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Le Monstre de Florence – Autopsie d’un Mythe Criminel : les précos sont ouvertes !

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D’affreux crimes furent commis au paradis, et c’est l’inspecteur Didelot qui enquête, parti se perdre dans les ruelles tâchées de sang de la lumineuse Florence. Fanzine coloré de 68 pages au format A4, Le Monstre de Florence – Autopsie d’un Mythe Criminel serait-il l’occasion pour son auteur de troquer le tablier des bouchers du bis pour enfiler une redingote ? Si le zine prévu pour novembre contiendra bel et bien de nombreux articles sur l’affaire (les meurtres, les suspects, les théories, les livres sortis sur le sujet), on ne change pas non plus notre David de fond en comble, et la tignasse se permet également un long détour par les terres de l’exploitation européenne, les cinéastes et producteurs remplissant les cinémas de quartier de bandes où de frêles demoiselles se retrouvaient coursées par des goujats armés de lames de rasoir n’étant pas passés à côté du sordide fait-divers. Ca causera donc giallo et compagnie, et ça ne manquera pas de noter les ressemblances entre telle ou telle Série B italienne et les meurtres d’un Il Mostro qui fit trembler tout un pays…

Pour précommander le fameux monstre, une seule adresse :
http://videotopsie.blogspot.com/p/blog-page_25.html

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RIP Ryan Nicholson

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Atteint d’un cancer du cerveau, Ryan Nicholson s’en est malheureusement allé ce 8 octobre à l’âge de 47 ans. Personnalité bien connue de l’underground horrifique et gore, il était chez nous principalement célébré pour son excellent Gutterballs (2008), slasher fauché se déroulant dans un bowling, jadis édité par Neo Publishing. Le gaillard n’était cependant pas l’homme d’un seul film, et il trimballa d’ailleurs ses chaussons en tant que maquilleur ou faiseur d’effets spéciaux sur un grand nombre de pelloches ou séries tout ce qu’il y a de plus mainstream : X-Files, Lake Placid, Stargate, Replicant, Millenium, Destination Finale, Scary Movie 1 et 3, Dreamcatcher, Blade : Trinity, Deadpool 2 ou encore le récent The Predator. Un palmarès principalement constitué d’oeuvres typées fantastique, et où l’on croisait bon nombre de Séries B ou Z également (le remake de Blood Feast venu d’Allemagne, le Seed 2 d’Uwe Boll, Deep Evil avec Lorenzo Lamas…), et probablement un gagne-pain agréable (quelquefois partagé avec son épouse Megan Nicholson, également maquilleuse)  pour un Nicholson dont les aspirations semblaient ailleurs. Dans Plotdigger Films, sa société de production rien qu’à lui, qui lui permit de mettre sur pieds ses propres films, bien souvent articulés autour des mêmes sous-genres. Comprendre que le slasher et le rape and revenge formeront l’épine dorsale de son art, et que tous ses essais tourneront autour du gore extrême ne laissant rien à l’imagination et de scènes de sexe flirtant fréquemment avec le porno. On notait d’ailleurs dans ses productions une forte tendance à s’attarder sur les minous de ses actrices, ce que finalement peu de metteurs en scène, même orientés Z, osaient faire… Torched (une demoiselle est violée puis assassine ses cinq agresseurs), Hanger (une prostituée est avortée de force puis se venge), Star Vehicle (un chauffeur amoureux du septième art grille un fusible et se lance dans un carnage), Live Feed (tortures en Chine, à la Hostel pour faire simple), Famine (slasher dans lequel des élèves ont fait une blague mortelle à leur prof et vont le payer ensuite), Dead Nude Girls (un voyeur se met à tuer des cocottes) ou encore Collar (une sorte de clodo viole et tue des putes) forment donc un tout très cohérent, ce qui peut faire dire aux détracteurs de Nicholson qu’il nous fournissait toujours la même came, faite de viscères en plastoc aspergées de ketchup et de foufounes malmenées. Rajoutez qu’il avait d’après certains la réputation d’être difficile et de ne pas être contre quelques menues arnaques (les crowdfunding qu’il lançait étaient selon certains douteux) et vous avez en Nicholson une personnalité plutôt sulfureuse. Ici on se fout un peu de toutes ces micro-polémiques, et on regrettera surtout que son Gutterballs 2, qui avait fait la tournée des festivals spécialisés dans le genre, n’aura probablement jamais une sortie en bonne et due forme maintenant que son concepteur n’est plus… Et puis, en tournant un segment de Necrophagia: Nightmare Scenarios, vidéo rendant hommage à ce grand groupe du death metal qu’est Necrophagia, le Ryan a gagné notre éternelle sympathie.

