Assmonster : The Making of a Horror Movie

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Qui de mieux que Bill Zebub, dont le passe-temps (on n’ose parler de job) est de buriner de microscopiques productions amateures qu’il ira ensuite vendre aux conventions horrifiques du pays, pour envoyer un tacle filmique à ces réalisateurs improvisés fauchant la caméra de beau-papa pour torcher, en une matinée grand max, une zéderie qu’ils refourgueront pour 30 dollars à ces mêmes conventions ? Personne, d’autant que conscient de ce qu’il est, le diablotin du Z à court de petites coupures fait de lui-même la première cible de son Assmonster : The Making of a Horror Movie (2006).

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Doctor Death : Seeker of Souls

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Lancer une franchise horrifique menée par une figure maléfique reconnaissable entre mille, parcourant toujours plus de nuits de pleine lune au fil de séquelles toujours plus nombreuses, et collecter les droits d’auteur à chaque nouvelle sortie de tombe, n’est-ce pas là le rêve ultime de tout réalisateur et producteur donnant dans le putride ? Mais n’est pas la Toho ou la Hammer qui veut, et bien qu’il soit tiré à quatre épingles, qu’il s’y connaisse en punchlines assassines et semble prendre un plaisir réel au morcellement de bimbo, l’immortel savant de Doctor Death : Seeker of Souls (1973) voit sa vie soi-disant éternelle s’éteindre dès son premier opus, resté trop obscur pour entraîner une quelconque suite. C’est d’ailleurs bien dommage.

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Au-delà de la Terreur

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Frapper une grand-mère, c’est mal. Frapper une grand-mère satanique, c’est pire. Car vous ne vous en sortirez pas avec deux coups de canne dans les genoux et les condés aux trousses, mais avec Lucifer, des spectres revanchards et quelques nonnes momifiées au cul. Au-delà de la Terreur (1980) a beau se donner de grands airs Kubrickiens avec sa clique de voyous pillant et tuant à la chaîne, il n’en finit pas moins rattrapé par le bis ibère, et lâche une épouvante putride à deux mausolées de celle d’Amando de Ossorio. Contraint et forcé ?

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Butchered (The Hazing)

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Toujours flanqué d’un sourire large et avenant, Joe Castro n’a pourtant jamais été du genre à le dire avec des fleurs. Il ne faut donc surtout pas se fier à la jaquette très néo-slasher de son Butchered (2003, parfois appelé The Hazing), sur laquelle on aligne quelques teens très propres sur eux en faisant croire que ceux-ci, et le film avec eux, pourraient sortir de la même promotion que Neve Campbell et Jennifer Love Hewitt. La tactique de l’arbre feuillu cachant (mal) la forêt incendiée, tant ici on charcute, on taillade, on découpe et on déchiquette comme à l’abattoir. A ce répertoire des savoir-faire du père Castro (Terror Toons et ses suites, of course) ne semble guère manquer que l’échaudage…

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Big Tits Zombie

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Avec toute la politesse, tout le respect et tout le calme dont il fait preuve en public, le Japonais a bien le droit de se laisser aller, dans l’intimité de son deux pièces, à quelques déviantes obsessions. Comme les poitrines de la taille d’une montgolfière, les pieuvres violeuses et on en passe des pires. Puisque leur terre peut à la fois être celle de la réserve et celle des petites culottes d’étudiantes mises à la vente, on ne tombe pas du tatami en découvrant sur leurs étals une oeuvrette comme Big Tits Zombie (Kyonyû doragon: Onsen zonbi vs sutorippâ 5, 2010), adaptée d’un manga dont vous ne retrouverez sûrement pas les chapitres dans Le Petit Spirou.

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Le Crâne Maléfique (The Skull)

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De grands comiques, les successeurs du célèbre Marquis de Sade, qui dans les années 60 refusèrent à une petite pelloche, alors provisoirement nommée Les Forfaits du Marquis de Sade, de venir ternir le nom de leur ancêtre. Que l’homme de lettres ait fouetté des mendiantes, forcé ses victimes à blasphémer à Pacques (bon ça, à la rigueur…), enculé des gamines qu’il avait droguées au préalable, pas grave ! Mais que son petit nom soit racolé à une gueuse Série B, niet ! The Skull (1965) deviendra donc chez nous Le Crâne Maléfique, mais de ses orbites vides sortent toujours les mêmes cruelles pensées du philosophe pervers.

