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Médusa Fanzine numéro 13 : de retour !

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OK, Persée l’invincible mit une méchante raclée à la Gorgone, mais rien ni personne ne viendra faire chier Didier Lefèvre. La Méduse française est toujours vivante, et elle s’apprête même à fêter les 30 balais du fanzine cinoche le plus célèbre en nos contrées : Médusa Fanzine bien sûr, né en 1989, sur les fonds baptismaux de la VHS en fusion… Le zine de l’ami Didier alignera bientôt 29 numéros, ce qui, dans le petit monde du fandom bisseux, constitue une espèce de record et fait de ce mag l’increvable doyen de nos feuilles de chou. Il en aura vu le Didier, il en aura connu et rencontré, et il en aura écrit surtout, comme cet opus 13 de très belle mémoire : advenu en février 1999, trois mois seulement après le volume 12 (nous étions jeunes, nous avions le temps), soit le numéro des 10 ans – qui célèbre donc ses 20 printemps cette année : vous suivez ? -, et que l’ami Didier ressuscite en ce mois d’avril. Comprendre un retirage en version « deluxe » (sans les agrafes comme il le dit, grammage augmenté, couverture glacée), mais fond évidemment intouché, et c’est tant mieux. En effet, Médusa Fanzine trouvait là sa formule parfaite et asseyait son ADN profonde – fanzine des cinémas fantastique, bis et trash comme avertissait l’accroche depuis le n°11 : les rubriques essentielles donc (Nostalgia, Bismania, Alméria, Zinotek – car Didier n’a jamais oublié de parler des confrères), augmentées ici d’une belle filmographie sacrifiée à la belle Laura Gemser et d’un dossier polars italiens (part.2) signé Rodolphe Laurent. Vous chercherez le n°12 pour la partie 1… et le n°14 pour la partie 3. Imparable en tous les cas, comme ces pages ciné amateur où l’on aura plaisir à lire l’interview de notre rocker préféré, Vince Rogers, coupable de quelques pelloches très artisanales… et très bis. Bref, 64 pages historiques d’une certaine manière, dont la vitrine donne parfaitement le ton (Laura Gemser et La Rose Ecorchée), et qu’il vous faudra vite commander avant que la bisserie internationale ne se jette sur l’objet et débarrasse définitivement les étagères de Didier Lefèvre. Pour commander la chose, envoyez 12 euros via PayPal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com, en précisant vos nom et adresse.

David Didelot

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RIP Joe Pilato

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Bon ben voilà… On se plaignait il y a quelques heures à peine que la Faucheuse se refusait à prendre des vacances, ou au moins à quitter le champ du cinoche horrifique, et la voilà qui se remet au travail et nous prend Joe Pilato, décédé dans son sommeil à l’âge de 70 ans. Un grand acteur qui n’aura sans doute pas eu la carrière méritée, et dont le chemin est particulièrement lié à celui de Romero. On ne vous apprend d’ailleurs rien : Pilato, c’est surtout Le Jour des Morts-Vivants, dans lequel il jouait le détestable – et donc fascinant – Capitaine Rhodes, militaire changé en dernière bobine en mémorable festin pour zombies. Chez Romero, le Joe fit aussi partie de l’aventure Zombie et passa sur le set de Knightriders, retrouvant ensuite la franchise des revenants pour le non-officiel Night of the Living Dead: Origins 3D en 2015, où il ne fera que donner de la voix. Si c’est principalement sur le souvenir de Day of The Dead qui vivait Pilato, dont le gros des activités était désormais de participer aux conventions et signer du DVD ou des photos à tour de bras, le bonhomme fut tout de même de la partie sur plusieurs autres films dans nos genres. Citons en vrac Effects (1980) dans lequel l’équipe d’un tournage de film d’horreur se demande s’ils ne sont pas en train de tourner un snuff sans s’en rendre compte, le film d’action Terminal Force (1989) par Fred Olen Ray, avec lequel il shoote l’année suivante Alienator (1990), le bien taré Empire of the Dark (1990) avec son culte satanique et ses ninjas, le sous-Robocop au féminin de Robert Kurtzman The Demolitionist (1995), le thriller sexy Fatal Passion (1995), le culte Wishmaster (1997), Bloodbath (1999) et ses scream queens qui disparaissent, le DTV The Ghouls (2003), Someone’s Knocking at the Door (2009) et son taré tuant des jeunes drogués en les forçant à des parties de jambes en l’air brutales, Parasites (2016) et ses vilains clochards, The Chair (2018) qui se déroule dans le couloir de la mort, la comédie horrifique Shhhh (2018) et ses bruyants spectateurs d’un cinéma liquidés les uns après les autres, et enfin Attack in LA (2018). Une belle petite carrière principalement menée dans la Série B donc, avec à la fin des années 90 des participations vocales à des shows pour les plus petits, Pilato prêtant ses cordes vocales à l’un des dinosaures de Digimon et au grand méchant de Beetleborgs.