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Black Lagoon numéro 3 : c’est dispo !

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Un peu plus d’un an après le deuxième numéro que nous avions consacré à Jim Wynorski, mon ami Jérôme et moi-même reprenons la route du fanzinat avec, c’est la logique qui le veut, un numéro 3. Si nous étions jusque-là des habitués du printemps, nous avons décidé de faire pousser Black Lagoon Fanzine en même temps que les potirons et les citrouilles ricaneuses, parce que le sommaire l’explique (vous le verrez), mais aussi parce que cela nous convient bien de sortir de nos tombes pour la période joliment colorée d’Halloween. Le fanzine a pris quelques couleurs lui aussi d’ailleurs, puisque nous quittons le noir et blanc pour les fichiers en CMJN (qui a déjà fait face à un imprimeur comprendra) sans que le prix s’en fasse ressentir : nous restons à 10 euros (15 avec les frais de port), pour 102 pages au format A4, comme de juste remplies de bêtes crochues et de maniaques adeptes du hachoir.

Niveau sommaire, nous retournons barboter dans les eaux sanglantes de l’épouvante aquatique, sans oublier de rendre hommage à une petite légende du fantastique et à un label qui monte doucement mais sûrement :

Idrofobia : l’un des deux gros morceaux du numéro, un passage en revue des différents sous-Jaws que l’Italie balança dans nos assiettes à la belle époque des VHS. Cruels Jaws, Deep Blood, La Mort Au Large seront bien sûr de la partie, mais nous ne nous sommes pas limités aux seuls requins et les Tentacules et autres Killer Crocodile se rappelleront également à votre bon souvenir. Un gros dossier de 22 pages, dont le but est surtout de revenir sur les naissances souvent agitées de ces Séries B transalpines.

Piranha 2, les tueurs volants : puisque nous étions déjà trempés, autant aller inspecter les contours de la genèse, là encore particulièrement compliquée, du film d’un certain James Cameron. Ses relations plus que tendues avec Ovidio G. Assonitis, la légende selon laquelle Cameron se glissa dans la salle de montage pour retoucher au film dans le dos du producteur, ce qu’il en est véritablement des suites annoncées alors… Vous saurez tout.

Don Glut : l’autre gros morceau du fanzine, puisqu’un peu moins de 40 pages (réparties entre deux dossiers et une interview) sont consacrées à ce pionnier du cinéma horrifique. Le premier dossier se consacre à ses jeunes années, alors qu’il tournait dans sa cave ou son jardin ses remakes personnels du mythe Frankenstein ou des combats entre vampires et loup-garous, quand il ne partait pas dans les jungles préhistoriques pour y rencontrer des dinosaures en terre glaise… ou créés à l’aide d’une chaussette. Le deuxième dossier prend place dans les années 90 et 2000, alors que Don Glut, sans lâcher ses vieilles momies, avait glissé dans un cinéma érotique et généreux en poitrines dévêtues. Enfin, l’interview permettra de faire le point sur ses goûts, intentions et son avenir proche.

The Barn et Scream Team Releasing : puisque le numéro sort en octobre, autant fêter Halloween à notre façon. Et pourquoi ne pas consacrer quelques pages à The Barn, magnifique slasher surnaturel tourné avec les moyens du bord et en gardant les années 80 en tête ? Et tant qu’on y est, pourquoi ne pas jeter un œil au reste du catalogue de Scream Team Releasing, petite boîte fondée par Justin Seaman (réalisateur de The Barn) et balançant aux horror addicts quelques jolies Séries B, voire Z, bourrées de maniaques traquant les jeunes étudiantes, de zombies qui s’en prennent à des adeptes de la weed et de clowns assassins.

Les Tripodes : série culte des seventies, adaptées de romans bien connus des amateurs de science-fiction, le programme télévisé The Tripods connut aussi une production faites de hauts et de bas, l’audimat n’étant pas systématiquement au rendez-vous. On fera le point au détour de trois pages.