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Shriek of the Mutilated

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C’est bien connu : le yéti, personne ne l’a jamais vraiment vu, et d’ailleurs ceux qui l’ont vu ne l’ont pas vraiment vu non plus. Le bourlingueur des cinémathèques branchées Z et des vidéoclubs les plus pisseux sait bien qu’il ne trouvera pas la bête à poil long dans une VHS, puisque les Séries B des 70’s branchées snowbeast et compagnie, et il y en a, se sont le plus souvent refusées à le mettre sur le devant de la scène, le laissant à l’ombre des conifères. Plus courageux que le reste du peloton duveteux, Shriek of the Mutilated (1974) ose le filmer sans détour… pour mieux dévoiler les imperfections du costume. Surprise, c’est très volontaire de la part des époux Findlay.

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Bonne, et dernière, année

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Un nouvel édito sur Toxic Crypt ? Tu ne rêves pas, ami voyageur des mondes obscurs. Et tu comptes bien, copain bourlingueur des souterrains malfamés : cela fait bien deux ans que je n’ai plus pondu ce que l’on appelle communément un billet d’humeur. Que je n’ai pas pris le clavier pour me répandre en sentiments, bons comme mauvais. Par manque de temps (un peu), d’envie aussi (beaucoup). Alors vous vous dites probablement que me revoilà dans la colonne de l’éditorial pour vous souhaiter une belle et heureuse année, une santé de fer, un larfeuille bien rempli, des orgies par milliers et toujours plus de séances horrifiques. Je vous souhaite évidemment tout cela, tout en étant bien conscient que se gueuler « happy new year » à la face n’a jamais eu d’impact sur l’année de qui que ce soit, en bien comme en mal, mais c’est une annonce autour de laquelle je tourne depuis quelques temps déjà qui me pousse à noircir un nouveau fichier Word. Je ne vais pas y aller par quatre chemins, d’autant que j’ai déjà perdu assez de tifs comme ça à me demander quelle tournure de phrase serait la plus subtile pour dire un fait pourtant simple : Toxic Crypt entre en 2022 dans son ultime année, et je dynamiterai donc l’entrée de ma caverne nucléaire dans quelques mois, probablement à l’automne.

Aucune raison grave à ce choix, mais un total de petites, amassées avec le temps, d’inégales importances. Tout d’abord, la confection de Black Lagoon Fanzine, co-créé avec le comparse Jérôme à l’été 2015, n’a eu de cesse de rogner toujours un peu plus de mon temps, et en période de bouclage du fanzine, patauger dans le lagon noir tout en gérant l’officine de la crypte toxique est tout ce qu’il y a d’épuisant. Certaines journées particulièrement chargées, je quittais les obligations de la vie quotidienne en fin d’après-midi pour écrire ou publier une chronique pour le site avant, en soirée et après un repas vite avalé, de coller à la correction de textes, l’écriture de nouveaux ou me pencher sur la maquette d’un nouveau numéro de BL. Une charge parfois un peu lourde, qui me fait baigner dans le cinéma horrifique des semaines quasiment entières et ne me laisse que peu de temps pour autre chose. Un choix devait donc être fait, et c’est celui de faire s’effondrer la crypte qui fut gardé, malgré l’obligatoire pincement au coeur qui s’en suivra.

Ensuite, 2022 me semble être la date idéale pour mettre un terme à mes nauséabondes activités. Si le site fut officiellement lancé à l’été 2013, j’avais en vérité commencé à travailler dessus dès 2012, créant un blog que l’on peut considérer comme d’entraînement – nommé L’Enfer aux Pellicules, rien à voir avec les peaux mortes qui font des Monts Blancs de vos crinières – et m’essayant alors à la rédaction de chroniques, dont certaines finiront par atterrir sur Toxic Crypt. Cela fera donc dix ans que j’ai quitté le siège de spectateur pour m’essayer au commentaire, et cela me semble une bonne date symbolique pour passer la corde au cou du site.

