Voeux Sanglants (The Initiation)

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1984, année charnière pour le sous-genre tout en coups de tournevis dans la tempe qu’est le slasher, progressivement délesté de son pardessus emprunté à Psychose et au cinéma à suspense dans son ensemble, puis rhabillé pour affronter l’hiver de la laine mitée de celui ne se souciant même plus de l’effet qu’il fait à son interlocuteur. Pour le dire plus simplement, l’âge d’or se dissipait, la relative intelligence que le genre pouvait encore avoir prenait congé et les tentatives apparues à partir de 85 adoptaient la posture du second degré à tendance perverse. Pas encore coiffé du bonnet d’âne mais déjà moins noble que ses prédécesseurs, Voeux Sanglants (alias The Initiation) fait le lien d’une tendance à l’autre et se trouve donc, c’est tout mathématique, tiraillé entre sa cervelle encore en marche et son entre-jambe déjà en ébullition.

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Psycho Goreman

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Psycho Goreman (2021), nouvelle idole des jeunes ? Cela aurait pu au beau milieu des nineties, où notre sauvageon tombé d’une lointaine nébuleuse aurait fort bien pu jouer des coudes dans les Toys’R’us avec les dernières figurines Beetleborg et quelques Toxic Crusaders invendus. Il aurait dans tous les cas côtoyé ses influences principales, le nouveau méfait d’un Steven Kostanski embrassant l’aventure du solo, après avoir partagé le siège de réalisateur sur Father’s Day et The Void, piochant autant dans l’imagerie des sentaï que dans le gore nucléaire et impoli de Troma.

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Blood Theatre (Movie House Massacre)

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Peut-on décemment faire confiance à Rick Sloane, petit pro du plagiat cheapos connu de nos services pour avoir reprit le badge en plastoc de Police Academy pour en faire la franchise Vice Academy, ainsi que pour avoir profité du succès des Gremlins de Joe Dante pour mettre en vente ses propres boules de poils vauriennes via Hobgoblins ? La réponse est comme souvent dans la question, et c’est sans stupeur que l’on découvre que sa première expérience ciné, après une collection de faux trailers, se veut une irrésistible comédie mais ne parvient en vérité jamais à nous arracher ne serait-ce qu’un rire nerveux.

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Warlock Moon

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Si les années 60 étaient celles des aristocratiques pipistrelles anglaises et des ectoplasmes aussi romantiques que malheureux de la Botte, et que les eighties allaient devenir le champ de courses où sprinte dégénérés masqués et tas de latex fraîchement dégringolé de leur astéroïde, les années 70, plus terre-à-terre mais peut-être encore moins sages, tendaient le micro aux équarisseurs en série, aux rednecks dont la salopette se tachait du sang de ces malheureuses auto-stoppeuses et aux anthropophages de tous poils. Ils sont d’ailleurs tous raboutés dans le présent Warlock Moon (1973), sans serpe de lune ni sorcier lugubre malgré l’indication du titre, mais avec son poids en maniaques et sournois.

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Tag

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Courant 2020, Toxic Crypt vérifia à plusieurs reprises, au cours d’un Undead Pool où le problème de l’invasion zombie était réglé d’un tir de laser sorti du vagin d’une pro de la natation, ou encore du pétomane Zombie Ass dont tout était dans le titre, que les Japonais versant dans la Série B ont un profond mépris pour le qu’en dira-t-on. Moins coquin, même s’il ne résiste pas à la tentation de soulever une ou deux jupettes de lycéenne, mais pas forcément plus sage puisqu’il garde ce bel amour pour l’envolée de viscères, Sono Sion tente, si ce n’est d’élever le débat, de l’attendrir avec Tag (2015), qu’il adapte d’une nouvelle de Yusuke Yamada.

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Grim

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Il faut croire que les Anglais, en plus des saucisses au petit-déjeuner et de la bastonnade à l’entrée des stades ou à la sortie des pubs, sont particulièrement fiers de leurs grottes et souterrains, surtout lorsqu’ils sont malfamés. Ainsi, bien avant que Neil Marshall ne pousse ses petites copines dans l’antre de mutants chauves aux oreilles pointues et à la truffe de vieille chauve-souris pour le bien de The Descent (2005), l’ignoré Paul Matthews organisait une soirée spéléo dans une caverne où rôde une créature médiévale, croisement improbable entre le démon de Rawhead Rex, le chat roux éternellement comparé à Ron Perlman sur Twitter et la bestiole velue de L’Aventure des Ewoks.

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Mortelle Saint-Valentin

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Les restaurants et cantines de bord de mer gardant leurs portes closes jusqu’à nouvel ordre, les amoureux se verront cette année dans l’obligation de se reporter sur les macaronis au gratin de Captain Iglo et le champagne Franprix débouché devant la telloche. Autant en profiter pour dépoussiérer le déjà vieux de deux décennies Mortelle Saint-Valentin (2001), à condition que votre légitime ne soit pas du genre à se vexer que vous en profitiez pour loucher en douce sur les formes légendaires de Denise Richards, du temps où elle ne ressemblait pas encore au Maire McCheese de chez McDonald.

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The Beast of the Yellow Night

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Toujours plus malin que tout le monde au seuil des années 70, Roger Corman s’était coincé dans la tête la bonne idée qu’il lui serait plus que profitable de refiler le guidon de ses prochains bolides horrifiques au Philippin Eddie Romero, sous-traitant capable de respecter tous les protocoles de la Série B tout en y apposant une bienvenue touche exotique. Ravalez néanmoins votre bave, The Beast of the Yellow Night (1971), première mission que confia Tonton Roro à « l’autre Romero », n’étant pas particulièrement folichon.

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Le Crâne Hurlant (+ Cursed)

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Avant de tourner le shocking thriller Point of Terror en 1971, et même avant de passer d’une liane à l’autre, peau de jaguar sur le torse, en shootant quelques épisodes et même deux films Tarzan, Alex Nicol donnait dans la bonne veille Série B à frissons avec Le Crâne Hurlant (1958), agréable dégringolade que fait une jeune épouse vers la folie, le squelette de la femme précédente de son nouvel mari revenant la hanter dans leur luxueuse maison. Mais avant d’en arriver à cette partie d’osselets, votre malheureux serviteur passa par le nettement moins louable Cursed (1990).

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Raging Fury (Hell High)

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Et un de plus ! On n’en finit jamais vraiment, sur Toxic Crypt, de tomber sur de nouveaux one timer, ces jadis petits jeunes qui ont un jour décidé de miser leur avenir sur une petite Série B sans se douter que celle-ci tiendrait finalement moins du prometteur point de départ que de la sévère ligne d’arrivée. En 1989, ou plutôt en 86 puisque son film fut en réalité shooté bien avant sa sortie officielle, c’était à Douglas Grossman de tenter de décrocher les étoiles avec Hell High, menue bande nous renvoyant aux bancs d’école et parvenant, c’est un comble, à sonner à la fois comme trop scolaire… et pas assez.

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