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RIP Larry Cohen

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A peine avons-nous refermé la rubrique nécrologique en râlant sur la disparition de John Carl Buechler que nous devons déjà l’ouvrir à nouveau… Cette fois, c’est à Larry Cohen de nous faire faux bond, ce grand homme du ciné d’exploitation nous ayant quittés le 23 mars à l’âge de 77 ans. Sorte de couteau-suisse du grindhouse, Larry posa sur son crâne les casquettes de réalisateur, scénariste et producteur. C’est bien sûr pour la première que bon nombre d’entre nous se souviendront de lui, Mister Cohen débutant sa carrière dans la blacksploitation (Black Caesar, Hell Up in Harlem) avant de plonger dans le cinoche d’horreur et y expérimenter le « high concept ». Soit des films aux pitchs que l’on peut résumer en une phrase et dont le principal intérêt se trouve dans leur idée de départ. Comme par exemple la naissance d’un bébé monstrueux (la trilogie Le Monstre est Vivant), l’arrivée à New York d’un gigantesque oiseau (Epouvante sur New York), une série de tueries commises par des fous de Dieu (Meurtres sous Contrôle), la transformation en homme-loup d’un jeune sportif (Full Moon High), l’enlèvement d’une femme par une mystérieuse ambulance (L’Ambulance), un yaourt capable de transformer en mélasse les malheureux qui y goûtent (The Stuff) ou encore la découverte que votre belle-doche est une vile sorcière (Ma Belle-mère est une Sorcière). De la suite dans les idées, et une imagination volcanique qu’il prêtera aux autres, et le plus souvent à son vieil ami Bill Lustig. Sortiront donc de sa machine à écrire les trois Maniac Cop et le slasher longuet Uncle Sam, mais aussi une poignée de Columbo, le Piège Intime de Anthony Hickox, le populaire Phone Game du père Schumacher ou encore Captivity avec Elisa Cuthbert. Un CV apte à faire des envieux, et auquel il faut ajouter, en tant que réalisateur, Les Enfants de Salem, suite du téléfilm Kingien de Tobe Hooper, et l’excellent Serial auto-stoppeur, l’un des meilleurs épisodes de la série Masters of Horror voyant deux tueurs en série se lancer dans une compétition sanglante. Belle preuve de l’importance du bonhomme d’ailleurs que de l’avoir convié dans MoH, au milieu des Carpenter, Dante, Argento et autres Landis, le nom Cohen ne faisant définitivement pas tache dans la liste… Et pour prouver encore à quel point ce créateur multi-tâches fut important dans le petit monde du cinéma acide et  avec du poil sous les aisselles, un documentaire, King Cohen, lui fut dédié. Autant dire que le gaillard nous manquera, et qu’on le remercie cent fois pour ses poupins maléfiques, ses pots de Danone à vous en faire fondre la gueule et ses serpents ailés venus faire leur nid dans des grattes-ciel.

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RIP John Carl Buechler

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On n’arrête malheureusement plus la Faucheuse, depuis quelques années très (trop) occupée à venir labourer dans les champs du cinéma fantastique. Par manque de temps libre à ce moment-là, nous n’avions pas pu nous pencher sur les pertes de Dick Miller (Gremlins, Chopping Mall, Un Baquet de Sang) et Julie Adams (L’Etrange Créature du Lac Noir), et à peine ces mauvaises nouvelles réalisées que voilà le tour de John Carl Buechler. Pas une énorme surprise dans ce dernier cas, la communauté horrifique étant au jus que ce grand Monsieur des toutes petites productions était touché par le cancer du colon, son épouse ayant même tenté de lancer une campagne de financement pour ses soins. En vain, John s’étant éteint le 18 mars, à l’âge de 66 ans.

