Les Secrets de l’Invisible (The Unseen)

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Que se serait-il passé si, plutôt que de succomber aux hécatombes barbares du slasher, la descendance du thriller horrifique à la Psychose avait continué sa trajectoire en misant sur le suspense, une poignée de personnages bien écrits et dont les tourments comptaient plus que les colères sanguinaires ? Paradoxalement, la réponse est apportée par un Danny Steinmann peu commémoré pour ses finesses, son Savage Streets (1984) étant un festival de seins mous et d’agressions sexuelles à la langue pendue tandis que son Vendredi 13, Chapitre 5 : Une Nouvelle Terreur (1985) reste l’un des plus beaux exemples de charcutage bas de plafond. Plus old-school dans l’esprit, The Unseen (ou Les Secrets de l’Invisible, 1980) retrouve les turnes isolées où sont nichés de présentables psychotiques, sourire au visage et saignoir caché dans le dos.

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Deep Shock

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L’Italien Davide Melini n’en est pas à sa première visite dans la crypte, et un coup de mirettes à nos archives vous informera d’ailleurs que j’annonçais déjà la mise en chantier de Deep Shock en 2014, alors le nouveau projet d’un jeune auteur dont j’appréciais sans retenues les beaux The Puzzle (2008) et The Sweet Hand of the White Rose (2010). Quelques rides au coin des yeux plus tard pour votre serviteur, et un Lion (2017) salué en festival ainsi que de l’expérience gagnée sur les plateaux de séries prestigieuses pour Davide, notre rendez-vous avec le choc profond est enfin pris. Non sans une certaine attente, car ce long court – 30 minute au compteur, c’est gourmand juste ce qu’il faut – reçut en 2019 les félicitations du jury et quelques récompenses d’un bout à l’autre du globe, le Melini nouveau trouvant son public à Dublin comme à New Delhi. Il faut dire que bien que dialogué, Deep Shock mise avant tout sur son sens de l’image, que le réalisateur, fidèle à la culture horrifique de son lieu de naissance (son dernier méfait est néanmoins une production anglaise), va puiser dans le cinéma bis à la romaine. Nous voilà donc bons pour une plongée dans les méandres de l’esprit torturé de Sarah (Muireann Bird), dont les nuits sont moins belles que les jours depuis les décès de son grand-père et de sa sœur, et depuis lors elle ne rêve que de silhouettes malintentionnées, de demoiselles retrouvées estourbies dans leur baignoire, de ballons tâchés de sang roulant jusqu’à ses pieds et de fantomatiques apparitions. Puisque la déprime est tenace et l’âme en peine, la jeune fille reçoit la visite de curés inquiets, qui une fois de retour dans leur officine retrouveront des croix soudainement renversées et enflammées. Généralement le signe que ça ne va pas fort dans la région. D’autant qu’un homme portant le trench-coat noir retourne voir Sarah et la fille vivant avec elle, rasoir à la main, pour voir à quoi elles ressembleront une fois le nombril élargi. Autant dire que l’amoureux du giallo sera à la fête et ne manquera pas de penser à quelques beaux moments du genre, comme le trop souvent sous-estimé La Maison de la Terreur de Lamberto Bava, dont on retrouve les baballes trempées dans l’hémoglobine et des meurtres très physiques. Et le fervent agenouillé devant les sous-Exorciste à l’italienne façon L’Antéchrist sera aussi heureux de ce bref détour que s’autorise Davide dans le bureau d’un prêtre, où souffle un vent diabolique tandis que le petit Jésus se retrouve la tête à l’envers, et plus tard certaines pupilles deviendront noires comme de l’encre, preuve que le Malin parcourt un Deep Shock à la forme de recueil de ce que le bis made in Italy avait de plus mémorable. Quelques défauts subsistent, comme une première partie se complaisant un peu trop dans une pénombre presque totale, violente pour les yeux fatigués. Mais pour le reste, l’hommage touche et confirme la bonne santé de son auteur, à l’oeuvre cohérente et conforme à ce dont on en attend. Allez, encore un effort et le sieur Melini devrait accéder au long-métrage, et c’est bien tout le mal qu’on lui souhaite.