Enfin, et peut-être surtout, je me sens tourner en rond depuis un bon moment, jusqu’à en avoir le tournis. Dix ans, cela signifie aussi plus de 1300 chroniques de films – et c’est sans compter celles de livres, fanzines, les news et les quelques interviews menées plus ou moins régulièrement il y a quelques années – quasiment écrites par ma seule main (David me prêta main forte pendant un temps, et je l’en remercie encore). Il y a un nombre limité de critiques que peut écrire un seul homme sans se répéter, et cela devient encore plus difficile lorsque l’on parle d’un genre aussi codé que l’horreur, où toutes les productions d’attaques animalières sont structurées de la même manière, où toutes les invasions martiennes s’orchestrent pareillement, où les sols de toutes les maisons hantées craquent de la même façon. Il me reste beaucoup de films à chroniquer, et cette dernière année d’activité ne pourra tous les couvrir. Mais je suis persuadé de m’être un jour ou l’autre penché sur un film similaire en tous points à ceux à venir, et couvrir cet éternel recommencement, cette gigantesque ode à la reprise et au bis repetita qu’est l’industrie de la Série B, ne m’excite plus comme aux premiers jours. Mon vocabulaire commence à manquer – il n’y a pas des milliards de manière de traiter du 497ème sous-Vendredi 13 sorti dans l’année -, mes opinions se rejoignent avec les années. Autant se taire si l’on n’a plus rien à dire, et donc commencer à fermer sa bouche tout doucement, pour se concentrer sur les articles plus longs, parfois pas loin de l’enquête, que je fais dans Black Lagoon. On me rétorquera qu’il ne tient qu’à moi de baisser le rythme, que rien ne m’oblige à pondre trois chros par semaine. Oui… Mais il n’y a rien de plus triste qu’un site internet mis à jour tous les quatre jeudis. Je ne veux pas d’une respiration artificielle. On me dira aussi qu’il me suffit de m’éloigner de ces séries Z interchangeables avec des vampires aux râteliers en plastoc ou aux bestioles empaillées censées être de terribles fauves, et m’intéresser un peu plus aux jeunes auteurs apparus ces dernières années. Désolé, mais il m’est impossible de feindre le moindre intérêt pour un Midsommar ou un Titane. Je n’ai rien contre ces titres. Ils n’évoluent tout simplement pas dans mon champ de vision, et je n’ai aucune envie de tourner la tête et trahir l’identité du site pour lui donner un second souffle.

Et puis, pour être parfaitement honnête, je ne suis plus « dedans » depuis un petit moment déjà. Je ne me tiens plus au courant des sorties des éditeurs, me tiens très à l’écart des réseaux sociaux, et ne vois bien souvent de nouveaux films du cru qu’en me forçant, pour ne pas laisser la crypte à l’abandon. Qu’elle se remplisse pour que ne puisse résonner mon manque d’intérêt pour ce qu’il se passe désormais dans le milieu. Au point que j’ai pris les annulations consécutives du Retro Wizard Day avec un certain soulagement : je ne me voyais pas là-bas à reprendre une grosse louchée de « bis » (terme utilisé à toutes les sauces que je finis par ne plus voir en peinture, pour tout dire). Avoir vu quatre à cinq films typés crocs dans la nuque et tire-bouchon dans les roustons à la semaine n’a sans doute pas aidé à éviter l’indigestion, j’en conviens. J’aime toujours le genre. Profondément. J’ai baigné dedans dès mon plus jeune âge, poussé dans le cinéma qui trouve ses racines en enfer par mon père, lui-même en bons termes avec l’horreur. Et depuis sa mort en 2017, c’est plus fortement encore que je chéris ce cinéma si fondateur me concernant. Mais il faut savoir ralentir aussi, et Black Lagoon Fanzine est peut-être une aventure plus excitante qu’un Toxic Crypt. Plus complète, plus créatrice, permettant plus de choses.

