Darkness, Censure et Cinéma, toujours plus nasty

Category: News Comments: No comments

nastyteaser

Du fanzinat à l’édition de livres, il n’y a parfois qu’un pas, qu’a franchi Christophe Triollet pour donner à son Darkness Fanzine de nouvelles formes, celles de Darkness, censure et cinéma, reprises de textes de l’époque pas si lointaine du fandom, modifiés ou augmentés selon les besoins. Après un premier volume sanglant sur le Gore et la violence, un second plus hot sur Le sexe & déviances, et un troisième sur La politique et la religion, la suite mathématique se prolonge avec un quatrième tome centré sur les Video Nasties. Soit ces quelques VHS jadis sujettes à une chasse aux sorcières au royaume de sa Majesté, les autorités anglaises jurant par tous les saints au début des années 80 que les terribles Cannibal Ferox, Island of Death, La Baie Sanglante, Suspiria, Horrible ou encore Carnage (quelques juteux exemples parmi les 72 films concernés par les saisies de la police) seraient désormais brûlés sur le bûcher. Une hystérie collective qui verra vidéoclubs envahis par les agents de Scotland Yard, venus récupérer les plus trash des slasher ou les buffets cannibales les plus gourmands, ici comptée par Christophe Triollet et son équipe (de nombreuses plumes du fanzinat sont venues décortiquer les 72 bandes concernées). Si vous ne faites pas partie des heureux possesseurs du seizième numéro de Darkness Fanzine, c’est ici la séance de rattrapage qu’il vous faut, vous l’aurez compris… Pour se procurer ce beau catalogue d’atrocités, un seul lien, celui du site des éditions Leitmotiv!

darlkness-4-couv

Read More

Castlevania, Saisons 1 et 2

Category: Dossiers Comments: No comments

castlevaniateaser

Véritable arlésienne, le Castlevania sans manettes et pixels a longtemps fait partie de ces projets sans cesse annulés, mais que le septième art n’a pour autant jamais véritablement arrêté de draguer. Il faut dire qu’avec son décorum hammerien, ses personnages dramatiques et ses promesses d’une action fouetteuse (comprendra qui y joua), le jeu-vidéo phare de Konami qui poussa une génération entière à pester contre la Nes de Nintendo avait tout pour  muer en plaisir pelliculé. Surprise, c’est à Netflix de récupérer la bête pour une version animée plutôt extrême…

Read More

B-Movie Posters volume 2

Category: Livres Comments: One comment

b-movieposter

Comme pour se faire pardonner de sa trop grande discrétion lors de la dernière décennie, passée à se débattre dans le difficile milieu de la production cinématographique à petit budget, Damien Granger met les bouchées doubles et nous assène en quelques mois deux volumes de sa collection B-Movies Posters. Aucune chance que l’on s’en plaigne, d’autant que c’est peut-être encore meilleur la deuxième fois…

Read More

Le Dernier Dinosaure

Category: Films Comments: No comments

lastdinoteaser

Pour les enfants des années 80, le dernier dinosaure était un gros bipède au long cou portant des lunettes de soleil et jouant de la guitare sous le soleil de Californie. Pour le bisseux, c’est plutôt une petite production des seventies envoyant une troupe de chercheurs pas très doués dans un monde perdu, où sévissent de vilains reptiles en caoutchouc… 

Read More

Le Caveau de la Terreur

Category: Fanzines Comments: 4 comments

vaultteaser

Amicus suite, avec cette fois Le Caveau de la Terreur dans nos lecteurs, et les éditions ESC toujours à la manœuvre dans un mediabook de toute beauté là encore, sachant marier l’élégance formelle de l’emballage (la cover est sacrément jubilatoire) et les qualités plus fondamentales du contenu : pour un visionnage éclairé et informé, on se reportera donc au livret explicatif de Marc Toullec (16 pages) et aux modules de Laurent Aknin (présentation générale de la Amicus et entretien plus spécialement consacré au film ici gravé). Bref, les habitudes ont du bon au pays d’ESC, qui n’en font point trop non plus dans leurs combos, tout en rendant bel hommage à la division omnibus de la Amicus. Sans compter bien sûr l’essentiel, le film, proposé ici en VF ou en VOSTF dans une copie absolument parfaite… qui, pourtant, ne m’éloignera pas de ma vieille VHS (CBS Fox, collection L’Ecran Fantastique). Fétichisme quand tu nous tiens…