Malgré une interminable liste de crédits comme maquilleur ou faiseur d’effets spéciaux sur à peu près tout ce que la Série B d’épouvante a pu compter de sorties entre les années 80 et 2010, Buechler restera dans l’esprit des amateurs le réalisateur du septième Vendredi 13, Un Nouveau Défi. Un opus connu pour avoir mal vécu sa rencontre avec les cisailles de la censure, et donc le moins gore de toute la franchise, mais sauvé par un dernier acte dantesque voyant le vieux Jason se faire malmener par une blonde dotée de pouvoirs psychiques. Le boulot de réalisateur ne s’arrête cependant pas à son passage à Crystal Lake, John Carl étant aussi à l’origine de Troll, petite Série B fantasy souvent éclipsée par la suite frappadingue de Claudio Fragasso ; l’un des segments de la production Empire The Dungeonmaster ; le monster movie gentiment culte dans les milieux autorisés Cellar Dweller ; le troisième opus des Ghoulies, la saga qui sent la cuvette ; le thriller canin Watchers Reborn ; Deep Freeze et son gros cloporte des glaces ; le slasher sans le sou mais avec plein de vieilles trognes (Karen Black, Richard Lynch, John Phillip Law) Curse of the Forty-Niner ; le téléfilm Saurian avec Michael Paré ; le dinosaur flick The Eden Formula, avec Dee Wallace, Jeff Fahey et Tony Todd, le Candyman himself revenant ensuite chez Buechler pour The Strange Case of Dr. Jekyll and Mr. Hyde. Le dernier film du John Carl, même si plusieurs autres projets étaient en développement avec sa présence à la barre. Avec une vingtaine de titres à son actif comme réalisateur, dont quelques pelloches pour les plus petits, Buechler pouvait néanmoins déjà être fier de son parcours en la matière.

C’est néanmoins surtout comme spécialiste des sfx sur des productions peu cossues que l’on se souviendra de lui, le bonhomme ayant livré bien des producteurs miséreux en gloumoutes généralement bien foutues. Quelques gros noms dans le lot, comme Re-Animator, Dolls, le quatrième et le sixième Freddy ou encore les Halloween 4 et 6. Mais le gros du taf de l’artiste se trouvait surtout dans la zone du direct-to-video, là où il croisa tant de fois Charles Band, Don Glut et Roger Corman, au fil des Mausoleum, Carnosaur et ses suites, Forbidden World, Dinosaur Island, le Piranha version 90’s, Eliminators, Trancers, The Mummy’s Kiss, Countess Dracula’s Orgy of Blood, Demonic Toys, Seedpeople… Et on en passe des dizaines, la liste étant trop longue pour que l’on se frotte à l’exhaustivité. Gageons que ces quelques exemples suffiront à pendre conscience à ceux qui ne connaissaient pas encore Buechler à quel point il fut important dans le milieu du fantastique à budget réduit. Inutile de dire que notre univers sera un peu moins joyeux sans lui…

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Slasher Forest 2 : ça tranche à Fontainebleau!

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Qui a dit que la France et le slasher ça faisait deux ? Ceux qui ne se sont pas remis de Promenons-nous dans les Bois, peut-être. Reste que dans l’underground, la révolte gronde, et ce via un Slasher Forest 2 prêt à démembrer du promeneur comme aux grandes heures de la Série B des années 80. Inutile de chercher Slasher Forest 1, par contre, car lassés de voir que la production cinématographique ne cesse d’entretenir un entre-soi empêchant aux jeunes cinéastes de proposer au public leurs petits carnages entre amis, l’équipe du film a épousé les règles du Dogme 2015. Parmi lesquelles l’obligation de débuter une saga par son deuxième volent et sauter systématiquement les prémices. Tournage en moins de 15 jours, une seule prise par plan, prise de son en direct et par la caméra, lumière naturelle, une durée limitée à 90 minutes et une qualité visuelle VHS sont quelques-autres des obligations auxquelles doit se tenir Slasher Forest 2, qui semble du coup être le fils illégitime entre le culte Ogroff de Norbert Moutier, Don’t Go in the Woods et les Violent Shit allemands. Car dans le bois tranchant, on y meurt de sale manière, et on y retrouve des campeuses hachées menu. La preuve avec la bande-annonce suivante, franchement alléchante… On essaye de vous en reparler au plus vite !

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David Didelot rembobine sa vie avec Replay!

