orientés Z, osaient faire… Torched (une demoiselle est violée puis assassine ses cinq agresseurs), Hanger (une prostituée est avortée de force puis se venge), Star Vehicle (un chauffeur amoureux du septième art grille un fusible et se lance dans un carnage), Live Feed (tortures en Chine, à la Hostel pour faire simple), Famine (slasher dans lequel des élèves ont fait une blague mortelle à leur prof et vont le payer ensuite), Dead Nude Girls (un voyeur se met à tuer des cocottes) ou encore Collar (une sorte de clodo viole et tue des putes) forment donc un tout très cohérent, ce qui peut faire dire aux détracteurs de Nicholson qu’il nous fournissait toujours la même came, faite de viscères en plastoc aspergées de ketchup et de foufounes malmenées. Rajoutez qu’il avait d’après certains la réputation d’être difficile et de ne pas être contre quelques menues arnaques (les crowdfunding qu’il lançait étaient selon certains douteux) et vous avez en Nicholson une personnalité plutôt sulfureuse. Ici on se fout un peu de toutes ces micro-polémiques, et on regrettera surtout que son Gutterballs 2, qui avait fait la tournée des festivals spécialisés dans le genre, n’aura probablement jamais une sortie en bonne et due forme maintenant que son concepteur n’est plus… Et puis, en tournant un segment de Necrophagia: Nightmare Scenarios, vidéo rendant hommage à ce grand groupe du death metal qu’est Necrophagia, le Ryan a gagné notre éternelle sympathie.

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Black Lagoon numéro 3 : c’est dispo !

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Un peu plus d’un an après le deuxième numéro que nous avions consacré à Jim Wynorski, mon ami Jérôme et moi-même reprenons la route du fanzinat avec, c’est la logique qui le veut, un numéro 3. Si nous étions jusque-là des habitués du printemps, nous avons décidé de faire pousser Black Lagoon Fanzine en même temps que les potirons et les citrouilles ricaneuses, parce que le sommaire l’explique (vous le verrez), mais aussi parce que cela nous convient bien de sortir de nos tombes pour la période joliment colorée d’Halloween. Le fanzine a pris quelques couleurs lui aussi d’ailleurs, puisque nous quittons le noir et blanc pour les fichiers en CMJN (qui a déjà fait face à un imprimeur comprendra) sans que le prix s’en fasse ressentir : nous restons à 10 euros (15 avec les frais de port), pour 102 pages au format A4, comme de juste remplies de bêtes crochues et de maniaques adeptes du hachoir.

Niveau sommaire, nous retournons barboter dans les eaux sanglantes de l’épouvante aquatique, sans oublier de rendre hommage à une petite légende du fantastique et à un label qui monte doucement mais sûrement :

Idrofobia : l’un des deux gros morceaux du numéro, un passage en revue des différents sous-Jaws que l’Italie balança dans nos assiettes à la belle époque des VHS. Cruels Jaws, Deep Blood, La Mort Au Large seront bien sûr de la partie, mais nous ne nous sommes pas limités aux seuls requins et les Tentacules et autres Killer Crocodile se rappelleront également à votre bon souvenir. Un gros dossier de 22 pages, dont le but est surtout de revenir sur les naissances souvent agitées de ces Séries B transalpines.

Piranha 2, les tueurs volants : puisque nous étions déjà trempés, autant aller inspecter les contours de la genèse, là encore particulièrement compliquée, du film d’un certain James Cameron. Ses relations plus que tendues avec Ovidio G. Assonitis, la légende selon laquelle Cameron se glissa dans la salle de montage pour retoucher au film dans le dos du producteur, ce qu’il en est véritablement des suites annoncées alors… Vous saurez tout.

Don Glut : l’autre gros morceau du fanzine, puisqu’un peu moins de 40 pages (réparties entre deux dossiers et une interview) sont consacrées à ce pionnier du cinéma horrifique. Le premier dossier se consacre à ses jeunes années, alors qu’il tournait dans sa cave ou son jardin ses remakes personnels du mythe Frankenstein ou des combats entre vampires et loup-garous, quand il ne partait pas dans les jungles préhistoriques pour y rencontrer des dinosaures en terre glaise… ou créés à l’aide d’une chaussette. Le deuxième dossier prend place dans les années 90 et 2000, alors que Don Glut, sans lâcher ses vieilles momies, avait glissé dans un cinéma érotique et généreux en poitrines dévêtues. Enfin, l’interview permettra de faire le point sur ses goûts, intentions et son avenir proche.

The Barn et Scream Team Releasing : puisque le numéro sort en octobre, autant fêter Halloween à notre façon. Et pourquoi ne pas consacrer quelques pages à The Barn, magnifique slasher surnaturel tourné avec les moyens du bord et en gardant les années 80 en tête ? Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas jeter un œil au reste du catalogue de Scream Team Releasing, petite boîte fondée par Justin Seaman (réalisateur de The Barn) et balançant aux horror addicts quelques jolies Séries B, voire Z, bourrées de maniaques traquant les jeunes étudiantes, de zombies qui s’en prennent à des adeptes de la weed et de clowns assassins.