Read More

Scream numéro 15

Category: Fanzines Comments: No comments

nicolettateaser

Décidément, la famille Denis est une famille en or (pardon pour la réf.) : dans la maisonnée, je demande le père – Eric, et la fille – Emilie, qui enquillent les numéros de Scream sans sourciller ni bavarder alentour. Fanzine aux multiples séries, né à l’entame des années 80, Scream ne s’adresse qu’aux vrais connaisseurs, peinards dans leurs cavernes et loin du babillement des réseaux. En effet, le fanzine d’Eric Denis a construit sa belle réputation dans la régularité métronomique de ses parutions et la passion simple de son boss pour le cinéma bis. Point barre. Dans son opus 14 (juin 2018), Eric nous causait ainsi des Mad Max à l’Italienne, et voici qu’il revient dans la Botte cet automne, pour un volume 15 entièrement sacrifié à Nicoletta Elmi. Qui ? Nicoletta Elmi, gamine maléfique (ou pas) du cinéma bis italien, redhead qui dira forcément quelque chose au client du rayon, sans que l’on mette d’emblée un nom sous la bobine de la rouquine. En parcourant la carrière de la donzelle, on s’aperçoit que la petite Nicoletta fut d’abord une comédienne-enfant, avant que d’être une comédienne-tout court : souvenons-nous de La Baie Sanglante et du Baron Vampire si l’on cause Mario Bava – elle n’a alors que 8 ans -, de Qui l’a Vu Mourir ? et d’Emilie, l’Enfant des Ténèbres (dans des rôles plus substantiels), ou des Frissons de l’Angoisse bien sûr, dans la peau d’une étrange enfant s’amusant à torturer les insectes… Bien sûr, il y eut le cas Demons en 1985 (la belle ouvreuse du Metropol, transformée plus loin en goule déchaînée),  mais le parcours de Nicoletta Elmi reste définitivement attaché aux seventies, et à cette bizarre angélité d’un minois tout à la fois innocent et inquiétant. Bref, une telle actrice méritait bien pareil dossier, 50 pages richement illustrées, fabriqué selon les règles de la maison : approche chronologique des faits, synopsis et avis critique à chaque film évoqué, tout cela commandés par la bienveillance contagieuse d’Eric et d’Emilie. L’enthousiasme aussi, qui pousse père et fille à fuguer parfois, et à sortir des clous pour déclarer leur flamme au Frissons de l’Angoisse ou à La Baie Sanglante : les films deviennent alors prétextes à des envolées critiques plus denses, qui sont largement bienvenues pour tout dire. On sent en ces pages un stylo plus libre, affranchi de son objet principal, comme on perçoit cette volonté de faire famille autour du cinéma populaire, quand Eric partage sa passion pour telle édition DVD ou telle publication bis du cru… Oui, s’il ne doit en reste qu’un au pays des gens sympas et des fanzines sincères, c’est bien Eric Denis et toute la collection Scream. (Pour en savoir plus et commander la chose, toquer à cette adresse : http://cinema-scream.fr/)

David Didelot

Scream15

Read More

Death Factory

Category: Films Comments: No comments

deathfactoryteaser

Pour le producteur David Sterling, le démoulage de Séries Z, c’est un peu comme le boulot à l’usine : on enchaîne, on enchaîne, on enchaîne ! Est-ce là l’inspiration pour Death Factory (2002), pas la plus mauvaise des quelques 120 autres petites bandes qu’il a sorties depuis 1993 ? Sans doute pas, même si Tiffany Shepis y fait les 3×8 pour liquider de l’ado teubé.

Read More

Abordages numéro 1 ramène le vieux Myers dans vos bibliothèques!