Special Silencers : parce qu’il n’y a pas que les USA et notre vieille Europe, on s’en va en Asie pour y croiser un film sacrément dingue. Mélange d’arts-martiaux et d’horreur gorasse, avec à la clé des racines sortant des bides de malheureux qui ne lisent pas la notice avant de prendre un médoc, Special Silencers mérite bien son petit séjour à l’asile. Et c’est pour ça qu’il nous plaît.

Et comme toujours, vous retrouverez les rubriques habituelles (sauf Craignos Sentaï, parce qu’on avait pas envie cette fois-ci) : quelques petites news pour prendre la température de l’underground francophone et des zines sortis entre deux numéros, quelques chroniques de CD de metal (que vaut le dernier Morbid Angel ? Le docu sur le groupe Death est-il bon ? Le nouveau Cardiac Arrest fait-il battre nos petits coeurs?), un petit retour sur un bouquin américain dédié à la saga Phantasm et bien entendu la rubrique DVD/BR, agrémentée pour le coup de quelques articles un peu plus étirés, comme un hommage à Bach Films via trois de leurs antiques monsters movies.

Pour commander le numéro, avec lequel est offert un poster recto/verso, nous vous invitons à passer par Paypal:

– Envoyez la somme à l’adresse suivante : jerome.ballay@orange.fr
– 15€
– Sélectionner « ENVOI D’ARGENT A UN PROCHE »
– Ne surtout pas oublier d’ajouter en message vos NOM, PRENOM et ADRESSE COMPLETE !
– Validez.

A noter qu’il nous reste une toute petite poignée du numéro 2 (moins d’une dizaine) contactez-nous par mail ou mp si vous voulez une commande couplée 2 + 3, ou si vous voulez juste le numéro 2. De même, si vous désirez payer par chèque, c’est bien évidemment possible, nous vous invitons à nous contacter par mail (adresse en fin de publication) afin que nous vous transmettions notre adresse.

N’hésitez pas pour toute question à utiliser les commentaires ou à nous envoyer un message privé ou un mail : fanzineblacklagoon@gmail.com

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RIP Sid Haig

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On ne va pas se mentir : on s’attendait depuis quelques années déjà à la mauvaise nouvelle. Non, le décès de Sid Haig n’avait rien de surprenant, et qui s’est déjà rendu dans une convention où ce grand bonhomme fit acte de présence, ou regarda certaines vidéos où il y était interviewé, pouvait voir qu’il n’était plus en grande forme depuis quelques temps déjà. Très amaigri, fatigué, il semblait avoir autant de mal à s’exprimer qu’à comprendre son interlocuteur. Bref, on voyait venir la mauvaise nouvelle, et prendre fin une carrière pour le moins exemplaire. On ne va pas la refaire, celle-ci étant aussi longue que fréquemment commentée. Elle avait en tout cas le mérite d’être variée : près de 150 crédits à l’actif de Sid, où se percutaient les films gothiques tardifs et second degré (le génial Spider Baby), les séries B stellaires sorties des usines Corman (La Galaxie de la Terreur), la fantasy de carnaval (Wizard of the Lost Kingdom II) et bien sûr ses multiples rôles pour son ami Rob Zombie. Une résurrection après des années 90 où il était disparu, faite dans la brutalité avec des House of 1000 Corpses et The Devil’s Rejects qui ne plaisantaient pas, récemment complétée avec un Three From Hell qui ne vend pas du rêve (soyons honnêtes, le trailer a tout pour rebuter), et un ticket vers l’immortalité pour un Haig bientôt sur tous les t-shirts et dans tous les placards à jouets grâce à son rôle du Captain Spaulding. Une petite gloire (re)trouvée, et aussi un statut de légende des B Movies qui lui permit d’apparaître dans tout… et n’importe-quoi, de nombreuses zéderies interchangeables formant sa fin de carrière. Dans ses efforts récents, on notera tout de même son bref passage dans le superbe Bone Tomahawk. Et si nous devons nous souvenir de lui, ce sera en rêvassant à ses Women in Prison tournés pour le compte de Roger Corman encore, où il formait un duo d’enfer avec Pam Grier. Des films d’exploitation où il pouvait varier les saveurs (ici un rebelle, ici un saligaud sympathique), où il était toujours tout sourire, quand il ne se moquait pas volontiers de lui-même. Bref, Sid Haig était cool, peut-être même le plus cool de tous, et il nous manquera fort…

