The Ape Man (L’Homme-singe)

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Tout comme on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace, on ne se risquera pas à expliquer à Bela Lugosi comment jouer les sinistres, le Hongrois n’ayant jamais véritablement laissé tomber les smokings sombres comme ses intentions cachées et les sourires sardoniques. The Ape Man (1943), ou L’Homme-Singe en VF, apporte cependant le toujours bienvenu changement dans la continuité, notre prince des ténèbres y traînant une déprime carabinée depuis une expérimentation lui offrant des rouflaquettes à la Dick Rivers et une barbe de hipster. Un spleen bien compréhensible.

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Psycho Cop Returns

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« Enfin, Brian, ce mec est un policier, évidemment qu’il est un peu bizarre et dérangé ! » Bah ouais, de quoi tu t’inquiètes, Brian ? Que le gardien de la paix désire te défoncer le sphincter à coup de matraque ou te donner un coup de jus via son taser ? C’est son rire sadique et son humour noir, le problème ? La déco de sa bagnole faite de membres et des guenilles ensanglantées te turlupine ? Allons Brian… Ce n’est que Psycho Cop Returns (1993), inoffensif mais rigolo petit slasher, principalement soucieux de faire voltiger un maximum soutifs en un minimum de temps !

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RIP Stuart Gordon

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« Bonne année, bonne santé » qu’ils nous disent en nous collant des bises baveuses au Nouvel An, ne manquant jamais de souhaiter, dans un sourire peu convaincu, que la prochaine sera meilleure que la précédente. Nous non plus, on y croit plus, et entre les catastrophes à peu près naturelles et les pandémies, la première moitié de 2020 ne nous colle pas une gifle, elle nous balance son coude dans l’oeil. Mais si la course à l’info et la mémoire très (trop) sélective de l’Homme fait qu’il aura tout oublié d’ici deux mois (qui se souvient encore de l’effroyable coup de chaud vécu par l’Australie il y a quelques semaines seulement?), l’horror addict ne risque pas d’effacer Stuart Gordon, malheureusement parti le 24 mars. « He’s Dead ? » « Not Anymore. » On aimerait évidemment que ces quelques mots tirés de son classique Re-Animator soient de circonstance, mais il n’en sera rien et il faudra compter sur la souvenance de ses fans pour le maintenir en vie. En passant : Netflix et compagnie c’est bien joli, n’empêche que pour garder ses idoles près du coeur, rien ne remplace le support physique, quoique l’on puisse en dire.

On ne refera pas le parcours de ce combattant de la Série B, on le connaît tous. Pour changer un peu des hommages habituels trouvables en ces pages où l’on revient sur les moments forts de la filmographie des défunts de la semaine, je vais me permettre une petite anecdote personnelle. Car si je ne verserai aucune larme suite à la perte de Stuart Gordon, personnalité sympathique mais à la retraite depuis quelques années déjà et dont, pour être tout à fait francs, on n’espérait plus le retour sur Toxic Crypt, sa disparition me rappelle que mon enfance s’éloigne encore un peu plus. Gordon, par chez moi, ce sera toujours les jaquettes des VHS de Dolls et Re-Animator, certainement celles qui firent le plus trembler le petit Rigs à leur seule vision. Celle de Dolls tout particulièrement, avec sa poupée qui vous regardait en même temps que vous la scrutiez, un artwork particulièrement glauque, et le souvenir de mon troisième film d’horreur (les premiers étaient Les Griffes de la Nuit et sa suite directe), vu un mercredi après-midi, soit une demi-journée d’école en Belgique, sans comprendre tout ce qu’il se passait à l’écran. Ce qui reste certain, c’est que ce gros ours en peluche soudain meurtrier me marqua sacrément… Si les jouets diaboliques me faisaient de l’effet, Jeffrey Combs n’était pas en reste : tout comme les jeux pour enfants, il me paraissait improbable qu’un docteur soit maléfique. Mon père l’était (docteur hein, pas maléfique), et la profession a pour but d’aider autrui, non ? Alors voir cette blouse blanche à lunettes, sa seringue verdâtre en main, devant une tête décapitée faisait travailler une imagination désormais bâtie sur les interdits. Un dimanche après-midi, juste avant d’aller chez mes grands-parents maternels, alors que je ne devais pas avoir plus de dix ou onze ans, mon père me proposa qu’on mate Re-Animator. Inutile de dire que deux heures plus tard, alors que je parcourais les champs de Wallonie, mon esprit était tout aux cunnilingus d’outre-tombe et aux chats écrasés mais toujours bien vivaces…

Du chemin, j’en fis avec le bon Stuart. Je croisai Christophe Lambert dans une forteresse futuriste, je fis connaissance avec le freak du château sombre, avec ces bestioles d’une autre dimension encore passionnées (on les comprend) par la plastique de Barbara Crampton, je nageai avec un dieu lovecraftien dans les eaux d’Espagne, je fouettai du fessier sous le pendule de l’inquisition et je fus témoin de la dure vie d’un homme encastré dans un pare-brise. Des bons moments, certains plus que d’autres (Stuck survit difficilement aux visions répétées), mais le plus souvent précieux, car pour certains familiaux. Merci pour tout ça, Stuart.