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C’est d’une imparable logique : George Eastman se bouffait les entrailles à la fin du gourmand Anthropophagous, David Didelot se dissèque lui-même dans Replay, autobiographie dont il vient de lancer les précommandes. Bonne idée de sa part d’ailleurs : ayant déjà commencé un travail d’introspection avec le dossier Amityville du numéro 18, dans lequel il remontait aux premières heures de sa passion pour l’épouvante, ensuite continué dans le numéro 21 de Vidéotopsie, dont les dernières pages étaient consacrée aux années fanzines de l’auteur, Mister David comble les trous et conte le reste de son histoire dans un livre de 272 pages. 272 pages où l’on saura tout, tout, tout sur le Didelot, de ses premières pénétrations de magnétoscopes à ses efforts rédactionnels pour ses fanzines ou livres, en passant par ses escapades dans les salles noires à vibrer devant les méfaits d’extra-terrestres en pénurie de chair ou de tueurs en série pressés de salir leur hachoir tout neuf. Mais le Vidéotopsieur ne se résumant pas à un amas de cassettes aux dents acérées ou de publications baveuses, il en profite pour revenir sur ses côtés les moins cinéphiles, faisant plusieurs détours par les salles de concert pour du headbanging sur la vierge de fer et le prêtre de Judas, quand il n’essuie pas une larme sur sa rencontre avec sa chère et tendre, revient sur la dure vie de prof ou n’y va pas de ses petites critiques sociétales. En somme, si les fenêtres du 112 Ocean Avenue et les revenants transalpins nous attendent à chaque coin de rue, c’est aussi avec l’homme que nous avons rendez-vous, pas seulement avec le bisseux agenouillé devant sa K7 de Virus Cannibale. Une mise à nu commandable sur le site de l’auteur au prix de 12 euros (comptez-en 6 de plus pour les frais de port), et qui devrait, comme toute bonne histoire de passionné passionnant, vous rendre nostalgiques pour le restant de l’année.

replaycouv

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B-Movie Posters, en préco right now !

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– Qu’est-ce que vous voulez ?!

– Des Séries B !!!
– Et quand est-ce que vous les voulez ?!

– Maintenant!!!

Ben ça tombe bien les mecs, car Damien Granger, Mister Mad Movies lui-même, vient de lancer les précommandes pour ses deux prochains volets des B-Movies Posters. Ouaip, comme il a la forme et est toujours capable de vous faire des triple saltos quand il rédige ses bouquins, il nous pond deux opus d’un coup d’un seul : le B-Movies 3 « normal », qui perpétuera la belle tradition débutée avec ses prédécesseurs, et une édition « spéciale » entièrement consacré aux creatures features. Pour résumer, le premier se posera sur les terres de la Flora Films (Zombi 3, Robowar et compagnie), l’Empire de Charles Band, les clowns tueurs, l’horreur thaï, l’épouvante tchèque et vos habituelles pépées dépoilées ; tandis que le second fera la part belle aux requins fantômes, aux fourmis de la taille d’un 4×4, aux crustacés vengeurs, aux dinos gloutons et aux serpents enflammés. Et pour faire encore plus bref, il vous faut absolument les deux sorties dans vos collections, sinon c’est la porte direct. Faites pas les cons et aller faire chauffer vos cartes de crédit sur le lien Ulule ! En plus, il y a des affichettes et des cartes collector à choper… Tout pour rendre un homme ou une femme heureuse, on vérité on vous le dit.

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By The Sword : le fanbook est désormais en précommande !