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RIP Franco Garofalo

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Franco Garofalo s’est éteint, et l’un des visages les plus marquants du cinéma bis avec lui. Si Garofalo profita d’une jolie petite carrière, le comédien se retrouvant à l’affiche de Crime au Cimetière Etrusque, du Hercules selon Luigi Cozzi, du Arena avec Pam Grier et d’une belle poignée de crime movies transalpins, il restera à jamais l’un des meilleurs faciès utilisés par Bruno Mattei. Au travers de l’excellent L’Autre Enfer bien sûr, dans lequel il se faisait dévorer par une meute de chiens, mais si son nom résonnera longtemps dans les coeurs des fantasticophiles accomplis, c’est évidemment pour sa participation remarquée au légendaire Virus Cannibale. C’est bien simple, Franco Garofalo, alors nommé Frank Garfield, éclipsait tous ses camarades dans le rôle de Zantoro, soldat d’élite auquel il manque une case, peut-être plus effrayant que les zombies qu’il doit combattre, qu’il ne cesse de provoquer dans l’espoir de pouvoir les affronter en face à face. Sorte de Kinski à l’italienne, Garofalo avait un regard à renvoyer les morts dans leurs tombes. De manière ironique, c’était dernièrement par ses cordes vocales qu’il gardait un pied dans le cimetière du bis européen, prêtant sa voix au beau court-métrage Violets Bloom at an Empty Grave de Chris Milewski. En espérant que le bonhomme mettra un aussi gros bordel dans l’au-delà que dans le Virus de Mattei…

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L’appel d’Azathoth en préco !

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Nouveau venu dans la galaxie du fanzinat, L’Appel D’Azatoth s’apprête à envahir vos bibliothèques. Du moins si vous consentez à débourser quelques maigres euros pour précommander la bête taillée par Thomas Mollon, qui a réuni une partie de l’équipe du site où il officie, Monster Squad, pour l’occasion. Au programme : Yuzna et sa Fantastic Factory bourrée de nonnes infernales et de démons vengeurs, la saga aux dents longues Fright Night, ce vieux filou de Chuck Norris et, comme de juste, une tripotée de chroniques de films fantastiques, horreur ou bis.

On donne la parole à Tom pour ce qui est du mode d’emploi pour commander la bête, c’est encore lui qui en cause le mieux :

Les Grands Anciens l’ont ordonné, les précommandes de L’appel d’Azathoth, fanzine dédié au cinéma bis, sont lancées !
Au sommaire de ce numéro, dossiers Fantastic Factory, Fright Night. Mais aussi du Chuck Norris, des chros, des zines, et bien d’autres joyeusetés.

82 pages couleur au prix de 15€ frais de port inclus*.
*(le tarif du fanzine est à 9€, et le montant des frais de port s’élève à 6€)

9€ pour les personnes souhaitant retirer L’appel au Rétro Wizard Day, où la team d’Azathoth sera présente.

Pour commander via Paypal :

Sur votre interface cliquer sur Envoyer.
Indiquer l’adresse e-mail suivante thomas.mollon@sfr.fr dans la case prévue à cet effet.
Une fenêtre s’ouvre, sélectionner Envoi d’argent à un proche.
Indiquer le montant, 15€ si vous souhaitez le recevoir par courrier, 9€ pour le récupérer au Rétro.
Important, indiquer dans la case message vos noms et adresse complète, puis cliquer sur continuer. Le tour est joué !

Et pour toutes questions n’hésitez pas à me contacter par MP ou par mail. Les envois se feront à partir du 9 septembre. Bonnes précos !