Category: Fanzines Comments: No comments

myerteaser

Il vous reste certainement un peu de place pour un bol de soupe à la citrouille, non ? Ca tombe bien car le premier numéro d’Abordages, piloté par Jocelyn Manchec, sacrifie ses 25 pages à La Nuit des Masques. Parfait, c’est de saison! Et comme il pense que old-school is da best school, c’est avec ses ciseaux, ses tubes de colle et sa photocopieuse en fin de vie que Jocelyn s’est chargé de la maquette de ce zine résolument à l’ancienne, agrafé comme en 84 et garni de quelques passages à l’écriture manuscrite. Les nostalgiques apprécieront et retrouveront, le sourire aux lèvres et le caleçon humide, ces menues bourdes d’un autre temps, comme ces mots manquants, ces coups de crayon ou de marqueur rajoutés pour palier à certains oublis, et ces photos granuleuses en noir et blanc qui nous en font plus deviner qu’elles nous en montrent. Abordages, c’est donc le retour aux méthodes ancestrales, à une certaine maladresse, pour le coup assumée et presque désirée, comme si le spectre de Pierre Pattin était sorti de son caveau pour user un dernier ruban encreur. Question écriture, on oscille entre les poèmes et chutes de mots en freestyle plus ou moins réussis, quelquefois accompagnées de dessins sentant, eux aussi, le fanzinat des origines, et des analyses. Tantôt portées sur le fond et la forme (étude de la séquence dans l’école, retour sur le caractère d’incapable du Dr. Loomis, minutage du film), tantôt plus personnelles, comme cette première vision d’Halloween pour Vincent Jordan en 86 avec une blonde à ses côtés. Ou encore ce texte, très bon, de Vincent Roussel sur sa première rencontre avec le vieux Myers, l’auteur n’hésitant pas à crier son amour pour les conditions parfois difficiles et cracra via lesquelles les fantasticophiles devaient découvrir leurs futurs classiques. Et le Vinz de viser (et tirer) juste en clamant que “quiconque a goûté le plaisir de ces bandes abimées par un usage intensif du magnétoscope ne peut trouver que grotesques ces délires fétichistes et perfectionnistes de l’ère glaciale du numérique!” Bien dit. Pour en savoir plus sur Abordages et se le procurer, un seul lien, celui de la page Facebook du zine !

abordages

Read More

Killer Crocodile

Category: Films Comments: No comments

killercrocoteaser

Le départ récent de Nicolas Hulot de l’équipe du petit Manu a réveillé chez nous l’envie de nous envoyer dans les gencives une bonne petite bisserie écolo. Est-ce que Killer Crocodile  (1989), avec son saurien nourri aux déchets radioactifs et sa bande d’utopistes, partis à la chasse aux pollueurs, ferait vibrer le petit coeur d’Eva Joly ? Plutôt celui des gros bourrins en quête de membres arrachés dans de l’eau croupie, à dire vrai…

Read More

Movie Scope, de l’écrit à l’image!

Category: News Comments: No comments

valentinteaser

Un petit coup de projo, ça fait jamais de mal, surtout quand le bonhomme auquel on s’apprête à bronzer le cul avec les spotlights est aussi sympatoche que l’ami Cédric Valentin. Un bon Belge qui décida de ne pas choisir entre l’écrit et la vidéo puisqu’il tient aussi bien un blog écrit, Movie Scope, que son pendant Youtube du même nom. Dans les deux cas, c’est de cinoche que ça cause, avec une plume soignée d’un côté, et une présentation travaillée de l’autre, le Mister Cédric étant de ces gars qui bossent leur sujet, se posent cinq minutes avant de prendre la parole et savent extirper la substantifique moelle de l’oeuvre qu’ils dissèquent. Si le gaillard ne cause pas forcément que de fantastique et d’horreur, n’oubliant pas quelques classiques à la Runaway Train ou la série Maigret avec Mister Bean, c’est majoritairement dans la colonie des monstres et des détraqués qu’il va passer ses jours fériés : Society, Ghostland, King Kong Revient!, The Void, Turbo Kid, Frightmare,… Ouaip, sur Movie Scope, ça perce, ça écrase, ça taillade et ça fait du méchoui de quelques ados égarés, et ça nous va bien comme ça! Du coup, assurez-vous que les liens collés ci-dessus finissent bien dans vos favoris, histoire de ne jamais louper ne serait-ce qu’une miette des prochaines sorties du Ced’. Et comme on est bien braves, on vous colle une vidéo au hasard, celle du gorasse Bloodshock, sorti voilà quelques mois chez Uncut Movies. Enjoy or die, enjoy AND die !

Read More