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A l’abri des regards, et dans le confort de son armurerie, le chevalier Thierry Augé, alias Roggy de La Séance à Roggy, forgeait depuis deux ans déjà By The Sword. By the quoi ? By The Sword les enfants, fanbook (c’est comme les fanzines, sauf que c’est un bouquin) édité à compte d’auteur par le vaillant Thierry, parti à la rencontre de tous les barbares et sauvageons du septième art. Sortez les peaux de bêtes, huilez les torses et dégainez vos glaives les plus rouillés, ça va trancher dans le lard, « en toute simplicité » comme le dit lui-même l’auteur. Comprendre qu’à l’angle de l’historien ou du bonhomme cherchant à échafauder les plus folles théories, Thierry préfère le point de vue du simple spectateur passionné et cherchant avant tout à avoir sa dose de chevelus fiers d’aller décapiter du sorcier dément. Visant l’exhaustivité autant que faire se peut, mais en s’attardant tout de même plus longuement sur certains films que sur d’autres, Roggy et son équipe (qui est celle de Black Lagoon Fanzine, on ne va pas se le cacher hein) n’oublient donc aucun coin de terre, aucun château abandonné, passant en revue l’intégralité de la production typée heroic fantasy. Ca va donc parler, en vrac, des débuts du genre avec les films d’aventures en noir et blanc allant piocher dans la mythologie nordique, des épopées fortes en dragons et cyclopes façonnées dans l’atelier d’un certain Ray Harryhausen, des péplums les plus fous sortis d’Italie, d’un certain Conan avec qui gronda la révolution du genre, de ses petits potes naviguant dans les eaux désargentées de la Série B, des copies ritales et leurs cohortes de plans nichons, le renouveau tout en CGI des années 2000 avec ses Hobbits chasseurs de bagouzes, les DTV et autres petites productions sorties ces dernières années… Bref, y aura de quoi faire, et s’agit de ne pas trop traîner pour précommander la bête, qui sera tirée à peu d’exemplaires. Pour acquérir l’ouvrage, un seul lien à suivre : celui du site de Roggy !

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Bonne année 2019 !

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Bon bah, tout est dans le titre pour le coup : bonne année à toutes et à tous ! Eh oui, est déjà revenu le temps des triple-bises baveuses, des étrennes plus ou moins généreuses, des réunions familiales fortes en bulles, des épis de sapins collés à la moquettes et des bonnes résolutions qui ne durent que le temps de le dire. Et dans la crypte toxique, c’est aussi le moment de la jouer comme Macron ou le Pape et faire semblant d’avoir des choses profondes ou des sentences rassurantes à débiter. Mais en même temps, vu que je n’ai pas de gilets jaunes au pas de ma porte, nul besoin de me fouler, et je vais même pouvoir avouer l’impensable : on ne va rien changer, ou pas grand-chose, sur Toxic Crypt. Aucune mesure particulière, aucun nouveau projet de loi, aucune augmentation des salaires (désolé David, tu seras toujours payé en pain rassis) et pas de hausse des chroniques en prévision. On garde le cap, on ne change rien au rythme, et si léger changement il doit y avoir, il se trouvera au niveau des news. Vous allez me dire que nous ne sommes déjà pas super productifs en la matière, ou tout du moins que nous avons certaines périodes très creuses. La raison en est simple : Toxic Crypt n’étant pas vraiment un cador du net en matière de cinéma fantastique/horreur, j’ai parfaitement conscience qu’absolument personne ne va débarquer ici dans l’espoir d’y trouver des news toutes fraîches sur le prochain Chucky ou les productions Jason Blum à venir. D’autres sites nettement plus vivants se chargent très bien de vous amener toutes les infos que vous vous devez de connaître, et si une news doit se frayer un chemin jusqu’à nos pages, c’est qu’elle traitera plutôt de quelque-chose d’un peu plus underground, de moins connu. N’y voyez aucun snobisme, aucune posture anti-mainstream, c’est juste que cela ne servirait à rien que l’on tente de lutter sur ce terrain contre des sites en place bien avant nous et qui ont donc légitimement acquis la confiance et les habitudes des lecteurs.

Et puis, pour ne pas vous mentir (vous voyez, c’est déjà mieux que du Macron ou du Pape cette affaire), ça nous arrange pas mal de freiner encore un peu les news : nous avons en effet soufflé nos cinq bougies cette année, Toxic Crypt ayant débuté ses activité en septembre 2013, et si j’étais bien heureux de me rendre compte que j’ai tenu la barre pendant tout ce temps, j’ai aussi reçu un joli mail de mon hébergeur. En cinq années, une sacrée masse d’articles ont été publiés et la limite de stockage se rapprochait dangereusement, me forçant soit à supprimer certains papiers, soit à payer plus cher pour avoir un surplus de place pour causer de goules en noir et blanc, de pervers traquant la biquette dans les ruelles les plus sombres de New York ou de vampires poussiéreux trouvant le temps long dans leur caveau. Pas franchement motivé à l’idée de lâcher un billet supplémentaire, j’ai donc décidé de virer certains modules aidant à la gestion – tant pis, on fera sans – et de progressivement faire moins de news pour mieux me concentrer sur ce dont j’ai réellement envie de causer ou soutenir, et d’effacer peu à peu les plus anciennes. Pas toutes, car certaines gardent un peu d’intérêt, surtout celles rendant hommage à des personnalités disparues ou traitant de films dont aucune chronique n’a été faite ensuite. Mais celles annonçant des crowdfunding terminés depuis 2016 ou  des sorties de DVD que tout le monde a pu s’offrir depuis déjà plusieurs mois finiront enterrées au bout d’un moment. Paix à leur âme. Ce sera peut-être l’occasion de rendre un peu plus vivace la page Facebook, de partager plus de choses dessus et donc d’en faire une entité complémentaire au site. Tout du moins si je m’y tiens…