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House of Horrors

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A quelque-chose malheur est bon, dit-on, et si l’on ne saurait se réjouir que Rondo Hatton respira du gaz empoisonné sur le front français lors de la première guerre mondiale, l’Américain souffrant en conséquence d’une acromégalie transformant sa chair et ses os, force est aussi de constater que la relative célébrité de l’acteur tient justement à son allure de gorille courroucé. Il ne fallut d’ailleurs qu’un doublet horrifique pour que son nom se grave dans la légende, Rondo incarnant le Creeper dans House of Horrors et The Brute Man (1946 dans les deux cas), deux petites Séries B qui lui promettaient un bel avenir et toute une saga où il aurait pu jouer les étrangleurs nocturnes. Il n’en profita pas, décédant juste après les tournages en ignorant qu’il était en passe de devenir un Classic Monster

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Becky

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Déjà coupable d’avoir refilé une rage toute zombiesque aux petiots au détour de la récréation Cooties (2014), le tandem Jonathan Milott/Cary Murnion se fait la puberté sur Becky (2020), home invasion mettant face à face une ado hargneuse et des nazillons tout juste évadés de leur cellule. Autant dire que ça rigole déjà moins.

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Une Fille… pour le Diable

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Descendre dans la fournaise pour y pactiser avec le Seigneur des Mouches ne réussit pas à tout le monde, et certains diraient que la Hammer Films y laissa son âme. Une Fille… pour le Diable (1976) est effectivement leur ultime long-métrage horrifique avant de rejoindre son sépulcre, et ce jusqu’à une résurrection mi-figue mi-raisin dans les années 2000. Est-ce à dire que la première partie de l’histoire du studio anglais se termina sur une fausse note ?

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Alien Space Avenger

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Championne incontestée du lancer de morve, la Troma a toujours eu à coeur de former les auteurs en devenir aux plaisirs du récurage de pif. Mais y a-t-il une vie après la mouchure Z ? Richard W. Haines, dont les débuts se nomment Splatter University et Atomic College, tend à le prouver, sans toutefois s’éloigner de son statut de mauvais élève hilare d’avoir glissé du poil à gratter dans la culotte de l’institutrice.

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Leatherface : Massacre à la Tronçonneuse III

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L’éternel recommencement, la saga Massacre à la Tronçonneuse n’en finit plus de le vivre de remakes en reboots. Une tendance qui ne date pas d’hier, puisque dès ce troisième volet, dont hérite un Jeff Burr (Puppet Master 4 et 5, Pumpkinhead 2) chahuté durant la production toute entière, il est décidé d’en revenir au premier épisode sans s’encombrer ni de logique ni de cohérence. Après tout, tant que ça tronçonne du tronc de touriste égaré… L’ennui c’est qu’à ce petit jeu, Leatherface : Massacre à la Tronçonneuse III (1990) se vautre lamentablement suite au vilain croche-pied que lui font ces satanés censeurs.

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The Mortuary Collection

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Depuis quelques temps, Shudder, le Netflix de la miquette, s’ingénie à tirer profit de l’amour renouvelé du public fantastique pour les anthologie, réactivant là Creepshow via une série, et prenant ici rendez-vous avec le croque-mort pour The Mortuary Collection (2020). Et celui-ci est plutôt une très bonne nouvelle pour le genre, enfin réhabilité après quelques VHS et ABC of Death tout sauf glorieux et des amas de courts-métrages attendrissants mais trop fauchés pour toucher au formidable (Scarewaves). Mieux, le nouvel espoir du genre Ryan Spindell nous ramènerait presque dans les sombres mausolées jadis érigés par Don Coscarelli.

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Matango

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Dans la catégorie « fallait y penser », les Japonais ont souvent fait fort. En 63, la Toho et Ishiro Honda (père éternel de Godzilla comme chacun sait) unissaient à nouveau leurs forces pour Matango, film de naufragés pas comme les autres où des hommes-champignons profitent du sommeil des marins échoués pour leur rendre visite. C’est pas très spore, tout ça.

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L’Attaque de la Pom-pom Girl Géante

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Prenant bonne note qu’en amour il n’y a pas d’âge, Roger Corman rejoint les gradins du terrain de foot d’une université américaine pour mieux y admirer les gambettes parfaitement épilées des pom-pom girls. Mais comme on ne changera pas le réalisateur de creature features comme L’Attaque des Crabes Géants, et qu’il est de plus accompagné par le spécialistes des effets cheap et réalisateur de Dinocroc Kevin O’Neill, plutôt que d’offrir des fleurs aux petites princesses de la chorégraphie, il leur lance une fiole les poussant au gigantisme. Same old same old

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