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Goblin

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Lorsque Todd Sheets balance sur le marché Goblin en 1993, le zigomar n’en est pas à son premier plat de charcuterie, et cela fait quelques années déjà qu’il s’est payé une caméra bon marché pour planter son objectif dans de la barbaque encore dégoulinante de sa sauce au vin rouge. Convivial comme une soirée raclette, Goblin reste aussi dans le sujet en refilant un vilain mal de ventre à l’assistance, bonne pour finir la fête la tête dans le lavabo.

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The Sins of Dracula

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Dans sa longue carrière de prince des ténèbres, Dracula aura tout vu, tout connu, tout incarné, s’alliant par ici avec de sautillants revenants adeptes du kung-fu, se la jouant rockstar à minettes par là, posant ses valises au Pakistan pour retrouver des couleurs ou devenant à temps perdu le directeur d’une prison pour femmes de petite vertu. Par contre, autant que l’on s’en souvienne, et sauf à considérer Nosferatu comme un Dracula pur jus, et cela se défendrait, il n’a jamais été chauve et dût attendre 2014 et le The Sins of Dracula du stakhanoviste de Rhode Island Richard Griffin pour perdre son pelage de barbastelle. Enter the bald prince of darkness !

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Tribunal Fantôme

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On connaît bien le Dan Aykroyd casseur de fantômes, le Dan Aykroyd chanteur et danseur avec son faux frères John Belushi, le Dan Aykroyd persuadé que spectres et petits hommes verts existent bel et bien, et même le Dan Aykroyd vendeur de vodka. Par contre, il reste encore à beaucoup d’entre nous l’honneur de faire connaissance avec le Dan Aykroyd réalisateur, poste qu’il ne tint qu’une seule et unique fois lors de son Tribunal Fantôme (1991), gigantesque bordel horrifico-comique qu’il présidait sans savoir trop savoir ce qu’il faisait.

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The Maze

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En devenant le chef décorateur d’Autant en Emporte le Vent (1939), William Cameron Menzies s’assura que son nom reste inscrit dans toutes les bonnes encyclopédies sur le septième art. Mais en tournant Invaders from Mars (1953), c’est dans les bibles de la science-fiction qu’il grava son nom, sans pour autant être le petit nouveau du quartier du fantastique, puisqu’il lui offrit avant cela quelques magiciens louches et même un Fu Manchu toujours aussi chafouin. C’est néanmoins sur son ultime long-métrage – suivront quelques courts et épisodes de série avant un regrettable décès en 1957 – le tridimensionnel et bien trop méconnu The Maze (1953) dans lequel on se perd avec plaisir aujourd’hui.

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Femmes en Cage (Barbed Wire Dolls)

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Plus besoin de présenter Jess Franco, et pas la peine non plus de rappeler que l’Espagnol était à sa façon un vrai cinéaste à femmes, trouvant toujours une excuse, bonne ou mauvaise, qu’importe, pour les effeuiller sans honte. Avec la production suisse Frauengefängnis (1975) et sa prison pour dames pourtant ni vilaines ni revêches, notre érotomane préféré peut enfin s’autoriser tous les gros plans et zooms intempestifs sur ce qui l’intéresse vraiment : l’origine du monde.

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Démons

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De temps à autres, il est bon d’empoigner un bout de bois et d’aller vérifier si ce que l’on pensait être un vieux cadavre de plus de 35 ans abandonné par les vers gigote toujours une fois piqué. Aucun risque que Démons (1985), titre de gloire de Lamberto Bava, reste face contre terre alors que l’on s’amuse à le poinçonner : alors que vous n’avez rien vu venir, la bête est déjà redressée et prête à vous rappeler qu’en matière de gore, on n’a jamais vraiment fait mieux. Alors planquez femmes et enfants dans les abris antiatomique, posez votre casque de VTT sur le crâne et enfilez au moins deux cottes de maille : Dèmoni n’a pas perdu la moindre prémolaire et mord encore.

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Snoop Dogg’s Hood of Horror

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Si le toutou enfumé du hip hop américain Snoop est surtout connu pour son flow, ses polémiques ou ses nombreuses participations à des comédies tous publics – ah l’Amérique, cette terre où n’existe plus le mot « impossible », et où il est tout à fait normal de participer à un film Bob l’Eponge alors que l’on fut accusé de meurtre dans ses belles années! – le Dogg fut aussi brièvement une petite vedette de l’horreur. On se souvient de sa dégaine de lévrier à moitié stone dans le très correct Bones (2001), mais on se remémore moins souvent Snoop Dogg’s Hood of Horror (2006), film à sketchs sur lequel le doggfather enfilait le costume du crypt keeper

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Le Cadavre qui Tue (Doctor Blood’s Coffin)

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Ce n’est pas parce que la Hammer mettait tout le monde d’accord et régnait d’une poigne de fer sur le fantastique de la fin des 50’s et du début des 60’s que tout le monde devait se courber et lui baiser les pieds, et la rébellion vint finalement de ce que l’on pourrait appeler les réseaux parallèles, ceux n’appartenant ni à la Amicus ni à la Tigon et refermant généralement les volets et rendant les clés de l’appartement après cinq ou six films maximum. C’est le cas de la petite baraque Caralan Productions, à laquelle on doit The Snake Woman (1961) et Le Gang de l’Oiseau d’Or (1969), mais aussi un Doctor Blood’s Coffin (1961) permettant à Sidney J. Furie de parfaire son métier avant qu’il ne rejoigne, casque de combat vissé au caillou, les champs de bataille du film de guerre des seventies.

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Voeux Sanglants (The Initiation)

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1984, année charnière pour le sous-genre tout en coups de tournevis dans la tempe qu’est le slasher, progressivement délesté de son pardessus emprunté à Psychose et au cinéma à suspense dans son ensemble, puis rhabillé pour affronter l’hiver de la laine mitée de celui ne se souciant même plus de l’effet qu’il fait à son interlocuteur. Pour le dire plus simplement, l’âge d’or se dissipait, la relative intelligence que le genre pouvait encore avoir prenait congé et les tentatives apparues à partir de 85 adoptaient la posture du second degré à tendance perverse. Pas encore coiffé du bonnet d’âne mais déjà moins noble que ses prédécesseurs, Voeux Sanglants (alias The Initiation) fait le lien d’une tendance à l’autre et se trouve donc, c’est tout mathématique, tiraillé entre sa cervelle encore en marche et son entre-jambe déjà en ébullition.

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Psycho Goreman

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Psycho Goreman (2021), nouvelle idole des jeunes ? Cela aurait pu au beau milieu des nineties, où notre sauvageon tombé d’une lointaine nébuleuse aurait fort bien pu jouer des coudes dans les Toys’R’us avec les dernières figurines Beetleborg et quelques Toxic Crusaders invendus. Il aurait dans tous les cas côtoyé ses influences principales, le nouveau méfait d’un Steven Kostanski embrassant l’aventure du solo, après avoir partagé le siège de réalisateur sur Father’s Day et The Void, piochant autant dans l’imagerie des sentaï que dans le gore nucléaire et impoli de Troma.

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