Les Tripodes : série culte des seventies, adaptées de romans bien connus des amateurs de science-fiction, le programme télévisé The Tripods connut aussi une production faites de hauts et de bas, l’audimat n’étant pas systématiquement au rendez-vous. On fera le point au détour de trois pages.

Special Silencers : parce qu’il n’y a pas que les USA et notre vieille Europe, on s’en va en Asie pour y croiser un film sacrément dingue. Mélange d’arts-martiaux et d’horreur gorasse, avec à la clé des racines sortant des bides de malheureux qui ne lisent pas la notice avant de prendre un médoc, Special Silencers mérite bien son petit séjour à l’asile. Et c’est pour ça qu’il nous plaît.

Et comme toujours, vous retrouverez les rubriques habituelles (sauf Craignos Sentaï, parce qu’on avait pas envie cette fois-ci) : quelques petites news pour prendre la température de l’underground francophone et des zines sortis entre deux numéros, quelques chroniques de CD de metal (que vaut le dernier Morbid Angel ? Le docu sur le groupe Death est-il bon ? Le nouveau Cardiac Arrest fait-il battre nos petits coeurs?), un petit retour sur un bouquin américain dédié à la saga Phantasm et bien entendu la rubrique DVD/BR, agrémentée pour le coup de quelques articles un peu plus étirés, comme un hommage à Bach Films via trois de leurs antiques monsters movies.

Pour commander le numéro, avec lequel est offert un poster recto/verso, nous vous invitons à passer par Paypal:

– Envoyez la somme à l’adresse suivante : jerome.ballay@orange.fr
– 15€
– Sélectionner « ENVOI D’ARGENT A UN PROCHE »
– Ne surtout pas oublier d’ajouter en message vos NOM, PRENOM et ADRESSE COMPLETE !
– Validez.

A noter qu’il nous reste une toute petite poignée du numéro 2 (moins d’une dizaine) contactez-nous par mail ou mp si vous voulez une commande couplée 2 + 3, ou si vous voulez juste le numéro 2. De même, si vous désirez payer par chèque, c’est bien évidemment possible, nous vous invitons à nous contacter par mail (adresse en fin de publication) afin que nous vous transmettions notre adresse.

N’hésitez pas pour toute question à utiliser les commentaires ou à nous envoyer un message privé ou un mail : fanzineblacklagoon@gmail.com

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RIP Sid Haig

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On ne va pas se mentir : on s’attendait depuis quelques années déjà à la mauvaise nouvelle. Non, le décès de Sid Haig n’avait rien de surprenant, et qui s’est déjà rendu dans une convention où ce grand bonhomme fit acte de présence, ou regarda certaines vidéos où il y était interviewé, pouvait voir qu’il n’était plus en grande forme depuis quelques temps déjà. Très amaigri, fatigué, il semblait avoir autant de mal à s’exprimer qu’à comprendre son interlocuteur. Bref, on voyait venir la mauvaise nouvelle, et prendre fin une carrière pour le moins exemplaire. On ne va pas la refaire, celle-ci étant aussi longue que fréquemment commentée. Elle avait en tout cas le mérite d’être variée : près de 150 crédits à l’actif de Sid, où se percutaient les films gothiques tardifs et second degré (le génial Spider Baby), les séries B stellaires sorties des usines Corman (La Galaxie de la Terreur), la fantasy de carnaval (Wizard of the Lost Kingdom II) et bien sûr ses multiples rôles pour son ami Rob Zombie. Une résurrection après des années 90 où il était disparu, faite dans la brutalité avec des House of 1000 Corpses et The Devil’s Rejects qui ne plaisantaient pas, récemment complétée avec un Three From Hell qui ne vend pas du rêve (soyons honnêtes, le trailer a tout pour rebuter), et un ticket vers l’immortalité pour un Haig bientôt sur tous les t-shirts et dans tous les placards à jouets grâce à son rôle du Captain Spaulding. Une petite gloire (re)trouvée, et aussi un statut de légende des B Movies qui lui permit d’apparaître dans tout… et n’importe-quoi, de nombreuses zéderies interchangeables formant sa fin de carrière. Dans ses efforts récents, on notera tout de même son bref passage dans le superbe Bone Tomahawk. Et si nous devons nous souvenir de lui, ce sera en rêvassant à ses Women in Prison tournés pour le compte de Roger Corman encore, où il formait un duo d’enfer avec Pam Grier. Des films d’exploitation où il pouvait varier les saveurs (ici un rebelle, ici un saligaud sympathique), où il était toujours tout sourire, quand il ne se moquait pas volontiers de lui-même. Bref, Sid Haig était cool, peut-être même le plus cool de tous, et il nous manquera fort…

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