The Big Bird Cage

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Que voulez-vous, on ne peut rien y faire : les prisons construites brique après brique par Roger Corman dans les années 70 ont beau être des nids à cafards où l’on mange de la bouillie dégueulasse, quand on ne s’y fait pas torturer dans des caves humides, on est toujours les premiers à y réserver notre couchette. Parce que les filles y sont toujours charmantes, parce que cette vieille gueule de Sid Haig a toujours une bonne blague bien grasse à raconter et parce qu’on ne s’y fait jamais chier. Pas de raison que ça change pour The Big Bird Cage (1972), délire volontiers parodique d’un Jack Hill toujours bien assis sur son trône de petit prince de l’exploitation…

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Queen Crab

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La Série Z, un gros panier de crabes ? Avec Queen Crab (elle était facile, on sait), Brett Piper prouve en tout cas qu’il ne fait pas partie de ces faiseurs pressés tournant à l’aveugle, se contentant de torcher leur 587ème slasher forestier sans le sou (qui a dit David Sterling ?) pour pouvoir se payer leur paquet de Chocapic en fin de semaine. Brett est un auteur, un vrai, et le montre avec ce Creature Feature plein d’amour et jamais pince sans rire.

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Talisman

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Qu’on se le dise, David DeCoteau ce n’est pas que des Séries B rigolardes bourrées de Scream Queens siliconées ou des téléfilms familiaux plein de chats qui parlent avec la voix d’Eric Roberts. C’est aussi du Direct-To-Video tout ce qu’il y a de plus sérieux, remplis de vieux châteaux gothiques, de sorties au clair de Lune, de champs de tombes, de grigris démoniaques, d’anges déchus et… de jeunes vauriens en slip blanc. On ne se refait pas.

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Le Moulin des Supplices

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S’il ne devait en rester qu’un… Le Moulin des Supplices (1960) ne serait peut-être pas le premier choix de la majorité des bissophiles en matière de gothique italien, et on le verrait probablement devancé par quelques Bava fouetteurs ou des Freda formateurs. N’empêche que comme l’écrit Alain Petit dans la nouvelle édition fraîchement sortie par Artus, il est improbable qu’un amoureux du genre ne le place pas dans son top 5 personnel. Soixante ans après la sortie du film de Giorgio Ferroni, cela se vérifie encore et toujours…

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Cold Ground

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Pour le coup, Ciné2Genre a fait très fort : après avoir plongé dans les couleurs du giallo moyen (Les Diablesses) et dans les moumoutes mitées du gorille pauvret (King Kong Revient !), voici que l’éditeur propose à nos yeux un produit typiquement frenchie, advenu en 2017 dans les festivals du Monde entier… Une flopée de sélections plus tard et une petite poignée de Prix plus loin, Cold Ground débarquait donc sur nos étals à la fin de l’année 2018, dans une très chouette édition DVD… si l’on passe quelques ennuis techniques indépendants de notre volonté. L’affiche – absolument superbe et sublimement attirante – fera vite oublier les affres du bug emmerdant… si l’on demande remplacement de sa galette à qui de droit. Enfin bref, pas bien grave tout ça, mais toujours pénible.

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Halloween 2018

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Michael Myers nous les aura toutes faites : bonne séquelle (Halloween 2), suites médiocres ou carrément pourries (les opus 4 et 5), gros bordel pelliculé (le sixième), remake (le Rob Zombie), prolongement plutôt strange de celui-ci (toujours par Zombie). En 2018, le William Shatner diabolique appuie sur le bouton reset et retourne à sa première nuit des masques, ce nouvel opus nous faisant le coup de la suite à l’original, venue zapper tout ce qu’il y a entre les deux. Un tour déjà joué dans les 90’s via Halloween, 20 ans après (si ce n’est que celui-là ne reniait pas le Halloween 2 de Rick Rosenthal), belle renaissance déforcée quelques années plus tard par une résurrection à la con… Est-ce qu’en 2018 le vieux Michael fait bien de réinitialiser son existence toute entière sous l’emblème d’une Blumhouse régnant désormais sans partage sur l’industrie horrifique ? Franchement, ouais !