Par contre, comme d’habitude, ce n’est pas la peine de vous attendre à un top ou un flop 2018 de ma part. Non pas que je sois férocement contre les classements ou contre l’idée de distribuer les bons et les mauvais points à ce que j’ai vu courant de l’année, cela peut au contraire être un exercice plutôt fendard bien que prise de tronche. Le problème est en fait tout autre : je vois finalement peu de films lors de leur sortie. Pour tout dire, si je fais les comptes, je ne dois pas avoir visionné plus de cinq ou six trucs sortis ces douze derniers mois, ce qui rend difficile la tâche d’en sortir un ou deux du lot et les présenter comme les best of the best. Ou les worst of the worst. Ce qui ne veut pas dire que je ne m’émerveille plus devant rien (si je devais choisir un grand winner parmi ces cinq ou six pelloches matées, ce serait sans doute Summer of 84) ou qu’à l’inverse j’ai perdu la capacité de soupirer de tout mon souffle devant un truc que je juge pénible (même s’il date de 2017, le prétentieux Laissez Bronzer les Cadavres remporte la palme de l’insupportable par chez nous). C’est juste que plus le temps passe, moins je me presse pour voir le dernier truc dans le coup, et moins je me sens obligé d’être à la page dans le but de participer aux débats facebookiens (quels débats d’ailleurs ? La discussion y est impossible). En bref, je vois ce que je veux voir quand je veux le voir, vierge de toute pression et en pleine communion avec le spectacle qui se déroule devant mes yeux verts, oubliant si possible sa bonne ou mauvaise réputation sur les réseaux. A mon aise et en fonction de mon humeur. D’ailleurs, après quelques années à s’être presque exclusivement consacré au cinoche bis et horrifique, votre serviteur tout de slime enduit s’est senti pousser l’envie d’aller nager dans les eaux d’un cinéma plus traditionnel. 2018, avant d’être l’année des Marvel (gros fan il y a encore trois ans, je commence à sentir la lassitude me serrer dans ses gros bras, et tous les gants de l’infini n’y changeront rien) ou celle des gros blockbusters pétés de thunes mais similaires à des tatouages qui partent au premier jet d’eau (Deadpool 2 c’est bien sympa, mais quelles sont les chances qu’on y revienne un jour ?), mais celle des histoires à plus petites échelle. Mon gros coup de coeur de l’année fut ainsi Okja, qui confirme que Bong Joon-Ho est le plus important réalisateur surgi lors du nouveau millénaire. Une œuvre coup de poing, qui vous retourne le bide et, en plus de m’empêcher de trouver le sommeil, aura eu pour effet de me faire réviser ma façon de me nourrir. Un classique qui fait mal, au point que tomber sur la moindre image du film continue de me faire l’effet de sortir d’une lessiveuse… En vrac, que de bons moments aussi passés devant le tendre mais dur Florida Project, cette espèce de Chinatown ayant trop fumé de pétards qu’est Under the Silver Lake, l’un peu trop prévisible mais sacrément sympatoche Suburbicon de George Clooney, l’enneigé Wind River ou encore le plus noir que noir Une Pluie sans Fin (attention, spleen assuré…), preuve supplémentaire que pour du thriller de première classe, c’est désormais en Asie qu’il faut voyager. Gros plaisir aussi devant quelques valeurs sûres retrouvées après une trop longue absence, comme un 187 Code Meurtre qui montrait un Samuel L. Jackson inspiré, bien avant qu’il ne devienne le nouveau Morgan Freeman et se contente du pilotage automatique. Ou un Mean Creek toujours aussi percutant près de 15 ans après sa naissance, ce petit bijou qu’est This is England et l’intégrale de Takeshi Kitano. Toujours été fan du Takeshi, et plus le temps passe, plus son œuvre résonne en moi.