Alors allons-y pour une dernière année, que je vais tenter de soigner au maximum, avec des films triés sur le volet pour leur grande majorité, où seront accueillies à nouveau des figures régulières de Toxic Crypt, car j’ai quelques filmographies, si ce n’est à compléter, au moins à élargir un peu. Tout travail non fini ici le sera probablement dans Black Lagoon à travers les années. J’en profite pour répondre une question qui m’a été systématiquement posée par les quelques personnes mises dans la confidence de cet arrêt d’activité prochain : non, le site ne restera pas en ligne. Une fois l’hébergement terminé, ça sera le black out définitif. Pas par radinerie de ma part, mais parce que, encore une fois, je trouve qu’il n’y a rien de plus triste qu’un site laissé à l’abandon. Et je sais que si je ne coupe pas le cordon une bonne fois pour toutes, je finirai par replonger. Ce à quoi je ne tiens vraiment pas. En outre, j’aime assez l’idée de mettre le feu à tout, d’avoir passé dix années à entasser des archives… pour mieux les faire disparaître. Sentiment renforcé par le spectacle pitoyable auquel j’ai pu assister voilà quelques mois, lorsqu’un rédacteur s’en prit à un ami qui partageait sur le net, dans une seule volonté de partage et de promotion du fanzinat, les pages d’un fanzine introuvable depuis des lustres, auquel le rédacteur en question avait participé. Ce dernier se mit à sortir les grands mots de la propriété intellectuelle en guise de menace, pour un fanzine des années 90 que personne ne lirait plus jamais sans le blog incriminé, dont les neuf-dixième du milieu ignoraient jusqu’à l’existence. Si tout foutre en l’air me permet de ne jamais ressembler à ces types persuadés que leurs écrits d’il y a trente ou quarante ans sont désormais tables de la loi, alors je suis heureux d’allumer la mèche de mon autodestruction.

Nous en reparlerons à l’approche de la date fatidique, j’ai quelques remerciements à faire, un verre à lever en l’honneur de certaines personnes. D’ici là, j’espère faire de mon mieux pour les quelques mois à venir – qui resteront généreux, si mes calculs sont bons vous devriez tout de même bouffer encore une bonne centaine de chros d’ici l’automne – et que mes habituels lecteurs perdus dans mon caveau, que je remercie à nouveau, continueront de s’y détendre.

Merci.

Rigs

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Jack Frost 2  : Revenge of the Mutant Killer Snowman

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Après tout, pourquoi un bonhomme de neige adepte de l’exécution sommaire ne pourrait-il pas profiter de vacances sous le soleil des Bahamas ? Parce qu’il risque de finir en flaque de flotte ? Allons, pas dans un gros Z des familles voyons… Ainsi, après une courte hibernation de trois années à peine, Jack Frost s’arme à nouveau de sa carotte et gèle les miches à quelques vieilles connaissances tout en refroidissant du teen ardent. Same old, same old… Mais cette fois avec encore plus de second degré et beaucoup moins de moyens, Jack Frost 2 : Revenge of the Mutant Killer Snowman (2000), dont le titre en dit déjà long sur le sérieux de l’entreprise, pouvant être considéré comme un Z de luxe.

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Toys of Terror

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Un titre bateau sans doute décidé en un centième de seconde, un principe archi-rabattu (des jouets pas zentils, bouh!), un casting composé d’inconnus d’ordinaire bloqués dans la petite lucarne… C’est sûr, la fiche technique de Toys of Terror (2020) n’entraîne pas le rêve humide et ne nous pousse pas à déballer cet énième christmas horror movie à toute berzingue. N’entrons pas dans un suspense de toute façon inexistant : non, le bazar n’entrera jamais au panthéon. Et oui, tout cela est plutôt quelconque. Pas de quoi défriser le barbu de Madame Noël, mais tout cela n’est pas dérangeant non plus. Et peut même gagner son poids en ganache au chocolat question old-school.

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