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Hercule contre les Vampires

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Il fallait s’y attendre : en donnant le feu vert à Mario Bava lorsque vint son tour de taper dans le péplum, le producteur branché biceps olympiens qu’était Achille Piazzi (Hercule à la Conquête d’Atlantide, La Vengeance d’Hercule) permit à l’empereur du gothique à l’italienne de repeindre la salle de muscu de la mythologie grecque. Un coloriage glissant vers le sombre, Hercule voyant la vie, et la mort, en rouge et noir à la faveur du présent Hercule contre les Vampires (1961), qu’Artus Films ressort en version HD.

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Battle Queen 2020

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En ces temps troublés, quoi de mieux qu’une bonne petite Série B pour respirer un bon coup, même si les énoooormes melons de Julie Strain prennent toutes la place dans le sac de couchage ? Pari manqué avec Battle Queen 2020 malheureusement, cette riquiqui productions New Concorde, boîte à malice de Roger Corman, modelée en 1999 mais seulement sortie en 2001, décharge plus de déceptions que de plaisirs.

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Murder Weapon

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Un titre fleurant bon la poudre chaude et le biceps huilé, la danseuse des cimetières Linnea Quigley (Le Retour des Morts-Vivants) et la brune incendiaire Karen Russell (Vice Academy, Memorial Valley Massacre) prêtes à en découdre dans leurs vestes en cuir, les boobs en avant et l’arme au poing, une accroche vantant à la fois leurs qualités sous la couette et leurs talents létaux… C’est clair, Murder Weapon (sortie : 1989) fait de l’oeil aux boustifailleurs cherchant un Cobra ou un Commando à la mâchoire moins carrée et aux formes plus arrondies. Une vaste tromperie, car David DeCoteau, comme de juste à la barre de strip-tease, n’entend pas shooter de l’actioner à la mode girl power, mais bien un petit slasher psychologique indécis quant à sa tenue de soirée : bonnet d’âne ou cravate bien serrée ?

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The Runestone

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Fenrir, grand méchant loup de la mythologie nordique, coupable d’avoir mangé tout cru Odin et d’avoir privé Týr de l’un de ses bras, star d’une Série B sur la ligne de départ des 90’s ? C’est possible avec The Runestone (1991), version nordique du mythe du loup-garou, fomentée par le producteur du (chouette) dessin-animé Le Petit Grille-Pain Courageux (ça ne s’invente pas). Attention : port du casque à pointes obligatoire.

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Terreurvision n°7

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Le pli est pris maintenant, celui d’une commande incontournable en début d’année, et d’un achat obligatoire pour tous les aficionados de la peur : je veux parler du fan/mag/pro-zine Terreurvision, votre rendez-vous avec la peur ! comme dit l’accroche. Rien ne peut arrêter Nicolas François-Tholozan (Nico Tho sur les réseaux, taulier du fanzine Suspiria au début des années 2000) qui – depuis sept ans déjà – compile et chronique les films de trouille sortis pendant l’année écoulée. Présentement, nous en sommes au n°7, qui revient donc sur l’anno domini 2019. Et quelle année quand on fait les comptes, plutôt riche en pelloches anxiogènes et en films d’épouvante : « les bonnes surprises se sont enchaînées en 2019, à un rythme inhabituel, dont le pic a été atteint aux beaux jours. » On peut croire le Nico et sa bande (Charles Cutterie, Nicolas Montfort et le petit nouveau Mounir Veldoti), qui ont ici sélectionné soixante-quinze titres plutôt édifiants...

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Vampire Vixens

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D’ordinaire plutôt suave et enclin à multiplier les amants dans ses cryptes millénaires, le vampire se fait carrément goulu de cul lorsque vient le tour des polissons du Z de Seduction Cinema de repasser sa cape. Celui de Vampire Vixens (2003), suite de The Vampire’s Seduction (1998), ne portera d’ailleurs qu’une courte chape, de celles qui ne cachent pas grand-chose, puisque c’est à la hot hot hot Tina Krause de lui prêter ses formes, qu’il serait préjudiciable de cacher plus de dix secondes…

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Le Retour de Patrick

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Patrick vit encore… et sévit toujours, serions-nous tentés d’ajouter. Tout du moins à compter que l’on considère que ce cousin italien du célèbre comateux de Richard Franklin prenne réellement la relève de son illustre modèle. Certes, comme l’original, ce Patrick est cloué au matelas et mise plutôt sur ses neurones que sur son physique pour lever de la belette. Mais à l’inverse de l’alité australien, dont on célébrait, si ce n’est le raffinement, un certain tact dans l’effroi, le Patou du vieux continent rappelle que les Latins ont le sang chaud et renverse son pot de bolognaise un peu partout.

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