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RIP Billy Drago

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Et le cimetière du cinéma d’exploitation de se remplir encore un peu plus, avec cette fois la disparition de Billy Drago, tronche mémorable du septième art s’il en est, qui s’est éteint le 24 juin à l’âge de 73 ans. Si 95% des sites mainstream se concentreront sur ses rôles dans des films tout aussi mainstream comme Les Incorruptibles, Delta Force 2, Invasion U.S.A, Pale Rider ou encore ses apparitions remarquées dans la série Charmed, nous nous souviendrons surtout de lui comme d’un fantôme particulièrement charismatique hantant la production classée B depuis plus de 30 ans. Sans viser l’exhaustivité, signalons donc la présence du bonhomme dans Vamp, Cyborg 2, Lady Dragon 2, le western Tremors 4, Demon Hunter, 7 Mummies, le remake de La Colline à des Yeux selon Aja où il reprenait le rôle de Papa Jupiter, Revamped, Zombie Hunters, le Imprint de Takashi Miike pour la série Masters of Horror, Children of the Corn : Genesis, The Ritual et on en passe des tout aussi tranchants. Le plus souvent des petites choses, mais qui mises bout à bout forment une filmographie charmante de par sa propension à s’en tenir aux monstres terreux, aux actioners shootés à l’économie et aux maboules des coins chauds. Tu vas bien nous manquer, Billy…

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Médusa Fanzine numéro 13 : de retour !

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OK, Persée l’invincible mit une méchante raclée à la Gorgone, mais rien ni personne ne viendra faire chier Didier Lefèvre. La Méduse française est toujours vivante, et elle s’apprête même à fêter les 30 balais du fanzine cinoche le plus célèbre en nos contrées : Médusa Fanzine bien sûr, né en 1989, sur les fonds baptismaux de la VHS en fusion… Le zine de l’ami Didier alignera bientôt 29 numéros, ce qui, dans le petit monde du fandom bisseux, constitue une espèce de record et fait de ce mag l’increvable doyen de nos feuilles de chou. Il en aura vu le Didier, il en aura connu et rencontré, et il en aura écrit surtout, comme cet opus 13 de très belle mémoire : advenu en février 1999, trois mois seulement après le volume 12 (nous étions jeunes, nous avions le temps), soit le numéro des 10 ans – qui célèbre donc ses 20 printemps cette année : vous suivez ? -, et que l’ami Didier ressuscite en ce mois d’avril. Comprendre un retirage en version « deluxe » (sans les agrafes comme il le dit, grammage augmenté, couverture glacée), mais fond évidemment intouché, et c’est tant mieux. En effet, Médusa Fanzine trouvait là sa formule parfaite et asseyait son ADN profonde – fanzine des cinémas fantastique, bis et trash comme avertissait l’accroche depuis le n°11 : les rubriques essentielles donc (Nostalgia, Bismania, Alméria, Zinotek – car Didier n’a jamais oublié de parler des confrères), augmentées ici d’une belle filmographie sacrifiée à la belle Laura Gemser et d’un dossier polars italiens (part.2) signé Rodolphe Laurent. Vous chercherez le n°12 pour la partie 1… et le n°14 pour la partie 3. Imparable en tous les cas, comme ces pages ciné amateur où l’on aura plaisir à lire l’interview de notre rocker préféré, Vince Rogers, coupable de quelques pelloches très artisanales… et très bis. Bref, 64 pages historiques d’une certaine manière, dont la vitrine donne parfaitement le ton (Laura Gemser et La Rose Ecorchée), et qu’il vous faudra vite commander avant que la bisserie internationale ne se jette sur l’objet et débarrasse définitivement les étagères de Didier Lefèvre. Pour commander la chose, envoyez 12 euros via PayPal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com, en précisant vos nom et adresse.