Mais ne paniquez pas, amis issus des années 70 qui dormez encore avec vos vieilles VHS de chez René Chateau ou Scherzo : je ne retourne pas ma veste et ai toujours le bis dans la peau, le fantastique gravé en lettre capitale sur le coeur et l’horreur en train de ramper quelque-part dans le ciboulot. Et si peu de nouveautés se sont glissées jusqu’à mon antre, j’ai tout de même pris un pied monstre – c’est le cas de le dire – devant un bon gros paquet de pelloches dont Bernard Henry Levi ignore l’existence : Blood Freak et son dindon mutant, le meilleur de Jess Franco que forme Les Expériences Erotiques de Frankenstein, le finalement pas hypé pour rien It Follows, l’encore meilleure The Autopsy of Jane Doe, l’absolument parfait Werewolf in a women’s prison, un The Alien Factor qui fait toujours battre mon petit palpitant, les excellents brûlots de Pete Walker (Frightmare, Flagellations et surtout Mortelles Confessions), ce modèle de débrouillardise qu’est The Barn, le culte Meurtres à la Saint Valentin qui prend une nouvelle dimension et gagne des points une fois vu en version uncut (merci encore, Pascal!), l’incroyable Island of Death, le dingo The Urge to Kill, le poussiéreux mais si séduisant Le Masque d’Or et son Fu Manchu plus sardonique que jamais, la belle surprise Happy Birthdead, le simiesque et brutal Night of the Bloody Apes, le très Z et totalement raté (mais génial, entendons-nous bien) A Night to Dismember, L’Île des Morts-Vivants et son Bruno Mattei copieur mais bon élève tout de même, le top de Troma que reste Terror Firmer, la trilogie aux viscères fumantes Plaga Zombie qui m’a réconcilié avec les zomblards, ce modèle de Série B qu’est The Halfway House ou encore le metal movie par excellence qu’est Trick or Treat. Yep, la plupart ne date pas d’hier, et quelques rides sont visibles ça et là, mais les meilleures années ciné sont celles où l’on navigue entre la maison de retraite et le bac à sable, nous rendant compte que les deux ont toujours des choses à offrir.

Alors certes, je recycle un peu mes vœux de l’année passée et en arrive une nouvelle fois à la même conclusion, mais elle me semble toujours valable : en 2019, je vous souhaite de voir ce que vous avez envie de voir, de ne pas vous laissez influencer par le buzz, qu’il soit good ou bad, et de naviguer dans les mers où l’air vous semble le plus doux. C’est en tout cas tout le mal que je vous souhaite…

Rigs Mordo

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RIP Jorge Grau

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Les fêtes de fin d’années seront désormais moins festives, Jorge Grau étant décédé ce 26 décembre 2018. Une perte pour le cinéma fantastique espagnol, car même si le réalisateur fut des plus discrets, ses deux incursions dans les genres qui nous préoccupent furent à chaque fois de sacrées gifles. Tout d’abord avec La Mariée Sanglante (1973), étrange bisserie dans laquelle une jeune mariée rêve chaque nuit qu’elle assassine son époux, dont les avances nocturnes sont une source d’effroi pour elle. De plus, ses songes n’en finissent plus de lui faire rencontrer une étrange femme, que son mari retrouve un jour morte, enterrée dans le sable… Un petit chef-d’oeuvre du gothique, de ceux qui vous passent la bague au doigt et vous transportent littéralement dans un autre univers, fait de vampirettes sensuelles en diable et de décors à tomber de sa chaise à bascule… Un an plus tard, Grau récidive dans l’horreur avec le culte Le Massacre des Morts-Vivants, nouvelle preuve de son excellente forme en la question. Cette fois, c’est dans une violence plus crue que chute le bonhomme, qui envoie le blond Ray Lovelock (Murder Rock, La Dernière Maison sur la Plage) dans les pattes de zombies anglais, réveillés à cause d’une machine agricoles envoyant des ultrasons dans le sol pour y liquider les insectes. Un petit message écolo en avance sur son temps, et un living dead movie participant à faire entrer le genre dans une ère plus moderne et sanglante, puisque bien avant que Romero commette un carnage particulièrement gore dans un centre commercial, Jorge faisait déjà arracher les seins d’une infirmière par l’un de ses cadavres ambulants. Deux essais dans le style, deux réussites absolues, toutes deux disponibles chez Artus Films, et de quoi faire regretter que Jorge Grau ne soit pas descendu plus souvent dans la cave du cinoche visqueux…

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