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Forbidden World (Mutant)

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Là-haut, tout là-haut, à des milliers d’années-lumière, pendant que Dark Vador et Luke Skywalker tentent de régler leurs petits problèmes familiaux, Roger Corman prend des notes en cachette puis refait la guerre des étoiles sur des champs de bataille autrement plus miséreux. A un point tel que le Forbidden World (ou Mutant, selon les versions) qu’il produit doit laisser tomber ses velléités de sous-Star Wars pour mieux bifurquer vers le sous-Alien. Au vu du résultat, il est permis de parler de sage décision.

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Le Peuple des Abîmes

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C’est à croire que la Hammer était prise de panique dès que l’une de leurs productions ne libérait pas les monstres. Ainsi, alors que Le Peuple des Abîmes (1968) naviguait à son rythme sur les mers du drame nautique, avec ses bisbilles dans les couchettes et ses mutineries nées en salle des machines, voilà que le studio britannique envoie valdinguer marins et passagers sur l’un de ces fameux lost continent, dès lors retrouvé ! Mais qui pour s’en plaindre puisque ces terres préhistoriques sont aussi le terrain de jeu de crabes mutants et de scorpions taille XXL ?

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Voici venu le temps…

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Voici Venu le Temps… que les moins de 40 piges ne peuvent pas connaître, ni même comprendre peut-être. Roman de micro-niche ? Roman communautaire ? Oui sûrement. So What ? tant le plaisir est grand, et tant la nostalgie douce affleure à chaque page. A la plume, Jérémie Grima, metalleux ouvert comme les cuisses d’une groupie de Mötley Crüe (car un mec qui dit apprécier le Flesh and Blood de Poison ET le Kings of Metal de Manowar ne peut pas être foncièrement mauvais), zineux talentueux (Zone 52), activiste radio (Zone 52 – L’Emission) et coauteur – entre autres – de l’incroyable Enjoy the Violence : ce grimoire de mémoires frenchies sacrifié au Metal brutal de nos clochers...

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Médusa Fanzine numéro 13 : de retour !

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OK, Persée l’invincible mit une méchante raclée à la Gorgone, mais rien ni personne ne viendra faire chier Didier Lefèvre. La Méduse française est toujours vivante, et elle s’apprête même à fêter les 30 balais du fanzine cinoche le plus célèbre en nos contrées : Médusa Fanzine bien sûr, né en 1989, sur les fonds baptismaux de la VHS en fusion… Le zine de l’ami Didier alignera bientôt 29 numéros, ce qui, dans le petit monde du fandom bisseux, constitue une espèce de record et fait de ce mag l’increvable doyen de nos feuilles de chou. Il en aura vu le Didier, il en aura connu et rencontré, et il en aura écrit surtout, comme cet opus 13 de très belle mémoire : advenu en février 1999, trois mois seulement après le volume 12 (nous étions jeunes, nous avions le temps), soit le numéro des 10 ans – qui célèbre donc ses 20 printemps cette année : vous suivez ? -, et que l’ami Didier ressuscite en ce mois d’avril. Comprendre un retirage en version « deluxe » (sans les agrafes comme il le dit, grammage augmenté, couverture glacée), mais fond évidemment intouché, et c’est tant mieux. En effet, Médusa Fanzine trouvait là sa formule parfaite et asseyait son ADN profonde – fanzine des cinémas fantastique, bis et trash comme avertissait l’accroche depuis le n°11 : les rubriques essentielles donc (Nostalgia, Bismania, Alméria, Zinotek – car Didier n’a jamais oublié de parler des confrères), augmentées ici d’une belle filmographie sacrifiée à la belle Laura Gemser et d’un dossier polars italiens (part.2) signé Rodolphe Laurent. Vous chercherez le n°12 pour la partie 1… et le n°14 pour la partie 3. Imparable en tous les cas, comme ces pages ciné amateur où l’on aura plaisir à lire l’interview de notre rocker préféré, Vince Rogers, coupable de quelques pelloches très artisanales… et très bis. Bref, 64 pages historiques d’une certaine manière, dont la vitrine donne parfaitement le ton (Laura Gemser et La Rose Ecorchée), et qu’il vous faudra vite commander avant que la bisserie internationale ne se jette sur l’objet et débarrasse définitivement les étagères de Didier Lefèvre. Pour commander la chose, envoyez 12 euros via PayPal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com, en précisant vos nom et adresse.

David Didelot

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