David Didelot

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RIP Joe Pilato

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Bon ben voilà… On se plaignait il y a quelques heures à peine que la Faucheuse se refusait à prendre des vacances, ou au moins à quitter le champ du cinoche horrifique, et la voilà qui se remet au travail et nous prend Joe Pilato, décédé dans son sommeil à l’âge de 70 ans. Un grand acteur qui n’aura sans doute pas eu la carrière méritée, et dont le chemin est particulièrement lié à celui de Romero. On ne vous apprend d’ailleurs rien : Pilato, c’est surtout Le Jour des Morts-Vivants, dans lequel il jouait le détestable – et donc fascinant – Capitaine Rhodes, militaire changé en dernière bobine en mémorable festin pour zombies. Chez Romero, le Joe fit aussi partie de l’aventure Zombie et passa sur le set de Knightriders, retrouvant ensuite la franchise des revenants pour le non-officiel Night of the Living Dead: Origins 3D en 2015, où il ne fera que donner de la voix. Si c’est principalement sur le souvenir de Day of The Dead qui vivait Pilato, dont le gros des activités était désormais de participer aux conventions et signer du DVD ou des photos à tour de bras, le bonhomme fut tout de même de la partie sur plusieurs autres films dans nos genres. Citons en vrac Effects (1980) dans lequel l’équipe d’un tournage de film d’horreur se demande s’ils ne sont pas en train de tourner un snuff sans s’en rendre compte, le film d’action Terminal Force (1989) par Fred Olen Ray, avec lequel il shoote l’année suivante Alienator (1990), le bien taré Empire of the Dark (1990) avec son culte satanique et ses ninjas, le sous-Robocop au féminin de Robert Kurtzman The Demolitionist (1995), le thriller sexy Fatal Passion (1995), le culte Wishmaster (1997), Bloodbath (1999) et ses scream queens qui disparaissent, le DTV The Ghouls (2003), Someone’s Knocking at the Door (2009) et son taré tuant des jeunes drogués en les forçant à des parties de jambes en l’air brutales, Parasites (2016) et ses vilains clochards, The Chair (2018) qui se déroule dans le couloir de la mort, la comédie horrifique Shhhh (2018) et ses bruyants spectateurs d’un cinéma liquidés les uns après les autres, et enfin Attack in LA (2018). Une belle petite carrière principalement menée dans la Série B donc, avec à la fin des années 90 des participations vocales à des shows pour les plus petits, Pilato prêtant ses cordes vocales à l’un des dinosaures de Digimon et au grand méchant de Beetleborgs.

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RIP Larry Cohen

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A peine avons-nous refermé la rubrique nécrologique en râlant sur la disparition de John Carl Buechler que nous devons déjà l’ouvrir à nouveau… Cette fois, c’est à Larry Cohen de nous faire faux bond, ce grand homme du ciné d’exploitation nous ayant quittés le 23 mars à l’âge de 77 ans. Sorte de couteau-suisse du grindhouse, Larry posa sur son crâne les casquettes de réalisateur, scénariste et producteur. C’est bien sûr pour la première que bon nombre d’entre nous se souviendront de lui, Mister Cohen débutant sa carrière dans la blacksploitation (Black Caesar, Hell Up in Harlem) avant de plonger dans le cinoche d’horreur et y expérimenter le « high concept ». Soit des films aux pitchs que l’on peut résumer en une phrase et dont le principal intérêt se trouve dans leur idée de départ. Comme par exemple la naissance d’un bébé monstrueux (la trilogie Le Monstre est Vivant), l’arrivée à New York d’un gigantesque oiseau (Epouvante sur New York), une série de tueries commises par des fous de Dieu (Meurtres sous Contrôle), la transformation en homme-loup d’un jeune sportif (Full Moon High), l’enlèvement d’une femme par une mystérieuse ambulance (L’Ambulance), un yaourt capable de transformer en mélasse les malheureux qui y goûtent (The Stuff) ou encore la découverte que votre belle-doche est une vile sorcière (Ma Belle-mère est une Sorcière). De la suite dans les idées, et une imagination volcanique qu’il prêtera aux autres, et le plus souvent à son vieil ami Bill Lustig. Sortiront donc de sa machine à écrire les trois Maniac Cop et le slasher longuet Uncle Sam, mais aussi une poignée de Columbo, le Piège Intime de Anthony Hickox, le populaire Phone Game du père Schumacher ou encore Captivity avec Elisa Cuthbert. Un CV apte à faire des envieux, et auquel il faut ajouter, en tant que réalisateur, Les Enfants de Salem, suite du téléfilm Kingien de Tobe Hooper, et l’excellent Serial auto-stoppeur, l’un des meilleurs épisodes de la série Masters of Horror voyant deux tueurs en série se lancer dans une compétition sanglante. Belle preuve de l’importance du bonhomme d’ailleurs que de l’avoir convié dans MoH, au milieu des Carpenter, Dante, Argento et autres Landis, le nom Cohen ne faisant définitivement pas tache dans la liste… Et pour prouver encore à quel point ce créateur multi-tâches fut important dans le petit monde du cinéma acide et  avec du poil sous les aisselles, un documentaire, King Cohen, lui fut dédié. Autant dire que le gaillard nous manquera, et qu’on le remercie cent fois pour ses poupins maléfiques, ses pots de Danone à vous en faire fondre la gueule et ses serpents ailés venus faire leur nid dans des grattes-ciel.

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